La belette

Publié trois ans après Silence, cette bande dessinée reprend des lieux similaires et la même sensation d’oppression s’en dégage. Entre sorcellerie et religion, les nouveaux venus ne sont guère bien accueillis.

La belette de Didier Comès
Comès accentue ici le trait et les visages en pâtissent en même temps que le scénario se montre moins créatif.

Une suite (qui n’en est pas vraiment une) moins heureuse que le noir et brillant Silence mais qui, avec lui, annoncent les débuts du roman graphique

Incipit (et peut-être un petit peu plus si entente)
... Non ! Non ! ...
Rien à faire, elle ne me plaît pas !
... Je la sens hostile !


4e de couv, résumé de l'éditeur ou trouvé ailleurs (pas de moi, donc)
En quelques sortes, un prolongement de « Silence ». La sorcellerie est toujours le vecteur de ce très bel album. Plusieurs éléments se côtoient dans ce roman qui a pour cadre la région natale de Comès. La fécondité et Démeter, la déesse mère avec Anne, Pierre son fils autiste et la Belette face à la religion représentée par le curé Schonbroodt sans oublier la nouvelle religion : la télévision représentée par Gérald, réalisateur venu de la ville. Les tensions et les rivalités du petit village Amercoeur sont dépeintes avec beaucoup de sensibilité.