Inflorescence

Inflorescence explore les difficultés de la transmission mère-fille au travers de quatre générations.

Du moment qu'elle avait ouvert la porte à Aloïse, Mademoiselle Suzie l'engloba totalement dans sa vie. Elle commença par une intense observation et une mise au point des travaux à entreprendre. La propreté allait devoir lui être enseignée, à tous les niveaux. Les cheveux finiraient par repousser et il serait dès lors possible de leur donner une forme. En attendant, l'usage de salive pour les aplatir devait être aboli. Avec une nourriture adéquate, elle se remplumerait rapidement. Contre toute attente, les dents n'étaient pas en piteux état, mais il fallait néanmoins veiller impérativement à leur hygiène. Et puis, il y avait sa démarche étrange. Mademoiselle Suzie n'avait pas encore réussi à déterminer quel était réellement le problème avec cette jambe.
Inflorescence de Raluca Antonescu
Un livre subtil et sensible où les poisons sont parfois bien enfouis et mettent plusieurs générations à instiller leur venin.

Histoires de femmes blessées en quête d’une guérison, mères de sang ou d’adoption

Incipit (et peut-être un petit peu plus si entente)
Le gouffre
Jura, 1911
Elle coupa à travers bois et pressa le pas. Le plateau s'ouvrit brusquement et la lumière crue l'obligea à plisser les yeux. En baissant la tête, elle traversa un champ parsemé de touffes d'herbes jaunies. Agitées par le vent, elles lui firent penser à des crinières. Elle ralentit, essoufflée. Ce n'était plus très loin.


4e de couv, résumé de l'éditeur ou trouvé ailleurs (pas de moi, donc)
Jura, 1911. Une femme se désespère d’être à nouveau enceinte et se rend superstitieusement au lieu-dit Le Gouffre du diable pour implorer la fin de sa grossesse. À partir de ce lieu dont la terrifiante et réelle histoire nous est contée et de cette aïeule commune, le roman dresse quatre portraits de femmes ordinaires qui traversent de lourdes épreuves et dont les vies s’entrecroisent, et parfois se déchirent.

Le jardin, comme une trame, relie ces quatre destins. Plates-bandes ordonnées d’un lotissement Levitt ou serre en Argentine mais lieu-miroir qui n’appartient qu’à soi et qui permet la reconstruction.