Camiothécaire-biblioneur aux lectures éclectiques. Romans, essais, biographies et autobiographies, récits de voyage, bandes dessinées, nouvelles, chroniques, témoignages… des critiques selon l'humeur
Un Faux Graphiste continue, les romans-photos ont la cote délicieusement rétro et se prêtent magnifiquement à la parodie.
Le cœur bordé de nouilles : et 100 autres romans-photos quadricomiques de Un Faux Graphiste
Il y a vraiment des réussites délirantes et stupéfiantes et… zut, quelques faux plats âprement négociés.
Bienvenue à la fête à l’absurde !
4e de couv, résumé de l'éditeur ou trouvé ailleurs (pas de moi, donc) Des romans-photos humoristiques détournant des images sur lesquelles apparaissent les acteurs célèbres du genre dans les années 1970 et 1980 : Giuseppe Cosi, Luigi Trentadue, Gianna Rossi ainsi que le couple formé par Alessandro Di Maggio et Sara Ricotta
Les bandes dessinées de Fabcaro sont impossibles à résumer, histoires de bites sur la joue, de western, d’Hollywood, de sciatique, de meules de foin, de gamins honteux…
Moon River de Fabcaro 2
Et au milieu de tout ça, des pépites de nos petits travers contemporains disséqués et passés à la moulinette du ridicule
Jouissif et délirant
4e de couv, résumé de l'éditeur ou trouvé ailleurs (pas de moi, donc) Hollywood, années 1950. Toute l'Amérique est en émoi face au crime odieux dont la célèbre actrice Betty Pennyway vient d'être victime. Hernie Baxter, un inspecteur aux méthodes peu orthodoxes, est chargé de mener l'enquête
Une géniale compilation de strips géniaux (mais des fois un peu répétitifs) parus dans le Guardian
La revanche des bibliothécaires de Tom Gauld
Et ça parle d’auteurs, d’éditeurs, de libraires et de bibliothécaires des années 2020
Il y a le COVID, les éditeurs impatients, les goûts des lecteurs, et comme toujours chez Tom Gauld, des robots, des vampires, des princesses et des dragons et… des livres, des livres et des livres
4e de couv, résumé de l'éditeur ou trouvé ailleurs (pas de moi, donc) Sous l’œil hautain d'un chat impassible, l'auteur avance, hésitant, essayant — vainement — d'échapper aux affres de la Création pour trouver le chemin du succès ! Pendant ce temps, l'éditeur travaille d'arrache-pied sur de nouveaux concepts : poésie pratique ; théories conspirationnistes de plages ; classiques résumés pour lecteurs pressés ! Le libraire, lui, tient bon la barre entre les avalanches de cartons et les demandes impossibles de son alter-ego infernal : le lecteur. Et les bibliothécaires ? ils poussent leur chariots, sans bruit, seuls à savoir qu’ils dominent dans l'ombre ce petit monde qui s’agite en vain. À grands coups de diagrammes abscons, de schémas absurdes et de strips hilarants, c'est le grand portrait du petit monde du Livre que Tom Gauld nous brosse ici, avec humour, finesse et intelligence ! Moins tatoué qu’Augustin Trapenard mais pas moins drôle que Bernard Pivot, Tom Gauld est publié chaque semaine dans le cahier littéraire du Guardian et il s'est imposé, en quelques années, comme l'un des auteurs incontournables du monde anglo-saxon. Avec ce nouvel album, il nous offre de quoi réveiller notre rentrée littéraire… Lectrices, lecteurs, amoureux des livres de tout poil : voici votre nouveau livre de chevet !
Une longue, longue, très longue phrase de cent vingt pages, sans reprendre son souffle pour un orgasme livresque.
Perdre haleine : phrase autoérotique de Anne Archet
Anne Archet s’autofictionne, se masturfictionne, désire, fantasme, jouit et jouit encore.
Et c’est très drôle, sexe, brut et explicite. Une lecture jouissive et jouissante sur le plaisir
Incipit (et peut-être un petit peu plus si entente) Longtemps, je me suis branlée de bonne heure,
4e de couv, résumé de l'éditeur ou trouvé ailleurs (pas de moi, donc) Avec Perdre haleine, l'inimitable Anne Archet vous convie à une séance d'autoérotisme littéraire, une ode jubilatoire et irrévérencieuse à la masturbation féminine, de la lente montée du désir en passant par les savantes mécaniques de l'excitation, le troublant plateau des fantasmes jusqu'à la grande explosion orgasmique et sa résolution. Entrez dans une phrase longue de 26 000 mots à lire d'une seule main et d'un seul souffle, une traversée de toutes les déclinaisons du plaisir intime, cet acte de liberté, de gratuité et d'amour-propre, où l'on n'est jamais si bien servie que par soi-même: ses doigts, ses peluches, son ameublement, son lubrifiant et ses projections intérieures les plus déraisonnables
Ce recueil de strips, de une ou quelques cases, parus dans le Guardian est un petit bijou d’humour, de fraîcheur et de bonheur !
Vous êtes tous jaloux de mon jetpack de Tom Gauld
Abordant toute sortes de sujets, neofuturistes ou préhistoriques, philosophiques, absurdes, éditoriaux, dérisoires, humains et sociaux… Tom Gauld touche toujours juste.
Une édition soignée pour un rire de qualité !
4e de couv, résumé de l'éditeur ou trouvé ailleurs (pas de moi, donc) Recueil de strips hebdomadaires, mélangeant avec humour et ironie un amour de la littérature, une vision perçante de nos comportements humains et les curieuses inventions que le futur réserve
A la recherche d’un ou une auteur-trice en X, je n’ai trouvé qu’un Françoise Xenakis au fond d’un bibliobus. Pas du tout mon type de lecture. Et pourtant, quelle drôle de bonne surprise !
J’aurais dû épouser Marcel de Françoise Xenakis
Un recueil de nouvelles du terroir, de Sologne, juste à l’entre-deux guerres ou l’on suit principalement des veuves blanches, veuves trop rapidement qui se retrouvent seules après que leur jeune marié est mort à la guerre.
Des nouvelles cocasses de vieilles filles aux vies d’attente et de regrets, guettées par leurs voisinages.
Un regard tendre et plein d’humour sur la vie rurale
4e de couv, résumé de l'éditeur ou trouvé ailleurs (pas de moi, donc) Ces nouvelles ont pour cadre la Sologne après la guerre de 1914-1918. Ce sont essentiellement l'histoire de ces femmes fiancées à des hommes qui ne reviennent pas du front. Elles perçoivent une modeste pension en échange de l'entretien de l'église et des tombes à l'abandon, mais aussi de leur chasteté absolue
Un recueil de nouvelles macédoniennes, quelle heureuse surprise ici. Écrites par une femme, en plus. Je veux !
Mon cher mari de Rumena Bužarovska
Et c’est très drôle (bon, pas toujours, il y a aussi des drames). On sent quelques petites différences culturelles, des relations de couples un poil plus tradi que dans la littérature française, et ces onze portraits de maris (et amants) brossés par leurs épouses (et maîtresses (et autres complications)) sont pour la plupart très réussis.
Cap sur la Macédoine du Nord où souffle un vent d’émancipation, de liberté et de vie !
Des nouvelles où se côtoient le rire, le drame, le malaise, la viande et le sexe… la vie, donc
Incipit (et peut-être un petit peu plus si entente) J'ai rencontré Goran à un festival de poésie. Ses cheveux commençaient à grisonner - maintenant ils sont complètement gris, mais il pense que cela fait partie de son « nouveau sex-appeal », comme il m'a dit un jour.
4e de couv, résumé de l'éditeur ou trouvé ailleurs (pas de moi, donc) Des nouvelles de Macédoine du Nord grâce à ce remarquable recueil où, tour à tour, onze femmes détaillent sans tabous leur vie conjugale. Tableau drôle et grinçant du couple et des rôles de chacun et chacune dans la société macédonienne, coincée entre conservatisme et envie de modernité. Une interrogation ironique sur le très sérieux sujet de l’amour et du mariage à la mode balkanique
Invitée en résidence, Elsa arrive en même temps que Jacques Chirac s’en va, définitivement.
Sans Chichi de Elsa Escaffre
Un mois d’écriture avec des bons mots, des trouvailles, quelques réflexions personnelles et d’autres souvenirs ou traits d’humour…
Mais, tout cela reste bien vide et l’absence de contenu peine à compenser une forme très créative
Et le titre magnifique ? Il vient de LibéLibération : 27.09.2019
Incipit (et peut-être un petit peu plus si entente) Cette nuit, le voyagiste Thomas Cook a fait faillite. Cette nuit, des glaciers ont fondu encore un peu plus et demain leur dissolution sera honorée par une procession d'alpinistes orphelins.
4e de couv, résumé de l'éditeur ou trouvé ailleurs (pas de moi, donc) A l'annonce du décès de Jacques Chirac, une jeune femme se remémore son enfance dans les années 1990. Associant des souvenirs de scènes familiales à des réminiscences de choses vues ou entendues dans les médias, elle explore les liens entre histoires intimes et collectives ainsi que les transformations d'un pays.
Mais pourquoi ne donner que trois étoiles à un recueil de deux livres (Holy, etc. et Oh là mon Dieu) auxquels j’en avais donné quatre ?
Et bien justement, parce que j’ai l’impression de m’être fait refiler une seconde fois la même chose.
Notre besoin de culotte est impossible à rassasier de Fabienne Radi
Certes, six petits textes et quelques illustrations (microscopiques) viennent agrémenter cette production, mais je suis quand même un peu déçu !
Mais ! Si vous n’avez jamais lu de Fabienne Radi, foncez ! C’est drôle, léger, plein de douceur et de dérision face aux petites choses de la vie. Karen et Karen vous amuseront et Zoé (Moby Dick ?) est une merveille
Le bibliothécaire a bien noté !
Alors s’il vous plait, Fabienne, remettez-vous vite à écrire, nous sommes impatients de nouvelles aventures, pensées, réflexions et anecdotes
Incipit (et peut-être un petit peu plus si entente) KAREN & KAREN
Dans la famille des interprètes-instrumentistes de genre féminin du siècle dernier, on a connu les chanteuses-pianistes blondes et tourmentées (Véronique Sanson, Diana Krall), les chanteuses-guitaristes brunes et plaintives (Joan Baez, Claudine Longet dans The Party), les chanteuses-violonistes vibrantes ou avant-gardistes (Catherine Lara, Laurie Anderson), ou encore les chanteuses-bassistes frondeuses et boudeuses (Rhonda Smith, Kim Gordon). On a vu beaucoup de chanteuses à qui l'on donnait un tambourin, des clochettes, un triangle ou des maracas, ceci pour occuper leurs mains sur un plateau TV, mais ça ne compte pas. Enfin il y a eu, durant les années 1970 et 1980, deux chanteuses-batteuses qui ont squatté le petit écran de leur pays respectif en portant le même prénom, robuste et taillé comme un fjord norvégien: Karen Carpenter aux USA et Karen Cheryl en France.
4e de couv, résumé de l'éditeur ou trouvé ailleurs (pas de moi, donc) Objet bâtard comme le fruit des amours d'un teckel et d'un lévrier afghan, ce livre concentre des formes et des sujets variés : essais convoquant des personnalités de la pop culture, de l'art et de la littérature (Flannery O'Connor, Marina Abramovic, Allen Ginsberg, Paul Thek, Dean Martin, Paul Newman), fictions fabriquées à partir d'oeuvres d'artistes contemporains (Nina Childress, Jean-Luc Manz, Joëlle Flumet), poèmes bricolés en se servant de matériaux trouvés (manuels de développement personnel, injonctions contemporaines au bonheur), ainsi qu'une lettre d'aveux de l'auteure à propos d'une paire de cochons d'Inde