Si j’étais un arbre

Adressé à un public jeunesse, ce petit livre tente d’embrasser beaucoup de causes. Écologie, inclusivité, activisme, végétarisme, respect des autres et de la nature, transidentité… Pourtant, même si cela peut sembler beaucoup (et parfois en être même caricatural), c’est plutôt réussi.

Je les ai laissées à leur bourrasque familiale et je suis allée chez Cassandre, ma pote Cassandre, qui n'est ni fille ni garçon, mais qui est tout pour moi, et qui me trouve géniale absolument géniale.
Je dis elle, parce qu'elle préfère le féminin. En ce moment. Ça peut changer. Des fois c'est il. Elle n'aime pas iel parce que ça la perturbe assez d'être plusieurs, elle veut un pronom personnel stable le temps qu'elle le porte, quitte à en changer tout le temps. Ça n'est pas toujours facile, la transidentité, même si c'est le truc le plus passionnant que j'aie eu à observer depuis que j'observe.
J'adore observer, si possible, depuis le haut d'un arbre.
J'adore les arbres.
Chez mamie, il y a un noyer fantastique où je passe mes journées d'été. Je lis. J'écris. Je me fais arbre. Ça me va.
Si j’étais un arbre de Catherine Zambon
Alors oui, c’est un peu mignon et les émotions sont un poil exacerbées, mais cela ne correspond-il pas exactement à l’âge de Violette et Cassandre ?

Allez ! Tous à la ZàD avant que la forêt ne disparaisse sous les coups des pelleteuses et des tronçonneuses

Incipit (et peut-être un petit peu plus si entente)
Pla Perré, c'est le lieu où nous devions passer des vacances tranquilles avant que tout n'explose.
Juillet sera à jamais ce mois où la vie sauvage m'a engloutie.
La montagne, c'est là où tout s'est passé.
Tout.


4e de couv, résumé de l'éditeur ou trouvé ailleurs (pas de moi, donc)
Violette adore se réfugier dans les arbres. Peut-être une manière de fuir l’encombrant amour d’une mère et d’une grand-mère. Son amour à elle, il va tout entier à Cassandre, qui est fille un jour et garçon le lendemain si ça lui chante.

Lorsque débarque un soi-disant grand-père, tout bascule. Et alors, grimper dans les arbres prendra un sens vertigineux. Celui de l’engagement, de la lutte et de l’espoir.