Comment les chats nous apprennent à résister au fascisme

L’idée est drôle, la couv’ attirante et le potentiel évident… et pourtant.

La plus charmante des boules de poils dissimule tout un arsenal de griffes tranchantes comme des rasoirs, et elle n'a pas peur de s'en servir.
Elle ronronnait tranquillement sur vos genoux, et soudain, elle vous donne un coup de patte parce que vous avez osé la caresser au mauvais endroit.
Mon ventre ?! Mais tu es dingue ?!
Comment les chats nous apprennent à résister au fascisme de Stewart Reynolds, illustrations de Pablo Amargo, trad. de Santiago Artozqui
Il me reste comme un petit sentiment de gâché après cette lecture un petit peu drôle et qui aurait mérité un poil de talent-travail-créativité-humour supplémentaire.Chapitre trois
Renversez les objets en stratègeEt à bien regarder les chats sur leurs canapés… pas vraiment sûr que l’on puisse compter sur eux pour contrer la (re)montée du fascisme

Incipit (et peut-être un petit peu plus si entente)
Les chats ne laissent jamais personne deviner où ils comptent aller, et vous devriez faire de même.
Le fascisme prospère sur le terreau du prévisible ; alors, semez le trouble ! Bondissez de but en blanc sur un fauteuil avant de descendre les rideaux en rappel.


4e de couv, résumé de l'éditeur ou trouvé ailleurs (pas de moi, donc)
Les chats, maîtres absolus du sans-gêne et du chaos stratégique, mettent en œuvre depuis des siècles, l'air de rien, des tactiques de survie face à l'oppression. Il est grand temps pour nous, humains, de nous y intéresser.

Comment les chats nous apprennent à résister au fascisme révèle en onze leçons les secrets pour déjouer les tentatives de domination et reprendre le pouvoir. Qu'il s'agisse de rester agile et imprévisible, de veiller à toujours avoir les griffes acérées ou de réclamer son dû avec l'aplomb d'un matou affamé, ce livre distille des enseignements aussi subversifs que pratiques contre l'autoritarisme.

Alors, invoquez le félin qui sommeille en vous ! Les chats ne demandent pas la permission : pourquoi le feriez-vous ?

Le vide : mode d’emploi : aphorismes de la vie dans les ruines

Cet excellent recueil d’aphorismes pêche malheureusement par son excès. Peut-être sous la forme d’un calendrier en remplacement des bondieuseries journalières détachables ou en rappel journalier sur les réseaux sociaux ci-conchiés ? Je ne sais pas, mais hélas la quantité nuit malheureusement au propos.

Résumé du livre jusqu'à présent
Je pense donc j'ennuie.
J'aurais dû m'en apercevoir plus tôt
Notre société n'est pas hypersexuée, finalement. Elle est juste hyperhétérosexuelle.
Marché du carbone
Brûler une banque émet peut-être du carbone, mais c'est quand même un bon moyen de lutter contre les changements climatiques.
Le vide : mode d’emploi : aphorismes de la vie dans les ruines de Anne Archet

Pourtant c’est drôle, virulent, engagé, contestataire, violent, juste, léger, solide, réfléchi… (il y a de tout, du bon, du très bon et même du meilleur. Mais il y en a tant)

Un dernier souhait
Que vos crimes soient sublimes et que jamais vous ne vous fassiez prendre.
La conclusion logique
Je n'ai pas encore tout abandonné pour aller rejoindre le cirque, mais ça ne saurait tarder.

Si vous ne connaissez pas Anne Archet, commencez peut-être par ses courts textes érotiques. Mais si vous y avez déjà gouté, si vous êtes patient-e-s et si vous vous contentez d’un page par jour, ce recueil est aussi puissant et goûtu qu’un espresso napolitain matinal

Avec des illustrations de Sara Hébert

Et si vous ne connaissiez pas encore Sara Hébert, Bijou de Banlieue, c’est elle ! Et c’est incroyable

Incipit (et peut-être un petit peu plus si entente)
Posture
Je suis celle qui dit tout bas ce que personne ne pense.

Autre posture
Sur internet, personne ne sait que je ne suis qu'une stratégie discursive.


4e de couv, résumé de l'éditeur ou trouvé ailleurs (pas de moi, donc)
«J’ai dit à la mère de mon amoureux que j’étais aphoriste et elle m’a donné son appui dans ma lutte pour l’acceptation et la reconnaissance. Je l’ai remerciée avec émotion, même si j’ai vite compris qu’elle pensait que le mot “aphoriste” désignait une identité sexuelle ou de genre à la mode. Pour une fois qu’on ne se moque pas de mes prétentions littéraires, je n’allais quand même pas gâcher mon plaisir.»

«Je crois qu’il faut cesser de dire “environnement” et commencer à dire “survie de l’espèce humaine”. Ce serait rigolo d’entendre les politicien•ne•s dire “la survie de l’espèce humaine est importante, mais pas aux dépens de l’économie”.»

Anne Archet est connue pour ses récits érotiques et les textes polémiques qu’elle publie sur le web depuis la fin des années 1990. Avec Le vide: mode d’emploi, cette écrivaine caustique, fulgurante, volontiers provocatrice et un brin mythomane, s’essaie à un nouveau genre: l’aphorisme.

Les brefs commentaires sur le monde d’aujourd’hui dont est composé cet essai sont autant de petites grenades lancées pour faire éclater nos certitudes, ou simplement pour nous faire éclater de rire. Un essai à lire pour faire le vide autour de soi! Anne Archet est une auteure anarchiste