Si les dents de la mer font partie de l’imaginaire collectif (de ma génération, certes) grâce au film de Spielberg, je n’avais jamais plongé dans le livre qui l’avait inspiré. Et ce fut une très bonne surprise de constater que l’adaptation était globalement plutôt fidèle. 
Une très bonne surprise, un page-turner qui ne se laisse pas poser avant de l’avoir complètement dévoré
Le grand poisson avançait en silence dans les eaux nocturnes, propulsé par les courts battements de sa queue en forme de croissant. Sa bouche à peine ouverte, juste assez pour permettre à l'eau de passer par ses branchies. Rien d'autre ne bougeait : une correction de sa trajectoire apparemment erratique, de temps en temps, en baissant ou levant légèrement une de ses nageoires pectorales - comme un oiseau change de direction en inclinant une aile ou l'autre. Ses yeux étaient aveugles dans le noir, et ses autres sens ne transmettaient rien de particulier à son petit cerveau primitif.
Une nuit, le corps mutilé d'une jeune femme s'échoue sur la côte d'Amity, petite cité balnéaire du Massachusetts. Martin Brody, le chef de la police, en est convaincu : un requin rôde dans les parages. Et maintenant qu'il a goûté à la chair humaine, il ne s'arrêtera plus. L'accès aux plages doit être interdit, mais le maire et une partie de la population s'y opposent. En pleine saison estivale, c'est l'économie de la ville qui en dépend. Lorsque deux nouveaux cadavres sont découverts, un pêcheur local est chargé de traquer le requin. Il en sera la quatrième victime. Le temps est venu, pour Brody, de prendre les choses en main. Une lutte à mort s'engage alors, qui n'aura que deux issues possibles : l'anéantissement du requin, ou celui de l'équipage.
