La limonade bleue

Un amour psychédélique, une passion hallucinée… Encore une fois, Brigitte Fontaine lâche la bride.

Tu as brillé très loin dans mon cœur, et puis plus près, soulevant les mottes de terre et le mercure lourd et le plomb de la peur et du trouble profond. Tu as voulu tuer mon cœur. Il t'aveuglait. Je t'ai envoyé aux enfers, dans le fond du trou du cul du chien. Tu m'as hanté dans toutes mes chambres et je fuyais. Ils ont alors essayé de me reprendre. J'étais le fantôme du château. J'ai passé à travers les couteaux, j'ai vogué sur les collines, sur la mer froide, grise, encore vivante. Tu vois bien que je suis là. Je t'ai entendu de très loin. Tu me mélangeais à toi parce que je suis tienne, je te souffrirai bientôt, un jour, je sais que tu crois que je t'appartiens, pour jouer le grand jeu, ne me dis rien encore, ne profite pas de ce que ne je sois pas encore bien fermée, je veux être intacte et, peut-être, oh oui, je te donnerai tout, tous les trésors de toutes les chambres, et le vide glacial plein d'étoiles que tu aimes.
La limonade bleue de Brigitte Fontaine
Et Stella et Tony vont se consumer d’une flamme trop intense.

L’histoire d’une passion cinématographique aux couleurs sursaturées

Un peu trop, peut-être

Incipit (et peut-être un petit peu plus si entente)
A la tienne pépère, dit cordialement au travesti cosmonaute la momie aux beaux yeux du cinématographe. C'est dans un bar un peu suffocant où plane la poussière dorée de fin d'après-midi. Les cocktails sont meurtriers, frappant comme des poignards. La sueur fait briller les fards du jeune monstre et de la diva longue et surfine qui fait glisser en pluie ses bracelets le long de son bras transparent.


4e de couv, résumé de l'éditeur ou trouvé ailleurs (pas de moi, donc)
L'histoire fatale de Toni Laos et Stella Maelström.