Ange Leca

Dans cette BD belle époque, on peut surtout remarquer le dessin et les couleurs de Victor Lepointe. Et bien que certaines scènes et personnages semblent souvent figés, il offre là un rendu très raccord avec ces années parisiennes.

Ange Leca de Tom Graffin et Jérôme Ropert, dessins et couleurs de Victor Lepointe

Hélas, le scénario m’a semblé un brin en dessous et fort convenu. Un jeune et beau journaliste corse amant de la sensuelle femme du patron gras et puissant, une morte démembrée, des suspicions bien évanescentes pour un coupable retord et tout désigné…

Le tout accompagné d’un petit dossier sur la ville et l’époque – comme justification ?

Alors oui, c’est pas mal, mais j’ai finalement trouvé ça un peu trop léger pour être convainquant

4e de couv, résumé de l'éditeur ou trouvé ailleurs (pas de moi, donc)
« La Belle Époque prend l'eau et les cadavres flottent. »

Hiver 1910. La Seine submerge la capitale. Sous les eaux, Paris a des airs de Venise. Mais tout remonte à la surface : passions, rats, vieux démons... Et un corps de femme démembré et décapité, impossible à identifier.

Ange Leca, jeune journaliste rebelle, dépendant à l'alcool et opiomane abstinent, décide de mener son enquête. Mais celle-ci va l'entraîner beaucoup plus loin qu'il ne l'imaginait et ébranler ses dernières certitudes. Et il n'est pas certain qu'Emma, sa nouvelle addiction, l'aide à garder la tête froide...

Automne, en baie de Somme

Un riche industriel est retrouvé mort empoisonné sur son bateau en baie de Somme et Amaury Broyan enquête et soupçonne rapidement la richissime veuve.

Automne, en baie de Somme de Philippe Pelaez, dessin de Alexis Chabert

Une bande dessinée dans le tout Paris de la belle époque, au milieu des peintres et des modèles magnifiques, des faux semblants et des avortements clandestins.

Une historiette sympa mais surtout, un dessin magnifique et des aquarelles qui se marient à merveille avec l’époque pour sublimer les rues de Paris

4e de couv, résumé de l'éditeur ou trouvé ailleurs (pas de moi, donc)
« À la Belle Époque, elles détiennent deux armes d'exception : la beauté et l'argent. »

1896. Le corps d'un riche industriel est découvert à bord d'une goélette échouée dans la baie de Somme. Pour une affaire de cette importance, on envoie le meilleur policier de Paris, Amaury Broyan. Très vite, l'inspecteur soupçonne la veuve, héritière de l'immense empire. L'enquête révèle alors que l'industriel avait également une maîtresse, Axelle Valencourt, un modèle ayant posé pour de nombreux artistes et notamment Alfons Mucha.

Des quartiers cossus de Paris aux cabarets de la Butte Montmartre, l'inspecteur se retrouve plongé dans une affaire complexe et périlleuse, dans laquelle chaque personnage, y compris l'inspecteur, va révéler sa part d'ombre

Minuit, Montmartre

La rencontre de Théophile Alexandre Steinlein et de Masseïda dans le Montmartre de la fin de la Belle Époque. Un atelier l’artiste et sa muse… et des chats.

Minuit, Montmartre de Julien Delmaire

Une bio romancée au style un peu lourd et à l’intrigue faiblichonne. Ou peut-être suis-je passé à côté d’une grande poésie sensuelle ?

L’occasion de rechercher et revoir les œuvres d’un anarchiste lausannois

Théophile Alexandre Steinlen – Affiche de la Tournée du Chat noir (1896), New Brunswick (New Jersey), Zimmerli Art Museum
4e de couv, résumé de l'éditeur ou trouvé ailleurs (pas de moi, donc)
Montmartre, 1909. Masseïda, une jeune femme noire, erre dans les ruelles de la Butte. Désespérée, elle frappe à la porte de l'atelier d'un peintre. Un vieil homme, Théophile Alexandre Steinlen, l'accueille. Elle devient son modèle, sa confidente et son dernier amour. Mais la Belle Époque s'achève. La guerre assombrit l'horizon et le passé de la jeune femme, soudain, resurgit...

Minuit, Montmartre s'inspire d'un épisode méconnu de la vie de Steinlen, le dessinateur de la célèbre affiche du Chat Noir. On y rencontre Apollinaire, Picasso, Félix Fénéon, Aristide Bruant ou encore la Goulue... Mais aussi les anarchistes, les filles de nuit et les marginaux que la syphilis et l'absinthe tuent aussi sûrement que la guerre.

Ce roman poétique, d'une intense sensualité, rend hommage au temps de la bohème et déploie le charme mystérieux d'un conte