Un chat dans la ville

Six jeunes étudiant.e.s de l’école supérieure de la bande dessinée et d’illustration de Genève sont réunis dans ce petit recueil autour de la ville et des chats et c’est vraiment réussi !

Un chat dans la ville : Quand le chat fait mouche de Max Heer
Six styles, six approches, six sensibilités et autant de messages doux, militants, amusés, mignons, sensibles.

Un chat dans la ville : L’amour de la ville de Azriel Barrientos
Un très bel album à déguster sur une terrasse ou devant une cheminée avec un chat sur les genoux

Un chat dans la ville : Les miettes du bonheur de Léa Debossens
Difficile de choisir quels exemples insérer pour illustrer au mieux ces talents très divers…

Un chat dans la ville : L’écrivaine de Amandine Profichet
Incipit (et peut-être un petit peu plus si entente)
Ma ville
Mon quartier
Mes rues


4e de couv, résumé de l'éditeur ou trouvé ailleurs (pas de moi, donc)
La ville racontée par six jeunes talents de la scène artistique et de la bande dessinée francophone.

Si un cadre ne cesse de fasciner, c’est bien celui de la ville. Sa seule évocation renvoie à un imaginaire riche et varié, aussi universel que propre à chacun·e. Lieu de tous les possibles ou encore toile de fond à de fabuleuses rencontres, la ville est perçue comme le miroir idéalisé de nos fantasmes. Mais l’on oublie parfois que ce sont l’ordinaire et les petits riens qui font, au quotidien, sa grandeur. Et c’est justement ce qu’explorent les six histoires du recueil graphique, Un chat dans la ville.
Comme dans un film de Klapisch, une figure récurrente traverse ces nouvelles graphiques, un chat, l’animal urbain par définition. Héros du premier récit, présence secondaire ou invisible dans les autres, il imprègne l’ensemble du recueil. Son esprit d’indépendance en lutte avec son besoin d’affection caractérise l’ensemble des personnages. Du jeune homme qui approche uniquement le monde à travers le prisme de sa caméra à l’adolescente qui gratifie chaque passant·e d’un salut pour leur offrir un moment d’humanité, toutes et tous négocient avec l’espace dans lequel ils·elles évoluent. Un espace social où la solitude pèse parfois bien plus lourd qu’ailleurs et où le moindre geste vers l’autre a un impact toujours plus grand que l’on n’imagine.
La ville est aussi une zone géographique à apprivoiser. Le recueil graphique se clôt sur l’histoire d’un jeune homme qui apprend à se repérer dans le dédale urbain et surtout à en apprécier les charmes et les opportunités. Et ce grâce à une main tendue. Parce que la solidarité, en ville, plus qu’ailleurs, est la règle numéro un de survie. Même les chats de gouttière le savent !

Petit traité de vélosophie

Didier Tronchet est l’un des grands poètes des petites choses, des instants bénis et du détail merveilleux. Il sait capter et transmettre l’amour et la simplicité, la beauté de la vie.

Petit traité de vélosophie de Didier Tronchet
Dans ce panégyrique du vélo, ode philosophique à la simplicité et à l’efficacité du deux roues, il ne fait pas dans la demi mesure : une seule solution, la bicyclette !

C’est aussi simple que ça !

Des questions ? Tout est là

Incipit (et peut-être un petit peu plus si entente)
La différence entre auto et vélo est dans la posture...
Le cycliste est droit comme un I.
Il évoque les poses de la statuaires antique. Et renvoie un image noble de l'humanité.
Le conducteur évoque plutôt le C cédille. Et rappelle, lui, le téléspectateur avachi dans son sofa... Reflet indigne de l'espèce humaine,,,


4e de couv, résumé de l'éditeur ou trouvé ailleurs (pas de moi, donc)
La vélosophie se pratique sur une selle et dans la joie. Elle démontre que le vélo est avant tout un moyen de déplacement intérieur.

À vélo, on ne se perd pas, on se trouve.

Yellow Cab

Si Will Eisner a toujours été pour moi la référence absolue pour la représentation de New-York en bande dessinée (en comics, donc), il me faut reconnaitre que Chabouté s’en sort remarquablement bien et que son tableau new-yorkais est tout à fait sublime !

Yellow Cab de Chabouté, d’après le roman de Benoit Cohen

Sans avoir lu le roman de Benoit Cohen, il m’est difficile de juger de l’adaptation, mais là aussi, cet album réussit à créer une ambiance, un espace et une temporalité remarquables.

L’histoire d’un auteur à la recherche d’inspiration pour faire un film et qui décide de devenir taximan à New-York.

The american dream vu par un frenchie cab driver. Une grosse réussite !

Incipit (et peut-être un petit peu plus si entente)
Benoit...
Est-ce que tout va bien ?...
Hm ?
Bien sûr !...
... Pourquoi tu me demandes ça ?


4e de couv, résumé de l'éditeur ou trouvé ailleurs (pas de moi, donc)
Après avoir réalisé des films et des séries pendant 20 ans, Benoit Cohen sent qu’il a besoin de prendre un nouveau départ. En 2014, il déménage pour New-York et décide de devenir chauffeur de taxi pour les besoins de l’écriture d’un scénario. En plongeant au cœur de la ville, en se nourrissant de la richesse de la métropole, il espère retrouver l’inspiration. Dans une école du Queens, il apprend les ficelles du métier, fait la rencontre de ses futurs collègues, migrants de tous pays à la recherche du « rêve américain », et affronte le labyrinthe administratif qui mène à la licence de taxi driver. Au volant de l’emblématique yellow cab, il arpente les rues de Big Apple, observe les visages de milliers de passagers et emmagasine les histoires.
Benoit Cohen pensait tirer un film de cette aventure mais le projet se transforme finalement en un récit publié chez Flammarion. Cet ouvrage traversé de souvenirs personnels, de références cinématographiques et de réflexions sur le processus créatif, prend dorénavant la forme d’une bande dessinée grâce au talent de Chabouté. Une aventure sensible, profondément humaine, devenue un album au graphisme époustouflant qui rend un vibrant hommage à la plus célèbre des cités américaines.

Ville avoisinant la terre

Curieuse bande dessinée que cette ville avoisinant la terre dans laquelle Farid, un soir en rentrant du boulot ne retrouve pas son immeuble.

Ville avoisinant la terre de Jorj Abou Mhaya

Folie, amnésie, surréalisme ou fantastique ? Une ville où l’on croise un batman-mouche (ou pas ?) des prostitués transsexuels, des foules traçant un chien pour lui faire la peau…

Curieuse BD, vraiment ! dont je ne suis pas sûr d’avoir saisi le message. C’est plutôt beau, certes, avec un style très assumé et original, mais je me suis perdu dans cette étrangeté

La folie est comme l’oubli : un don des dieux

4e de couv, résumé de l'éditeur ou trouvé ailleurs (pas de moi, donc)
Jorj Abou Mhaya est né à Beyrouth pendant la guerre civile. Avant de s'intéresser à la bande dessinée, il a commencé par peindre : il expose ses premières toiles à l'âge de dix-sept ans à l'International Art Gallery de Londres. Il devient ensuite caricaturiste et illustrateur pour divers journaux et agences de publicité à Beyrouth et au Moyen-Orient. Ville avoisinant la Terre, son premier album, publié en langue arabe par les éditions Dar Onboz, a remporté le prix du meilleur album du Festival international de la bande dessinée d'Alger