In limbo

In limbo raconte les difficultés d’une jeune immigrée coréenne aux États-Unis. Racisme, difficultés d’intégration et problèmes d’identité. A cela s’ajoute une mère culpabilisante aux injonctions toxiques. Un très bon cocktail pour préparer une dépression et une tentative de suicide.

In limbo de Deb JJ Lee, trad. de Léana Félix
Une histoire intime et sensible. Celle d’un parcours chaotique vers un épanouissement personnel et une relation mère-fille apaisée.Un album monochrome bleu pétrole très réussi avec un grain d’image qui apporte beaucoup douceur à cette autobiographie qui en manque cruellement

Incipit (et peut-être un petit peu plus si entente)
Je peux changer mon apparence.
Enfin, dans ma tête.


4e de couv, résumé de l'éditeur ou trouvé ailleurs (pas de moi, donc)
La famille de Deborah (Jung-Jin) a émigré de Corée du Sud aux États-Unis. Depuis ce jour, elle se sent différente. Comme si un monde la séparait des autres.

Enfant, elle a eu du mal à s'adapter. Elle n'arrivait pas à parler anglais. Des années plus tard, c'est tout l'inverse. Elle ne parle plus coréen. Elle tente de s'intégrer, mais rien ne va. Ses professeurs n'arrivent pas à prononcer son nom coréen. Son visage n'est pas comme celui des autres. Surtout ses yeux. Elle voudrait tout changer et être « normale ».

Aujourd'hui, Deb est au lycée, et tout est encore plus difficile. Ses amitiés changent, évoluent, se brisent. Elle n'arrive plus à suivre en cours. Les disputes avec sa mère dégénèrent. Elle est coincée dans les limbes, prisonnière du vide, sans le moindre refuge. Sa santé mentale s'effondre. Confrontée à une telle souffrance, elle tente de se suicider.

Mais Deb est forte. Elle veut guérir. Elle essaye. Chaque jour est une bataille. Pas à pas, elle tente de reconstruire son monde, grâce à l'art et à la psychothérapie. C'est en prenant soin de sa santé mentale, émotionnelle et physique qu'elle va renouer avec son héritage coréen. Un travail qui l'aidera à comprendre qui elle est.

Les chairs impatientes

Ces chairs impatientes se lisent d’une traite, en un seul souffle et laissent hagard, hébété. Avec des courts chapitres et dans un rythme halluciné, Marion Roucheux nous parle d’une passion adultère qui emporte tout.

Je pense aux filles qui vont me succéder, celles qui le feront jouir après moi et à qui il fera les mêmes choses qu'à moi, avec sa langue, ses doigts, son corps. Ça me rend presque heureuse, je suis excitée à l'idée de savoir qu'il peut prendre du plaisir loin de moi, en pensant à moi. Parce qu'il pense à moi, je le sais, comme je pense à lui quand je suis avec Antoine.
Je l'imagine avec cette fille qui ne me ressemble pas. Mes jambes, mon cou, ma nuque : tout ce qui fait que je suis moi, elle ne l'a pas, ça lui manque, mais il lui fait l'amour, et elle jouit, plusieurs fois, j'aime imaginer qu'il la fait jouir, qu'il jouit lui aussi.
Les chairs impatientes de Marion Roucheux
Pas de réflexion ni de recul. Le désir pur et la jouissance des corps.

Mais… Rien ne dure, n’est-ce pas ?

Incipit (et peut-être un petit peu plus si entente)
Pieds nus dans la neige, je m'allume une cigarette chaque soir depuis que je suis ici. Je n'ai pas le droit de fumer, alors je sors en peignoir sur le balcon. Il a neigé toutes les nuits, le paysage est moulé dans un seul bloc silencieux, on discerne à peine les chalets sombres et leurs volets dentelés, la montagne n'est qu'une masse imposante derrière moi dont je ressens la densité.


4e de couv, résumé de l'éditeur ou trouvé ailleurs (pas de moi, donc)
Six mois après la naissance de son deuxième enfant, une jeune femme est admise en maison de repos au bord d'un lac de montagne. En retournant skier seule pour la première fois depuis longtemps, elle rencontre un homme qui va réveiller son corps.
Dans une langue poétique et crue, Les chairs impatientes racontent un certain désir féminin dévorant qui ne veut plus renoncer à rien et peut tout renverser sur son passage.

Trois jours pour la joie

Trois jours pour la joie est le second roman d’Olivier Bruneau d’un cycle – entamé avec Insomnia (Pharmakon comme titre original), sur Les Damnés du Capitalisme dans lequel il interroge les dérives contemporaines de nos sociétés.

Mes proches n'ont pas compris. Pire, ils n'ont jamais essayé de comprendre. Dès l'instant où j'ai décidé de tout plaquer, j'ai été officiellement labellisée folle-à-lier. J'étais en train de prendre la meilleure décision de ma vie, tandis qu'eux ne voyaient que l'impact de cette décision sur la leur. Depuis, on ne m'a jugée digne de voir mes fils qu'un week-end sur deux. Je dois bien avouer qu'ils ne me manquent pas plus que ça. Pourtant j'aime mes fils, ils sont plutôt gentils et de bonne compagnie. Mais ce ne sont clairement pas de futurs Prix Nobel, et puis ils ont hérité de leur père ce je-ne-sais-quoi d'arrogance qui en fait de parfaites têtes à claques. Bien sûr, la situation me rend triste, malgré tout. Mais je devais la provoquer, rompre le lien pour trouver mon chemin vers l'accomplissement. Il ne passait plus par eux, et ils ne l'ont pas accepté. Tant pis pour eux.
Trois jours pour la joie de Olivier Bruneau
Ici, il visite le marché du développement personnel et des gourous qui s’enrichissent avec la détresse humaine.

Un roman, certes très court, mais plutôt bien torché, où Hélène se rend à un séminaire de Jordan avec la ferme intention de reprendre sa vie en main

Incipit (et peut-être un petit peu plus si entente)
Il y a deux ans, j'ai été renversée par le bus 74 de la RATP, sur un passage piéton, place de Clichy. Je fixais mon reflet amorphe dans le pare-brise, le chauffeur a juste eu le temps de piler in extremis.


4e de couv, résumé de l'éditeur ou trouvé ailleurs (pas de moi, donc)
À quarante ans passés, Hélène semble tout avoir pour être heureuse. Pourtant, quelque chose cloche dans ce tableau idyllique. Quand elle croise la route de Jordan Stevens, star du développement personnel, elle décide de tout plaquer pour partir en quête du bonheur.
Dépressive et instable, mais poussée par une foi irraisonnée, elle participe avec des centaines d’adeptes à un séminaire de trois jours donné par Jordan. Tandis que les heures passent dans ce ­huis-clos toujours plus étouffant, le vernis de chacun se craquèle et, pour Hélène, la route vers la joie devient de plus en plus incertaine…

Intérieur nuit

Nicolas Demorand est bipolaire. Il raconte sa maladie depuis les premiers signes, depuis les premiers moins bien jusqu’à aujourd’hui en passant par les médecins, les psychanalystes, les prescripteurs… et toutes les fausses pistes et les absences de diagnostics.

Tu gardes un souvenir très précis de ce 19 décembre 2016. Tout, sauf le temps. Pleuvait-il ? Laisse-moi inventer un petit crachin de circonstance qui, dans la perspective exacte de la rue Ferrus, brouillerait la vision du porche de l'hôpital Sainte-Anne. Voilà, tu y es. Tu n'es pas soulagé, tu as abandonné. Tu éprouves l'humiliation mais, étrangement, pas sa morsure car tu es épuisé. Tu entres à l'asile et rejoins les fous. Qu'on te prenne maintenant par la main ou te mette dehors, qu'on t'enferme ou te laisse libre : tu n'attends plus rien et tu as peur. Quant à ton corps, il porte le poids de ces pierres, de ce porche franchi pour la première fois. Tu n'entres pas dans un hôpital mais dans un autre temps de ta vie.
Intérieur nuit de Nicolas Demorand
Jusqu’à aujourd’hui où, malgré une fragilité de tous les instants et bien des gouttes, poudres, gélules et comprimés, il arrive enfin à vivre.

Un témoignage bouleversant, d’une grande franchise sans pathos ni mélo

Incipit (et peut-être un petit peu plus si entente)
Je suis un malade mental. Il m'est difficile de dire depuis combien de temps, vingt ans, peut-être trente, certainement huit, depuis qu'un diagnostic a été posé. J'avale tous les jours une grande quantité de médicaments, je vais deux à quatre fois par mois dans un hôpital psychiatrique où l'on me surveille comme le lait sur le feu. Je suis bipolaire, pour employer le mot précis qui a remplacé « maniaco-dépressif ».


4e de couv, résumé de l'éditeur ou trouvé ailleurs (pas de moi, donc)
Les événements racontés dans ce livre se déroulent sur plus de vingt ans. Pendant toutes ces années, je me suis tu. Aujourd’hui, j’écris en pensant à toutes celles et ceux, des centaines de milliers, peut-être des millions, qui souffrent en silence du même mal.

La vie juste

Bienvenue dans la tête d’une jeune femme neurodivergente (enfin… c’est mon impression) un peu dépressive à la recherche du bonheur.

La poésie était mon rempart à la mort. Plus tard, l'acte sexuel et les pommes de terre. Les activités pratiques, répétitives semblaient être des réponses convenables à l'anxiété et au vertige. Avec Victor, face à la forêt et pas loin de l'affiche de Pulp Fiction, se cachait une conscience nouvelle de la mort.
La vie juste de Laure Federiconi
Une sorte de journal de la recherche de soi et de ses motivation ou d’un sens quelconque. Des questionnements à l’écriture légère et fluide… pour qui arrive à suivre les pensées zigzagantes de leur autrice.La première fois, il s'appelait Victor. Ce numéro n'est plus attribué. Nous pratiquons l'ouverture des hanches, toujours en cercle. Je repense à la grande forêt, à Uma Thurman dans Pulp Fiction. Je me demande si mon féminin est bien sacré. Je me demande surtout qui parle en termes d'essence. Je me demande ce que je fous là. Véronique est très inspirée : elle ferme les yeux, les mains en prière sur le cœur. Peut-être que si j'étais restée vierge, ma vie se serait déroulée autrement. Peut-être que je serais plus heureuse, parce que bon, finalement, pour ce que ça apporte. Je regarde mes ongles à peine colorés, le vernis qui s'effrite en constellations. Les mêmes petites taches qui, plus loin, sont les fèves de cacao posées au sol. Je pense à mon premier cochon d'Inde, le dernier aussi, et à sa cage pleine de défécations comme des gélules brunes, compactes. Quand il était stressé, il pissait partout. Je peux presque en dire autant. Septembre approche. Je me rends compte que j'attends cette retraite avec impatience, comme si elle promettait de me délivrer des réponses ou au moins des clés. Peut-être que c'est seulement la perspective de retrouver les autres membres et de ressentir l'illusion d'un collectif, d'une union d'espoirs.Et c’est génial et brouillon, désarçonnant (oui, il faut s’attacher un peu et insister parfois), drôle et pathétique comme la vie peut l’être parfois lorsqu’on la regarde avec un peu de recul

Incipit (et peut-être un petit peu plus si entente)
Je suis nue et je mange du guacamole. Je suis précisément couchée dans un coin d'ombre, à fixer les ouvriers qui s'affairent dans le petit parc d'en face. Leur regard m'est égal. Mes voisins doivent se lasser de mes allers-retours nue vers la bouilloire pour reprendre du thé.


4e de couv, résumé de l'éditeur ou trouvé ailleurs (pas de moi, donc)
Une jeune libraire en proie à un alanguissement existentiel ­observe la vie autour d'elle avec nostalgie. Elle multiplie les activités pour aller mieux : les séances psy, l'achat compulsif de pommes de terre et la méditation. À travers ces tribulations, elle se remémore par fragments son enfance en Italie, son rapport à l'autre et à la foi. Convaincue qu'elle allait mieux il y a six ans en ­arrière, elle décide de trouver la faille, le moment où tout a basculé. Le flux de ses pensées se déroule alors comme une ­bobine de film marquée d'un état et d'une tendance : celle du ­bonheur à tout prix.

Le danger de ne pas être folle

Dans ce témoignage autobiographique (et fictionnel), Rosa Montero nous raconte son magnifique malheur : son cerveau et son câblage « borderline ». Apanage des grands artistes ? (dépressifs, paranoïaques, suicidaires, toxicodépendants, alcooliques, maniaco-dépressifs…)

Dans mes meilleurs moments, dans les sentiments océaniques, quand le satori explose dans ma tête comme une supernova, je suis capable d'échapper à la prison aveugle et douloureuse de mon individualité et de percevoir cette haleine plurielle, la cadence première, la musique des sphères, la palpitation du monde. Je suis un petit poisson dans un banc immense, je suis une carpe dorée et je sais danser la plus grandiose des danses, qui est en même temps la plus minuscule. Il faut insister là-dessus, sur cette habileté dansante; il faut apprendre à bouger de plus en plus vite, comme les derviches, pour pouvoir s'unir au Tout qui vibre et qui respire. Écoute bien ce que je te dis et garde espoir : il se peut qu'en réa- lité le voyage final soit aussi simple que ça, aussi facile; il suffirait de réussir à accorder la mort au rythme collectif. Je veux mourir en dansant, tout comme j'écris.
Le danger de ne pas être folle de Rosa Montero

Quelle érudition, quelle somme, quelle construction ! Tout est brillant ici. Sombre, certes, mais lumineux.
C’est clair, ce livre ne se lit pas facilement et nécessite une lecture attentive. Mais quels portraits et quel autoportrait !

La vie de Rosa Montero, pimentée d’un peu de Barbara

Incipit (et peut-être un petit peu plus si entente)
J'ai toujours su que quelque chose ne fonctionnait pas bien dans ma tête. A six ou sept ans, tous les soirs avant de m'endormir, je demandais à ma mère de cacher un bibelot que nous avions à la maison, un horrible petit chaudron en cuivre, le genre d'objet typique des boutiques de souvenirs bon marché ou peut-être même le cadeau d'un restaurant.


4e de couv, résumé de l'éditeur ou trouvé ailleurs (pas de moi, donc)
« J'ai toujours su que quelque chose ne fonctionnait pas bien dans ma tête », nous avoue Rosa Montero, et elle poursuit plus loin : « L'une des choses bien que j'ai découvertes avec les années, c'est qu'être bizarre n'est pas du tout bizarre. »

Vulgarisation scientifique, essai, fiction ? Non, plutôt une conversation avec le lecteur avec lequel elle crée une proximité étonnante. Elle nous prend à témoin avec humour et subtilité, nous parle du lien entre la folie et la créativité de l'écrivain ou de l'artiste en passant par les addictions, les maladies, les singularités les plus fréquentes chez les créateurs. Elle tisse des liens avec ses souvenirs, ses expériences et les dernières découvertes des neurosciences pour défendre l'importance d'être différent car « ce qui est véritablement bizarre, c'est d'être normal ».

Dans ce livre passionnant, intelligent et touchant, Rosa Montero nous révèle à quel point notre cerveau est une source d'émerveillement infini et comment, à partir du processus créatif et de la puissance de l'art, on peut explorer le sens ultime de la vie.

Le dernier mot

Un livre en deux parties. Une femme qui sombre et se noie. Délires et paranoïa. La séparation avec sa fille, une mort suspecte, le suicide de son mari… Tout se bouscule, comme les mots. Parfois elle, des fois je… plus rien n’est clair. Un journal halluciné.

Ils ne savent pas. Personne ne sait. Et ne saura jamais. Moi non plus, peut-être. Tant de confusion, de clameurs dans ma tête. Comment comprendre. Débrouiller l'écheveau. Dénouer
les nœuds.
Je perds pied. Je sais.
Désarticulée, à présent. Fragmentée.
Le dernier mot de Gisèle Fournier

Puis vient la version de la fille qui trouve ce journal et qui commence avec des mots très durs sur sa mère.

Nous avons, lui et moi, décidé de t'accompagner chez un médecin. Mais tu as refusé : c'était les autres qui étaient malades, pas toi. Nous avons laissé faire, impuissants. Sachant bien qu'un jour où l'autre, inévitablement, tout cela te rattraperait. On ignorait simplement quand et comment.

Une brillante construction en miroir, la narration d’une descente qui ne cesse de chuter

Incipit (et peut-être un petit peu plus si entente)
Elle regarde au loin. Très loin. Par-delà les montagnes. Elle ne voit rien. Peut-être n'a-t-elle plus de destin.


4e de couv, résumé de l'éditeur ou trouvé ailleurs (pas de moi, donc)
Une confusion extrême agite la narratrice : elle a d'abord soupçonné son mari d'avoir voulu l'assassiner. Maintenant qu'il a basculé par la fenêtre, elle ne sait plus quoi penser. Pourtant la peur et l'angoisse demeurent : des sentiments impossibles à partager, confiés à des cahiers où elle s'exprime tantôt à la première personne, tantôt spectatrice d'elle-même, dans un dédoublement vertigineux. Retrouver la paix lui sera-t-il possible ?

Avec une grande précision clinique et le souci du détail qui caractérise son style, Gisèle Fournier décrit le parcours d'une femme qui s'enfonce dans une dépression.

Du beau avec du moche

Une petite BD de rien du tout qui tente (et réussi très bien, même) à raconter l’impossible, l’indicible. Les attentats de Paris et… la vie après.

Du beau avec du moche de Kek

Comment se reconstruire après un choc pareil ?

Une histoire très touchante de petites boites

Incipit (et peut-être un petit peu plus si entente)
Non, non, non.
Non, pas comme ça.


4e de couv, résumé de l'éditeur ou trouvé ailleurs (pas de moi, donc)
13 novembre 2015, Paris, Xe. Des coups de feu dans la rue.

Descendus porter secours aux blessés, Kek et son amie Amélie se retrouvent vite désemparés.

Les jours d'après ne sont guère plus faciles à gérer. Traumatisme, colère, sentiment de solitude, errance médicale, le quotidien se mue en tragédie.

Et si l'art pouvait aider à se reconstruire ?

Voir Montauk

Une histoire de proche aidant. Une fille et sa mère dans la souffrance, la dépression et l’envie d’en finir.

Après, assise au coin de ton lit, ta paume chaude enlacée dans la mienne, je t'ai chuchoté dans le noir que c'est sûr, tu iras mieux, que nous voyagerons, que nous partirons où tu veux, ce qui te fera plaisir - voir l'océan tu me dis - tu veux voir l'océan, voir Montauk. 
Je ne connais pas Montauk, mais ce jour-là une promesse est scellée. Oui, Maman, nous irons à Montauk, évidemment.
Voir Montauk de Sophie Dora Swan

Une narration originale entre roman et poème, un style décousu qui exprime à lui tout seul le désarroi et la perte de repères.

Chez Mam (à faire)
inspirer ouvrir le courrier trier suffoquer vider le lave-vaisselle le frigo jeter les légumes fanés les fruits ramollis le lait caillé ark aérer la chambre défaire le lit taper les coussins la tête contre le mur partir une brassée expirer frotter les plaies arroser le ficus l'orchidée l'oranger ouvrir des albums photos brailler fumer changer les draps sortir les poubelles le recyclage tourner en rond fermer le routeur
étendue sur le plancher
tirer la plug
abolir le bruit

Un relation fille-mère réunies par la violence de la maladie

Incipit (et peut-être un petit peu plus si entente)
un jour d'été, un jour de joie
deux ans ça se fête tu me diras
je ferai tout pour être là
nous sommes trois jours avant


4e de couv, résumé de l'éditeur ou trouvé ailleurs (pas de moi, donc)
De retour dans son pays natal après une longue absence, une femme prend soin de sa mère tombée malade. La veille de son hospitalisation, sa fille lui fait une promesse : l’emmener à Montauk, quand tout ira mieux. Mais comment voguer jusque-là ?

Boussole pour éviter la chute et déjouer l’urgence, l’écriture dessine la route vers ce lieu inconnu, au détour des trajets et des souvenirs réveillés par les souffrances de la mère. Montauk se révèle être une utopie du calme, du bruit aboli, de la parole retrouvée. Un lieu où, enfin, entre une mère et une fille, tout est simple.

Journal d’une tempête, Voir Montauk est une déclaration d’amour, où l’ironie et la poésie fendent la glace clinique des hôpitaux.

"mais il faut d’abord que j’apprenne ta mort, que j’apprenne à te laisser mourir, que j’arrête de dire non comme le font toujours les mamans"

Jumelle, tome 2 : Dépareillées

À première vue, on pourrait se dire que Florence dessine toujours la même histoire. La sienne, de sa naissance à ses dix-huit ans.

Certes, c’est pas tout faux. Mais c’est bien réducteur.

Jumelle, tome 2 : Dépareillées de Florence Dupré la Tour

A chaque opus (il semblerait que celui-ci sonne définitivement la fin de cette trilogie en 5 volumes), Florence change l’axe de son regard, propose d’autres facettes, approfondit d’autres douleurs et d’autres bonheurs.

Alors, certes, l’adolescence n’est que rarement une grosse tranche du paradis, mais pour elle, ce fut l’âge de la séparation, de la rupture, du découpage, cisaillage et tronçonnage. La grosse boucherie de la séparation d’avec sa sœur jumelle, Béné

Jumelle, tome 1 : Inséparables

Incipit (et peut-être un petit peu plus si entente)
Quelques jours avant notre rentrée au collège, notre avion décolla vers une île mystérieuse.


4e de couv, résumé de l'éditeur ou trouvé ailleurs (pas de moi, donc)
Dans Dépareillées, Florence Dupré la Tour continue de raconter la grande histoire d'amour de sa vie : celle qu'elle a vécue avec sa jumelle. Mais après la fusion parfaite de la petite enfance vient, au moment de l'adolescence, le drame de la séparation.

Florence va vivre le cauchemar annoncé, elle va devoir sortir du « on » pour fabriquer et affronter un « je ». Elle va devoir vivre seule la confusion des sentiments et des attirances sexuelles, et réussir une chose inhabituelle chez le commun des mortels : renaître.

Après Cruelle et Pucelle, Florence Dupré la Tour clôt avec Jumelle son triptyque sur l'enfance. Férocement libre et puissamment drôle, c'est une oeuvre autobiographique majeure.