Camiothécaire-biblioneur aux lectures éclectiques. Romans, essais, biographies et autobiographies, récits de voyage, bandes dessinées, nouvelles, chroniques, témoignages… des critiques selon l'humeur
Le titre est un chef d’œuvre (qui a d’ailleurs gagné le prix du meilleur titre 2026 décerné par Titiou Lecoq) et l’histoire n’est pas en reste.Mais que fait ce sang sur le pull de Jennifer ? de Lucie RicoCar derrière une enquête plutôt loufoque menée par une Jennifer un peu confuse, se cachent des questions bien plus profondes.
Un livre drôle, et drôlement bien foutu !
Incipit (et peut-être un petit peu plus si entente) La touche point de mon clavier ne répondait plus.
Je ne pouvais pas achever mes phrases. J'allais chercher la ponctuation ailleurs. Je demandais à Google :
points
installer ponctuation
corriger absence fin de phrase
activer touche manquante
syntaxe automatique urgence
4e de couv, résumé de l'éditeur ou trouvé ailleurs (pas de moi, donc) Jennifer a une vie qui la satisfait quand, au détour d’une panne de clavier d’ordinateur, une phrase surgit, inachevée, qui fait déraper l’apparente logique de son existence. « Devant Autant en emporte le vent, Vivien Leigh et Clark Gable vont s’embrasser quand quelqu’un appuie sur pause et ». Et rien. Un blanc après ce et qui envahit la page, troue sa mémoire. Jennifer se lance alors dans une enquête hilarante et inquiétante. Seuls indices : Perpignan, la ville de son enfance, une scène de baiser dans le célèbre film, la présence de son grand-père, une tache de sang sur le petit pull jaune qu’elle portait à l’époque. Elle décide de reconstituer la scène, et pour cela de reconstruire à Perpignan l’appartement de son grand-père dans les moindres détails. Entreprise rocambolesque pour recréer un décor qui devient l’archive supposée d’un trauma. Mais lequel ? Plus Jennifer tente obsessionnellement, et de façon burlesque, de restaurer la scène perdue, plus la mémoire lui joue des tours. Son comportement affole ses proches. Il y a chez Jennifer une petite fille amnésique, traumatisée, et trompée par des récits d’autant plus séduisants qu’ils la protègent d’une vérité impossible à dire.
Un livre sur le corps, le sexe, la jeunesse et la solitude où le besoin se confond avec le désir.Carnes de Esther TeillardUne lecture pénible, âpre, dans la viande.
Carnes c’est la confrontation des sexes comme un combat aux ressorts économiques : je prends, je donne. Mais c’est aussi des règles qui changent selon les lieux ou les milieux sociaux… Les rues de Marseille ne ressemblent pas aux couloirs de la Sorbonne
Incipit (et peut-être un petit peu plus si entente) Crachats, fientes et taches de sperme, le boulevard de la Villette est un flux continu de dégueulasseries. Il est plat, taillé pièce pour les vieilles putes chinoises qui tapinent 24/24, goudronné rien que pour elles. Elles ont la même tenue, toutes, sans exception, jupe patineuse, doudoune cintrée sans manches et cuissardes en hiver, robe fleurie en été. Elles ont les cheveux longs, du rouge à lèvres cerise, des lunettes de vue carrées. Elles sont vieilles, les plus jeunes doivent avoir dans les quarante-cinq.
4e de couv, résumé de l'éditeur ou trouvé ailleurs (pas de moi, donc) « Le désir humilie et traverse les âges. Il te harcelait au collège. Il attend que tu te pendes dans ta chambre pour lui échapper. Pas de mot pour les proches, juste la corde et le cou cassé. »
Acceptée aux Beaux-Arts de Cergy, la narratrice de Carnes quitte son Marseille natal pour le Nord-Ouest parisien. Un nouveau monde lui tend les bras, plus sororal, moins volcanique, où les débats sur l’inclusivité ont remplacé les sifflets misogynes.
Mais où va se nicher la violence quand elle craint de dire son nom ?
Cagoles, prostituées chinoises, étudiantes vénéneuses et amants insensibles : Carnes dresse un état des lieux brûlant de la vulgate féministe bourgeoise et de la manière dont la violence patriarcale subsiste derrière les postures de vertu.
Un écrivain au succès passé se prend une belle série de bonnes grosses claques et décide de partir, fuir sur son bateau.Tourner la page de ZepUne première partie plutôt amusante sur le milieu littéraire, cruel et impitoyable. N’existe que le succès ! La suite est un poil plus abracadabrantesque.
Un album aux aquarelles soignées, même si la palette de couleurs m’a laissé quelque peu dubitatif
Incipit (et peut-être un petit peu plus si entente) Voilà mon histoire.
4e de couv, résumé de l'éditeur ou trouvé ailleurs (pas de moi, donc) Seize ans après avoir remporté le prix Femina pour Le Voyage parallèle, l'écrivain Lambert Delville disparaît tragiquement dans la mer Égée. C`est un drame national, les ventes de ses livres s'envolent, les hommages pleuvent, son éditrice célèbre sa mémoire « Un grand auteur ne meurt jamais, ses mots sont éternels ». Lambert est hilare devant sa télévision. Retiré sur une île grecque oubliée, il savoure le spectacle de sa propre mort, décidé à enterrer son ego sous le soleil et à profiter de cette seconde vie, subventionnée par une valise de billets providentielle. Enfin, jusqu'au jour où son ancien assistant tente de s'approprier ses œuvres et que les propriétaires des fameux billets, posent le pied sur l`île...
Olivia Ruiz continue à explorer les liens familiaux (les siens ?) avec ¡Vamos!¡Vamos! de Olivia RuizComment transmettre la joie de vivre à son enfant et l’aider à grandir ?
Et c’est chou. Peut-être un poil naïf et mélo avec un peu trop de guimauve, mais touchant et plein d’amour
Incipit (et peut-être un petit peu plus si entente) Je suis une mauvaise mère. Une mère désespérée. Une mère me direz-vous. J'exerce ce travail auquel aucune école ne prépare, alors qu'il mériterait des études supérieures pour éviter trop de dommages collatéraux.
4e de couv, résumé de l'éditeur ou trouvé ailleurs (pas de moi, donc) D'Orlando à Madrid, du café de Marseillette aux rives du Nil, des poésies déclamées sur le port d'Essaouira aux fêtes endiablées de La Havane, Lola s'est donné un an pour transmettre à son petit garçon Ennio ce que l'école ne pourra jamais lui apprendre mais que peut une mère : l'amour de la vie et de l'autre.
Et si en chemin elle pouvait se retrouver elle-même, leur échappée prendrait tout son sens...
Porté par la plume racée d'Olivia Ruiz, à la fois poétique et puissante, ¡ Vamos ! nous entraîne dans un tourbillon d'émotions et de sensations, de couleurs et de saveurs. Un voyage à l'énergie contagieuse, une ode à la filiation, un roman à fleur de peau.
Pour un premier petit livre en nom propre, voilà une jolie parution. Fraîche et enlevée (comme semble l’être son autrice) !Bruxelles, attends-moi, j’arrive ! de Sarah Des HessesUne histoire de rencontres à plusieurs niveaux. Genève et Bruxelles qui semblent si différemment similaires. Et leurs habitants ?
Après de longues années de célibat et fraîchement licenciée, Suzanne va-t-elle retrouver… Mais que cherche-t-elle, d’ailleurs ?
La vie au tournant
Incipit (et peut-être un petit peu plus si entente) Genève offre une météo clémente en cette journée ensoleillée de début août 2024. À la rue de l'École-de-Médecine, le bar « L'Établi », véritable institution genevoise, voit sa terrasse et son arrière-cour bondées et résonner des rires et bavardages d'une belle jeunesse. Une cliente, une seule, a choisi de rester à l'intérieur.
4e de couv, résumé de l'éditeur ou trouvé ailleurs (pas de moi, donc) Suzanne, Genevoise et fraîchement licenciée, boit une caïpirinha dans un bistrot genevois et voit soudain Bruxelles envahir son esprit. Elle travaille à comprendre cette obsession et écrit ses conclusions dans son cahier rouge, objet transitionnel et fil conducteur de la narration. Et puis, soudain, tout s’aligne, sa vie bascule, Bruxelles y prend sa place, sa plume aussi, et d’autres surprises surviennent.
Au travers d’une approche à la fois légère et documentée de la sororité belgo-suisse, c’est une histoire particulière qui peut être celle de nombreuses femmes. Les thématiques du tournant de la vie, de l’intuition (la « petite voix »), du désir d’écrire et de la rencontre amoureuse s’y entremêlent, avec une mise en abyme de l’écriture de l’ouvrage lui-même.
Encore et encore, Justine Levy tourne et retourne dans les tréfonds de sa douleur.Une drôle de peine de Justine LevyL’histoire d’un deuil sans fin. Une relation mère-fille inaboutie, un fil impossible à lâcher.
Si j’étais condamnée à mort et qu’on me demandait ce que je veux pour mon dernier repas, je répondrais que je n’en ai rien à faire. Donnez-moi un saut en parachute, donnez-moi la possibilité d’être vivante une dernière fois, vraiment vivante, c’est-à-dire tout près de la mort.
Un hurlement pour tenter enfin de déposer son fardeau et de se laisser vivre
Incipit (et peut-être un petit peu plus si entente) Maman n'aime pas être allongée toute raide, comme ça, sous le ciel bas de cette grosse boîte marron (elle déteste le marron). Comment elle a pu se laisser enfermer là-dedans ? si seule ? si jeune ? Laideur des croque-morts, monstruosité des grosses fleurs, c'est moche ici, elle doit se dire, ce marron, ce noir, le noir et le marron de ce cercueil tout en angles.
4e de couv, résumé de l'éditeur ou trouvé ailleurs (pas de moi, donc) « Est-ce que tu me vois, maman ? J'ai deux crédits à la banque, deux enfants que j'étouffe, quatre chats dont deux débiles et une estropiée, des rides en pattes d'araignée autour des yeux et des oignons aux pieds, le même amoureux qui me supporte et tient bon depuis vingt ans, quelle dinguerie, je ne suis ni parfaitement féministe, ni tout à fait écologiste, ni vraiment révoltée, pas encore alcoolique, plus du tout droguée : je mets beaucoup d'énergie à essayer de ne pas te ressembler, maman, je n'ai pas pu être une enfant et je ne sais pas être adulte. »
Une drôle de peine est à la fois une adresse et une enquête.
C'est aussi une magnifique déclaration d'amour.
L’histoire d’une quête d’identité qui va de la compréhension à l’affirmation en passant par de multiples étapes telles que l’acceptation. Un parcours aux nombreuses difficultés sous des regards pas toujours bienveillants (à commencer par le sien). Une histoire comme un théâtre Kabuki qui laisse tomber les masques. Kabuki de Tiago Minamisawa, illustrations de Guilherme PetrecaLes dessins sont splendides dans un constant mélange entre onirisme et réalité et qui soutiennent un message fort.
A noter, le très beau dossier qui complète la bd et parle du projet, du drame transphobe qui l’inspira, du film et des traditions théâtrales au Japon
Incipit (et peut-être un petit peu plus si entente) Aïe !
Oh, Bonjour !
Qui es-tu ?
4e de couv, résumé de l'éditeur ou trouvé ailleurs (pas de moi, donc) À la suite d’une expérience traumatisante, Kabuki décide de porter un masque et de renoncer à jamais à son identité. Et si se fondre parmi les Hommes lui permettait de trouver sa place ?
Errant sans but et sans âme, Kabuki se perd dans les opiacés et le désespoir jusqu’à sa rencontre avec Alma, sorte d’alter ego bienveillant. Celle-ci lui apportera son soutien et lui apprendra à se nourrir du monde afin de répondre aux questions l’habitant depuis toujours.
S’inspirant d’une histoire vraie et prenant place dans le décor du théâtre traditionnel japonais, Kabuki raconte, avec poésie, les obstacles et les combats que rencontre une femme née dans le mauvais corps.
Jane n’a aucun souvenir son père qui fuit peu après sa naissance et sa mère vient de mourir sans ne rien lui en dire. Elle part à la recherche de celui qu’elle ne connait pas.Pourquoi les hommes fuient ? de Erwan LarherEnchaînant différents modes de narration, Erwan Larher nous balade à sa suite. C’est haletant, cocasse, sexy, intime et par cela, il nous dresse quelques portraits très réussis du showbiz. L’artiste aux idées pures, l’arriviste, le producteur, l’écrivain (mention spéciale !), la retraitée des lumière qui tente de briller encore, les contadins (Erwan aime les mots) du bistrot, les gentils et les moins gentils… Et c’est criant de réalisme !Mais diantre pourquoi tout mélanger, pourquoi ces robots ? L’histoire était magnifique, même les auras ne semblaient pas complètement à côté… Mais le soulèvement des machines… pourquoi ici ?
Mais ce n’est pourtant qu’un détail. Car oui, cette quête est magnifique
Incipit (et peut-être un petit peu plus si entente) La tentation de disparaître. Devenue besoin. Petit à petit, au fil des déceptions, des trahisons. De moins en moins te reconnaître dans tes semblables. Ou trop te reconnaître, au contraire. Dans leurs lâchetés, leurs petitesses, leurs démissions. Qui sont aussi les tiennes.
Alors la tentation...
... de...
... disparaître.
4e de couv, résumé de l'éditeur ou trouvé ailleurs (pas de moi, donc) Jane a 21 ans. Hyperconnectée, elle vit au présent entre jobs d'hôtesse et menus larcins, boîtes et soirées branchées, ses amants d'une nuit et ses deux colocataires. Un soir, le hasard la jette malgré elle sur la piste de son père, qu'elle n'a jamais connu. Est-il cette pop star dont on a perdu la trace ? Ce guitariste punk passé à côté de sa vie ? Ou ce solitaire retiré de la compagnie des hommes ?Jane se prend au jeu des vérités parfois contradictoires tandis que son environnement se détraque. La violence du réel, son humanité aussi, s'engouffrent dans les brèches à mesure qu'elle perd le contrôle.
Tsunami raconte une touchante histoire, celle d’un jeune homme à la recherche de sa sœur disparue en Indonésie, quelque temps après le grand tsunami de 2004.Tsunami de Stéphane Piatzszek et dessins de Jean-Denis PendanxUne quête dans un cadre idyllique qui flirte avec le fantastique et les fantômes des disparus.C’est tendre et beau, parfois drôle, d’autres fois triste. Une quête pleine d’émotions aux aquarelles magnifiques
Incipit (et peut-être un petit peu plus si entente) Je ne sentais pas la puanteur des motos déglinguées qui envahissaient le centre-ville.
4e de couv, résumé de l'éditeur ou trouvé ailleurs (pas de moi, donc) Comment retrouver sa grande soeur... quand elle a disparu il y a dix ans ?
quand elle a disparu en Indonésie, juste après le tsunami ?
quand elle a disparu alors qu'elle soignait des populations meurtries et affamées ?
Comment retrouver sa grande soeur...
quand on n'a jamais mis un pied hors de l'hexagone ?
quand on tombe par mégarde amoureux d'une adorable Papoue en cavale ?
quand ladite jeune femme connaît le vaudou et les morts qui marchent ?
Comment retrouver sa grande soeur
quand on découvre qu'elle vit loin, très loin, tout au bout d'une île... tout au bout du monde et peut-être plus loin encore ?
Philippe Battaglia a bien révisé son cathé pour nous pondre ce Da Vinci code mâtiné de Ghostbuster et de Massacre à la tronçonneuse vs L’exorciste au final apocalyptique dantesque digne des pires cauchemars de Jérôme Bosch. Quelle folie jubilatoire (au message d’amour universel) et hallucinée ! Woaw, voilà bien longtemps que je n’avais lu un tel ovni.
La dernière tentation de Judas de Philippe Battaglia
Judas face à un Dieu schizophrène, jaloux, aimant et cruel dans un combat qui ne se terminera que par K.O. Judas vs God, The Revenge aurait titré Hollywood si l’humour existait encore là-bas.
Puritains, grenouilles de bénitiers et intégristes : lisez, cela ne pourra que vous faire beaucoup de bien. Et n’oubliez jamais : aimez-vous les un-e-s les autres
Génial et époustouflant !
PS : voilà un livre sorti le 6 février 2025 qui a pour Pape Leo Quartus Decimus… ça donne quand même à penser… non ?
Incipit (et peut-être un petit peu plus si entente) Au sein du spacieux bureau où il officiait, le pape Leo A Quartus Decimus dormait à poings fermés dans un large fauteuil. Il était plus de trois heures du matin, mais personne n'avait songé à le déranger. Tant qu'il dort, au moins, il ne cause pas de tort, avait-on coutume de dire parmi ses proches. Quand on frappa à la porte, il ne fut pas le moins du monde incommodé et continua de ronfler.
Votre Sainteté ?...
4e de couv, résumé de l'éditeur ou trouvé ailleurs (pas de moi, donc) Rome, de nos jours. Immortel et séparé de Jésus depuis quelque deux mille ans, Judas trouve enfin une raison de sortir de sa léthargie : réaliser une ancienne prophétie. Après la découverte d'un évangile apocryphe écrit par Satan lui-même, il part à la recherche des trente deniers payés par les Romains pour la dénonciation de son amant, fort de la promesse que cela lui permettra de le retrouver dans l'au-delà. Alors, le monde saura qu'il n'était pas le traître dépeint par tous.
Accompagné d'une partie des apôtres, combattu par les autres, aidé par Marie de Magdala et Lazare, sa quête aux accents de thriller religieux le bringuebale des sphères huppées de Wall Streef aux bas-fonds de Londres, du tombeau maltais de Jean de La Valette au Vatican à la botte d'un Pierre, qui n'a de saint que le nom.
Philippe Battaglia peint, dans un esprit résolument punk, une galerie de personnages et d'histoires au coeur de notre imaginaire collectif. Drôle et érudite à la manière de Terry Pratchett, cette apocalypse survitaminée bouscule notre vision des apôtres.
Après tout, la Bible, c'est de la pop-culture.
- Tu savais ! Tu savais mes sentiments pour Jésus et tu connaissais aussi les siens ! Tu étais mon ami ! Et tu as tout de même écrit ce torchon !
- Ce torchon ? Mon Évangile ? s'offusqua le Publicain.
- Ouais ! Ce ramassis de conneries ! Tu m'as fait porter le chapeau alors que tu étais un des seuls à connaître la vérité.
« Je ne me permettrai pas de poser de jugement sur la foi. Tout comme les histoires, elle peut être capable de grandes choses ou se révéler destructrice. Je dois néanmoins confesser une quelconque méfiance à l'égard des porte-étendards autoproclamés. Voilà pourquoi j'ai voulu raconter une histoire qui parle d'histoires, de la manière dont elles impactent celles et ceux qui les entendent et, à travers eux, le monde. La mienne n'a aucune prétention, si ce n'est, comme toutes ses sœurs, celle d'exister et peut-être, avec bienveillance, de se frayer une toute petite place en vous. »
Philippe Battaglia