Camiothécaire-biblioneur aux lectures éclectiques. Romans, essais, biographies et autobiographies, récits de voyage, bandes dessinées, nouvelles, chroniques, témoignages… des critiques selon l'humeur
-Papa? Pourquoi il y a du sang derrière ton oreille ?
La chronique d’un drame bien annoncé, mécanique de la descente aux enfers de la jalousie.
Charles Draper de Xavier de Moulins
Un roman bien maîtrisé sur la perte de contrôle.
4e de couv, résumé de l'éditeur ou trouvé ailleurs (pas de moi, donc) « Autrefois, après l'amour, on fumait une cigarette ; aujourd'hui on allume son portable. On dirait que Mathilde a un nouveau message. »
Ok, ça casse pas 5 pattes à un doberman, mais c’est drôle, enlevé et romantique.
En attendant Doggo de Mark Mills
Un peu comme de la chick-lit au masculin. Comment on appelle-ça ?
4e de couv, résumé de l'éditeur ou trouvé ailleurs (pas de moi, donc) Dan vient de perdre son travail et sa petite amie le quitte en lui laissant Doggo, un chien entre le pékinois et l'épagneul dont elle s'était entichée quelques semaines plus tôt. N'ayant aucune affection pour l'animal qu'il trouve affreux, il décide de le confier à la SPA. Pris de remords, il finit par le garder sans savoir que Doggo va lui offrir la clé d'une nouvelle vie
On se sent plonger dans la folie comme l’eau s’enroulant dans le siphon du lavabo.
Bellevue de Claire Berest
Mais finalement, je suis quand même resté un peu en surface.
4e de couv, résumé de l'éditeur ou trouvé ailleurs (pas de moi, donc) Alma se réveille à quatre heures du matin. Dans un hôpital psychiatrique.
Deux jours plus tôt, elle fêtait ses trente ans. Écrivain prometteur, Alma est une jeune Parisienne ambitieuse qui vit avec Paul depuis plusieurs années ; tout lui sourit. Et, d'un coup, tout bascule. Son angoisse va l'emporter dans une errance aussi violente qu'incontrôlable et la soumettre à d'imprévisibles pulsions destructrices.
Que s'est-il passé pendant ces quarante-huit heures ?
Un livre d’émotion désemparée. Une fin d’époque ouvrière et rurale laissant les hommes démunis.
En vieillissant les hommes pleurent de Jean-Luc Seigle : suivi de L’Imaginot
Et les guerres qui tailladent les hommes.
4e de couv, résumé de l'éditeur ou trouvé ailleurs (pas de moi, donc) 9 juillet 1961. Dès le lever du jour, il fait déjà une chaleur à crever. Albert est ouvrier chez Michelin. Suzanne coud ses robes elle-même. Gilles, leur cadet, se passionne pour un roman de Balzac. Ce jour-là, la télévision fait son entrée dans la famille Chassaing. Tous attendent de voir Henri, le fils aîné, dans le reportage sur la guerre d'Algérie diffusé le soir même. Pour Albert, c'est le monde qui bascule. Saura-t-il y trouver sa place ?
Réflexion sur la modernité et le passage à la société de consommation, En vieillissant les hommes pleurent jette un regard saisissant sur les années 1960, théâtre intime et silencieux d'un des plus grands bouleversements du siècle dernier
Une danse tendre et hallucinée qui m’a envolé dans un amour absolu
En attendant Bojangles de Olivier Bourdeaut
A réécouter toute la discographie de Nina Simone
4e de couv, résumé de l'éditeur ou trouvé ailleurs (pas de moi, donc) Sous le regard émerveillé de leur fils, ils dansent sur «Mr. Bojangles» de Nina Simone. Leur amour est magique, vertigineux, une fête perpétuelle. Chez eux, il n'y a de place que pour le plaisir, la fantaisie et les amis.
Celle qui donne le ton, qui mène le bal, c'est la mère, feu follet imprévisible et extravagant. C'est elle qui a adopté le quatrième membre de la famille, Mlle Superfétatoire, un grand oiseau exotique qui déambule dans l'appartement. C'est elle qui n'a de cesse de les entraîner dans un tourbillon de poésie et de chimères.
Un jour, pourtant, elle va trop loin. Et père et fils feront tout pour éviter l'inéluctable, pour que la fête continue, coûte que coûte.
Des anti-héros contre d’odieux personnages, vils, mesquins, vénaux. Rien n’est propre et l’odeur est fréquemment insoutenable.
Au revoir là-haut de Pierre Lemaitre
Et si les victimes pouvaient prendre leur revanche.
4e de couv, résumé de l'éditeur ou trouvé ailleurs (pas de moi, donc) « Pour le commerce, la guerre présente beaucoup d'avantages, même après. »
Sur les ruines du plus grand carnage du XXe siècle, deux rescapés des tranchées, passablement abîmés, prennent leur revanche en réalisant une escroquerie aussi spectaculaire qu'amorale. Des sentiers de la gloire à la subversion de la patrie victorieuse, ils vont découvrir que la France ne plaisante pas avec ses morts...
Fresque d'une rare cruauté, remarquable par son architecture et sa puissance d'évocation, Au revoir là-haut est le grand roman de l'après-guerre de 14, de l'illusion de l'armistice, de l'État qui glorifie ses disparus et se débarrasse de vivants trop encombrants, de l'abomination érigée en vertu.
Dans l'atmosphère crépusculaire des lendemains qui déchantent, peuplée de misérables pantins et de lâches reçus en héros, Pierre Lemaitre compose la grande tragédie de cette génération perdue avec un talent et une maîtrise impressionnants
Un bijou, subtil comme une calligraphie japonaise.
Zen de Maxence Fermine
Un haïku en prose poétique.
4e de couv, résumé de l'éditeur ou trouvé ailleurs (pas de moi, donc) «Chaque jour, de l'aube au crépuscule, Maître Kuro pratique l'art subtil de la calligraphie.
Pendant de longues heures, dans un recueillement proche de la plénitude, il reste agenouillé devant un rouleau de papier de riz et le recouvre d'encre noire.
Peu lui importent le vaste monde et ce qui le régit depuis des siècles. Il vit concentré sur son labeur et sur la direction, la finesse du trait qu'il dessine à main levée.
Avec verticalité, harmonie, simplicité et élégance.
Ainsi va la vie, tranquille et apaisante, de Maître Kuro.»
Ouais, c’est peut-être bien, je sais pas trop. En fait, je crois que j’aime pas trop les polars, mais si j’avais apprécié ça, je l’aurais sûrement trouvé chouette.
L’hypnotiseur de Lars Kepler
Mais c’est long quand même, et pis ça s’entortille, ça bave, ça s’égare. M’houais.
4e de couv, résumé de l'éditeur ou trouvé ailleurs (pas de moi, donc) Erik Maria Bark, un psychiatre spécialisé dans le traitement des chocs et traumas aigus, a longtemps été l'un des rares véritables experts de l'hypnose médicale. Jusqu'au jour où une séance d'hypnose profonde a très mal tourné. Depuis, il a promis de ne plus jamais hypnotiser. Mais dix ans plus tard, l'inspecteur Joona Linna le réveille en pleine nuit : Josef, un adolescent, a assisté au massacre de sa famille. Le corps lardé de coups de couteau, il vient d'être hospitalisé, inconscient et en état de choc. Joona Linna veut l'interroger sans tarder car tout indique que l'assassin est maintenant aux trousses de la soeur aînée de Josef, mystérieusement disparue. Et pour lui, il n'y a qu'une façon d'obtenir un quelconque indice de l'identité du meurtrier : pénétrer le subconscient du garçon et tenter de revoir le carnage à travers ses yeux... donc hypnotiser Josef.
Rythme effréné, richesse et complexité des personnages, écriture au cordeau : un roman policier d'une intelligence redoutable doublé d'un thriller terrifiant
Mais passé la page de titre, difficile de se raccrocher aux délires de cet infidèle insatisfait.
4e de couv, résumé de l'éditeur ou trouvé ailleurs (pas de moi, donc) Le héros de ce roman est, à tous égards, un quadragénaire normal : père affectueux, mari aimant, épanoui dans son métier... Oui, c'est un homme normal, mais...
... il aime, en plus de son exigeante épouse, des Valeria, des Silvia, des Francesca et autres femmes, qui composent, dans son esprit, et pour l'enchantement de son corps, une sorte de harem où il est parfaitement heureux - jusqu'au jour où son épouse (l'aurait-elle démasqué ?) disparaît.
D'où ce roman, écrit à la première personne et trempé dans une langue impudique, dans lequel Francesco Piccolo reconstitue la confession d'un mâle adultère, impénitent, presque innocent, qui, après tout, ne réclamait que le droit de vivre selon son bon plaisir
Les relations mères-filles au moment ou la mère s’en va et la femme va devenir mère.
Mauvaise fille de Justine Lévy
Le second roman que je lis de Justine Lévy (après La gaieté) et pourtant la sensation de le relire à l’identique avec les mêmes peurs, culpabilités et dysfonctionnements.
4e de couv, résumé de l'éditeur ou trouvé ailleurs (pas de moi, donc) « Maman est morte, je suis maman, voilà, c'est simple, c'est aussi simple que ça, c'est notre histoire à toutes les trois. Tu en mets du temps à raconter les histoires, je me disais quand elle me racontait une histoire dans mon lit. Là c'est allé vite, si vite, le regard de maman dans le regard de ma fille, c'est là qu'elle est, c'est là que je la retrouve, et dans ses gestes aussi, dans les gestes impatients, un peu brusques, de ma petite fille doublement aimée. Maman vit en Angèle qui court sur une pelouse interdite. Maman me parle et me sourit quand Angèle lance son regard de défi aux adultes qui la rattrapent et la grondent. Maman est là quand Angèle tombe et se relève aussitôt, les dents serrées, pour ne pas pleurer. Elle est dans le cri qu'elle ne pousse pas, dans sa petite grimace d'enfant crâne qui ne compose pas. Partout, dans mon enfant, ma mère a laissé son empreinte. »