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En commençant cette histoire par la fin, Adeline Dieudonné nous plonge immédiatement dans un malaise qui ne se dissipera pas avant la dernière page tournée… Et bien après encore.Dans la jungle de Adeline DieudonnéCar juste après cette sordide conclusion, commence ce drame que l’on sait inéluctable. Pourtant, les signes sont infimes, la progression insidieuse, et les red-flags ne pourraient sembler évidents qu’à postériori.
Et toute la puissance de ce livre tient dans cette lente progression et dans la faiblesse des signaux.
Une démonstration
Incipit (et peut-être un petit peu plus si entente) Si le notaire est ému, il n'en laisse rien paraître. Décontraction mesurée, pantalon beige, chemise à carreaux, lunettes à monture légère, la cinquantaine tonique, il descend l'escalier de marbre qui mène à sa salle d'attente la mine affable, concentrée. Il salue d'une poignée de main les deux femmes qui viennent d'entrer, les invite à le suivre.
4e de couv, résumé de l'éditeur ou trouvé ailleurs (pas de moi, donc) Une jolie villa dans le Brabant wallon, l’été à la mer, l’hiver au ski, deux enfants : Aurélie et Arnaud se sont construit une vie qui leur ressemble. Pourtant, un soir d’été, Arnaud prend une arme et assassine les siens avant de se suicider.
Adeline Dieudonné rembobine le film de l’histoire de ce couple, du premier regard à la mise en place d’un quotidien bourgeois. À chaque étape, la mécanique prend forme sous nos yeux, insidieuse, inéluctable.
Chronique d’une mise à mort annoncée, ce roman haletant nous entraîne au cœur de la bourgeoisie belge, où il est courant de tutoyer son banquier et où la violence se dissimule derrière les façades de briques blanches.
Dans son deuxième roman, Pauline Gonthier nous parle d’hommes et de politique. Et de Léa aussi, ouf !Parthenia de Pauline GonthierDes hommes solitaires, frustrés, masculinistes, un peu paumés. Mais aussi des hommes ambitieux, avides et prêts à tout. Et Léa qui peine à se situer.
Et qui va peut-être devoir faire un pas de côté.
Une plongée dans dans les coulisses politiques droitardes et leurs nouveaux outils : les incels et leurs frustrations alimentant les réseaux sociaux mascus : désinformation, fake news, manipulations, coups tordus… tout est permis, seule la victoire est belle
Incipit (et peut-être un petit peu plus si entente) Un lit king size aux draps clairs encastré dans une bibliothèque noire. Une lumière vive et mordante qui magnifie les contrastes. Dans le cadre de la porte-fenêtre entrouverte sur un minuscule balcon, une silhouette de femme. Dans l'ombre, immobile et vêtu ─ costume marine, chemise bleu ciel ─, un corps allongé. Immobile, ce corps, mais non inerte : la poitrine se soulève, si l'on regarde bien, et des narines s'échappe un léger sifflement. Les poings de l'homme ─ il s'agit d'un homme ─ sont liés. Sa bouche, bâillonnée ; ses yeux, couverts d'un bandeau noir.
4e de couv, résumé de l'éditeur ou trouvé ailleurs (pas de moi, donc) Depuis sa rupture, Baptiste n’a plus goût à rien, si ce n’est scroller nuit et jour sur les forums à la recherche de conseils en séduction, en attendant que son père le vire de chez lui.
Jeune attachée parlementaire, Léa dédie toute son énergie à son patron, dont les idées réactionnaires attirent de plus en plus d’électeurs.
Baptiste et Léa n’ont rien en commun, si ce n’est Parthenia. Parthenia, c’est leur soupape, leur sanctuaire virtuel : une cité gréco-romaine idéale où sens du devoir et discipline règnent en valeurs maîtresses. Mais du jeu en ligne à l’échiquier politique il n’y a qu’un pas, et dans l’obscurité de chambres de garçons solitaires, la fronde s’organise. Les pions sont en place, la partie peut commencer.
Pauline Gonthier brosse le portrait incisif d’un malaise civilisationnel. Quand la haine misogyne se diffuse sous les traits du divertissement, la guerre des sexes ne laisse personne indemne.
Svastika, comme la croix qui tourne (et qui n’a strictement rien à voir avec sa récupération nazie, le livre ayant été écrit entre 1929 et 1930 au Japon), raconte une histoire qui s’emmêle et tourne en rond, de plus en plus vite et dans une ronde manipulatrice infernale.Svastika de Junichirô Tanizaki, traduction de René de Ceccatty et Ryôji NakamuraC’est la confession d’une romance sensuelle entre deux femmes, qui tourne au sordide.
Mais si cette passion dans le Japon du début du 20e électrise la première partie, les multiples retournements de situations ont fini par m’agacer quelque peu
Incipit (et peut-être un petit peu plus si entente) Monsieur, j'avais l'intention aujourd'hui de vous mettre au courant de tout, mais est-ce que je ne vous dérange pas dans votre travail ? Si j'entrais dans les moindres détails, cela risquerait d'être assez long et si j'écrivais avec un peu plus de facilité, j'aurais tout noté dès le début à propos de ce qui nous occupe et je l'aurais même présenté sous forme romanesque, en le soumettant à votre jugement...
4e de couv, résumé de l'éditeur ou trouvé ailleurs (pas de moi, donc) A l'image du svastika - une croix qui tourne - les quatre protagonistes de cette histoire tirent tour à tour les ficelles d'une véritable machination amoureuse et diabolique. Sonoko est follement éprise de Mitsuko, jeune bourgeoise ravissante, et entraîne dans cette passion son mari, Mister Husband, et Watanuki, pâle prétendant de Mitsuko. Sonoko rapporte ici tous les détails du complot à un grand écrivain, dans un immense monologue qui constitue le roman lui-même.
Si vous avez un petit souci de cholestérol, n’ouvrez surtout pas ce livre. Même la couverture risquerait de vous le faire grimper. Le titre ne trompe pas.Le beurre de Manako de Asako Yuzuki, trad. de Mathilde Tamae-BouhonCar derrière une histoire de tueuse en série manipulatrice, se cache une histoire gastronomique à la française en plein cœur du Japon. Joël Robuchon devrait valider sans hésitation !Une enquête menée par une journaliste gourmande et fascinée qui dévoile un pays patriarcal avec toutes les injonctions et inégalités qui pèsent sur les femmes
Délicieux, mais un poil écœurant… doublement
Incipit (et peut-être un petit peu plus si entente) Les étroites habitations aux façades écrues s'étirent à perte de vue le long des collines en pente douce.
4e de couv, résumé de l'éditeur ou trouvé ailleurs (pas de moi, donc) Le quotidien de Rika, jeune journaliste ambitieuse mais surmenée, est bouleversé quand elle rencontre Manako, une femme accusée d’avoir assassiné trois de ses amants.
Pleine d’assurance, Manako ne cache pas son amour pour la cuisine somptueuse grâce à laquelle elle a su garder ses hommes. Rika veut à tout prix l’interviewer, et Manako y consent à condition que celle-ci se plie à ses demandes culinaires. Fascinée par ce personnage, Rika accepte. Mais en changeant de régime alimentaire, elle gagne quelques kilos et pour la première fois, subit le regard des autres.
Entre emprise et velléités d’indépendance, Rika va mener son enquête sur le passé trouble de Manako, tout en prenant conscience des injonctions de la société à l’endroit des femmes.
Inspiré d’un fait divers qui a défrayé la chronique, Le beurre de Manako est un roman délicieux saupoudré de tension psychologique et un portrait panoramique du Japon contemporain.
Si une histoire se termine bien, c’est qu’elle n’est pas finie. Et avec ce testament Donadieu, Simenon ne nous berce pas vraiment d’illusions. L’histoire de Philippe, trop avide, ambitieux, arriviste prêt à tout pour réussir.Le testament Donadieu de Georges Simenon
Et il réussira ! Et qu’importe les reniements, les mensonges, tromperies et manipulations. Il épousera une fille Donadieu et ce sera la première pierre de son grand oeuvre.
Un roman sombre où les femmes sont des pions que l’on utilise, les amis des ressources à traire, la famille des encombrants à disperser et les promesses de douces paroles laudatives à utiliser sans compter.
Incipit (et peut-être un petit peu plus si entente) Une ouvreuse traversa le hall, ouvrit à deux battants les portes vitrées, tendit la main pour s'assurer qu'il ne pleuvait plus et rentra en serrant son tricot noir, à boutons, sur sa poitrine. Comme à un signal, la marchande de berlingots, de cacahuètes et de nougats quitta, de son côté, l'abri d'un seuil et s'approcha de son éventaire dressé au bord du trottoir.
4e de couv, résumé de l'éditeur ou trouvé ailleurs (pas de moi, donc) Philippe Dargens, fils d'un élégant aventurier, directeur de cinéma, a réussi à s'introduire dans une famille d'armateurs de La Rochelle, les Donadieu.
Pour faire fortune, il ne recule devant rien : il fait la conquête de sa belle-mère qu'un testament éloignait des affaires, il écarte ses beaux-frères...
Il trahit peu à peu tous les idéaux de sa jeunesse et utilise son entourage pour satisfaire ses ambitions.
Il y a des bouquins comme ça, qu’on ne lirait pas forcément et qui nous tombent dans les mains par hasard. On en lit une page et impossible de le reposer avant la fin. C’est ce qui m’est arrivé avec cet homme aux mille visages. L’homme aux mille visages de Sonia KronlundL’histoire d’un énorme mytho, le prince de l’embrouille, le roi de la manipulation, l’empereur des imposteurs ! Sonia Kronlund a mené l’enquête aux trousses de Ricardo (un de ses nombreux noms). Séducteur aux milles vies.
Et c’est très impressionnant !
Une enquête poussée qui va la mener du Brésil en Pologne. Et si la partie interprétation psy du personnage m’a parfois moins convaincu (mais il faut bien essayer de comprendre pourquoi ? Qu’est-ce qui peut bien le pousser dans de tels délires ?), le travail journalistique est impressionnant et le résultat se lit comme un roman quasi psychédélique.
Fascinant !
Incipit (et peut-être un petit peu plus si entente) Quand j'avais une vingtaine d'années, le premier garçon avec qui j'ai vécu a dissimulé un magnétophone dans mon salon entre le radiateur et le mur. Il enregistrait ce qui se passait en son absence, puis il écoutait ce que j'avais dit aux gens de passage ou au téléphone.
4e de couv, résumé de l'éditeur ou trouvé ailleurs (pas de moi, donc) Il se fait appeler Ricardo, Alexandre, Daniel ou Richard. Il est argentin, brésilien ou portugais, se prétend chirurgien, ingénieur, photographe ou encore policier. Sous ses multiples légendes, il mène en parallèle plusieurs histoires d'amour dans différents pays. Sans qu'aucune compagne ne se doute de rien.
Qui est cet imposteur de haut vol ? Comment procède-t-il ? Pourquoi ?
Avec l'aide des femmes qui l'ont aimé, d'un détective privé polonais et de policières brésiliennes, Sonia Kronlund a mené l'enquête. Pendant cinq ans, elle a cherché les traces de l'homme aux mille visages. Aujourd'hui, elle raconte comment ce fascinant caméléon s'est trouvé pris à son propre piège.
En Inde (mais c’est la même chose partout, non ?), une femme, écrivaine, épouse un homme qui rapidement, l’isole (autre ville, déconnexion des réseaux sociaux, confiscation des mots de passe mail…) et… rabaisse, exige, abuse, frappe, viole, menace de pire encore…
Et si certaines pages sont insoutenables, elles semblent tellement réelles. Quand je te frappe : portrait de l’écrivaine en jeune épouse de Meena Kandasamy
Et où sont les amis, la famille, la police, les voisins ?
Et que fait la justice ?
Le récit d’une femme, seule, qui résiste et qui espère encore… jusqu’à quand, jusqu’à quoi ?
Un roman glaçant !
Incipit (et peut-être un petit peu plus si entente) Ma mère en parle encore.
Cinq années se sont écoulées et, chaque année, sa version de l'histoire mute, se transforme. La plupart des circonstances sombrent dans l'oubli - les différents épisodes, le mois, le jour, la saison, les et cetera et les ainsi de suite - , et ne subsistent au final que les détails les plus absurdes.
4e de couv, résumé de l'éditeur ou trouvé ailleurs (pas de moi, donc) Alors qu'elle se remettait d'une déception amoureuse, la narratrice, prise entre ses aspirations et les attentes de ses parents, s'est quelque peu précipitée dans le mariage. L'heureux élu est un brillant universitaire, un admirable militant - l'homme idéal ?
Mais la jeune femme déchante vite, confinée dans sa maison à Mangalore, loin de sa famille, de ses amis. C'est d'abord ses habitudes que son mari entreprend de réformer : il faut quelle cesse de passer tant de temps sur internet, sur sa boîte mail, sur les réseaux sociaux - et puis, finalement, sur son ordinateur. Pour elle qui vit de son écriture, c'est presque un arrêt de mort. Il faut quelle devienne une parfaite femme du peuple, qu'elle assimile et incarne la doctrine marxiste. Et surtout, surtout, qu'elle respecte son époux et se conforme en tout point à ses désirs. Cet « endoctrinement » passe par la violence, qui emprunte toutes les ramifications possibles, plus perverses les unes que les autres.
Pour ne pas sombrer, la narratrice lutte, elle écrit dans sa tête, imaginant comment raconter son histoire, cherchant la moindre faille. Peu à peu, elle invente un stratagème afin de s'en sortir, de garder le contrôle de sa propre vie. De ne pas disparaître.
Porté par une voix puissante, ce récit de survie polymorphe, étonnamment lumineux, offre un éclairage salutaire sur les violences faites aux femmes, en Inde et dans le monde. Créant une tonalité singulière, à la fois intime et littéraire, l'auteur décortique avec rage et brio le mécanisme de défense inaltérable que constitue le rapport à la fiction.
Pauvre folle d’aimer, d’espoir et d’impossible. Folle et enfermée dans un déni passionnel.
Pauvre folle de Chloé Delaume
Avec une écriture sublime (qui m’a réveillé d’anciens souvenirs de Kundera), Chloé Delaume dévoile les tourments de Clotilde, emportée dans les tourbillons d’un impossible amour.
C’est vertigineux, souvent drôle, subtile et écrasant.
Pauvre pauvre folle
Incipit (et peut-être un petit peu plus si entente) La fin du monde n'a pas du tout la forme prévue. Derrière la vitre embuée, Clotilde observe la neige couvrir avril ; le train qui l'emporte traverse autant de forêts mortes que de prés empoissés par des ruisseaux boueux. Elle regarde le décor se déliter lentement, l'époque s'appelle Trop tard, chacun est au courant, alors elle se demande comment font toutes ces bouches pour prononcer encore sérieusement le mot Avenir.
4e de couv, résumé de l'éditeur ou trouvé ailleurs (pas de moi, donc) Dans toutes les histoires d'amour se rejouent les blessures de l'enfance : on guérit ou on creuse ses plaies. Pour comprendre la nature de sa relation avec Guillaume, Clotilde Mélisse observe les souvenirs qu'elle sort de sa tête, le temps d'un voyage en train direction Heidelberg. Tandis que par la fenêtre défilent des paysages de fin du monde, Clotilde revient sur les événements saillants de son existence.
La découverte de la poésie dans la bibliothèque maternelle, le féminicide parental, l'adolescence et ses pulsions suicidaires, le diagnostic posé sur sa bipolarité. Sa rencontre, dix ans plus tôt, avec Guillaume, leur lien épistolaire qui tenait de l'addiction, l'implosion de leur idylle au contact du réel. Car Guillaume est revenu, et depuis dix-sept mois Clotilde perd la raison. Elle qui s'épanouissait au creux de son célibat voit son coeur et son âme ravagés par la résurgence de cet amour impossible.
La décennie passée ne change en rien la donne : Guillaume est toujours gay, et qui plus est en couple. Aussi Clotilde espère, au gré des arrêts de gare, trouver une solution d'ici le terminus
Incipit (et peut-être un petit peu plus si entente) « Cellule 11, Grande surveillance »
Quand une cloche, quelque part, sonna deux coups, le prisonnier était assis sur son lit et deux grandes mains noueuses étreignaient ses genoux repliés.
L'espace d'une minute peut-être il resta immobile, comme en suspens, puis soudain, avec un soupir. il étendit ses membres, se dressa dans la cellule, énorme, dégingandé, la tête trop grosse, les bras trop longs, la poitrine creuse.
4e de couv, résumé de l'éditeur ou trouvé ailleurs (pas de moi, donc) Le 7 juillet, à Saint-Cloud, une riche veuve américaine, Mme Henderson, et sa femme de chambre, Élise Chatrier, sont assassinées dans leur villa. Très rapidement, Joseph Heurtin, un livreur de vingt-sept ans dont la présence sur les lieux du crime est attestée, est arrêté puis condamné à la peine de mort. Mais Maigret ne croit pas à la culpabilité de Heurtin, et il organise en secret son évasion, persuadé que celui-ci va le mener sur la piste du véritable assassin
Encore un Maigret « atypique ». C’est amusant comme toutes ces enquêtes semblent similaires et pourtant comme chacune se démarque à sa façon.
Maigret à Vichy de Georges Simenon
Ici, le commissaire est en « vacances forcées » avec sa femme, envoyé en cure par son médecin à Vichy. Monsieur et Madame qui se promènent de source en source et qui n’y boiront que de l’eau ! Si, si, que de l’eau !
Et c’est alors qu’une femme sera retrouvée morte étranglée. Pris dans l’enquête, Maigret accompagnera le commissaire Lecoeur dans une histoire sordide qui dévoilera un piètre et très touchant meurtrier.
Incipit (et peut-être un petit peu plus si entente) Tu les connais ? demanda Mme Maigret à mi-voix comme son mari se retournait sur un couple qu'ils venaient de croiser.
L'homme aussi s'était retourné, avait souri. Ou aurait même dit qu'il hésitait à revenir sur ses pas pour serrer la main du commissaire.
4e de couv, résumé de l'éditeur ou trouvé ailleurs (pas de moi, donc) Une femme, Hélène Lange, a été étranglée à Vichy. Bien qu'elle y ait vécu neuf ans, personne ne sait rien d'elle. Ni d'où proviennent les coquettes sommes d'argent qu'elle recevait à intervalles réguliers. Séjournant là pour une cure thermale en compagnie de son épouse, Maigret s'intéresse entre deux promenades à l'enquête de son confrère et ami Lecoeur. Ce dernier n'aura pas grand mal à arrêter l'assassin. Les petits secrets des soeurs Lange, en revanche, lui donneront davantage de fil à retordre...Comme toujours, Simenon excelle à créer une ambiance, à la rendre palpable. Les kiosques et les jardins de Vichy, les pavillons rococos, le calme teinté d'ennui de la saison thermale forment un parfait contrepoint aux existences, sordides ou pathétiques, qui nous sont finalement révélées.