Camiothécaire-biblioneur aux lectures éclectiques. Romans, essais, biographies et autobiographies, récits de voyage, bandes dessinées, nouvelles, chroniques, témoignages… des critiques selon l'humeur
Une fable poétique biscornue et lumineuse aux parfums des épices d’Alger.
Le chat du rabbin de Joann Sfar
4e de couv, résumé de l'éditeur ou trouvé ailleurs (pas de moi, donc) Cet album réunit l'intégralité de cette fable philosophique qui se déroule dans l'Algérie des années 1930 et qui invite à une réflexion sur la religion
... depuis, d'autres tomes ont paru !
Une folie meurtrière, un village qui se rue sur une personne pour le frapper, le torturer, le bruler et … mangez-le si vous voulez
Mangez-le si vous voulez de Jean Teulé
Il fallait bien Jean Teulé pour raconter ça
4e de couv, résumé de l'éditeur ou trouvé ailleurs (pas de moi, donc) Nul n'est à l'abri de l'abominable. Nous sommes tous capables du pire !
Le mardi 16 août 1870, Alain de Monéys, jeune Périgourdin intelligent et aimable, sort du domicile de ses parents pour se rendre à la foire de Hautefaye, le village voisin.
Il arrive à destination à quatorze heures. Deux heures plus tard, la foule devenue folle l'aura lynché, torturé, brûlé vif et même mangé.
Pourquoi une telle horreur est-elle possible ? Comment une foule paisible peut-elle être saisie en quelques minutes par une frénésie aussi barbare ?
Un petit conte, magnifique de délicate simplicité. Un trait épuré, peu de dialogues, juste quelques « BOUM » pour envoyer la femme canon au loin.
La femme canon de Albertine et Germano Zullo
Le temps de préparer des spaghettis pomodoro en attendant son retour.
4e de couv, résumé de l'éditeur ou trouvé ailleurs (pas de moi, donc) Depuis leur rencontre en 1993, Germano Zullo et Albertine travaillent ensemble. Ils explorent la narration dans des genres très différents et on leur doit de nombreux livres : Le Génie de la boîte de raviolis, Procession, Les Oiseaux, Les Gratte-ciel, Ligne 135, Mon tout petit et Faim de corps
Histoire de fuir pour ne plus voir l’inacceptable, sa famille, sa propre vie. Et une fois perdu, au loin ?
La renverse de Olivier Adam
Un livre d’une grande finesse sur le retour.
4e de couv, résumé de l'éditeur ou trouvé ailleurs (pas de moi, donc) « Ce n'est qu'au moment d'entrer dans le bar-tabac que la nouvelle m'a vraiment heurté, qu'elle a commencé à filer le tissu du drap que je tendais depuis des années sur cette partie de ma vie. J'ai demandé deux paquets de cigarettes, salué les habitués du plat du jour. Au-dessus des tables, un téléviseur s'allumait sur une chaîne d'information en continu. À l'instant où j'y ai posé les yeux, le visage éminemment télégénique de Jean-François Laborde s'est figé sur l'écran. J'ai demandé qu'on augmente le volume. On annonçait son décès dans un accident de voiture. Suivait un rappel succinct de sa biographie. Fugacement, la pensée, absurde étant donné le temps accordé à l'information, qu'il n'avait pas été fait mention de ma mère m'a traversé l'esprit. »
Dans La renverse, Olivier Adam retrace l'itinéraire d'Antoine, dont la vie s'est jusqu'à présent écrite à l'ombre du scandale public qui a éclaboussé sa famille quand il était encore adolescent. Et ce faisant, il nous livre un grand roman sur l'impunité et l'humiliation, explorées au sein de la famille comme dans l'univers politique
L’hospitalisation du père, vu par son enfant autiste.
Un tout petit livre débordant d’émotions. Touchant au plus proche des sentiments.
J’ai tué papa de Mélanie Richoz
4e de couv, résumé de l'éditeur ou trouvé ailleurs (pas de moi, donc) « C'était donc lundi.
Un lundi trois.
C'est mon chiffre favori parce que je suis né en mars, le trois justement, et que mars est le troisième mois de l'année. Ma date de naissance, c'est le lundi 3.3.2003. Et aussi, nous sommes trois à vivre à la maison. Papa, moi et maman. L'homme, l'enfant et la femme. Le Père, le Fils et le Saint-Esprit. Le tyrannosaure Rex, le diplodocus et le stégosaure. Les trois mages de la constellation d'Orion. »
Confronté à l'hospitalisation de son père, le jeune Antoine livre ses réactions, auxquelles font écho celles de ses parents. Un roman bouleversant, à trois voix, qui nous plonge dans le quotidien d'un garçon autiste
A la fin de l’amour, il y a parfois le désamour. Celui de sa femme qui s’éloigne.
Est-ce suffisant pour la couper en morceaux avec un sabre ? C’est en tout cas assez pour se retrouver en prison avec un coloc expert comptable qui a mangé son patron.
Comment j’ai perdu ma femme de Hugues Serraf
4e de couv, résumé de l'éditeur ou trouvé ailleurs (pas de moi, donc) « C'est vraiment dégueulasse, une cellule de prison. Exactement comme on l'imagine : les murs sont crades et gris ; la minuscule fenêtre à barreaux est crade et grise... Même mon futur colocataire, avachi sur son matelas, est crade et gris. Tiens, je me demande si je ne vais pas, moi aussi, devenir crade et gris si je reste ici trop longtemps. »
Parce que sa femme a disparu, qu'on a retrouvé une flaque de sang et un sabre couvert de ses empreintes, notre héros est en prison. Se liant à Coloc, son codétenu belge, il va nous raconter son histoire, celle d'un couple amoureux qui se marie, fait des enfants et passe ses étés en club de vacances ; puis celle d'une femme dont la passion pour le tai chi va prendre toute la place - jusqu'à la séparation, inévitable. Histoire à la fois d'amour et de rupture, portée par une écriture férocement drôle et moderne : coup de coeur assuré !
Un conte magnifiquement revisité, un dessin incroyable, un scénario dur et poétique.
Peter Pan de Régis Loisel
4e de couv, résumé de l'éditeur ou trouvé ailleurs (pas de moi, donc) Les 6 tomes de Peter Pan sont regroupés dans ce volume, mêlant les ambiances féeriques et lumineuses aux sombres atmosphères londoniennes
4e de couv, résumé de l'éditeur ou trouvé ailleurs (pas de moi, donc) Les aventures de Calvin et Hobbes, dans le format original à l'italienne, avec de nombreux dessins inédits, une interview exclusive de Watterson et tous les strips en couleur
Quel malheur de trouver ce livre si beau lorsque ce que l’on y découvre est si douloureux.
Camille, mon envolée de Sophie Daull
Le cri primal, le deuil d’une mère.
4e de couv, résumé de l'éditeur ou trouvé ailleurs (pas de moi, donc) Dans les semaines qui ont suivi la mort de sa fille Camille, 16 ans, emportée une veille de Noël après quatre jours d'une fièvre sidérante, Sophie Daull a commencé à écrire.
Écrire pour ne pas oublier Camille, son regard «franc, droit, lumineux», les moments de complicité, les engueulades, les fous rires ; l'après, le vide, l'organisation des adieux, les ados qu'il faut consoler, les autres dont les gestes apaisent... Écrire pour rester debout, pour vivre quelques heures chaque jour en compagnie de l'enfant disparue, pour endiguer le raz de marée des pensées menaçantes.
Loin d'être l'épanchement d'une mère endeuillée ou un mausolée - puisque l'humour n'y perd pas ses droits -, ce texte est le roman d'une résistance à l'insupportable, où l'agencement des mots tient lieu de programme de survie : «la fabrication d'un belvédère d'où Camille et moi pouvons encore, radieuses, contempler le monde»
Premier émoi d’une jeune fille de 13 ans éprise d’un homme de 43 ans. Plutôt juste mais pas grand chose de plus.
Place Colette de Nathalie Rheims
Bof, bof… J’ai préféré « La Boum ».
4e de couv, résumé de l'éditeur ou trouvé ailleurs (pas de moi, donc) À l'âge de 9 ans, la narratrice de Place Colette est victime d'une erreur de diagnostic qui la cloue sur un lit d'hôpital, le corps prisonnier d'une coquille de plâtre. Au terme de trois années de calvaire, un professeur finit par découvrir la véritable maladie ; il l'opère et la sauve.
La jeune fille a passé ce temps immobile à découvrir la littérature et les textes classiques. Elle voue une passion sans limite au théâtre. Revenue à la vie, elle tourne autour de la Comédie-Française et de la place Colette. Le jour de ses 13 ans, elle entre dans la loge d'un comédien dont elle est tombée amoureuse. Bien qu'il ait trente ans de plus qu'elle, elle lui propose de devenir son cadeau d'anniversaire.
Ce roman, qui aurait pu s'intituler Détournement de majeur, est l'histoire d'une double initiation, à l'amour charnel et à la passion du théâtre. Écrit à la première personne, il est pourtant aux antipodes de ce que l'on qualifie d'autofiction : le mensonge enveloppé dans une rhétorique de vérité. C'est un « roman-vrai », où l'auteur se cherche et finit par faire tomber le masque