Svastika, comme la croix qui tourne (et qui n’a strictement rien à voir avec sa récupération nazie, le livre ayant été écrit entre 1929 et 1930 au Japon), raconte une histoire qui s’emmêle et tourne en rond, de plus en plus vite et dans une ronde manipulatrice infernale.
Mais si cette passion dans le Japon du début du 20e électrise la première partie, les multiples retournements de situations ont fini par m’agacer quelque peu
Monsieur, j'avais l'intention aujourd'hui de vous mettre au courant de tout, mais est-ce que je ne vous dérange pas dans votre travail ? Si j'entrais dans les moindres détails, cela risquerait d'être assez long et si j'écrivais avec un peu plus de facilité, j'aurais tout noté dès le début à propos de ce qui nous occupe et je l'aurais même présenté sous forme romanesque, en le soumettant à votre jugement...
A l'image du svastika - une croix qui tourne - les quatre protagonistes de cette histoire tirent tour à tour les ficelles d'une véritable machination amoureuse et diabolique. Sonoko est follement éprise de Mitsuko, jeune bourgeoise ravissante, et entraîne dans cette passion son mari, Mister Husband, et Watanuki, pâle prétendant de Mitsuko. Sonoko rapporte ici tous les détails du complot à un grand écrivain, dans un immense monologue qui constitue le roman lui-même.










