La vie secrète des arbres

Peter Wohlleben connait bien les arbres. Et bien les connaître, c’est en savoir un peu plus. C’est aussi leurs relations souterraines, leur vie intime, leurs collaborations avec les champignons, la forêt… Un arbre n’est jamais seul.

La vie secrète des arbres de Peter Wohlleben, scénario de Fred Bernard, Illustrations de Benjamin Flao, traduction de Corinne Tresca
Cette superbe adaptation en bande dessinée de Fred Bernard met en valeur un texte (que j’avoue ne pas encore avoir lu) qui permet de mieux saisir l’importance de comprendre la forêt pour mieux la protéger… de nous

Incipit (et peut-être un petit peu plus si entente)
La forêt...
Sa beauté m'a toujours fasciné. Étrange mélange de puissance et de délicatesse, monde végétal plein de recoins et de mystères...


4e de couv, résumé de l'éditeur ou trouvé ailleurs (pas de moi, donc)
Peter Wohlleben est le forestier le plus célèbre du monde, auteur du best-seller La Vie secrète des arbres, traduit dans plus de quarante langues. Ce livre est son histoire.
Avec un formidable talent de conteur, il nous plonge dans l'intimité des arbres, jusqu'à leurs racines. Au fil des pages, il nous entraîne à la découverte de l'extraordinaire fonctionnement de la forêt : comment les arbres interagissent, communiquent, se déplacent et se défendent.
La Vie secrète des arbres nous donne accès à un monde merveilleux mais fragile.
Protéger les arbres, c'est protéger l'humanité tout entière.

Ressources : un défi pour l’humanité

L’utilisation de la bande dessinée pour documenter un cas ou vulgariser un essai n’est pas nouvelle (voir par exemple Le monde sans fin de 2021 ou Algues vertes de 2019), mais est franchement à la mode et bien souvent, comme ici, avec talent. Ici, Philippe Bihouix et Vincent Perriot s’attachent à démontrer (biographie et sources à l’appui) que nos ressources terriennes ne sont pas illimitées et que la course en avant que nous menons ne conduira à rien de bon. Il devient urgent de changer de paradigme !

Ressources : un défi pour l’humanité de Philippe Bihouix, illustrations de Vincent Perriot, couleurs de Maëlys Cantreau
Facile ? Certainement pas.
Indispensable ? Évidement !

Un album de vulgarisation clair et accessible avec des petites touches d’humour fort bienvenues pour aider à avaler ces indigestes évidences.

Une toute bonne BD aux graphismes soignés à mettre dans toutes les mains

Incipit (et peut-être un petit peu plus si entente)
An de grâce 3019...
L'humanité à définitivement conquis l'espace.


4e de couv, résumé de l'éditeur ou trouvé ailleurs (pas de moi, donc)
Quel avenir pour notre civilisation ?

A en croire les milliardaires de la Silicon Valley, notre destin passerait inéluctablement par les métavers, l’intelligence artificielle, les robots autonomes et la conquête spatiale, tandis que les énergies renouvelables et les voitures électriques nous permettraient de maintenir notre « niveau de vie » tout en poursuivant la croissance économique et en « sauvant » la planète au passage.

Mais les limites planétaires se rapprochent dangereusement : changement climatique, effondrement de la biodiversité, dégradation et destruction des sols, pollutions globales… Alors peut-on croître indéfiniment ? Et si la contrainte sur les ressources matérielles à disposition, sur la planète et même dans le système solaire, mettait fin à cette course en avant effrénée ? Ressources dresse un état des lieux sans concession, mais ouvre des pistes concrètes vers un avenir durable.

Un dossier complète l’album avec 12 pages d’informations complémentaires, de glossaire et de sources.

Le serment de l’homme rouge

Ce livre jeunesse est paru aux éditions Evalou dans la collection Lectures Animalistes : Une littérature engagée en faveur de la cause animale. Et la collection ne trompe pas.

Pour changer le monde, un enfant à la fois
Je suis réveillé par des voix d'hommes. Le jour est levé. Kirana, au-dessus, se laisse glisser hors du nid et descend sans bruit jusqu'à moi.
 ─  Ça doit être les ouvriers du chantier, me murmure-t-elle le plus bas possible.
J'acquiesce. On ne distingue pas ce qu'ils disent. Il y a deux ou trois hommes, peut-être. D'où nous sommes, nous ne voyons rien. Tant mieux, parce que cela veut dire qu'ils ne nous voient pas non plus.
 ─ Tu crois qu'ils nous cherchent ? Ça m'étonnerait, quand même. Ils n'ont pas vu qu'on avait pris Nour.
 ─ Ils ne sont pas idiots. Elle aurait pu se sauver toute seule, mais sûrement pas ouvrir la cage... Les voix s'éloignent. Nous attendons encore un instant, puis descendons prudemment de l'arbre.
Plus personne. Plus de bruit.
Le serment de l’homme rouge de Sophie Noël, illustrations de Marc Paufichet
Un petit livre gentil et engagé avec un petit parisien de 15 ans qui retrouve ses racines dans la forêt indonésienne. Et c’est très chou.

Mais si ce livre ne brille pas franchement par son style et que le traitement est un peu simpliste, il demeure fort efficace, plein d’émotions et porteur de messages forts et essentiels

Incipit (et peut-être un petit peu plus si entente)
Je pose mon pied nu sur l'herbe humide. Il est tôt et les bruits de la forêt me parviennent, tellement différents de ce que j'ai l'habitude d'entendre.


4e de couv, résumé de l'éditeur ou trouvé ailleurs (pas de moi, donc)
En vacances chez ses grands-parents dans la jungle indonésienne, Kali, un adolescent parisien, découvre un journal intime mentionnant un certain "Homme Rouge de la forêt". Ce séjour prend un tournant inattendu et dangereux lorsqu'il se retrouve confronté à des trafiquants d'animaux et à des compagnies détruisant illégalement la forêt. La jungle, loin d'être hostile, devient, pour lui et son amie Kirana, une alliée précieuse dans sa lutte pour sauver une jeune orang-outan en détresse. Dans ce récit captivant, Sophie Noël nous entraîne au cœur de la jungle indonésienne, semant la graine de l'éco-activisme et de l'amour de la nature dans l'esprit du lecteur. Au fil des pages, elle nous invite à partager le courage et l'engagement de ses personnages pour défendre les animaux sauvages, tout en explorant des thèmes profonds tels que la quête de soi et le besoin impérieux de préserver notre monde.

Si j’étais un arbre

Adressé à un public jeunesse, ce petit livre tente d’embrasser beaucoup de causes. Écologie, inclusivité, activisme, végétarisme, respect des autres et de la nature, transidentité… Pourtant, même si cela peut sembler beaucoup (et parfois en être même caricatural), c’est plutôt réussi.

Je les ai laissées à leur bourrasque familiale et je suis allée chez Cassandre, ma pote Cassandre, qui n'est ni fille ni garçon, mais qui est tout pour moi, et qui me trouve géniale absolument géniale.
Je dis elle, parce qu'elle préfère le féminin. En ce moment. Ça peut changer. Des fois c'est il. Elle n'aime pas iel parce que ça la perturbe assez d'être plusieurs, elle veut un pronom personnel stable le temps qu'elle le porte, quitte à en changer tout le temps. Ça n'est pas toujours facile, la transidentité, même si c'est le truc le plus passionnant que j'aie eu à observer depuis que j'observe.
J'adore observer, si possible, depuis le haut d'un arbre.
J'adore les arbres.
Chez mamie, il y a un noyer fantastique où je passe mes journées d'été. Je lis. J'écris. Je me fais arbre. Ça me va.
Si j’étais un arbre de Catherine Zambon
Alors oui, c’est un peu mignon et les émotions sont un poil exacerbées, mais cela ne correspond-il pas exactement à l’âge de Violette et Cassandre ?

Allez ! Tous à la ZàD avant que la forêt ne disparaisse sous les coups des pelleteuses et des tronçonneuses

Incipit (et peut-être un petit peu plus si entente)
Pla Perré, c'est le lieu où nous devions passer des vacances tranquilles avant que tout n'explose.
Juillet sera à jamais ce mois où la vie sauvage m'a engloutie.
La montagne, c'est là où tout s'est passé.
Tout.


4e de couv, résumé de l'éditeur ou trouvé ailleurs (pas de moi, donc)
Violette adore se réfugier dans les arbres. Peut-être une manière de fuir l’encombrant amour d’une mère et d’une grand-mère. Son amour à elle, il va tout entier à Cassandre, qui est fille un jour et garçon le lendemain si ça lui chante.

Lorsque débarque un soi-disant grand-père, tout bascule. Et alors, grimper dans les arbres prendra un sens vertigineux. Celui de l’engagement, de la lutte et de l’espoir.

Zones à défendre

Il est impressionnant de lire dans cette fiction la même histoire que Florence (sœur jumelle de Béné) raconte dans ses bandes dessinées autobiographiques. Difficile de ne pas y reconnaître les bondieuseries familiales et ce petit bout de forêt en péril ressemble fort au paradisiaque Nagot.

Et la lèpre de la haine en ligne s'abattit sur le monde. Rien ne pouvait endiguer ces débordements d'un bourbier venu des profondeurs de la nature humaine, fosse septique où fermentaient la frustration, la colère, la solitude, la paresse intellectuelle, la bêtise sans fond. Au lieu de transformer leurs déjections intérieures en engrais fertile, les aboyeurs éclaboussaient le web de leurs excréments.
Zones à défendre de Bénédicte Dupré la Tour
Ici, plusieurs zones à défendre se répondent et résonnent dans une brillante construction. Mais dans ce livre de combat, les forces semblent bien inégales.

Un livre magnifique porté par de bien frêles combatant·e·s

Incipit (et peut-être un petit peu plus si entente)
« Debout, les vrais-vivants. Debout, les cabossés, les hutte-taupistes, les militerre, les rêvilleros, les va-t-en-paix, les têtes cramées, les va-nu-cœur. Debout, les insurgés des marges, les fouisseurs d'espoir. Debout, et ventre à terre, faire flotter les bannières, tirer les haubans, debout. Debout, debout, les vrais-vivants. »


4e de couv, résumé de l'éditeur ou trouvé ailleurs (pas de moi, donc)
Après cinq années à l'étranger, Clémence, la trentaine, revient en France. Elle doit piloter la création d'un centre de stockage de déchets dans le village de Saint-Romain. Ce village, elle le connaît bien, malheureusement : c'est celui où vit sa mère, Sylvie, tombée dans le complotisme au moment du Covid. Son frère, Tristan, poète anarchiste, gravite lui aussi dans les marges. Tiraillée entre sa loyauté familiale et sa fidélité à l'entreprise, Clémence devra amadouer Sylvie, rétive à l'idée de convertir quelques arpents de forêt en champ d'ordures, et parer aux incessantes critiques de son frère. Ce trio familial est à l'image d'une société fragmentée où les discours s'affrontent en archipels irréconciliables. Que reste-t-il alors d'une vérité commune ?
Porté par une écriture jouissive, Zones à défendre raconte l'ironie d'un monde désenchanté, mais aussi la poésie des utopies réalisées. Ce roman explore la bataille des récits - complotistes, politiques, intimes - et fait le pari que, en s'assumant comme fiction, la littérature peut encore dire vrai.

Insolente veggie, tome 5 : panique chez les carnistes !

Après une longue pause, Rosa B. revient avec un nouvel album plus mûr et au dessin de mieux en mieux maîtrisé (même s’il pourrait sembler toujours aussi brouillon).

Insolente veggie, tome 5 : panique chez les carnistes ! de Rosa B.
L’argumentaire se pose toujours aussi bien.

Un seul regret pourtant, qu’il ne soit lu que par des vegans convaincus et déjà pratiquants

Incipit (et peut-être un petit peu plus si entente)
Le cycle de la vie.
Les gens disent n'importe quoi.
- Protéines, homme préhistorique, steak.


4e de couv, résumé de l'éditeur ou trouvé ailleurs (pas de moi, donc)
Fous dangereux ? Extrémistes ? Bobos urbains désorientés ?
La vie des végés dans un monde spéciste n’est pas toujours facile.
Heureusement, Rosa B. est là pour disséquer le quotidien des vegans et la pseudo morale carniste avec un humour toujours aussi incisif et libérateur.
Longue vie aux animaux et à la B12 !

Insolente veggie, tome 4 : ils sont parmi nous

Dans ce tome 4, l’insolente veggie continue de traficoter avec nos pulsions protéinées, nos paradoxes carnistes, nos obsessions viandardes, nos cynismes mortifères et nos hypocrisies meurtrières.

Insolente veggie, tome 4 : ils sont parmi nous de Rosa B.
Et si on aurait pu penser que tout avait été dit après le premier tome (et je n’ai pas (encore) lu le second ou le 3e tome), Rosa B. a encore bien des choses à expliquer.Alors certes, Ils sont parmi nous n’évite pas les redites. Mais au vu de la situation, il semble normal que la colère ne se soit pas apaisée

4e de couv, résumé de l'éditeur ou trouvé ailleurs (pas de moi, donc)
Après le succès des trois premiers tomes (2015, 2016 et 2017), Insolente veggie revient avec de nouveaux dessins inédits.
Attention, elle est plus insolente que jamais. Invitée du festival d’Angoulême et dans de nombreux salons, Rosa B. déplace les foules pour ses dédicaces.
L’autrice aborde toujours sans complexe et avec humour ce qui fait le quotidien des végétariens, des végétaliens et des vegans de France.
Bravant tous les dangers, Rosa B. s’infiltre au salon de l’agriculture, aborde sans censure le sujet de la B12 et n’hésite pas à nous faire réfléchir sur les thèmes les plus complexes :
– les vegans face aux autres,
– les vegans et l’écologie,
– le carnisme, le spécisme et l’antispécisme,
– les abattoirs et l’éthique...

Insolente veggie, tome 1 : une végétalienne très très méchante

C’est drôle et choukinou. Et en même temps, c’est engagé et percutant.

Insolente veggie : une végétalienne très très méchante de Rosa B.
Rosa B. pose ça là. Pour manger des animaux, il faut les tuer ! Normal ? Franchement ?
Une petite bande dessinée à fuir pour qui ne souhaite pas se remettre en question

Incipit (et peut-être un petit peu plus si entente)
Je ne voulais pas faire de livre.


4e de couv, résumé de l'éditeur ou trouvé ailleurs (pas de moi, donc)
Auto-proclamé « blog BD extrémiste d'une végétalienne humaine pour la libération animale », Insolente Veggie est un blog plein d'humour et de succès qui sévit sur la toile depuis 2008. Premier album de bande dessinée consacré et dédié aux végétaliens extrémistes et très très méchants.
L'album reprend des dessins qui ont fait le succès du blog Insolente Veggie et propose aussi de nombreux inédits.
L'auteure aborde avec humour et esprit militant ce qui fait le quotidien des végétariens, des végétaliens et des vegans aujourd'hui : végétarisme, végétalisme, véganisme, écologie, carnisme, spécisme, antispécisme, lait, oeufs, viande, élevage, abattage, corridas, cirque, chasse, zoos, vivisection

L’homme qui plantait des arbres : d’après l’oeuvre de Jean Giono

L’histoire de Giono est belle, magnifique, poétique. Elle fait rêver d’une humanité réconciliée avec sa terre.

L’homme qui plantait des arbres : d’après l’oeuvre de Jean Giono de Florence Lebonvallet, dessin de Daniel Casanave, couleurs de Claire Champion
L’adaptation est splendide. La poésie des arbres, du temps et du sirocco se partage à chaque page.

Et la guerre ? Oui, il y a la guerre.

Mais passé le temps des obus, le vent revient caresser les feuilles des chênes au soleil et Elzéard Bouffier plante les arbres de demain

Incipit (et peut-être un petit peu plus si entente)
Il y a environ une quarantaine d'années...
Je faisais une longue course à pieds sur des hauteurs absolument inconnues des touristes, dans cette très vieille région des Alpes qui pénètre en Provence.


4e de couv, résumé de l'éditeur ou trouvé ailleurs (pas de moi, donc)
Elzéard Bouffier, berger solitaire des Alpes arides et venteuses de Haute-Provence, comprend un jour que son pays meurt par manque d'arbres. Il se donne alors une mission d'une simplicité qui confine au merveilleux: planter des arbres.
Des centaines de milliers d'arbres.

Le parlement de l’eau

Ce parlement est une magnifique histoire d’eau.

Elle écoute un criquet faire crisser ses élytres. De légers bruits d'Eau attirent son regard vers le sable couvert de plantules aquatiques juste au bord de l'Étang. C'est une grenouille noire, minuscule, lustrée, jolie comme un bijou, qui saute au ras de l'Eau et, lui tournant le dos, reste immobile comme elle. Elle observe un rocher tout chevelu d'herbes longues, qui émerge de l'Eau à une brasse de distance. La lumière se reflète avec le ciel dans l'onde, le soleil se lève haut au-dessus des arbres qui protègent l'Étang de la vue des humains, pour éclairer la scène, éclabousse la surface de milliers d'éclats d'or. C'est alors que se pose sur un jonc devant elle, dressée face à l'Eau calme, irisant la lumière de ses ailes transparentes, une grande libellule d'un rouge éclatant.
Le parlement de l’eau de Wendy Delorme
Dans une écriture qui mêle l’épicène au fantastique, l’écologie à la poésie et le féminisme à l’environnement, Wendy Delorme parle avec l’eau. Dans une triple mise en abyme (qui nous guette), les fleuves, mers et étangs s’unissent à l’autrice et au futur pour écrire une histoire aussi tortueuse que l’Esprit qui pose tout ceci sur le papier.
 ─ Mais qu'est-ce qu'elle a, Esprit? demande Lagune, inquiète, brisant le silence de la salle des Grands flots. Voilà qu'elle s'est arrêtée subitement d'écrire.
 ─ Je ne sais pas, répond Torrent, soucieux, elle nous a laissées en plan sans explications.
 ─ Peut-être qu'elle a tout simplement besoin de repos, suggère Nappe.
 ─ Non, je ne pense pas, répond Rivière, je vous rappelle qu'elle vit pour l'écriture. Je ne la vois pas arrêter, sauf en cas de dépression.
 ─ Il ne manquerait plus que ça... une déprime, murmure Marais salant, elle en a fait une à l'automne dernier, et ça l'a bloquée pendant des mois.
 ─ Non, ça ne lui ressemble pas, une dépression en plein été, réfléchit Lagune, chez elle c'est saisonnier, durant les mois où la lumière baisse.
 ─ On est en plein pic de canicule à Lyon, là, depuis quelques jours, elle a peut-être une crise d'éco-anxiété ? argumente Marais.
 ─ Vous allez arrêter, avec vos trucs de bobo ? s'énerve Rivière. L'éco-anxiété c'est vraiment un phénomène de citadins européens qui ont chaud mais peuvent encore prendre des douches et boire de l'Eau potable, pendant que les populations du Sud crèvent sous plus de quarante-cinq degrés.Un livre touchant juste, bousculant. Mais qui m’a plus d’une fois perdu dans ses longueurs

Incipit (et peut-être un petit peu plus si entente)
─ Delta est malade depuis des mois. Elle ne viendra pas.
─ Elle nous a fait parvenir un arrêt maladie ?
─ Je pense que ce n'est pas nécessaire. Vous avez constaté comme nous toutes ici l'extinction massive des anguilles, des palourdes. Elle pue la mort.


4e de couv, résumé de l'éditeur ou trouvé ailleurs (pas de moi, donc)
La Révolution, c’est de l’Eau… Sauver un cours d’Eau, aussi ténu soit-il, c’est un début pour sauver tout ce qui peut encore l’être.

Une romancière, qui croit au pouvoir de la littérature pour changer le réel, convoque en pensée des entités aquatiques : Fleuve, Mer, Océan, Crue, Ruisseau, Rivière, Cascade, Marais, Lac, Lagune… Celles-ci inventent une histoire sur la nécessité vitale de sauver le cycle de l’eau, faire barrage à la montée du fascisme, retisser les liens entre l’espèce humaine et le vivant.
Depuis le bassin versant du Rhône sur lequel elle enquête, Wendy Delorme nous propose un roman inspirant, où l’utopie l’emporte sur la dystopie.