Les petits courages

Burn-out, maladie, stress, perte de sens…

Au travers de brefs chapitres passant d’une protagoniste à l’autre, les petits courages proposent des portraits de femmes en difficulté. Des esquisses légères comme des aquarelles pour des situations qui ne le sont pas vraiment.

 ─ Et comme ça tu vas me raconter tes options pour l'année prochaine Carmen. Et moi j'ai eu une révélation à l'hôpital. Je crois que moi aussi je vais me réorienter.
 ─ Tu ne vas plus coiffer des gens Maman?
 ─ Si, mais plus dans un salon.
Carmen ouvre les yeux comme des billes.
 ─ Ouhla y a de l'actu.
 ─ Et ta patronne Maman ?
Louise répond en chantant :
 ─ Ma patronne... est une conne...
Antoine fronce les sourcils, absolument outré :
 ─ Maman, un gros mot égale un euro dans le pot !
 ─ Je le mettrai mon chéri. Allez, apéro.
Les petits courages de Sabrina Delarue

Des pastels quand-même un peu clairets

Incipit (et peut-être un petit peu plus si entente)
Je m'entends dire : hoho !
Ma voix est comme absorbée par les bruits de la rue.
Ils sont en train d'élaguer les arbres.
Hoho!
Il ne se retourne pas.
Il continue sa marche, de ce petit pas régulier que je connais bien. Je l'observe souvent quand il part de la maison, depuis cette fenêtre.


4e de couv, résumé de l'éditeur ou trouvé ailleurs (pas de moi, donc)
Il y a Louise, mère constamment débordée, qui a peur de ne pas être à la hauteur. Et Maria, qui se relève, avec sa dignité habituelle, de la maladie. Il y a aussi Iris, qui se demande comment trouver l’amour quand on est infirmière de nuit. Et puis Carmen, qui cherche sa place auprès de ses parents, avec toute la puissance de sa douceur. Enfin il y a Amira, étudiante qui fuit une brillante carrière en enchaînant petits boulots et missions d’intérim.

Cinq femmes, cinq destins reliés par un lien invisible : le roman L’Art de la joie de Goliarda Sapienza.

Dans Les Petits Courages, Sabrina Delarue explore avec humour et tendresse les métamorphoses silencieuses et les luttes intimes qui transforment une vie.