Inflorescence

Inflorescence explore les difficultés de la transmission mère-fille au travers de quatre générations.

Inflorescence de Raluca Antonescu
Un livre subtil et sensible où les poisons sont parfois bien enfouis et mettent plusieurs générations à instiller leur venin.

Histoires de femmes blessées en quête d’une guérison, mères de sang ou d’adoption

Incipit (et peut-être un petit peu plus si entente)
Le gouffre
Jura, 1911
Elle coupa à travers bois et pressa le pas. Le plateau s'ouvrit brusquement et la lumière crue l'obligea à plisser les yeux. En baissant la tête, elle traversa un champ parsemé de touffes d'herbes jaunies. Agitées par le vent, elles lui firent penser à des crinières. Elle ralentit, essoufflée. Ce n'était plus très loin.


4e de couv, résumé de l'éditeur ou trouvé ailleurs (pas de moi, donc)
Jura, 1911. Une femme se désespère d’être à nouveau enceinte et se rend superstitieusement au lieu-dit Le Gouffre du diable pour implorer la fin de sa grossesse. À partir de ce lieu dont la terrifiante et réelle histoire nous est contée et de cette aïeule commune, le roman dresse quatre portraits de femmes ordinaires qui traversent de lourdes épreuves et dont les vies s’entrecroisent, et parfois se déchirent.

Le jardin, comme une trame, relie ces quatre destins. Plates-bandes ordonnées d’un lotissement Levitt ou serre en Argentine mais lieu-miroir qui n’appartient qu’à soi et qui permet la reconstruction.

Herbier du souvenir

En tombant sur cette suite du Roitelet dans une librairie, je me suis empressé de l’embarquer pour m’y plonger aussitôt.

Herbier du souvenir de Jean-François Beauchemin
Pourtant, après quelques chapitres, je n’arrivais toujours pas à y retrouver la magie qui m’avait alors emporté. Comme si j’étais passé d’un coup du parfum léger des fleurs des champs à un pot de miel un poil trop sucré.

L’auteur a perdu son frère schizophrène voilà deux ans, il raconte le deuil plein d’une nostalgie heureuse, une tristesse pleine de l’amour pour le frère disparu

Incipit (et peut-être un petit peu plus si entente)
Le soir où mon frère est mort de son inconsolable chagrin, les dernières feuilles se sont un peu inclinées et, dans les arbres, la communauté très tendre des oiseaux a interrompu son chant. Partout, la nature se recueillait, comme cela arrive chaque fois qu'une âme qui a été beaucoup aimée quitte le corps qui l'abritait.


4e de couv, résumé de l'éditeur ou trouvé ailleurs (pas de moi, donc)
Deux ans après la mort de son frère, qui souffrait de schizophrénie, un homme revisite leur histoire commune au fil de son quotidien. Grâce à l’amour de ses proches – sa femme Livia, leur vieux chat Lennon, la voisine madame Vermeulen –, grâce aussi à l’intarissable splendeur du monde, il réapprend doucement la joie. Son témoignage prend ici la forme d’un herbier, c’est-à-dire d’une collection de souvenirs semés puis recueillis dans la vaste vallée fleurie de sa mémoire, et destinés, comme dans les albums photos, à une certaine immortalité.

Le vampire

Cette nouvelle (un peu moyenne) tire principalement sa valeur de sa naissance. Elle fut écrite en juin 1816 dans la villa Diodati en présence de Lord Byron et Mary Shelley qui y écrivit Frankenstein ou le promethée moderne.

Le vampire : les origines du mythe : seconde édition
de John William Polidori et (possiblement) Lord Byron, traduction de Henri Faber, revue et modernisée par Luc Deborde
Une nouvelle qui ravivera le personnage du vampire en le présentant sous les traits d’un séduisant jeune dandy énigmatique.

Un livre agrémenté de quelques illustrations et autres textes qui participèrent à l’essor de cette sanglante littérature

La femme chauve-souris par Albert Joseph Penot

Incipit (et peut-être un petit peu plus si entente)
E In ce temps-là, parut au milieu des dissipations d'un hiver londonien, parmi les nombreuses assemblées que la mode y réunit à cette époque, un lord plus remarquable encore par ses singularités que par son rang. Son œil se promenait sur la gaieté générale qui régnait autour de lui avec une indifférence témoignant de son incapacité à la partager. On eût dit que le sourire gracieux de la beauté savait seul attirer son attention, et encore n'était-ce que pour le voir mourir sur les lèvres charmantes qui l'avaient porté, car son regard glaçait les cœurs d'un effroi secret, y faisant périr jusqu'à l'idée du plaisir qui y avait régné jusqu'alors.


4e de couv, résumé de l'éditeur ou trouvé ailleurs (pas de moi, donc)
En matière d'histoires de vampire, on peut dire qu'il y a l'avant et l'après cette nouvelle inspirée par lord Byron et écrite par John Williams Polidori en 1819.
Avant, le vampire est un mythe peu populaire et assez vague, proche de celui des « zombis » et autres morts-vivants.
Après, le personnage prend la forme d'un dandy à la peau exsangue, immortel et séducteur, au charme sulfureux, s'intéressant surtout aux victimes féminines qu'il saigne d'une morsure à la gorge.
Cette réédition largement illustrée ressuscite le texte fondateur de la version moderne du vampire qu'il complète par les poèmes et nouvelles ayant inspiré Polidori. On y trouvera L'enterrement : un fragment et Les ténèbres de lord Byron, La Fiancée de Corinthe de Wolfgang Goethe et Le Vampire de John Stagg, dans des traductions inédites ou modernisées.
Un recueil incontournable pour les adeptes de fantastique !

Animan

Comment dire ? Un chef d’œuvre absolu ou une invraisemblable nullité ? Franchement, je ne sais pas vraiment. Pas plus que pour La fontaine de Marcel Duchamp, je ne saurais me positionner. Pour autant, je me suis bien marré !

Animan de Anouk Ricard

Et donc… N’est-ce pas là l’essentiel ?

Alors, fi de l’académisme et youpi pour l’audace et la fraîcheur ! Une bande dessinée pour retrouver l’âme et la légèreté de l’enfance

Incipit (et peut-être un petit peu plus si entente)
Qui est Animan
C'est un homme comme les autres.


4e de couv, résumé de l'éditeur ou trouvé ailleurs (pas de moi, donc)
Les histoires ne racontent pas seulement des enquêtes mais aussi la vie d’Animan, sa rencontre et ses combats avec son ennemi juré, Objecto. Le livre est ponctué de peintures, comme dans certains des albums précédents d'Anouk.

Parthenia

Dans son deuxième roman, Pauline Gonthier nous parle d’hommes et de politique. Et de Léa aussi, ouf !

Leur armée de l'ombre grossit désormais de façon quasi autonome. C'est à elle, bien sûr, que les négligences seront reprochées. Elle perdra alors de son influence, déjà entamée depuis que Thibaut a obtenu de coanimer l'équipe de campagne virtuelle. Cette pensée l'angoisse.
Parthenia de Pauline Gonthier
Des hommes solitaires, frustrés, masculinistes, un peu paumés. Mais aussi des hommes ambitieux, avides et prêts à tout. Et Léa qui peine à se situer.

Et qui va peut-être devoir faire un pas de côté.

Une plongée dans dans les coulisses politiques droitardes et leurs nouveaux outils : les incels et leurs frustrations alimentant les réseaux sociaux mascus : désinformation, fake news, manipulations, coups tordus… tout est permis, seule la victoire est belle

Incipit (et peut-être un petit peu plus si entente)
Un lit king size aux draps clairs encastré dans une bibliothèque noire. Une lumière vive et mordante qui magnifie les contrastes. Dans le cadre de la porte-fenêtre entrouverte sur un minuscule balcon, une silhouette de femme. Dans l'ombre, immobile et vêtu ─ costume marine, chemise bleu ciel ─, un corps allongé. Immobile, ce corps, mais non inerte : la poitrine se soulève, si l'on regarde bien, et des narines s'échappe un léger sifflement. Les poings de l'homme ─ il s'agit d'un homme ─ sont liés. Sa bouche, bâillonnée ; ses yeux, couverts d'un bandeau noir.


4e de couv, résumé de l'éditeur ou trouvé ailleurs (pas de moi, donc)
Depuis sa rupture, Baptiste n’a plus goût à rien, si ce n’est scroller nuit et jour sur les forums à la recherche de conseils en séduction, en attendant que son père le vire de chez lui.

Jeune attachée parlementaire, Léa dédie toute son énergie à son patron, dont les idées réactionnaires attirent de plus en plus d’électeurs.

Baptiste et Léa n’ont rien en commun, si ce n’est Parthenia. Parthenia, c’est leur soupape, leur sanctuaire virtuel : une cité gréco-romaine idéale où sens du devoir et discipline règnent en valeurs maîtresses. Mais du jeu en ligne à l’échiquier politique il n’y a qu’un pas, et dans l’obscurité de chambres de garçons solitaires, la fronde s’organise. Les pions sont en place, la partie peut commencer.

Pauline Gonthier brosse le portrait incisif d’un malaise civilisationnel. Quand la haine misogyne se diffuse sous les traits du divertissement, la guerre des sexes ne laisse personne indemne.

Million dollar baby

F.X. Toole a bossé dans le monde de la boxe et ça se ressent immédiatement. En 5 nouvelles il nous dresse le panorama d’un sport gangréné par l’argent et où la violence est omniprésente.

Quand Billy se relève Maggie a encore des problèmes de vue mais elle maintient la pression sur la Russe, lui infligeant des enchaînements qui la sonnent durement et mettent l'assistance en délire. L'arbitre allait arrêter le combat lorsque la cloche sonne.
Au milieu du ring, Maggie vient de caser quatre coups bien appuyés et elle s'apprête à achever Billy d'un crochet du gauche à la mâchoire quand elle entend la cloche. Elle se retient de frapper et se tourne sur sa droite une seconde pour regarder de son œil valide Frankie en train de glisser le tabouret sous les cordes. Elle baisse la garde.
L'Ourse tenait sa droite prête, et contrairement à Maggie elle se moque de la cloche. Calculant qu'avec son œil gauche elle ne verra pas le coup arriver, elle avance d'un pas et frappe à la volée, attrapant Maggie à la tempe gauche.
Million dollar baby de F. X. Toole, traduction de Bernard Cohen
Et si la nouvelle qui donne son titre au recueil ainsi qu’au film d’Eastwood est bouleversante, les autres textes qui l’accompagnent ne sont pas en reste de puissance.

Un livre d’une grande humanité avec des hommes et des femmes souvent dépassés par les événements dans un monde brutal. Bousculés et brutalisés ils tentent, coups après coups, de se relever

Incipit (et peut-être un petit peu plus si entente)
J'arrête le sang.
Entre deux rounds, j'empêche le sang de couler pour que les boxeurs puissent continuer à combattre.
Certains gars perdent leurs moyens dès qu'ils saignent. C'était le cas de Sonny Liston, qu'il repose en paix. C'était un dur, et pourtant il s'effondrait à la vue de son propre sang.


4e de couv, résumé de l'éditeur ou trouvé ailleurs (pas de moi, donc)
La boxe n'a rien de naturel, murmurait la voix. Comprends-moi bien là-dessus, petit. Tout ce que tu fais en boxe, c'est le contraire de ce que tu ferais dans la vie. Par exemple, tu veux aller à gauche ? Eh bien tu ne bouges pas ton pied gauche, tu pousses sur tes orteils droits. Comme ça. Et pour bouger à droite, pareil. Au lieu de fuir la douleur, ce qui est la réaction naturelle, en boxe tu vas la chercher, tu comprends ?

Plongée unique dans un monde difficile à comprendre pour le profane, mais qui a fasciné Jack London, Ernest Hemingway ou encore Joyce Carol Oates, Million Dollar Babya été porté à l'écran par Clint Eastwood et a remporté quatre Oscars.

Les dents de la mer

Si les dents de la mer font partie de l’imaginaire collectif (de ma génération, certes) grâce au film de Spielberg, je n’avais jamais plongé dans le livre qui l’avait inspiré. Et ce fut une très bonne surprise de constater que l’adaptation était globalement plutôt fidèle.

Il regarda sous lui, commença à se détourner, mais baissa à nouveau brusquement la tête. Jaillissant du bleu sombre -lentement, en douceur - droit vers lui : le requin. Il nageait sans effort apparent, tel un ange de la mort glissant vers un rendez-vous convenu depuis longtemps.
Hooper le fixa, fasciné, voulant s'enfuir mais incapable de bouger. Il s'émerveilla de ses couleurs: les ternes marron et gris visibles quand il se trouvait à la surface avaient disparu. Le haut de l'immense corps était d'un gris métallique, avec des nuances bleutées là où les rayons du soleil l'atteignaient. Sous la ligne latérale, tout était d'un blanc crémeux, fantomatique.
Hooper voulut lever sa caméra, mais son bras refusa de lui obéir. Dans une minute, se dit-il. Dans une minute.
Les dents de la mer de Peter Benchley, traduction de Alexis Nolent
A l’exception pourtant de deux pans de l’histoire qui ne se déroulent pas vraiment dans l’eau, mais plutôt dans un lit ou à l’abri des regards…

Une très bonne surprise, un page-turner qui ne se laisse pas poser avant de l’avoir complètement dévoré

Incipit (et peut-être un petit peu plus si entente)
Le grand poisson avançait en silence dans les eaux nocturnes, propulsé par les courts battements de sa queue en forme de croissant. Sa bouche à peine ouverte, juste assez pour permettre à l'eau de passer par ses branchies. Rien d'autre ne bougeait : une correction de sa trajectoire apparemment erratique, de temps en temps, en baissant ou levant légèrement une de ses nageoires pectorales - comme un oiseau change de direction en inclinant une aile ou l'autre. Ses yeux étaient aveugles dans le noir, et ses autres sens ne transmettaient rien de particulier à son petit cerveau primitif.


4e de couv, résumé de l'éditeur ou trouvé ailleurs (pas de moi, donc)
Une nuit, le corps mutilé d'une jeune femme s'échoue sur la côte d'Amity, petite cité balnéaire du Massachusetts. Martin Brody, le chef de la police, en est convaincu : un requin rôde dans les parages. Et maintenant qu'il a goûté à la chair humaine, il ne s'arrêtera plus. L'accès aux plages doit être interdit, mais le maire et une partie de la population s'y opposent. En pleine saison estivale, c'est l'économie de la ville qui en dépend. Lorsque deux nouveaux cadavres sont découverts, un pêcheur local est chargé de traquer le requin. Il en sera la quatrième victime. Le temps est venu, pour Brody, de prendre les choses en main. Une lutte à mort s'engage alors, qui n'aura que deux issues possibles : l'anéantissement du requin, ou celui de l'équipage.

Ce qui est arrivé à la célèbre actrice blonde

Mais que lui est-il arrivé, à cette (très belle) artiste blonde ? Sans trop en dire, on peut quand même avancer que c’est une histoire plutôt loufoque, une aventure fantastique contemporaine et plein d’humour.

La cabine de Photomaton se localisait facilement, à gauche de l'entrée principale. Par chance, elle était vide. L'actrice entra, ajusta la hauteur du tabouret, scanna sa carte bancaire et fit sa sélection : quatre portraits au format passeport. Son visage apparut au centre de l'écran lumineux, se reconnaître la rassura. Elle pressa le bouton vert, l'appareil lui demanda de confirmer son choix, elle s'exécuta et sortit de là tranquillisée au point qu'elle envisagea de partir sans récupérer les photos. Mais elle imagina la réaction de la personne qui, venant après elle, trouverait ses quatre portraits dans le réceptacle, et elle se résolut à attendre. Peu de temps, du reste, puisque le tirage fut rapidement produit.
Ce qui est arrivé à la célèbre actrice blonde de Stephane Carlier
Il y a comme un glitch dans la matrice, dirait-on…

Et la célèbre artiste blonde aura bien du mal à corriger le bug.

Un petit livre vite avalé, sans autres prétentions que de proposer un bon moment. Et en se tenant à ça, c’est plutôt une réussite

Incipit (et peut-être un petit peu plus si entente)
Au réveil, il lui faut sans doute un instant pour se rappeler qui elle est, où elle se trouve, quel monde l'entoure. Que ressent-elle alors au chaud de ses draps ? Ses pensées s'organisent-elles joyeusement autour de son nom, de sa blondeur, de sa célébrité ou, au contraire, lui arrive-t-il de vouloir s'alléger de ce qui lui apparaît comme un fardeau
et vivre, ne serait-ce qu'une journée, une autre vie que la sienne ? Personne ne le sait, personne d'autre qu'elle - aucun journaliste, à ma connaissance, ne lui ayant demandé « Que ressentez-vous au réveil quand vous réalisez que vous êtes qui vous êtes ? ».


4e de couv, résumé de l'éditeur ou trouvé ailleurs (pas de moi, donc)
Elle avait lu des centaines de scénarios dans sa vie, aucun ne racontait une histoire aussi folle que ce qui lui arrivait.

Ce matin-là, la plus célèbre actrice française a le sentiment que quelque chose lui échappe. Chez elle, son employée de maison l'évite. Dans la rue, on ne se retourne pas sur son passage... Et si c'était plus qu'une impression - le début d'une aventure prodigieuse ?

Eurotrash

Dans ce road trip surréaliste avec un sac en plastique plein de billets de mille, Christian et sa mère parcourent la Suisse avec l’intention de tout donner.

Les autoroutes suisses se trouvaient depuis cinquante ans dans un état de réparation permanent, il y avait toujours quelque part un rétrécissement de la chaussée, on voyait ici et là quelques petits cônes en plastique orange, il y avait un engin de chantier en apparence abandonné et une bétonnière qui n'avait pas servi depuis des années. On installait tout cela à cet endroit, puis, sous le couvert de la nuit, on le transportait ailleurs afin de suggérer qu'on travaillait ou du moins qu'on faisait quelque chose. Sur la petite section d'autoroute entre le tunnel de Milchbuck et l'aéroport de Zurich, par exemple, cela faisait quarante-quatre ans qu'on travaillait, on commençait sur une des voies, puis on passait à l'autre, et alors on réinstallait les petits cônes et on continuait prétendument à creuser, à interdire l'accès, à rebétonner, c'était comme ça depuis des décennies, comme ça depuis près d'un demi-siècle.
Eurotrash de Christian Kracht, traduction de Corinna Gepner
L’occasion de tirer le portrait du pays et de ses habitants en même temps que celui d’une vielle dame alcoolique et d’une famille à la richesse pas très propre… La Suisse, quoi.Nous reprimes notre place à l'arrière du taxi et le chauffeur démarra. J'avais toujours eu Genève en exécration, cette ville protestante abominable, mensongère, glaciale, pleine de frimeurs, de vantards et de pinailleurs. Nous l'avions surnommée Calvingrad. Je préférais cent mille fois Zurich.Un périple très drôle, piquant, triste et tendre, joyeusement désespéré. Et si cette autofiction a de petits airs de Mars de Fritz Zorn dans les débuts, l’humour et l’autodérision rendent ces deux voyageurs fort attendrissants

Incipit (et peut-être un petit peu plus si entente)
Et donc j'ai dû retourner quelques jours à Zurich. Ma mère voulait me parler de toute urgence. Elle avait appelé, m'avait prié de venir sans délai, cet échange téléphonique avait été très angoissant. Et sous l'effet de la nervosité, je m'étais senti si mal durant tout ce week-end prolongé que j'avais souffert d'une forte constipation. Par ailleurs, il faut que je dise qu'il y a un quart de siècle j'avais écrit une histoire que, pour une raison qui ne me revient malheureusement pas, j'avais intitulée Faserland. Elle s'achève à Zurich, pour ainsi dire au beau milieu du lac, de façon plutôt traumatisante.


4e de couv, résumé de l'éditeur ou trouvé ailleurs (pas de moi, donc)
Comment résister à une vieille dame qui implore votre visite ? En bon fils, Christian se rend à Zurich, ville qu’il exècre, afin de rejoindre le luxueux domicile de son octogénaire de mère, particulièrement acariâtre et portée sur l’alcool.

Accueilli par une salve de reproches, il décide, à son propre étonnement, de l’embarquer pour un road trip à travers la Suisse. La dernière occasion pour ces deux cœurs accidentés de revenir sur une histoire familiale atypique, faite de culpabilité et de honte héritées. Le sarcasme en bandoulière, Christian et Frau Kracht se livrent un combat sans merci pour peut-être, enfin, se trouver.

Les incroyables pouvoirs de la nature

Juste histoire de remettre les choses à leur place : le monde vivant n’a pas attendu les humains pour communiquer, évoluer, s’adapter, croître ou se défendre… Alliés, concurrents ou juste voisins, les végétaux, champignons, animaux, unicellulaires et autres virus évoluent ensemble depuis plus de trois milliards d’années sans avoir eu besoin de nous.

Les incroyables pouvoirs de la nature de Hugues Demeude, illustrations de Yann Wehrling
Cette bande dessinée rend hommage à quelques intelligences naturelles remarquables, des arbres aux coraux, des koala aux vers de terre… De tous petits exemples, mais qui illustrent bien les impressionnantes compétences du monde vivant.

Avec un dessin parfois tout crado et pourtant tout chou, cette BD documentaire ne manque pas de faire réfléchir

Incipit (et peut-être un petit peu plus si entente)
Fut un temps, des scientifiques et des philosophes nous expliquaient que les animaux n'avaient pas d'ÂME.
Parce qu'ils ne parlent pas comme nous, les animaux et les plantes devraient être considérés comme des « machines » sans émotions ?


4e de couv, résumé de l'éditeur ou trouvé ailleurs (pas de moi, donc)
À la découverte des prodigieuses capacités du monde vivant.

Chaque jour, sur notre planète, animaux, végétaux, champignons - trois mondes étroitement reliés - développent des trésors d'ingéniosité pour répondre à leurs besoins vitaux : se reproduire, croître, se nourrir, se déplacer, apprendre, se défendre, guérir, communiquer... C'est ainsi que l'hippocampe mâle est "mis enceint" pour mieux protéger ses petits ; la tortue olivâtre détermine le sexe de son embryon ; le poisson-éléphant, grâce à son sixième sens électrique, se déplace par électrolocation ; le koala possède un génome adapté à l'eucalyptus toxique ; l'embryon de seiche est capable d'apprendre dans son oeuf ; ou encore, l'anodin ver de terre se révèle un fabuleux laboureur, fertilisateur et guérisseur.
Ce livre vous emportera au coeur des pouvoirs insoupçonnés du vivant.