Quand l’obsession, le manque, la jalousie, le désir et la dépendance sombrent dans la folie.
Incipit (et peut-être un petit peu plus si entente)
C'est étrange, ça la gratte. Là, au bout de l'orteil, sur la peau douce comme celle des bébés. Elle frotte. Elle pose même ses lèvres puis un peu ses dents. Elle n'aime pas cette sensation. Elle ne la comprend pas. Il l'a quittée il y a environ une demi-heure et elle vient de se coucher. Trente minutes sur le drap roulé en boule avant de trouver le courage d'éteindre la lumière puis, là, pof, ce picotement à l'extrémité du corps. Elle ne sera donc jamais tranquille ? Là-haut, à l'étage, la vieille ne bouge pas. Rien ne la gratte, elle, pourtant, elle est en train de pourrir.
C'est étrange, ça la gratte. Là, au bout de l'orteil, sur la peau douce comme celle des bébés. Elle frotte. Elle pose même ses lèvres puis un peu ses dents. Elle n'aime pas cette sensation. Elle ne la comprend pas. Il l'a quittée il y a environ une demi-heure et elle vient de se coucher. Trente minutes sur le drap roulé en boule avant de trouver le courage d'éteindre la lumière puis, là, pof, ce picotement à l'extrémité du corps. Elle ne sera donc jamais tranquille ? Là-haut, à l'étage, la vieille ne bouge pas. Rien ne la gratte, elle, pourtant, elle est en train de pourrir.
4e de couv, résumé de l'éditeur ou trouvé ailleurs (pas de moi, donc)
Marie rencontre Eli, un jour banal dans un lieu banal. Plus elle l'aime, plus elle s'enfonce là où le sexe et l'attente règnent en maîtres : chair archaïque, jouissance. Cela pourrait en rester là, mais dans cette obsession-peau, Marie décide de tuer son amant. En cinq repas. La nuit venue, dans sa cuisine, elle plonge ses mains dans les beurres et les pâtes. Face à la somptuosité des mets, Eli est dérouté : est-ce le goût de cette farce sublime qui rend soudain Marie plus attirante ? Ou cette façon bien à elle de l'amener plus loin qu'il n'étaient jamais allés ensemble ? Jeux de la bouche et de la mort : Marie ira-t-elle jusqu'au bout ? Dans ce récite mené au fil du couteau, Tiffany tavernier lève un pan de l'imaginaire féminin qu'on n'a jamais fini de découvrir, entre l'attirance et l'effroi. L'écriture est à l'image de l'ogresse qui se révèle ici à travers la cuisine : concise et crue.
Marie rencontre Eli, un jour banal dans un lieu banal. Plus elle l'aime, plus elle s'enfonce là où le sexe et l'attente règnent en maîtres : chair archaïque, jouissance. Cela pourrait en rester là, mais dans cette obsession-peau, Marie décide de tuer son amant. En cinq repas. La nuit venue, dans sa cuisine, elle plonge ses mains dans les beurres et les pâtes. Face à la somptuosité des mets, Eli est dérouté : est-ce le goût de cette farce sublime qui rend soudain Marie plus attirante ? Ou cette façon bien à elle de l'amener plus loin qu'il n'étaient jamais allés ensemble ? Jeux de la bouche et de la mort : Marie ira-t-elle jusqu'au bout ? Dans ce récite mené au fil du couteau, Tiffany tavernier lève un pan de l'imaginaire féminin qu'on n'a jamais fini de découvrir, entre l'attirance et l'effroi. L'écriture est à l'image de l'ogresse qui se révèle ici à travers la cuisine : concise et crue.
