Je laisserai le lit défait

Avec ces quelques petites histoires qui vont du chaud au tiède, Léna nous raconte quelques aventures et passions qui l’ont marquée. Comme un journal, pour s’en souvenir, revivre encore.

Je laisserai le lit défait de Léa Grosson (Léa Celle qui aimait)
Libre et joueuse elle nous raconte une sexualité sans tabous, joyeuse et entraînante.

Premier tome d’une trilogie, Je laisserais le lit défait, marque le début d’une autrice qui performe sur les réseaux sociaux

Incipit (et peut-être un petit peu plus si entente)
─ Bouge, bouge, bouge ! Léna ! On va être en retard !
─ OUI ! Deux secondes putain.

Mes potes me saoulent, toujours à me hurler dessus, quelle idée d'être la seule fille de la bande. Je suis speed, mais j'arrive quand même à mettre du mascara sans déborder.

Je me regarde dans le miroir, va savoir pourquoi il y a des jours où je me trouve belle. J'ouvre un peu ma chemise pour offrir une jolie vue sur la dentelle de mon body noir, j'enfile mes bottines et allons-y. On débaroule à toute vitesse dans la cage d'escalier, on n'est vraiment pas en avance.


4e de couv, résumé de l'éditeur ou trouvé ailleurs (pas de moi, donc)
Entre le recueil de nouvelles et le roman, dans ce livre, c'est Léna qui vous embarque avec elle dans ses aventures, à la rencontre de 5 personnes qui ont éveillé et construit sa sexualité. "Je laisserai le lit défait" est le premier tome de cette trilogie érotique.

Léa Grosson est une autrice érotique. Son écriture est empreinte de réalisme, parfois très crue, Léa n'a pas peur des mots. Ses nouvelles comportent toujours un message qui permet de remettre en question son rapport à la sexualité, aux fantasmes, aux corps et à l'amour. Selon elle, la lecture érotique est un voyage rempli de découvertes où l'on voit naître en soi des désirs insoupçonnés.

Comtesse

Premier tome de la collection BD-Cul des Requins marteaux, cette Comtesse est absolument charmante.

Comtesse de Aude Picault
Une petite bd à l’allure d’un pulp qui à pourtant la délicatesse d’un fruit tropical juste sucré par le soleil.Un album qui illustre à la perfection que parfois un dessin remplace cent-mille mots

Incipit (et peut-être un petit peu plus si entente)
Il est des terres chaudes et humides où je mettrais bien le doigt.
Ferdinand Magellan


4e de couv, résumé de l'éditeur ou trouvé ailleurs (pas de moi, donc)
La Comtesse est une jeune femme ignorante des mystères du sexe.
C’est toute fraîche et vierge qu’elle s’apprête à passer sa nuit de noces.
Son mari, vieux, moche et rabougri la laisse au matin écœurée à jamais du plaisir en chambre…
À jamais ? 
C’est sans compter sur la fougue de son personnel de maison !
Dès que son époux quitte le château, le valet, de ses assauts répétés, ramènera bien vite le rouge aux joues de la Comtesse

La cucina

Pour les amateurs de la cuisine sicilienne, cette cucina est un pur régal qui titille sensuellement les papilles des antipasti jusqu’aux dolci.

Je suis allongée sur la table, nue, la chair généreuse de ma croupe et de mes cuisses épousant la surface lisse et fraîche du chêne. Ce soir, c'est le sommet, la dernière leçon. A la lueur des bougies, j'observe les gestes souples de l'Inglese qui s'active dans les profondeurs obscures de la cuisine, tandis que, dans la nuit d'été, le braiement d'un âne ou le bourdonnement d'un moustique viennent de temps à autre faire écho au remue-ménage de ses casseroles.
La cucina de Lily Prior, trad. de Marie-France Girod
Mais en Sicile, quand la passion s’emmêle, tout n’est pas forcément simple. Mafia, église, famille et qu’en dira-t-on guettent le moindre faux pas et la vie dans les village peux vite devenir étouffante.J'insérai un couteau bien aiguisé dans les entrailles du poulet et fus ravie de sentir le contact délicat du foie entre mes doigts. Je le fis sauter dans du beurre, ainsi que le cœur et le gésier. L'arôme exquis qu'ils épandirent fit se påmer les passants dans la rue.
J'entendis la voix du signor Manzini sous ma fenêtre. « C'est peut-être une pute, disait-il, mais quelle cuisinière ! »Une histoire qui fera saliver les gourmands sans pour autant franchement combler les plus gourmets

Incipit (et peut-être un petit peu plus si entente)
Dépose un tas de farine sur la table, la vieille table de chêne qui nous vient de Nonna Calzino, patinée par des années d'usage quotidien. Il en faut juste assez, ni trop, ni trop peu. De la fine farine de blé dur du moulin de Papa Grazzi à Mascali. Ajoute une bonne pincée de sel. Fais un puits et casses-y des œufs entiers extra-frais, plus quelques jaunes, puis incorpore un filet d'huile d'olive premier choix et quelques cuillerées d'eau froide.


4e de couv, résumé de l'éditeur ou trouvé ailleurs (pas de moi, donc)
Sexe et gastronomie, passion et désillusion, le tout saupoudré de mafia sicilienne : tels sont les ingrédients du premier roman sensuel et envoûtant de Lily Prior. Chant d'amour pour l'Italie, La Cucina est une célébration de la vie. Un roman irrésistible de parodie et de satire, farci d'images captivantes, de couleurs, d'odeurs et de saveurs intenses. Toutes les splendeurs d'une Sicile magique et troublante.

Troubles fêtes

Trois histoires aux formats très différents et aux images très explicites.

Troubles fêtes de Loisel, textes de Rose Le Guirec
Centaure, sous-bois ou Venise, Loisel partage ses brûlants fantasmes avec les textes non moins torrides de Rose Le Guirec.

Un beau livre d’images tout en courbes et en rondeurs qui m’a laissé malgré tout le sentiment d’un projet rapiécé et inabouti

Incipit (et peut-être un petit peu plus si entente)
Et quand bien même il en viendrait mille autres, plus belles encore, dans un monde moins cruel...


4e de couv, résumé de l'éditeur ou trouvé ailleurs (pas de moi, donc)
Le mythe du centaure, la chaleur des Feux de la Saint Jean et les vertiges du carnaval de Venise revisités par Rose le Guirec et Monsieur Régis Loisel, voilà ce qui attend celles et ceux qui se plongeront dans ces textes et illustrations délicieusement érotiques. A mettre dans toutes les mains averties !

La belle dame d’A

Mais qui peut bien être ce si méchant Jean Tillet ? Capable de tant d’horreurs (possiblement délices pour certains et ignominies pour d’autres). Tant de débordements ? Tout y passe avec, toutefois, et c’est remarquable, des femmes qui tiennent le manche.

Maintenant la jeune fille bat la directrice tous les jours en lui exhibant sa petite moule dont elle la frustre constamment pour se donner à deux vendeuses des étages inférieurs qui font de l'escrime contre la paroi de son ventre en l'engodant des deux côtés. Leurs petits seins ont la douceur de la pêche. Pendant ce temps la directrice se fait tirer des pipes par « sa mère » qui joue la poule de luxe et panse ses plaies en mettant du rouge à lèvres pour lui bouffer le clito. « La fille » de madame règne sur le grand magasin au rythme du fouet qui s'abat sur les tétins de la patronne.
La belle dame d’A : ou Les degrés du silence suivi de La grande vie des jeunes filles et de Autres terres de Lesbos de Jean Tillet
Du porno sale, excessif, dans la viande et pour la viande.

Tant et tant que cela en devient drôle… M’enfin…

Et qu’importe l’auteur-musicien genevois qui peut bien se cacher sous ce pseudo… Calvin appréciera 😉

Incipit (et peut-être un petit peu plus si entente)
Au commencement, il n'y a rien.
L'univers n'est qu'un grand bureau lisse et vide de toute chose.
Puis elle paraît.
Deux jeunes filles lui ceignent le gode, une femme nue s'allonge sur le bureau, bras en croix. Un milliard de téléphones s'allument, qui répercuteront le râle. Les étoiles filantes, les vaisseaux spatiaux sillonnent le ciel, les sirènes réveillent les usines et les petites filles, dans les campagnes les plus éloignées, copient les lettres de l'alphabet.


4e de couv, résumé de l'éditeur ou trouvé ailleurs (pas de moi, donc)
Ne cherchez pas dans ce texte une histoire logique. C'est une suite de fantasmes merveilleusement écrit d'une plume à la fois hardie et pudique, qui décrit sous un éclairage cru les rêves ou les fantasmes assouvis d'une mystérieuse dame « d'A ».
Celle-ci ne vit pas pour le sexe et par le sexe. Au tout début de son récit, elle offre son cul à de robustes jeunes gens dans un local minable. Elle ne s'attarde pas et retrouve la maison attenante à un cloître ou elle vit avec une gouvernante tout aussi obsédée qu'elle. Hommes ou femmes, c'est une sarabande sulfureuse de rencontres où la Belle Dame se déguise, change de personnalité, se plonge dans les milieux les plus différents avec comme unique objectif, comme elle le confesse elle-même, « trouver de la viande ».
Il n'y a dans ce récit, ni amour ni sentiments ni logique même. Simplement une quête du plaisir sexuel sous ses formes les plus basiques.
Par la précision des termes et l'atmosphère à la fois gaie et désespérée de ces « tableaux vivants », on pense à « Trois filles de leur mère » de Pierre Louÿs.

L’amazone d’Arcachon : ou la chica del Chupa Chups

Une voix suffit-elle pour une histoire d’amour ? Pas sûr.

Mais pour une escapade érotique, certainement. Et lorsque les parfums, les vents et le sable des bords de l’Atlantique, le grain de la peau, et un brin de folie s’emmêlent… mÆL s’envole !

Il me montre le clou de la soirée. Je le lèche, le pourlèche. Mes lèvres se referment sur la sucette, Chupa Chups de mon enfance. Il enfonce sa mèche jusqu'à provoquer des haut-le-cœur. J'aime la sensation. Et je suce avec plus de véhémence. Il n'a aucune retenue, il aime sonder mes profondeurs. Il attrape mes cheveux et les tire en arrière. Suis à sa merci. Il prend les commandes, j'en redemande. Je quémande, il bande dur, je veux que ça dure. J'ouvre les yeux, son regard inquisiteur versus mon abandon. Il est étonné. « Vous êtes une professionnelle ! » No comment. La pompe reste sèche. Lui, dans le contrôle.
 ─ J'ai un avantage sur vous, Sieur de Bordela.
 ─ Ah, oui, lequel ?
 ─ Je vous aime, j'ai donc beaucoup plus de plaisir que vous.
L’amazone d’Arcachon : ou la chica del Chupa Chups de mÆL
Une femme danse avec la passion.

Un petit livre à l’érotisme flamboyant, regorgeant d’invitations poétiques, de musiques, de fantaisies typographiques et parsemé de QR codes (qui ne fonctionnent tristement pas tous) pour un voyage à fleur de peau

Un livre délicieusement sucré à suçoter au bord de mer
Incipit (et peut-être un petit peu plus si entente)
26 juin 2024, 12h30, Aéroport de Bordeaux

Je me retrouve au milieu du hall des arrivées, ma petite valise à la main. J'y ai enfourné trois tenues : celle de la petite fille bien sage, rose pâle, celle de la femme fatale, rouge passion, et celle de la mondaine, similicuir noir. They say the clothes make the woman, mais pas le moine. If you are what you wear, you'd better dress the part you want.
Enfin !
Je me sens comme une gamine.
Demain c'est mon anniversaire.
Je me suis fait un cadeau d'anniversaire.
J'ose enfin aller au bout de mes fantaisies.


4e de couv, résumé de l'éditeur ou trouvé ailleurs (pas de moi, donc)
Un contact sur Instagram, une voix, une photo...

S'abandonnant à la folie, qui la tient depuis des années, une gamine dans le corps d'une femme ─ féminine et coquine qui plus est ─ va retrouver un homme convoité. Ballottée entre son insoutenable légèreté de l'être et l'étrange objet de son désir, elle exprime sans fard ses ressentis. De l'autofiction à la réalité, elle gomme la frontière entre réel et imagination pour raconter sa vérité. Pour ce faire, elle innove, coupe un patron inédit dans la langue, jongle avec les mots et redessine la mise en page.

Un livre sur le désir amoureux qui ne devrait pour vous laisser indifférent.e.s.

Mesdames, une réflexion osée et libertaire. Messieurs, une mise à nu sexy et audacieuse.

900 km la distance à parcourir pour...

L’île aux femmes

Chez Zanzim, la machine à fantasmes fonctionne fort !

Lu après Grand petit homme dont la lecture de certaines pages était malaisante en pleine affaire Mazan (aujourd’hui, je me questionne encore sans trop y voir malice), ici les fantasmes sont plutôt bon enfant et nul besoin de chercher trop loin. C’est drôle, enlevé et plein de dérision pour les délires donjuanesques de ce héros malheureux.

L’île aux femmes de Zanzim
L’histoire d’un homme à femmes sur l’île des femmes de ses (presque) rêves les plus fous.

Un auteur au dessin naïf très maîtrisé et aux personnages baroques torturés… Sympa

Incipit (et peut-être un petit peu plus si entente)
KEUF ! KEUF !
Pincez-moi ! Je rêve !


4e de couv, résumé de l'éditeur ou trouvé ailleurs (pas de moi, donc)
Lorsqu'un Don Juan se retrouve prisonnier sur une île remplie de femmes...

Céleste Bompard est un « Coq en l’air », un as de la voltige. Ses prouesses lui valent un large succès auprès de la gent féminine. Il aligne les conquêtes. Engagé alors que la Grande Guerre éclate, il est chargé de transporter les lettres que les soldats du front écrivent à leurs femmes. Mais lors d’une mission, Céleste est victime d’un tir ennemi et son biplan se crashe sur une île mystérieuse. Obligé de survivre dans cet endroit visiblement désert, il trompe son ennui en lisant les lettres que les poilus destinent à leurs femmes. Un jour, en parcourant les lieux, il découvre un jardin d’Éden entièrement peuplé de femmes ! De véritables amazones, aussi belles que redoutables, qui ne tardent pas à le capturer pour remplacer leur « reproducteur » actuel. Alors qu'il avait l'habitude de mener la danse avec les femmes, voilà que Céleste est devenu leur esclave !

Zanzim revient dans la collection 1000 Feuilles et en solo avec un nouvel album truculent à souhait et féministe. Son trait sobre et élégant restitue à merveille les courbes des créatures de rêve qui peuplent son Île aux femmes !

Cher corps, petit salopard

Parfois, on fait des plans, on prend des résolutions, on se dit que les conneries ça suffit et qu’il est temps de réaligner. Mais après… la vie !

Il se passe quelque chose, je le sens, et ça me rend tarée de ne pas comprendre. Je dois le rejoindre demain pourtant, j'ai tant besoin de lui. Je mets les pieds dans le plat. Parle-moi. Parle-moi.
La seule chose qu'il finit par répondre c'est que, oui, il faut qu'il me parle mais là aujourd'hui il a trop de boulot il n'y arrive pas, il a un coup de blues il se pose des questions et il pense que ce n'est pas une bonne idée que je vienne demain comme prévu.
Quelqu'un aspire mon cœur avec une paille, bruyamment. Mon sang devient très froid.
Cher corps, petit salopard de Zoé Vintimille
L’autrice du génial Il est 14h, j’enlève ma culotte nous propose le journal de l’année de ses 46 ans. Une année qui commence pleine de bonnes résolutions, bien vite enflammées ! Et voilà qu’une belle saloperie vient squatter son sein gauche.

Un petit livre qui m’a forcément rappelé Le mal joli de Emma Becker. Mais si apparemment les similitudes semblent nombreuses (dans la première moitié du livre), j’ai paradoxalement trouvé Zoé Vintimille plus sincèrement intime alors qu’il s’agirait d’un pseudo ?!?

Un journal à l’écriture légère et pimentée et qui aborde sans pathos des sujets plus durs. Le cancer et les nouvelles formes relations homme-femmes à l’heure des réseaux.

… Et vite Zoé, on attend avec impatience votre histoire de méduse

Incipit (et peut-être un petit peu plus si entente)
Je viens d'avoir quarante-six ans.
Petite fille, jamais je ne m'étais imaginée à cet âge. À partir de trente ans et jusqu'à soixante, tout ça était extrêmement flou. À vrai dire je suis plutôt à l'aise dans mes pompes et assez fière du chemin parcouru. Mon corps est sympa avec moi, certes la peau se détend et le cul n'est plus aussi ferme, les cervicales se coincent régulièrement mais, jusqu'ici, ça va plutôt bien. Les dix dernières années ont été éprouvantes et je me suis éparpillée, beaucoup de sexe beaucoup de fuite. J'ai besoin de rassembler les morceaux. Je voudrais que quelque chose arrive, tout en lui laissant le temps d'arriver. Un amour, un roman, des personnages de fiction.
Quelque chose est arrivé, mais pas tout à fait comme prévu.


4e de couv, résumé de l'éditeur ou trouvé ailleurs (pas de moi, donc)
« J'avais décidé de me calmer un peu sur les mecs. Ça faisait partie de mes résolutions de début d'année : je voulais du temps pour écrire, sur d'autres vies que la mienne, et aussi je voulais tomber amoureuse. Vraiment amoureuse. Pour ça, j'étais prête à attendre. Au printemps un homme est arrivé, il avait les cheveux en bataille et des yeux qui riaient. Et c'est là, juste après, que la vie a dû se prendre les pieds dans le tapis, car dans le lot il y avait bien l'amour, mais aussi une sale petite tumeur dans le sein gauche. »

Après Il est 14h, j'enlève ma culotte et Ceci n'est pas un roman érotique, Zoé Vintimille poursuit l'exploration de sa vie de femme et de ses désirs, souvent contradictoires. Elle livre ici le journal de sa quarante-sixième année, de janvier à décembre, avec toute la sincérité, l'ironie et la sensibilité qui la caractérisent.

Reine de l’Ouest : un western dont vous êtes l’héroïne

Il y a des livres dont on est pas le bon public et qui nous tombent des mains. Et, dans la même situation, il y en a d’autres qui nous accrochent, nous font sourire ou nous touchent.
Et là, je ne suis absolument pas dans la cible, mais franchement, j’ai passé un vrai bon moment avec Miss Jones !

[...] beau matin, ferez-vous vos valises pour repartir vers l'est - où vers l'ouest ? Le nord, le sud ? L'Europe ? Qui sait ?
Néanmoins, pour le moment, vous demeurez une femme fière et indépendante, entourée de ses amis. Et vous en êtes parfaitement heureuse.
FIN
Reine de l’Ouest : un western dont vous êtes l’héroïne de H. Lenoir
Dans ce livre dont je suis l’héroïne [sic], me voilà transporté au far-west à faire des choix bien difficiles, à choisir entre deux jumeaux hors-la-loi qui viennent de me détrousser, un major aux délicieuses poignées d’amour, une tenancière de maison close ou un médecin paumé dans une petite ville perdue à côté des forets et des montagnes où l’or scintille au fond des rivières…[...] et le ramener sur le sol américain ne vous déplaît pas. Et puis, vous avez toujours rêvé de visiter l'Europe. 
Ou bien...
Préférez-vous continuer votre vie aimante et isolée ? Il y a tant à faire dans le Montana ! Vous avez pris goût à la prospection, et vous ne diriez pas non à l'idée d'explorer la région à la recherche d'autres filons. On vous a aussi parlé de saphirs dans certaines rivières, même si les chercheurs d'or, pour le moment, ne s'y intéressent guère. Vous devez l'admettre : vous aimez cette vie simple et âpre en compagnie de votre époux. L'idée de retourner à la vie oisive que vous connaissiez avant vous couvre de boutons. 
Dans tous les cas, en ce qui concerne cette aventure, vous êtes arrivée à la...
FINUn livre chaud, féministe et drôlissime pour y devenir institutrice, infirmière, hors-la-loi, chasseuse de primes, fermière, prisonnière, femme-loup, rédactrice en chef, reine du crime, femme du monde, chercheuse d’or ou trappeuse.

Oui, je le confesse, je n’ai pas tout lu, loin s’en faut ! Il y a tant d’alternatives ! Et pourtant, la lecture est simple, fluide et addictive

Incipit (et peut-être un petit peu plus si entente)
Boston. Massachusetts, juin 1892
- Monsieur Frimousse, non !
Le chat de votre tante vient de s'enfuir par la fenêtre. Ramassant vos jupes, vous vous précipitez sur la terrasse pour vous lancer à sa poursuite. Si elle l'apprend, pire, s'il arrive quoi que ce soit à son précieux Siamois, vous êtes morte.


4e de couv, résumé de l'éditeur ou trouvé ailleurs (pas de moi, donc)
Boston, 1892

Vous incarnez Miss Jones, une jeune fille de bonne famille, curieuse et large d'esprit. Le mariage ? Non merci ! D'ailleurs, le Grand Ouest - et l'indépendance - et l'aventure - vous attendent...
Entre les faussaires charmeurs, les hors-la-loi rugueux, les Madames de lupanar, les majors poivre et sel, les héritières en fleur et autres rencontres fascinantes, vous aurez joyeusement l'occasion de vous fourrer dans le pétrin.
Finirez-vous institutrice ? Chercheuse d'or ? Infirmière ? Trappeuse ? Épouse respectable ? Ou même... reine de l'Ouest ?

Dans tous les cas, vous resterez vous-même : brillante, drôle et libre, l'inimitable Miss Jones !

Salammbô : les nus

Un très bel objet ! Témoignage de la fascination de Philippe Druillet pour l’héroïne de Gustave Flaubert.

Le vent soulevait leurs voiles, et les minces tiges des papyrus se balançaient doucement. On était au mois de schebaz, en plein hiver. Les grenadiers en fleur se bombaient sur l'azur du ciel, et, à travers les branches, la mer apparaissait avec une île au loin, à demi perdue dans la brume.
Salammbô : les nus de Philippe Druillet, textes de Gustave Flaubert

Recueil de 42 peintures accompagnées d’extraits de Salammbô dans une très belle impression, sombre et soignée.

Des mots étranges quelquefois lui échappaient, et qui passaient devant Salammbô comme de larges éclairs illuminant des abîmes, c'était la nuit, sur la terrasse, quand, seuls tous les deux, ils regardaient les étoiles, et que Carthage s'étalait en bas, sous leurs pieds, avec le golfe et la pleine mer vaguement perdus dans la couleur des ténèbres.

Une Salammbô aux seins obusiens téléportée dans un univers très space-opera aux verges et pyramides métalliques flamboyantes

Incipit (et peut-être un petit peu plus si entente)
Le palais s'éclaira d'un seul coup à sa plus haute terrasse, la porte du milieu d'ouvrit et une femme, la fille d'Hamilcar elle-même, couverte de vêtements noirs, apparut sur le seuil. Elle descendit le premier escalier qui longeait obliquement le le premier étage, puis le second, le troisième, et elle s'arrêta sur la dernière terrasse, au haut de l'escalier des galères. Immobile et la tête basse, elle regardait les soldats.


4e de couv, résumé de l'éditeur ou trouvé ailleurs (pas de moi, donc)
Un parfum capiteux de sang au milieu des étoiles. Salammbô, femme-déesse, n'a décidément pas fini d'inspirer librement Druillet. En 2009, il renoue avec ce personnage pour en peindre 42 portraits, tour à tour sensuels, érotiques, flamboyants et baroques. Salammbô - Les Nus rassemble des reproductions pleine page de ces splendides peintures, chacune mise en scène avec une citation de l'oeuvre de Flaubert en exergue. L'ouvrage, préfacé par Michel-Edouard Leclerc, sera complété par des études préparatoires ayant présidé à la réalisation de ces toiles. Un superbe ouvrage pour les amateurs de bande dessinée, d'art contemporain, de belles images et pour tous les amoureux des femmes, tout simplement.