Avec un style magnifique, Départ raconte la chute d’un homme. Travail, famille, confiance en soi, capacité à se projeter… il ne reste rien, un homme déchu.
Un petit livre où la forme épouse le fond avec beaucoup de tendresse
Incipit (et peut-être un petit peu plus si entente)
Regina me laisse mes caleçons, quelques chemises,
lorsqu'elle dit
dehors
tu habites plus ici,
un matin elle me met à la porte, je buvais mon café sur la table, des toasts et du beurre, pour les petits des céréales, je fumais ma cigarette et ouste.
Regina me laisse mes caleçons, quelques chemises,
lorsqu'elle dit
dehors
tu habites plus ici,
un matin elle me met à la porte, je buvais mon café sur la table, des toasts et du beurre, pour les petits des céréales, je fumais ma cigarette et ouste.
4e de couv, résumé de l'éditeur ou trouvé ailleurs (pas de moi, donc)
Trois femmes dans la vie d'un homme en chute libre
Un homme installé dans un quotidien un peu gris mais sans histoire se retrouve chassé de chez lui par son épouse, confronté au prévisible éloignement de ses enfants devenus grands, et propulsé dans l'âpre réalité du travail sur un chantier après la perte de son emploi de bureau. Dès lors, le protagoniste navigue entre la méditation sur son passé et la difficile reconstruction de sa vie. Subissant les événements, notamment avec les femmes, son épouse et sa cheffe de chantier, il échoue à s'engager auprès de la figure potentiellement rédemptrice qui croise son chemin. Partant d'une situation ordinaire d'incertitude, c'est tout l'art de Claire Genoux de nous conduire de cet ordinaire vers l'envoûtement ; et cela au moyen d'une langue tantôt rugueuse, tantôt poétique, éminemment sensuelle, toujours dans une recherche parfaite d'équilibre entre le sens et le style.
Trois femmes dans la vie d'un homme en chute libre
Un homme installé dans un quotidien un peu gris mais sans histoire se retrouve chassé de chez lui par son épouse, confronté au prévisible éloignement de ses enfants devenus grands, et propulsé dans l'âpre réalité du travail sur un chantier après la perte de son emploi de bureau. Dès lors, le protagoniste navigue entre la méditation sur son passé et la difficile reconstruction de sa vie. Subissant les événements, notamment avec les femmes, son épouse et sa cheffe de chantier, il échoue à s'engager auprès de la figure potentiellement rédemptrice qui croise son chemin. Partant d'une situation ordinaire d'incertitude, c'est tout l'art de Claire Genoux de nous conduire de cet ordinaire vers l'envoûtement ; et cela au moyen d'une langue tantôt rugueuse, tantôt poétique, éminemment sensuelle, toujours dans une recherche parfaite d'équilibre entre le sens et le style.
