On était des anges, 1/2

Dans les années 90, c’est la zone pour les jeunes à Isheim. Il n’y a pas grand-chose pour eux. Au mieux, une boum et une mob.

On était des anges, 1/2 de Anne-Caroline Pandolfo, dessins et couleurs de Terkel Risbjerg
C’est les années punk et new wave à l’âge désillusionné des hormones qui bouleversent.Le dessin est d’un magnifique charbonneux, le scénario tient la route et surtout, accroche parfaitement pour s’impatienter de la venue du tome deux… trente ans plus tard

Incipit (et peut-être un petit peu plus si entente)
Foook !
Fook !
Feuk !
Pas « Feuk », « feuk », ça fait minette. C'est nul, « feuk ».


4e de couv, résumé de l'éditeur ou trouvé ailleurs (pas de moi, donc)
Années 1990. Un groupe de jeunes désœuvrés traîne son ennui dans une petite ville pavillonnaire du Grand Est. Isheim est peut-être un endroit où les parents trouvent leur compte de tranquillité après le travail mais, à seize ans, la tranquillité ne fait pas partie des rêves que l'on peut avoir. Certains, comme Chris, Magou ou Tralala, font avec... aussi parce qu'il faut bien quelqu'un pour s'occuper des petits frères et sœurs. Mais Hervé et Vivi, eux, ne pensent qu'à partir. Où ? « N'importe où ! Loin de ce trou. » En attendant, ça débat sur la bonne prononciation de fuck, ça organise des boums à coup de Goldman et Jeanne Mas - une vraie « fanfare de punks » pour les voisins -, ça se retrouve la nuit en cachette...

Il faut parfois une étincelle pour amorcer le mouvement. Pour Vivi, ce sera Persille - celle qui danse toute seule dans les champs, qui fait du patin à roulettes sous les lampadaires, la « folle », qui a encore moins de raisons que les autres de rester à Isheim. Et les yeux noirs de Vivi sont fascinés par la blondeur de Persille...

Justesse des situations, humour des dialogues... À se demander si Anne-Caroline Pandolfo n'a pas connu certains des huit ados ! Tout comme le beau dessin charbonneux de Terkel Risbjerg semble n'avoir attendu que les Cure et cette mode des années 1980 pour s'épanouir...