Tous des nuls : imprécis de politique suisse

Tout ça sonne tellement vrai que c’en est fantastiquement tristement drôle !

Tous des nuls : imprécis de politique suisse de Frédéric Recrosio
Alors certes, Frédéric Recrosio passe totalement sous silence une grosse partie du « pourquoi ça fonctionne quand même » en omettant d’approfondir certains sujets tels que la puissance des banques et les fonds malpropres qui remplissent leurs caves, la cécité volontaire sur tous les sales enrichissements qui proviennent d’autres sols et sous-sols… et bien d’autres compromissions (qui ne sont d’ailleurs pas une exclusive prérogative helvétique), mais passons. Tel n’était pas le sujet.

Ce petit livre est hilarant ! Et tout-e politicien-ne helvète doté-e d’un minimum d’autodérision se doit d’en posséder un exemplaire dans sa bibliothèque

Incipit (et peut-être un petit peu plus si entente)
Alors que la température monte et que le monde s'embrase, près de 200 nations font du mieux qu'elles peuvent pour éviter que demain ne soit pire qu'hier. Dans le lot, il y a les petites qui souffrent de l'être trop, les grandes qui ont le même problème (inverse, donc), celles qui ont un trésor sous la terre, d'autres qui creusent encore - et puis quelques vraies dictatures qui n'ont rien à envier à quelques fausses démocraties.


4e de couv, résumé de l'éditeur ou trouvé ailleurs (pas de moi, donc)
Aux manettes de la Suisse : de drôles d’amateurs sortis de partout, de nulle part, voire d’un chapeau.

Entre deux conseils, où ils s’annulent dans un compromis qui tient surtout du désaveu, les voilà qui tapinent aux médias et s’y répandent en arguments déglingués, chiffres douteux et fautes de syntaxe folkloriques. À d’autres occasions, on pourra même en voir poser pour la photo, regard perdu, aux côtés des puissants de ce monde.

Pourtant, la Suisse fonctionne – et plutôt bien ! Comment concilier l’approximation manifeste de nos élus et le succès insolent du pays ?

Et si une démocratie atteignait son apogée lorsque ses représentants étaient rendus impuissants ? Un système où le meilleur se nourrit du pire, en somme, et où ne peuvent y gesticuler que des politiciens complètement nuls.

Tel est le postulat de cet imprécis de politique suisse. Au travers d’une compilation d’observations aussi excessives que sentencieuses, il n’a qu’un but : en faire un éloge consterné.

Animan

Comment dire ? Un chef d’œuvre absolu ou une invraisemblable nullité ? Franchement, je ne sais pas vraiment. Pas plus que pour La fontaine de Marcel Duchamp, je ne saurais me positionner. Pour autant, je me suis bien marré !

Animan de Anouk Ricard

Et donc… N’est-ce pas là l’essentiel ?

Alors, fi de l’académisme et youpi pour l’audace et la fraîcheur ! Une bande dessinée pour retrouver l’âme et la légèreté de l’enfance

Incipit (et peut-être un petit peu plus si entente)
Qui est Animan
C'est un homme comme les autres.


4e de couv, résumé de l'éditeur ou trouvé ailleurs (pas de moi, donc)
Les histoires ne racontent pas seulement des enquêtes mais aussi la vie d’Animan, sa rencontre et ses combats avec son ennemi juré, Objecto. Le livre est ponctué de peintures, comme dans certains des albums précédents d'Anouk.

Ce qui est arrivé à la célèbre actrice blonde

Mais que lui est-il arrivé, à cette (très belle) artiste blonde ? Sans trop en dire, on peut quand même avancer que c’est une histoire plutôt loufoque, une aventure fantastique contemporaine et plein d’humour.

La cabine de Photomaton se localisait facilement, à gauche de l'entrée principale. Par chance, elle était vide. L'actrice entra, ajusta la hauteur du tabouret, scanna sa carte bancaire et fit sa sélection : quatre portraits au format passeport. Son visage apparut au centre de l'écran lumineux, se reconnaître la rassura. Elle pressa le bouton vert, l'appareil lui demanda de confirmer son choix, elle s'exécuta et sortit de là tranquillisée au point qu'elle envisagea de partir sans récupérer les photos. Mais elle imagina la réaction de la personne qui, venant après elle, trouverait ses quatre portraits dans le réceptacle, et elle se résolut à attendre. Peu de temps, du reste, puisque le tirage fut rapidement produit.
Ce qui est arrivé à la célèbre actrice blonde de Stephane Carlier
Il y a comme un glitch dans la matrice, dirait-on…

Et la célèbre artiste blonde aura bien du mal à corriger le bug.

Un petit livre vite avalé, sans autres prétentions que de proposer un bon moment. Et en se tenant à ça, c’est plutôt une réussite

Incipit (et peut-être un petit peu plus si entente)
Au réveil, il lui faut sans doute un instant pour se rappeler qui elle est, où elle se trouve, quel monde l'entoure. Que ressent-elle alors au chaud de ses draps ? Ses pensées s'organisent-elles joyeusement autour de son nom, de sa blondeur, de sa célébrité ou, au contraire, lui arrive-t-il de vouloir s'alléger de ce qui lui apparaît comme un fardeau
et vivre, ne serait-ce qu'une journée, une autre vie que la sienne ? Personne ne le sait, personne d'autre qu'elle - aucun journaliste, à ma connaissance, ne lui ayant demandé « Que ressentez-vous au réveil quand vous réalisez que vous êtes qui vous êtes ? ».


4e de couv, résumé de l'éditeur ou trouvé ailleurs (pas de moi, donc)
Elle avait lu des centaines de scénarios dans sa vie, aucun ne racontait une histoire aussi folle que ce qui lui arrivait.

Ce matin-là, la plus célèbre actrice française a le sentiment que quelque chose lui échappe. Chez elle, son employée de maison l'évite. Dans la rue, on ne se retourne pas sur son passage... Et si c'était plus qu'une impression - le début d'une aventure prodigieuse ?

Les œuvres complètes de Sally Mara

Dans la première partie écrite à postériori, Raymond Queneau s’amuse à donner vie à Sally Mara en lui créant un journal intime. Ici, pas de morts, mais le même esprit coquin s’amusant d’une jeune fille d’une grande candeur entourée de vieux lubriques.

5 juin
Ce soir, de nouveau, il n'y avait pas de hareng au gingembre comme entrée. J'ai râlé. Maman a baissé le nez, Mrs. Killarney aussi sans pouvoir donner d'explications. Je me demande ce qu'elles ont.
J'ai reçu une nouvelle invitation, une party chez les Ex'Grégor O'Grégor, que je ne connais d'ailleurs pas. De la part de Pelagia. Je me suis aussitôt acheté trois nouvelles paires de bas, un autre porte-jarretelles, deux flacons de parfum, l'un pour la chevelure et l'autre pour les aisselles et une seconde paire d'escarpins de bal, pas à trop hauts talons. Ça me grandissait un peu beaucoup.
Tiens, j'allais oublier ; hier, Tim m'a dépucelée.
Journal intime de Sally Mara
Puis c’est au tour de Gertie Girdle de passer à la moulinette dans cette histoire de bureau de poste assiégé par des révolutionnaires irlandais rapidement dépassés par les événements. Une histoire qui tient toute seule, très drôle et coquine. Un petit chef d’œuvre parodique.

John Mac Cormack, d'un coup de pied, enfonça la porte.
 ─ Dieu sauve le Roi! déclara le receveur principal des Postes avec la fermeté des héros inconnus.
Il la boucla presto, d'ailleurs, car John Mac Cormack venait de lui fissurer le coffre de cinq balles doum-doum vachement et anatomiquement distribuées.
On est toujours trop bon avec les femmes : Un roman irlandais de Sally Mara de Raymond Queneau
Finalement, suivent quelques pages inutiles et pas très drôles de calambours et jeux de mots inaboutis. Zut, la fête était belle

Sérénité : Il est grand taon d'oublier les piqûres d'antan.
Sally plus intime
Incipit (et peut-être un petit peu plus si entente)
Journal intime
13 janvier
Il est parti.
Le bateau s'en va, soufflant sa fumée monotone sur l'écran du ciel. II siffle. Il suffoque. Il va. Et il emporte Monsieur Presle, mon professeur de langue française.

On est toujours trop bon avec les femmes : un roman irlandais de Sally Mara
- Dieu sauve le Roi ! s'écria l'huissier qui avait été valet de lord dans le Sussex pendant trente-six ans, puis son maître disparut dans le naufrage du Titanic sans laisser d'héritier, ni de sterling, pour entretenir le « kasseul », comme on dit de l'autre côté du canal Saint-George.


4e de couv, résumé de l'éditeur ou trouvé ailleurs (pas de moi, donc)
On est toujours trop bon avec les femmes paraissait en 1947 sous la signature de Sally Mara. Ce récit burlesque et un peu salace d'une insurrection irlandaise fut suivi d'un second ouvrage, en 1950, le Journal intime de Sally Mara. Mais les mystifications littéraires n'ayant qu'un temps, on publia, en 1962, les Œuvres complètes de Sally Mara sous la signature de Raymond Queneau.

Ancolie

Derrière un dessin tout pourritch à l’air enfantin, se cache une bande dessinée franchement rigolote et plutôt pour adultes.

Ancolie de Salome Lahoche, couleurs de Thaïs Guimard
Ancolie est une sorcière qui cache le vide et l’absence de sens de son existence dans la drogue, le sexe et l’alcool… Et c’est OK !

Jusqu’à ce que…

Une bonne marrade féministe et rock’n’roll avec une spéciale dédicace à Michel et Mireille

Incipit (et peut-être un petit peu plus si entente)
Bonsoir.
Un whisky, s'il vous plait !


4e de couv, résumé de l'éditeur ou trouvé ailleurs (pas de moi, donc)
Ancolie est une sorcière de 27 ans. Le temps passe 13 fois plus lentement pour elle que pour les humains, alors voilà des siècles qu’elle se traîne de beuveries en aventures sans lendemain à des fêtes peuplées de vampires et de monstres, des rave partys chez les elfes et des afters dans des tavernes. Cette existence alcoolisée, trash et vide de sens est pourtant sur le point de s’arrêter car un événement décisif se prépare : le Congrès annuel du Conseil des sorcières ! Chaque année, les hauts faits des meilleures sorcières y sont récompensés. Sans surprise, Ancolie ne fait jamais partie du lot. Cette année, elle est même convoquée. Pour le Haut Conseil, c’en est trop des déboires d’Ancolie ! Si elle n’accomplit pas un haut fait, elle sera excommuniée et mourra. Ancolie n’avait pas prévu de mourir de sitôt. Qu’à cela ne tienne, elle décide de sauver le monde ! Mais dans une Société inégalitaire, capitaliste et sexiste, elle a du pain sur la planche. Après avoir réfléchi à quelques actions coup de poing, elle se ravise et décide de sortir enfin de sa paresse légendaire. Un soir, une idée de génie – ou de folie – la traverse. Qu’est-ce qui manque le plus dans ce monde, si ce n’est l’empathie ? À force d’écumer les grimoires, notre sorcière tombe enfin sur le parfait sortilège de compassion ! Avec ça, peut-être qu’elle parviendra à sauver le monde, et accessoirement sa peau. Il faut juste que le sort fonctionne…

Un vent de fraîcheur souffle avec Salomé Lahoche qui s’empare de la figure féministe de la sorcière avec aplomb et une bonne dose d’humour pour un récit déjanté. Entre quête initiatique et aventures nocturnes barrées colorisées par Thaïs Guimard, des problématiques modernes comme l’écologie ou les inégalités sont abordées à travers une histoire loufoque ancrée dans un univers singulier où se mêlent fantasy, pop culture et rock’n’roll.

Le grand livre des gnomes, tome 3 : Les aéronautes

Dans ce troisième et dernier tome des aventures des gnomes, vont-ils réussir à rejoindre leur vaisseau ?

Longtemps après, quand Masklinn écrivit l'histoire de sa vie, il raconta qu'aucun vol n'était plus rapide, plus haut et plus terrifiant que celui des oies sauvages.
 - Hé là, ça ne va pas! s'étonnèrent les gens. Masklinn, tu nous as déjà dit que l'avion volait si vite qu'il dépassait le son, et si haut qu'il n'était environné de bleu.
Et il répondit :
 - Justement. Il allait si vite qu'on ne savait pas qu'il allait vite; il volait si haut qu'on ne voyait plus qu'il était haut. Ça se passait comme ça, c'est tout. Et le Concorde ressemblait à un objet conçu pour voler. Quand il était par terre, il avait un peu l'air d'être perdu.
Mais les oies, par contre, avaient l'aérodynamisme d'un oreiller de série. Elles ne roulaient pas avant de s'envoler et de se rire des nuages, comme l'avion.
Le grand livre des gnomes, tome 3 : Les aéronautes de Terry Pratchett
Et avec le même humour que dans les précédents, Terry Pratchett s’amuse avec eux pour mieux parler de nous : de nos religions (oui, curieux que cette trilogie ne soit pas bannie des écoles état-uniennes), de nos suivismes, sexismes, conflits et autres « petites humeurs »…
Science : Une façon de comprendre les choses et ensuite de les faire fonctionner. La Science explique ce qui se passe tout le temps autour de nous. La religion aussi, mais la science marche mieux, parce qu'elle trouve des excuses plus crédibles quand elle se trompe. La Science est beaucoup plus répandue qu'on ne le croit en général.
Encyclopédie scientifique pour l'édification des jeunes gnomes curieux, par Angalo de KonfectionDes gnomes semblables à des grenouilles d’Amérique du Sud vivant dans des arbres (des broméliacées, d’où le titre anglais, The Bromeliad) et n’en descendant jamais… qu’imaginent-elles du monde qui les entoure ?

Une trilogie de cosy-fantasy qui ravira les plus jeunes comme les grands avec un premier tome nettement en dessus du lot

Incipit (et peut-être un petit peu plus si entente)
Aéroports : Un endroit où les gens se dépêchent et attendent.
Encyclopédie scientifique pour l'édification des jeunes gnomes curieux, par Angalo de Konfection

Transformez l'œil de votre imagination en objectif photographique.
Voici l'univers, une boule scintillante de galaxies. Il ressemble à un ornement de Noël accroché à un inconcevable sapin.
Repérez une galaxie...
Mise au point


4e de couv, résumé de l'éditeur ou trouvé ailleurs (pas de moi, donc)
Décidément, les humains sont incorrigibles. Où que s'installent les gnomes ─ Le Grand Magasin, la carrière abandonnée... ─, on vient les embêter. Pourtant, il reste un espoir : le grand Vaisseau qui les a conduits sur Terre est toujours là, au-dessus du ciel, après quinze cents ans.
L'espace, c'est froid, ça manque d'air et c'est loin, surtout quand on est tout petit. Par chance, il y a en Floride un machin qui peut conduire les gnomes à bon port. Un satellite, ça s'appelle. Il suffit donc d'aller là-bas et de grimper discrètement dans ledit satellite.
Oui, mais c'est où, la Floride ? On y va comment ?
Bah ! Quand on a volé un camion... pourquoi ne pas emprunter ce drôle de camion doté d'un nez pointu et de deux ailes ? Le Concorde, ça s'appelle.
Bon, allez, c'est reparti mon riquiqui, attachez vos ceintures !

Le grand livre des gnomes, tome 2 : Les terrassiers

Ce deuxième tome faiblit un peu. L’effet de surprise est probablement passé. De plus, tout ceci ressemble clairement à un chapitre de transition… vers plus haut encore ?

Lorsque Masklinn revint, Gurder et Angalo se disputaient âprement.
Il n'essaya même pas d'intervenir. Il posa simplement le Truc par terre et s'assit à côté, pour les regarder faire.
Curieux, ce besoin de se disputer, chez les gens. Tout le secret de l'affaire était de ne pas écouter ce que l'autre avait à dire, avait constaté Masklinn.
Sur ce chapitre, Gurder et Angalo étaient des experts.
Le grand livre des gnomes, tome 2 : Les terrassiers de Terry Pratchett
Une histoire toujours rigolote avec des petits personnages aussi attachants que leurs défauts

Incipit (et peut-être un petit peu plus si entente)
I. En ce temps-là se passèrent d'étranges Merveilles : l'Air s'agitait de cruelle façon, la Température du Ciel s'amenuisait et, certains matins, le Dessus des Flaques devenait Dur et Froid.
II. Et les gnomes s'ébahirent: Quel est ce prodige
La Gnomenclature, Profils de Carrière, Versets I-II


4e de couv, résumé de l'éditeur ou trouvé ailleurs (pas de moi, donc)
Après les péripéties du Grand Exode (qui suivit la démolition du Grand Magasin), les gnomes pensaient vivre tranquilles et heureux, installés dans leur carrière abandonnée à flanc de colline.
Mais la situation change brusquement : la température baisse, du ciel tombent des gouttes et les flaques d'eau deviennent dures, craquantes et glissantes. Bref, l'hiver approche.
Et pour tout compliquer, ces idiots d'humains ont décidé de rouvrir la carrière. Que faire ? Quand on mesure dix centimètres de haut et qu'on vit dix fois plus vite qu'un humain, on n'est pas de taille à repousser de tels envahisseurs.
Heureusement, les gnomes ont peut-être sur la colline un allié de poids : Jekub, le terrible dragon qui sommeille là depuis la construction du Monde...

Le grand livre des gnomes, tome 1 : Les camionneurs

Si cette histoire de petits gnomes vivant dans un grand magasin peut paraître gentillette au premier abord, elle m’a semblé bien plus profonde que ça. Et comme nombre de très bons livres «jeunesse » elle délivre des messages bien plus aiguisés qu’en apparence.

III. Or Arnold Frères (fond. 1905) dit : que les Annonces soient, afin que nul en cette enceinte n'ignore la Conduite adéquate à tenir dans le Grand Magasin.
IV. Sur l'Escalier qui Bouge, qu'un panneau proclame : Animaux domestiques et Landaus doivent être tenus dans les bras.
V. Et grand fut le Courroux d'Arnold Frères (fond. 1905), car beaucoup ne tenaient dans leurs bras ni Animaux Domestiques ni Landaus.
VI. Sur les Ascenseurs, qu'un Panneau proclame : Capacité : dix Personnes.
VII. Et grand fut le Courroux d'Arnold Frères (fond. 1905), car maintes fois les Ascenseurs ne transportaient qu'une ou deux Personnes.
VIII. Et Arnold Frères (fond. 1905) déclara : en Vérité, je vous le dis, les Humains sont des sots, qui n'entendent point le Langage le plus clair.
La Gnomenclature, Règlements, Versets III-VIII
Le grand livre des gnomes, tome 1 : Les camionneurs de Terry Pratchett
Car ces petits personnages crédules, suivistes, sexistes, égocentriques, naïfs, manipulateurs-manipulés à la foi absolue dans dans une surréaliste religion magique… nous ressemblent fortement.

Et ce n’en est que plus drôle, tout en nous invitant, bien malgré nous, à un petit poil d’introspection collective

Incipit (et peut-être un petit peu plus si entente)
Voici l'histoire du Retour à la Maison.
L'histoire du Chemin Critique.
L'histoire du camion qui rugit à travers la cité endormie pour débouler sur les routes de campagne, démolissant les réverbères sur son passage, zigzaguant d'un trottoir à l'autre, fracassant les vitrines des magasins, pour s'arrêter enfin quand la police le prit en chasse. Et quand les humains stupéfaits regagnèrent leur voiture en annonçant : « Hé, écoutez, vous m'entendez ? Y a pas de conducteur à bord ! » cela devint l'histoire du camion qui redémarra, abandonna les humains médusés et s'évanouit dans la nuit.
Mais l'histoire ne s'est pas arrêtée là.
Elle n'a pas commencé là, non plus.


4e de couv, résumé de l'éditeur ou trouvé ailleurs (pas de moi, donc)
« Au commencement, Arnold Frères (fond. 1905) créa le Grand Magasin. Et Arnold Frères (fond. 1905) vit que cela était bon... »
Ce ne sont pas les gnomes établis là depuis des générations qui diront le contraire. Climatisation, moquette et nourritures terrestres à profusion... On trouve de tout chez Arnold Frères, il suffit de le chaparder à ces balourds d'humains !
Mais une terrible nouvelle va fracasser cette existence paradisiaque : le Grand Magasin doit être démoli.
Que faire ? Fuir vers le Dehors ? Mais est-ce que ça existe seulement, le Dehors ? Et peut-on s'y rendre en camion ? Si oui, comment passer les vitesses quand on ne mesure que dix centimètres de haut ?

Insolente veggie, tome 5 : panique chez les carnistes !

Après une longue pause, Rosa B. revient avec un nouvel album plus mûr et au dessin de mieux en mieux maîtrisé (même s’il pourrait sembler toujours aussi brouillon).

Insolente veggie, tome 5 : panique chez les carnistes ! de Rosa B.
L’argumentaire se pose toujours aussi bien.

Un seul regret pourtant, qu’il ne soit lu que par des vegans convaincus et déjà pratiquants

Incipit (et peut-être un petit peu plus si entente)
Le cycle de la vie.
Les gens disent n'importe quoi.
- Protéines, homme préhistorique, steak.


4e de couv, résumé de l'éditeur ou trouvé ailleurs (pas de moi, donc)
Fous dangereux ? Extrémistes ? Bobos urbains désorientés ?
La vie des végés dans un monde spéciste n’est pas toujours facile.
Heureusement, Rosa B. est là pour disséquer le quotidien des vegans et la pseudo morale carniste avec un humour toujours aussi incisif et libérateur.
Longue vie aux animaux et à la B12 !

Insolente veggie, tome 4 : ils sont parmi nous

Dans ce tome 4, l’insolente veggie continue de traficoter avec nos pulsions protéinées, nos paradoxes carnistes, nos obsessions viandardes, nos cynismes mortifères et nos hypocrisies meurtrières.

Insolente veggie, tome 4 : ils sont parmi nous de Rosa B.
Et si on aurait pu penser que tout avait été dit après le premier tome (et je n’ai pas (encore) lu le second ou le 3e tome), Rosa B. a encore bien des choses à expliquer.Alors certes, Ils sont parmi nous n’évite pas les redites. Mais au vu de la situation, il semble normal que la colère ne se soit pas apaisée

4e de couv, résumé de l'éditeur ou trouvé ailleurs (pas de moi, donc)
Après le succès des trois premiers tomes (2015, 2016 et 2017), Insolente veggie revient avec de nouveaux dessins inédits.
Attention, elle est plus insolente que jamais. Invitée du festival d’Angoulême et dans de nombreux salons, Rosa B. déplace les foules pour ses dédicaces.
L’autrice aborde toujours sans complexe et avec humour ce qui fait le quotidien des végétariens, des végétaliens et des vegans de France.
Bravant tous les dangers, Rosa B. s’infiltre au salon de l’agriculture, aborde sans censure le sujet de la B12 et n’hésite pas à nous faire réfléchir sur les thèmes les plus complexes :
– les vegans face aux autres,
– les vegans et l’écologie,
– le carnisme, le spécisme et l’antispécisme,
– les abattoirs et l’éthique...