La disparition d’Odile

Une jeune fille, désœuvrée, déprimée et se sentant délaissée fugue et part pour Paris avec l’intention de s’y suicider. Son frère part à sa recherche. Et voilà, tout est dit.

Alors, pourquoi me questionnes-tu ?
 ─ Parce que j'essaie de la retrouver... Elle a ses défauts, bien entendu... Ce n'est pas une raison pour la laisser commettre un geste irréparable...
 ─ C'est justement ce que j'essaie de te faire comprendre... Elle joue un rôle... Elle a toujours joué un rôle ou un autre... Quand elle a appris que j'allais prendre des leçons d'art décoratif à Vevey, elle a voulu faire la même chose, alors qu'elle n'avait jamais touché un pinceau de sa vie... Deux mois plus tard, elle abandonnait... Il fallait prendre le train de bonne heure et travailler sérieusement, sans fumer...
Tout ce que disait Emilienne était vrai. C'était bien de sa sœur qu'elle parlait mais elle le faisait froidement et le portrait qui s'en dégageait, au fond, n'était pas ressemblant. Il n'y avait aucune sympathie entre les deux femmes.
La disparition d’Odile de Georges Simenon
Il ne se passe pas grand chose, et Simenon tente – un peu laborieusement – de comprendre la psyché d’une jeune fille des années 70

Tous les romans durs de Simenon
116. La disparition d’Odile
115. La cage de verre 117. Les innocents
Incipit (et peut-être un petit peu plus si entente)
Bob s'était levé à sept heures, comme d'habitude. Il n'avait pas besoin d'un réveille-matin. Ils étaient deux dans la maison à avoir leur temps réglé comme un mouvement d'horlogerie.


4e de couv, résumé de l'éditeur ou trouvé ailleurs (pas de moi, donc)
A dix-huit ans, lasse d'une famille dont elle se sent totalement incomprise, Odile décide de quitter Lausanne pour Paris. La lettre laissée à son frère indique clairement qu'elle songe au suicide.

Aussitôt, ce dernier gagne la capitale française, inquiet pour cette jeune soeur qu'il sait mal dans sa peau, indifférente à son avenir, déjà blasée d'expériences amoureuses qui ne lui ont rien apporté.

C'est dans le quartier de Saint-Germain que nous retrouvons l'errante Odile, dans cet état où tout peut arriver, les rencontres qui sauvent, aussi bien que le pire...

A travers ce portrait d'une jeune fille, délaissée par une mère indifférente et par un père tout à sa carrière d'écrivain à succès, Georges Simenon montre une fois encore un sens profond de la psychologie, et entrouvre peut-être une porte sur des questionnements secrets et douloureux.