Camiothécaire-biblioneur aux lectures éclectiques. Romans, essais, biographies et autobiographies, récits de voyage, bandes dessinées, nouvelles, chroniques, témoignages… des critiques selon l'humeur
Adressé à un public jeunesse, ce petit livre tente d’embrasser beaucoup de causes. Écologie, inclusivité, activisme, végétarisme, respect des autres et de la nature, transidentité… Pourtant, même si cela peut sembler beaucoup (et parfois en être même caricatural), c’est plutôt réussi.Si j’étais un arbre de Catherine ZambonAlors oui, c’est un peu mignon et les émotions sont un poil exacerbées, mais cela ne correspond-il pas exactement à l’âge de Violette et Cassandre ?
Allez ! Tous à la ZàD avant que la forêt ne disparaisse sous les coups des pelleteuses et des tronçonneuses
Incipit (et peut-être un petit peu plus si entente) Pla Perré, c'est le lieu où nous devions passer des vacances tranquilles avant que tout n'explose.
Juillet sera à jamais ce mois où la vie sauvage m'a engloutie.
La montagne, c'est là où tout s'est passé.
Tout.
4e de couv, résumé de l'éditeur ou trouvé ailleurs (pas de moi, donc) Violette adore se réfugier dans les arbres. Peut-être une manière de fuir l’encombrant amour d’une mère et d’une grand-mère. Son amour à elle, il va tout entier à Cassandre, qui est fille un jour et garçon le lendemain si ça lui chante.
Lorsque débarque un soi-disant grand-père, tout bascule. Et alors, grimper dans les arbres prendra un sens vertigineux. Celui de l’engagement, de la lutte et de l’espoir.
Il y a des livres, comme ça, qui vous font les aimer.
Avec des histoires qui vous touchent et vous emportent. Avec des plats qui ont du goût, avec l’odeur du vieux papier peint et tous les parfums des prairies comme ceux des rues sombres aux relents de bières tièdes. Morvan de Bénédicte BelpoisEt au milieu, Morvan, Monica et Giovanni… Et la splendide, merveilleuse et invraisemblable Duquesita (impossible de continuer à la voir laide après quelques pages).
Un livre qu’on referme ému et triste de laisser des amis qu’on a connu et aimé (presque inquiets de les abandonner là), après avoir partagé leurs joies et leurs souffrances
Incipit (et peut-être un petit peu plus si entente) C'était dimanche, alors je suis allé me promener, refaire la balade qu'on faisait tous les deux le matin quand il allait bien, qu'il n'avait pas trop bu la veille. Un chemin plat bordé d'herbes jaunes et de déjections canines, parallèle à la route. Chez nous, c'est l'Ardèche des pauvres, celle où l'on ne fait que passer, par hasard, quand l'auto-route encombrée vomit ses hordes de vacanciers assoiffes de soleil qui tentent désespérément d'éviter les bouchons rituels. Itinéraire bis, seconde zone d'un département. Une bourgade éventrée par une nationale surchargée, une poste ouverte deux heures par semaine, des commerces moribonds, une église fermée où même Dieu ne vient plus. Ici, pas de folklore, pas de fromage de chèvre, pas de marché où des post-soixante-huitards attardés vendent de l'encens made in China, pas de pain bio ni de macramés, pas de châtaigniers séculaires. Plus de mines non plus, plus d'usine, plus de travail.
4e de couv, résumé de l'éditeur ou trouvé ailleurs (pas de moi, donc) « Je ne sais pas pourquoi, mais, à la dernière bouchée avalée sans faim, il s'est brisé quelque chose en moi, une sorte d'amarre qui m'attachait là, à caboter inlassablement contre le crépi moisi de la maison. J'ai senti nettement quelque chose se défaire, qui m'a laissé libre, vacillant, légèrement groggy. Je suis allé dans ma chambre, j'ai fait une valise rapidement sans vraiment réfléchir à quoi emporter. »
Un jeune homme solitaire, surnommé Morvan, décide de tout laisser derrière lui un dimanche de printemps : sa maison ardéchoise, son travail d'ouvrier agricole et ses douloureux souvenirs auprès d'un père alcoolique. Sa route va croiser celle de Monica et de Giovanni, dans une pizzeria au pied du mont Blanc, et sa vie prendra dès lors un tour inattendu, à la faveur de l'amour et de l'amitié. Le trio nous entraîne dans une équipée romanesque entre la France, l'Italie et la Suisse, en passant par l'Espagne imaginaire contée par la Duquesita, une vieille femme qui les marquera à jamais.
Avec ce roman à l'écriture vibrante, porté par des personnages d'une profonde humanité, Bénédicte Belpois explore le mystère des paysages que chacun porte en soi.
Si son premier roman, Suiza, m’avait cisaillé, Saint Jacques ne m’avait guère laissé de souvenirs et j’avais donc laissé Gonzalo de côté… Jusqu’à ce que, bienheureusement, on m’en loue la qualité. Et merci !Gonzalo et les autres de Bénédicte BelpoisCe roman choral où les amis, voisins et famille de Gonzalo prennent tour à tour la parole, respire la vie.
Un livre magnifique ou l’amour, tout comme Gonzalo, s’en vient et s’en va
Incipit (et peut-être un petit peu plus si entente) Aujourd'hui j'ai écrit à la Tía Cayetana.
Elle seule peut faire quelque chose pour moi. Elle ira parler au Père, certainement, elle plaidera ma cause. Elle a toujours trouvé les mots pour l'adoucir et il l'écoute comme un oracle depuis l'enfance.
4e de couv, résumé de l'éditeur ou trouvé ailleurs (pas de moi, donc) Gonzalo, fils d’un viticulteur d’un petit village d’Estrémadure, s’enfuit pour éviter le service militaire instauré par les franquistes et le destin médiocre auquel il se croit promis. Mais, après des années passées en France et un amour malheureux, il embrasse de nouveau ses racines et l’immuabilité de la vie rurale.
Il devient alors pour les autres le confident, celui à qui chacun peut livrer les grandeurs et les misères de son existence. Car c’est le portrait d’un village qui se dessine au travers des récits de ces personnages si attachants, un lieu clos où tous se connaissent et où chacun conserve ses secrets. Avec ce roman, Bénédicte Belpois continue de tracer une œuvre singulière au prisme d’une écriture très haute en couleur, sincère et émouvante.
In limbo raconte les difficultés d’une jeune immigrée coréenne aux États-Unis. Racisme, difficultés d’intégration et problèmes d’identité. A cela s’ajoute une mère culpabilisante aux injonctions toxiques. Un très bon cocktail pour préparer une dépression et une tentative de suicide.In limbo de Deb JJ Lee, trad. de Léana FélixUne histoire intime et sensible. Celle d’un parcours chaotique vers un épanouissement personnel et une relation mère-fille apaisée.Un album monochrome bleu pétrole très réussi avec un grain d’image qui apporte beaucoup douceur à cette autobiographie qui en manque cruellement
Incipit (et peut-être un petit peu plus si entente) Je peux changer mon apparence.
Enfin, dans ma tête.
4e de couv, résumé de l'éditeur ou trouvé ailleurs (pas de moi, donc) La famille de Deborah (Jung-Jin) a émigré de Corée du Sud aux États-Unis. Depuis ce jour, elle se sent différente. Comme si un monde la séparait des autres.
Enfant, elle a eu du mal à s'adapter. Elle n'arrivait pas à parler anglais. Des années plus tard, c'est tout l'inverse. Elle ne parle plus coréen. Elle tente de s'intégrer, mais rien ne va. Ses professeurs n'arrivent pas à prononcer son nom coréen. Son visage n'est pas comme celui des autres. Surtout ses yeux. Elle voudrait tout changer et être « normale ».
Aujourd'hui, Deb est au lycée, et tout est encore plus difficile. Ses amitiés changent, évoluent, se brisent. Elle n'arrive plus à suivre en cours. Les disputes avec sa mère dégénèrent. Elle est coincée dans les limbes, prisonnière du vide, sans le moindre refuge. Sa santé mentale s'effondre. Confrontée à une telle souffrance, elle tente de se suicider.
Mais Deb est forte. Elle veut guérir. Elle essaye. Chaque jour est une bataille. Pas à pas, elle tente de reconstruire son monde, grâce à l'art et à la psychothérapie. C'est en prenant soin de sa santé mentale, émotionnelle et physique qu'elle va renouer avec son héritage coréen. Un travail qui l'aidera à comprendre qui elle est.
Ce liftier emporte tout près du ciel de la poésie. Juste là où elle embrasse la prose avec passion.Le liftier des anges de Raoul PastorRaoul Pastor raconte sa vie, ses amitiés et le théâtre. Instants exaltés ou l’angoisse touche la jouissance, la scène et le partage, la mise en scène et les doutes.
Un théâtre où le « je » se confond avec lui. Et vient la fin, avec nostalgie, regrets et souvenirs lumineux
Incipit (et peut-être un petit peu plus si entente) Jaune et ocre pâle ou blanc. On ne distingue pas le ciel de l'air. On respire sous daltonisme.
Le silence est immobile.
La mer, pourtant si proche, se venge de son absence.
Les vieux, sous leurs bérets, ont quitté les trottoirs et leurs chaises pour se mettre à l'abri dans l'ombre de leurs femmes et des volets clos.
4e de couv, résumé de l'éditeur ou trouvé ailleurs (pas de moi, donc) Un quart de siècle de direction théâtrale a ceci d’agréable qu’il laisse peu de place à la tiédeur : il y a ceux, nombreux, qui vous haïssent, et il y a les autres, chez qui vous avez laissé un souvenir, une bribe d’émotion, une trace quelconque, et qui éprouvent un sentiment qui va du respect à l’amitié. Ou quelque part entre les deux.
« Ce splendide récit où se mêlent tant de choses essentielles étreint la gorge et l’estomac. L’amitié, l’amour, le travail, la ville, les gens. Ce sentiment double de la plénitude et de l’incomplétude d’une vie. L’auteur a l’art de raconter ce qu’il a connu, souffert, aimé. Il atteint le rêve de l’écrivain, mettre en scène sa réalité, avec vigueur et la distance nécessaire. »
Un roman qui se vit comme ce qu’il se raconte. Tout en émotions. Et pas des petites joies timides ou des chagrins d’enfance vite consolés d’un bisou magique, non ! C’est la vie qui s’envole comme elle s’écrase, qui tourbillonne et qui explose !La bonne mère de Mathilda di MatteoEt c’est magnifique, touchant, révoltant, tordant (de rire comme de douleur) et déchirant.
Un vrai trésor du Sud de la France, bien loin des culs pincés germanopratins, un livre avec des épices et du soleil. Mais attention, quand il pleut, c’est à torrents, avec de la grêle, et des congères dans un brouillard glacial
Incipit (et peut-être un petit peu plus si entente) Je me doutais bien, avec sa Grande École et ses grands airs, qu'elle allait nous ramener un petit Parisien. Elle me sort :
- Il est pas de Paris, maman, mais de banlieue parisienne.
4e de couv, résumé de l'éditeur ou trouvé ailleurs (pas de moi, donc) Huit cents kilomètres séparent Clara de sa mère, Véro, depuis qu'elle a quitté Marseille. Ce week-end, elle lui présente Raphaël. Un girafon, pense Véro en le voyant. Il l'agace avec son pedigree bourgeois, ses mots compliqués et sa bouche fermée comme une huître. Elle n'aurait jamais dû laisser Clara monter à Paris.
Mère et fille se cherchent, se fuient, se heurtent sans jamais oublier de s'aimer. Comment être une bonne mère quand notre enfant nous échappe ? Comment être une bonne fille quand on a honte de celle qui nous a tout donné ? Comment s'affranchir sans trahir ?
La Bonne Mère est l'histoire d'un amour féroce. Un roman ultra-contemporain sur la violence dont on hérite et sur ce qu'on reproduit malgré soi. Avec une ironie mordante, Mathilda di Matteo nous entraîne dans un tourbillon d'émotions, entre Marseille et Paris.
Le grand Bob, c’est l’exploration de l’âme d’un homme par un ami. Bob s’est suicidé sans laisser de message avec l’espoir (vain) que sa mort passe pour un accident.Le grand Bob de Georges SimenonMais qui était-il vraiment ? Et pourquoi a-t-il mis fin à ses jours ?Un roman exploratoire sensible qui date pourtant d’une autre époque où l’on retrouve Simenon dans ses travers les plus déplaisants lorsqu’il parle du corps des femmes. Comment pouvait-il comprendre aussi finement l’humain tout en étant aussi fièrement nauséabond ? Une époque misogyne… Seulement ?
Incipit (et peut-être un petit peu plus si entente) Je n'étais pas à Tilly ce dimanche-là, car profitant de ce que les enfants étaient chez leur grand-mère, nous avions accepté, ma femme et moi, une invitation à passer le week-end chez des amis qui possèdent une propriété en bordure de la forêt de Rambouillet. La journée avait été chaude et lourd avec des menaces d'orage et même quelques grosses gouttes de pluie vers la fin de l'après-midi.
4e de couv, résumé de l'éditeur ou trouvé ailleurs (pas de moi, donc) Pourquoi Robert, dit le Grand Bob, a-t-il choisi de disparaître en se noyant au cours d'une partie de pêche ? Ami de Bob et de sa femme Lulu, le docteur Coindreau cherche dans le passé de cet homme au tempérament plutôt boute-en-train des éléments qui puissent élucider ce mystère.
Issu d'une famille honorable, Bob a jadis abandonné ses études de droit pour vivre avec la légère et gentille Lulu, chapelière à Paris. Leur vie a été modeste mais heureuse. Alors ?
Alors, Coindreau finira par comprendre le destin de deux êtres qui s'aimaient, et qui n'ont pas voulu être indignes l'un de l'autre...
Une fois encore, le romancier du Petit Homme d'Arkhangelsk, créateur de Maigret, nous fait pénétrer dans le quotidien d'existences ordinaires, dont il sait comme personne exprimer l'humanité, et parfois la grandeur.
Avec beaucoup d’humour (il n’y d’ailleurs pas besoin de forcer le trait tant ces années sont ─ rétrospectivement ─ drôles), Caro nous raconte l’année du bac dans les années 80 vue par Daniel.Les derniers jours de l’apesanteur de Fabrice CaroEt tout y passe : la musique, les copains, la caf, les ragots, les fêtes, les études et bien sûr les fantasmes et les filles vues par ce qu’il serait de bon ton de nommer « un looser magnifique ».
Un portrait tendre et amusé sur des années compliquées
Incipit (et peut-être un petit peu plus si entente) Une photo de Michel Sardou ornait la couverture du Télé 7 Jours, accompagnée de la légende « Sardou au tournant de sa vie, 23 ans d'amour, de colères et de passion, il fait le point ». Je la regardais vaguement en buvant mon chocolat au lait. Mon frère à côté faisait un bruit monstre en mâchant ses corn flakes, absorbé par l'illustration figurant sur le paquet.
4e de couv, résumé de l'éditeur ou trouvé ailleurs (pas de moi, donc) L'année du Bac, la meilleure période de notre vie en même temps que la pire.
« Je m'étais façonné un faux moi intégralement taillé pour lui plaire. Elle avait adoré Le cercle des poètes disparus ? C'est dingue, c'était mon film culte. Elle aimait Sting et surtout son dernier album en date... Nothing Like the Sun ? Je vénérais cet album, de manière inconditionnelle. Elle admirait le chanteur pour son implication dans la défense de la forêt amazonienne aux côtés du chef Raoni ? J'étais à deux doigts de venir au lycée le lendemain avec un plateau de terre cuite coincé dans la lèvre inférieure... »
Jonglant avec l'euphorie et la fébrilité de nos dix-huit ans, Fabrice Caro livre la chronique drolatique d'une année de terminale à la fin des années 80.
Réussir les livres à messages est périlleux. Pourtant, Chloé Delaume s’en sort plutôt bien et porté par une sororité polyphonique, ce court roman réussi à convaincre tout en restant une fiction bien torchée.Ils appellent ça l’amour de Chloé DelaumeMe reste pourtant un sentiment un poil malaisant… Les coupables ne sont-ils finalement jamais réellement punis par la justice ?
Une histoire d’emprise comme il en existe tant
Incipit (et peut-être un petit peu plus si entente) L'ardoise n'est pas magique
Clotilde dans son crâne se donne tout un tas d'ordres pour que soit neutralisé l'assaut de ses sensations. Elle se répète Respire et Regarde où tu marches, mais la suffocation, autant que le vertige, poursuit sa progression. Ne te rappelle rien Elle sent venir les suées, redoute d'être bientôt saisie par le haut-le-cœur. Reste calme, Déglutis, Respire. Elle ne voulait pas revenir ici, non, pas revenir, tout remonte à la surface et son masque se craquelle. Souris, Respire, Avance plus vite.
4e de couv, résumé de l'éditeur ou trouvé ailleurs (pas de moi, donc) Parce qu'elle a laissé ses amies organiser leur escapade durant ce week-end de trois jours, Clotilde se retrouve dans une ville qu'elle avait rayée de la carte. Ici, il y a vingt ans, elle a vécu avec Monsieur, un homme qui fit d'elle sa Madame sous prétexte de lui faire du bien. C'est ainsi que Clotilde se dépouilla d'elle-même, jusqu'à devenir un simple objet, mais un objet d'amour.
De son assujettissement d'alors, Clotilde a encore honte, et elle a beaucoup de mal à se découdre la bouche pour reconnaître les faits. La preuve : ni Adélaïde, ni Judith, ni Bérangère, ni Hermeline ne connaissent cette histoire, et aucune ne se doute qu'à deux rues de leur location, dans son immense maison, habite toujours Monsieur.
Clotilde se demande si libérer sa parole pourrait aider la honte à enfin changer de camp.
Jane n’a aucun souvenir son père qui fuit peu après sa naissance et sa mère vient de mourir sans ne rien lui en dire. Elle part à la recherche de celui qu’elle ne connait pas.Pourquoi les hommes fuient ? de Erwan LarherEnchaînant différents modes de narration, Erwan Larher nous balade à sa suite. C’est haletant, cocasse, sexy, intime et par cela, il nous dresse quelques portraits très réussis du showbiz. L’artiste aux idées pures, l’arriviste, le producteur, l’écrivain (mention spéciale !), la retraitée des lumière qui tente de briller encore, les contadins (Erwan aime les mots) du bistrot, les gentils et les moins gentils… Et c’est criant de réalisme !Mais diantre pourquoi tout mélanger, pourquoi ces robots ? L’histoire était magnifique, même les auras ne semblaient pas complètement à côté… Mais le soulèvement des machines… pourquoi ici ?
Mais ce n’est pourtant qu’un détail. Car oui, cette quête est magnifique
Incipit (et peut-être un petit peu plus si entente) La tentation de disparaître. Devenue besoin. Petit à petit, au fil des déceptions, des trahisons. De moins en moins te reconnaître dans tes semblables. Ou trop te reconnaître, au contraire. Dans leurs lâchetés, leurs petitesses, leurs démissions. Qui sont aussi les tiennes.
Alors la tentation...
... de...
... disparaître.
4e de couv, résumé de l'éditeur ou trouvé ailleurs (pas de moi, donc) Jane a 21 ans. Hyperconnectée, elle vit au présent entre jobs d'hôtesse et menus larcins, boîtes et soirées branchées, ses amants d'une nuit et ses deux colocataires. Un soir, le hasard la jette malgré elle sur la piste de son père, qu'elle n'a jamais connu. Est-il cette pop star dont on a perdu la trace ? Ce guitariste punk passé à côté de sa vie ? Ou ce solitaire retiré de la compagnie des hommes ?Jane se prend au jeu des vérités parfois contradictoires tandis que son environnement se détraque. La violence du réel, son humanité aussi, s'engouffrent dans les brèches à mesure qu'elle perd le contrôle.