Camiothécaire-biblioneur aux lectures éclectiques. Romans, essais, biographies et autobiographies, récits de voyage, bandes dessinées, nouvelles, chroniques, témoignages… des critiques selon l'humeur
On s’était connus avec La Suisse lave plus blanc puis La Suisse, l’or et les morts. C’était l’époque de la Commission Bergier et des secrets de polichinelles qui tombaient les uns après les autres. Le voile se levait sur une sale époque (est-elle terminée ?) mais qui fut bien lucrative pour tous les profiteurs.
Jean Zigler
Qu’en dire ? Si ce n’est que nous sommes gentiment passés de l’hypocrisie au cynisme !
Le 9 juin 2013, je postais le premier article de ce blog. Treize ans plus tard, cet article en est le deux millième ! Jamais je n’aurais pensé ça lorsque je chroniquais le premier, La vie sexuelle des cannibales.
De toutes ces lectures (oui, les critiques forment l’immense majorité de ce blog), que retenir ? Quel livre emporter sur une île déserte, quel est le top 10, mes auteur-ice-s préféré-e-s, et les pires ? Hélas, je ne suis pas vraiment plus avancé aujourd’hui pour répondre à ça. Un jour c’est celui-là et demain ça sera certainement l’autre.
Papa de Jeremiah, tu as bercé ma jeunesse western moderne post-apocalyptique. La loi du colt et l’impertinance de Kurdy avaient bonne place dans ma bibliothèque.
Jeremiah, tome 1 : La nuit des rapaces
Puis, je me suis gentiment éloigné de la BD pour te retrouver dernièrement, mais la flamme n’était plus aussi vive.
Il y a des personnes qui ont fait bouger des lignes, Claudette Colvin, puis Rosa Parks et bien d’autres en ont fait partie et l’ont souvent payé cher
Claudette Colvin
Pour celles et ceux qui ne la connaitraient pas, Tania de Montaigne lui avait rendu hommage avec Noire qui fut aussi adapté en bande dessinée par Émilie Plateau
Si la fiction m’est fort utile (faut-il d’ailleurs qu’elle le soit ?) pour comprendre le monde qui nous entoure, la presse, les magazines et autres journaux ne le sont pas moins.
Du coup, je me suis permis d’ajouter cette catégorie J’ai lu quelque part, dans laquelle je glisserais, au fil de mes surprises, sourires, interrogations ou autres découvertes, quelques phrases et paragraphes tirés d’ici ou là.
L’intelligence artificielle nous conseille ce que nous devrions visionner, qui écouter, ce que nous devrions acheter en fonction de notre historique. Les algorithmes sont prudents, ils n’aiment guère le changement, pour la bonne raison qu’ils sont incapables d’imaginer autre chose. Mais si seul compte ce qui figure dans les bases de données, ne risquons-nous pas de perdre une part de nous-même ? La vie n’est-elle pas d’un ennui mortel dans le ventre mou de la statistique ? Et n’est-il pas pour le moins risqué de transposer dans l’avenir nos vieux schémas du passé ? Il n’est qu’à regarder autour de nous: une vedette de la télé-réalité siège pour la deuxième fois à la Maison-Blanche, la Terre se réchauffe d’année en année… Et les gens portent encore des Crocs.
Encore une belle année de lecture avec 256 livres et 47243 pages avec une presque parité auteurs-rices (92-98). Une soixantaine de bandes dessinées-albums et autres livres d’images et 73 Simenon… Il m’en reste encore une petite trentaine et j’aurais enfin terminé ses romans durs.Lectures 2025De nouveau, une grosse majorité de fiction avec plus de 200 livres, une trentaine de (autos)bios et assimilés, quelques docs et essais et un poil de poésie.
Côté poésie, il y a eu l’invraisemblable et magnifique Brigitte Fontaine
En bande-dessinée le choc éblouissant de redécouvrir un vieux Druillet et la joie de retrouver un Baladi coincé dans ma bibliothèque. En plus récent, D’or et d’oreillers de Mayalen Goust m’a ébloui autant que José Luis Munuera avec son adaptation de Son odeur après la pluie de Cédric Sapin-Defour m’a ému
Dans la non-fiction, Nicolas Demorand qui m’a profondément touché, Rebeka Warrior ma bouleversé et Isabelle Flükiger m’a beaucoup fait réfléchir avec sa fiction plus que réelle
Pour la fiction, Rim Battal emporte tout avec son petit Je me regarderai dans les yeux Philippe Battaglia m’a délicieusement fait rire, tout comme Mathilda Di Matteo
Ahmet Altan m’a beaucoup touché avec son Madame Hayat
Une heureuse ré-édition m’a fait découvrir l’effroi de Swiss Trash de Dunia Miralles
Pour les belles histoires, c’est évidemment Aimer de Sarah Chiche qui m’a séduit
Cette année fut pour moi aussi celle de la découverte de l’excellent Erwan Larher qui, lorsque qu’il ne traduit pas des bluettes pour Harlequin, écrit admirablement bien
Finalement, et même si ce ne fut pas forcément son meilleur, Art&fiction a miraculeusement retrouvé et enfin édité le premier roman de Laurence Boissier, une incitation à lire toutes les merveilles de cette autrice genevoise. Je vous glisse ci-dessous les immanquables juste après ce Londres 13h30