Le vampire

Cette nouvelle (un peu moyenne) tire principalement sa valeur de sa naissance. Elle fut écrite en juin 1816 dans la villa Diodati en présence de Lord Byron et Mary Shelley qui y écrivit Frankenstein ou le promethée moderne.

Éperdu, terrifié, il n'osa pas même lever les yeux autour de lui; mais, accélérant la marche de sa sœur, il s'élança dans sa voiture, et bientôt fut chez lui.
Le désespoir d'Aubrey alla dès lors frapper aux portes de la folie. Si, jusqu'alors, son esprit avait été absorbé par un seul objet, combien en devait-il être frappé plus profondément, à présent que la certitude que le monstre était encore vivant le poursuivait sans relâche. Il était devenu insensible aux tendres attentions de sa sœur et c'était en vain qu'elle le suppliait d'expliquer la cause du change-ment subit qui s'était opéré en lui. Il ne lui répondait que par quelques mots entrecoupés, et ce peu de mots toutefois suffisait pour porter la terreur dans l'âme de sa sœur.
Le vampire : les origines du mythe : seconde édition
de John William Polidori et (possiblement) Lord Byron, traduction de Henri Faber, revue et modernisée par Luc Deborde
Une nouvelle qui ravivera le personnage du vampire en le présentant sous les traits d’un séduisant jeune dandy énigmatique.

Un livre agrémenté de quelques illustrations et autres textes qui participèrent à l’essor de cette sanglante littérature

La femme chauve-souris par Albert Joseph Penot
La femme chauve-souris par Albert Joseph Penot

Incipit (et peut-être un petit peu plus si entente)
E In ce temps-là, parut au milieu des dissipations d'un hiver londonien, parmi les nombreuses assemblées que la mode y réunit à cette époque, un lord plus remarquable encore par ses singularités que par son rang. Son œil se promenait sur la gaieté générale qui régnait autour de lui avec une indifférence témoignant de son incapacité à la partager. On eût dit que le sourire gracieux de la beauté savait seul attirer son attention, et encore n'était-ce que pour le voir mourir sur les lèvres charmantes qui l'avaient porté, car son regard glaçait les cœurs d'un effroi secret, y faisant périr jusqu'à l'idée du plaisir qui y avait régné jusqu'alors.


4e de couv, résumé de l'éditeur ou trouvé ailleurs (pas de moi, donc)
En matière d'histoires de vampire, on peut dire qu'il y a l'avant et l'après cette nouvelle inspirée par lord Byron et écrite par John Williams Polidori en 1819.
Avant, le vampire est un mythe peu populaire et assez vague, proche de celui des « zombis » et autres morts-vivants.
Après, le personnage prend la forme d'un dandy à la peau exsangue, immortel et séducteur, au charme sulfureux, s'intéressant surtout aux victimes féminines qu'il saigne d'une morsure à la gorge.
Cette réédition largement illustrée ressuscite le texte fondateur de la version moderne du vampire qu'il complète par les poèmes et nouvelles ayant inspiré Polidori. On y trouvera L'enterrement : un fragment et Les ténèbres de lord Byron, La Fiancée de Corinthe de Wolfgang Goethe et Le Vampire de John Stagg, dans des traductions inédites ou modernisées.
Un recueil incontournable pour les adeptes de fantastique !

Animan

Comment dire ? Un chef d’œuvre absolu ou une invraisemblable nullité ? Franchement, je ne sais pas vraiment. Pas plus que pour La fontaine de Marcel Duchamp, je ne saurais me positionner. Pour autant, je me suis bien marré !

Animan de Anouk Ricard

Et donc… N’est-ce pas là l’essentiel ?

Alors, fi de l’académisme et youpi pour l’audace et la fraîcheur ! Une bande dessinée pour retrouver l’âme et la légèreté de l’enfance

Incipit (et peut-être un petit peu plus si entente)
Qui est Animan
C'est un homme comme les autres.


4e de couv, résumé de l'éditeur ou trouvé ailleurs (pas de moi, donc)
Les histoires ne racontent pas seulement des enquêtes mais aussi la vie d’Animan, sa rencontre et ses combats avec son ennemi juré, Objecto. Le livre est ponctué de peintures, comme dans certains des albums précédents d'Anouk.

Ce qui est arrivé à la célèbre actrice blonde

Mais que lui est-il arrivé, à cette (très belle) artiste blonde ? Sans trop en dire, on peut quand même avancer que c’est une histoire plutôt loufoque, une aventure fantastique contemporaine et plein d’humour.

La cabine de Photomaton se localisait facilement, à gauche de l'entrée principale. Par chance, elle était vide. L'actrice entra, ajusta la hauteur du tabouret, scanna sa carte bancaire et fit sa sélection : quatre portraits au format passeport. Son visage apparut au centre de l'écran lumineux, se reconnaître la rassura. Elle pressa le bouton vert, l'appareil lui demanda de confirmer son choix, elle s'exécuta et sortit de là tranquillisée au point qu'elle envisagea de partir sans récupérer les photos. Mais elle imagina la réaction de la personne qui, venant après elle, trouverait ses quatre portraits dans le réceptacle, et elle se résolut à attendre. Peu de temps, du reste, puisque le tirage fut rapidement produit.
Ce qui est arrivé à la célèbre actrice blonde de Stephane Carlier
Il y a comme un glitch dans la matrice, dirait-on…

Et la célèbre artiste blonde aura bien du mal à corriger le bug.

Un petit livre vite avalé, sans autres prétentions que de proposer un bon moment. Et en se tenant à ça, c’est plutôt une réussite

Incipit (et peut-être un petit peu plus si entente)
Au réveil, il lui faut sans doute un instant pour se rappeler qui elle est, où elle se trouve, quel monde l'entoure. Que ressent-elle alors au chaud de ses draps ? Ses pensées s'organisent-elles joyeusement autour de son nom, de sa blondeur, de sa célébrité ou, au contraire, lui arrive-t-il de vouloir s'alléger de ce qui lui apparaît comme un fardeau
et vivre, ne serait-ce qu'une journée, une autre vie que la sienne ? Personne ne le sait, personne d'autre qu'elle - aucun journaliste, à ma connaissance, ne lui ayant demandé « Que ressentez-vous au réveil quand vous réalisez que vous êtes qui vous êtes ? ».


4e de couv, résumé de l'éditeur ou trouvé ailleurs (pas de moi, donc)
Elle avait lu des centaines de scénarios dans sa vie, aucun ne racontait une histoire aussi folle que ce qui lui arrivait.

Ce matin-là, la plus célèbre actrice française a le sentiment que quelque chose lui échappe. Chez elle, son employée de maison l'évite. Dans la rue, on ne se retourne pas sur son passage... Et si c'était plus qu'une impression - le début d'une aventure prodigieuse ?

Les charmeurs de pierres

Lire Brigitte Fontaine, c’est accepter d’entrer dans un univers parallèle, parfois ça passe et à d’autres moments on peut rester coincé dans un vide interstellaire. Mais avec un petit peu de chance, c’est un émerveillement !

De petites fées mâles et femelles apportaient toutes sortes de plats de grès fin emplis de nourritures délicates, ainsi que des pots d'étain de puissantes liqueurs fermentées.
Tous se délectèrent de pêches rôties et farcies de foies de paon bleu, ensuite vinrent les paons eux-mêmes, dans toute leur gloire, entourés de fraises des bois, ensuite des compotes de myrtilles pimentées et du lait de biche finement caillé avec des colliers de groseilles enfilées sur des algues exquises; puis une liqueur verte suivit, flambée et embaumée.
Les charmeurs de pierres de Brigitte Fontaine
Ces charmeurs de pierre nous content un bonheur fantastique aux pays des celtes et des fées, un amour impossible et transcendant, poétique et surréaliste.

Ici, tout est trop, beaucoup trop ! Dans tous les sens pour tous les sens, tout est superlatif. Ripaille, émotions, amour et bonheurs, tout est trop !

Merci Brigitte, vous m’avez régalé

Incipit (et peut-être un petit peu plus si entente)
Salut à toi, peuple neuf, peuple naissant et renaissant, peuple envahisseur de guerre et de paix ; salut ô Peuple Fée, avec tes savoirs verdoyants, tes trésors cachés, tes corps menus retranchés dans les cavernes et les bois pour préserver ta lumière galactique dont le poignard va au fond d'or de l'être infini.


4e de couv, résumé de l'éditeur ou trouvé ailleurs (pas de moi, donc)
Les charmeurs de pierres « Peuples celte et Fée, vous étiez et vous êtes et vous serez pour jamais le sel de la terre et des jardins jaunes immenses de galaxies sans fin. »

Dans ce roman, celtique et féerique, récit des amours, des aventures, des exploits et des épreuves de Bedjaïa et d'Ivor, Brigitte Fontaine ressuscite, avec vigueur, imagination et poésie, les mythes et les coutumes les plus anciens. Le reste serait trop long à raconter...

Ancolie

Derrière un dessin tout pourritch à l’air enfantin, se cache une bande dessinée franchement rigolote et plutôt pour adultes.

Ancolie de Salome Lahoche, couleurs de Thaïs Guimard
Ancolie est une sorcière qui cache le vide et l’absence de sens de son existence dans la drogue, le sexe et l’alcool… Et c’est OK !

Jusqu’à ce que…

Une bonne marrade féministe et rock’n’roll avec une spéciale dédicace à Michel et Mireille

Incipit (et peut-être un petit peu plus si entente)
Bonsoir.
Un whisky, s'il vous plait !


4e de couv, résumé de l'éditeur ou trouvé ailleurs (pas de moi, donc)
Ancolie est une sorcière de 27 ans. Le temps passe 13 fois plus lentement pour elle que pour les humains, alors voilà des siècles qu’elle se traîne de beuveries en aventures sans lendemain à des fêtes peuplées de vampires et de monstres, des rave partys chez les elfes et des afters dans des tavernes. Cette existence alcoolisée, trash et vide de sens est pourtant sur le point de s’arrêter car un événement décisif se prépare : le Congrès annuel du Conseil des sorcières ! Chaque année, les hauts faits des meilleures sorcières y sont récompensés. Sans surprise, Ancolie ne fait jamais partie du lot. Cette année, elle est même convoquée. Pour le Haut Conseil, c’en est trop des déboires d’Ancolie ! Si elle n’accomplit pas un haut fait, elle sera excommuniée et mourra. Ancolie n’avait pas prévu de mourir de sitôt. Qu’à cela ne tienne, elle décide de sauver le monde ! Mais dans une Société inégalitaire, capitaliste et sexiste, elle a du pain sur la planche. Après avoir réfléchi à quelques actions coup de poing, elle se ravise et décide de sortir enfin de sa paresse légendaire. Un soir, une idée de génie – ou de folie – la traverse. Qu’est-ce qui manque le plus dans ce monde, si ce n’est l’empathie ? À force d’écumer les grimoires, notre sorcière tombe enfin sur le parfait sortilège de compassion ! Avec ça, peut-être qu’elle parviendra à sauver le monde, et accessoirement sa peau. Il faut juste que le sort fonctionne…

Un vent de fraîcheur souffle avec Salomé Lahoche qui s’empare de la figure féministe de la sorcière avec aplomb et une bonne dose d’humour pour un récit déjanté. Entre quête initiatique et aventures nocturnes barrées colorisées par Thaïs Guimard, des problématiques modernes comme l’écologie ou les inégalités sont abordées à travers une histoire loufoque ancrée dans un univers singulier où se mêlent fantasy, pop culture et rock’n’roll.

L’amulette

Du sang, des morts, du surnaturel… tout est réuni pour un bon McDowell.

Un craquement gratifiant retentit lorsque la pointe du pic à glace transperça le crâne. Thelma retira alors ses mains du manche et les croisa au-dessus de l'amulette.
James fut parcouru d'une douleur effroyable, qui commençait à peine à s'intensifier lorsqu'il mourut. Elle avait enfoncé le pic à glace jusqu'à la garde.
Le corps de son mari se tordit au niveau de la taille et glissa du matelas. Un mince flot de sang jaillissait de son oreille en faisant des bulles. Thelma se pencha pour essayer de le hisser de nouveau sur le lit, mais dérapa sur l'eau renversée. Ses jambes partirent en arrière et elle tomba face contre sol. Les bords irréguliers du verre brisé se plantèrent dans sa gorge,
tranchant sa jugulaire. Le sang remplit sa bouche si vite qu'elle n'eut pas le temps de crier avant de mourir, elle aussi.
L’amulette de Michael McDowell, trad. de Laurent Vannini
Une histoire de vengeance aveugle en Alabama suite à un bête accident de fusil qui explose au moment du tir, emportant la moitié du visage du pauvre Dean. Une histoire en pleine guerre du Vietnam, théoriquement un peu après la fin de la ségrégation (mais est-elle même vraiment terminée ?).

Un roman bien gore, bien comme il faut

Incipit (et peut-être un petit peu plus si entente)
En mars 1965, Fort Rucca ─ dans le coin sud-est de l'Alabama ─ était une zone populeuse et animée.
Les nouvelles recrues de l'armée y faisaient leurs classes et étaient, en outre, formées au pilotage et à la maintenance des hélicoptères. On savait désormais quelle terrible guerre se livrait dans la jungle du Vietnam, et à quel point nos soldats étaient mal préparés à ce feuillage tropical recelant des pistes de ravitaillement invisibles depuis les airs, où pouvaient se déplacer des milliers d'hommes et des convois entiers de machines et d'armes. Les premiers vétérans étaient revenus et ─ les difficultés du terrain ennemi à l'esprit ─ formaient frénétiquement toujours plus de conscrits.


4e de couv, résumé de l'éditeur ou trouvé ailleurs (pas de moi, donc)
Alabama, 1980. Alors que Dean Howell fait ses classes avant d'être envoyé au Vietnam, un accident le laisse dans un état végétatif. Sa femme Sarah voit alors sa morne vie devenir un enfer : après de longues journées à l'usine, elle doit s'occuper de son mari léthargique, tout en supportant son odieuse belle-mère, Jo, qui accuse la ville entière du sort de son fils. Lorsque celle-ci offre une étrange amulette à l'homme qu'elle tient pour responsable, se met en branle une implacable danse macabre.

Et tandis que meurtres inexplicables et morts accidentelles s’enchaînent, Sarah doit faire face à l'impossible réalité : cette amulette joue peut-être un rôle dans cette hécatombe et elle doit à tout prix mettre la main dessus.

Personne n’aime Simon

Il faut un peu s’accrocher pour suivre Simon. Ici, tout le monde parle en même temps : Simon, sa sœur, Santiag, l’Étranger, le vénérable Maître, le sergent Chochotte, des chats et même quelques poules… et j’en oublie ! Oui il faut suivre, d’autant que ça va vite !

Lorsque je suis entré chez Quentin ce soir, ce connard était posé sur son canapé miteux. Il a tenté de se lever mais je lui ai hurlé de rester assis. Je lui ai hurlé qu'il n'était qu'un connard. Je lui ai hurlé de ne plus jamais s'approcher de ma sœur. Que s'il recommençait, je le tuerais de mes propres mains.
Ses yeux étaient écarquillés. La terreur se lisait sur son visage. Il ne bougeait plus. Même quand j'ai eu fini de gueuler, il n'a pas bougé. Je me suis approché sans un bruit, toujours aucun mouvement. Je l'ai touché du bout du pied, rien.
Je l'ai secoué et il s'est renversé sur lui-même. Ce connard était mort de peur. Véritablement mort de peur! Ma malédiction est-elle véritablement aussi puissante ?
Quoi qu'il en soit, ma mission est terminée. J'ai la certitude qu'il n'emmerdera plus jamais Charlotte. Ni personne d'autre d'ailleurs. Mais il faut que je reste discret quelque temps. Ça ne sent pas bon cette histoire. Pas bon du tout.
Personne n’aime Simon de Philippe Battaglia
Simon nous emporte dans un conte fantasque fantastique avec des morts et du sang et… des notes de bas de pages pour rigoler un peu.

C’est drôle, foutraque et surprenant. Et c’est plutôt réussi

Incipit (et peut-être un petit peu plus si entente)
Demain, je sortirai. Demain je quitterai cet endroit répugnant. Lorsque je prendrai l'allée qui me mènera au grillage, puis au trottoir, ce serait bien que le bâtiment, dans mon dos, brûle. Pour que plus jamais personne ne doive y pénétrer. Ce serait bien que le personnel brûle avec la bâtisse. Pour que plus jamais il ne puisse faire de mal. Ce serait bien que les autres enfants brûlent eux aussi. Pour que le monde du dehors ne connaisse pas leur cruauté.
Le monde du dehors.


4e de couv, résumé de l'éditeur ou trouvé ailleurs (pas de moi, donc)
Dans cet ouvrage insolite, superbement illustré par Ludovic Chappex, Philippe Battaglia nous régale d'une fable fantastique aux allures de roman graphique. Son humour caustique embrasse avec tendresse les bienfaits de l'anthropomorphisme, évoque l'abandon, l'amour fraternel et la rage à travers le destin d'un jeune homme haï de tous. Rebut de la société, Simon ne connaît la bienveillance que par ses félidés et sa sœur.

Lorsque cette dernière se trouve aux prises d'une organisation secrète au fin fond des bayous, Simon se voit obligé d'affronter le monde extérieur. Notre antihéros parviendra-t-il à lever le voile sur les desseins maléfiques du Vénérable Maître de la Prince Hall Lodge n°50 et à sauver le monde absurde qui s'embrase autour de lui ?

La dernière maison juste avant la forêt

Bienvenue dans une maison grand-guignolesque où le vaudou permet bien des extravagances.

La dernière maison juste avant la forêt de Régis Loisel et Jean-Blaise Djian, Dessins de Loisel et couleurs de Bruno Tatti
Un Loisel-Djian (pas vraiment pour les enfants) loufoque et burlesque, peuplé de créatures monstrueuses sous la domination de Mamacumba.

Mais quand le pouvoir tient à un bâton de rouge à lèvres, celui-ci peut s’avérer bien fragile

Incipit (et peut-être un petit peu plus si entente)
Mais ça va pas la tête !
Quel con ce mec !


4e de couv, résumé de l'éditeur ou trouvé ailleurs (pas de moi, donc)
Mamacumba, règne d'une main de fer sur son manoir, la dernière maison juste avant la forêt, grâce à ses mystérieux pouvoirs vaudous. Elle y vit entourée de son mari, le colonel, qu'elle a transformé en statue, de ses domestiques, créatures qu'elle a façonnées de ses mains, et de ses « demoiselles », de terrifiantes plantes carnivores, avides de chair humaine. Son fils Pierrot, à qui elle a jeté un sort, et qui se pense irrésistible malgré son physique terriblement disgracieux, vient les visiter pour l'anniversaire du colonel. Mais la fête va être troublée par l'entrée en scène d'un étrange cadeau : Mimi, une charmante prostituée, qui ne laisse vraiment personne indifférent.

Nos rives partagées

À l’instar des femmes qui regardent les hommes qui regardent les femmes (selon Nancy Huston), les humains regardent les animaux qui les regardent. De quoi faire une histoire plutôt amusante…

Nos rives partagées de Zabus, dessins de Nicoby et couleurs de Philippe Ory
Et pourtant, si ces regards croisés tentent de plonger dans l’intime, la maladie, la mort ou la sexualité (par exemple), cette bande dessinée au dessin clair et aéré reste en surface de ses personnages.

Alors oui, c’est joli, sensible, mais je suis finalement resté comme la grenouille à me dire que finalement, il n’y avait rien à expliquer… Et, c’est peut-être très bien comme ça

Incipit (et peut-être un petit peu plus si entente)
Le monde commence au pied de mon nénuphar.


4e de couv, résumé de l'éditeur ou trouvé ailleurs (pas de moi, donc)
Ils sont six que rien ne rapproche.
Simon est prof et il doute. Son métier doit-il se résumer à inscrire des notes sur des bulletins ? Diane cherche à se reconstruire après une opération, à se sentir femme sans se sentir regardée. Nicole agite sa retraite à militer, même si sa fille ne veut plus lui parler. Vieux et usé, Pierre s'emmerde chez lui. Jill est une ado. Elle hésite entre garçons et filles... et elle envie Hugo qui, lui sait, mais sans succès.
Rien ne les rapproche sauf le rivage partagé avec une faune intriguée, qui observe ces gens empêtrés dans leurs drames, grands ou petits mais si typiquement humains.
Chronique sensible, "Nos rives partagées" narre des existences pas si ordinaires et qui ressemblent aux nôtres. Car même quand le tragique rôde, la vie peut être belle.

D’or et d’oreillers

En tout premier, ce qui émerveille, ce sont les dessins, la mise en page et les couleurs, magnifique !

D’or et d’oreillers de Mayalen Goust, d’après le roman de Flore Vesco
L’histoire ensuite, sympa, un peu féministe et lutte des classe. Et pourtant, l’histoire semble bien classique et patriarcale : un richissime jeune homme qui cherche une épouse et qui, pour ce faire, fait passer une test aux candidates une nuit dans son château sur dix matelas.

Qu’est-ce que ça cache ? Et qui donc s’y cache ?

Une vraie merveille

Incipit (et peut-être un petit peu plus si entente)
Ma fille, approchez, je voudrais vous conter une histoire. Voyons... par où commencer ? Oui, bien sûr, par un beau jeune homme, riche, noble, valeureux, qui voulait prendre femme. Pour choisir son épouse, il avait imaginé que les prétendantes passeraient la nuit dans un lit fort haut fait d'un empilement de dix matelas.


4e de couv, résumé de l'éditeur ou trouvé ailleurs (pas de moi, donc)
Lord Handerson, un riche héritier, a conçu un test pour choisir au mieux sa future épouse. Chaque candidate est invitée à passer une nuit à Blenkinsop Castle, seule, dans une chambre au centre de laquelle se trouve un lit d'une hauteur invraisemblable. Pour l'heure, les prétendantes, toutes filles de bonne famille, ont été renvoyées chez elles au petit matin, sans aucune explication. Mais voici que Lord Handerson propose à Sadima de passer l'épreuve. Robuste et vaillante, simple femme de chambre, Sadima n'a pourtant rien d'une princesse. Et pour cause, l'histoire que va vivre cette dernière, si elle s'apparente bien à de l'amour, est loin d'être un conte de fées...