Le buffle blanc

Dans cette fable, Vasudeva va connaitre devant l’injustice, une colère sanglante. Mais après bien des morts, que lui restera-t-il ?

Un jour, Vasudeva reprit son arc et son bâton. Autant rentrer chez lui, car aucun signe n'était venu lui montrer le chemin. Alors qu'il faisait ses adieux au Saint muré dans son mutisme, ce dernier posa sa vieille main sur le bras du jeune homme agité. Sa lourde voix dit : « Celui qui porte dans ses mains le pouvoir et la richesse trébuche. Et, dans sa chute, il fait verser le sang. Il ploie sous un poids, ses genoux chancellent, car il porte ce qui importe: la vie.
 ─ Et qui marche sans entraves, l'Ancien ?
 ─ Celui qui abandonne tout, les désirs, les envies, les aspirations, la vie justement. Car rien d'autre que cela n'est la vie. »
Le buffle blanc de Ernst Wiechert, trad. de Sylvaine Duclos
Il commence alors une quête personnelle qui, face l’injustice de la mise à mort d’un buffle blanc, le mènera jusqu’au roi.

Une fable sur la justice et le pouvoir qui tire aussi sa puissance de son origine. Ernst Wiechert l’ayant écrite en 1936, elle fut censurée pour ne paraître que dix ans plus tard, après la guerre et la chute du pouvoir nazi.

Une fable un peu gentillette (le genre veut ça), mais qui reste toujours pertinente aujourd’hui

Incipit (et peut-être un petit peu plus si entente)
Bien avant qu'un drapeau de l'Occident ne flottât sur les plages aux confins de l'Inde orientale, un petit village sur les rives du Gange vit naître un garçon que ses parents nommèrent Vasudeva.


4e de couv, résumé de l'éditeur ou trouvé ailleurs (pas de moi, donc)
À l’instant même où la mort emporte le patriarche d’un village au bord du Gange, naît Vasudeva. Bon ou mauvais présage ? Peut-être que cet enfant délivrera enfin les siens de la tyrannie des puissants ou peut-être butera-t-il sans succès contre l’injustice du monde. Mais dans un sens comme dans l’autre se dessine un destin hors-norme.
Située dans une nature luxuriante, cette fable humaniste entraîne le lecteur dans des aventures trépidantes où la vie ne se laisse jamais abattre par la mort. Par la splendeur de ses décors et par son attention aux êtres, ce texte intemporel réveille ce qui nous lie aux autres.

Les promesses

J’ai toujours aimé ces livres où une auteure fait parler un homme (ou le contraire) et qu’elle touche juste. Ces livres où, avec délicatesse, l’autre sexe dévoile ce qu’il serait difficile de voir, de s’avouer ou de concéder. Certes, parfois la projection s’égare dans ses fantasmes, mais subsiste le tableau, l’essai. Et cette fois-ci, je l’ai trouvé plutôt fidèle.

Les promesses de Amanda Sthers
Les promesses de Amanda Sthers

Une histoire sur le deuil et les amours ratés. Sur l’amitié qui, solide, survit. Une vie comme une destinée déjà tracée. Délicatement touchant et navrant.

Et cette phrase (un peu charcutée) belle comme la joie.

Pas le monstre chef d’oeuvre, mais un bouquin avec passages qui méritent leurs détours.

4e de couv, résumé de l'éditeur ou trouvé ailleurs (pas de moi, donc)
La vie, en général, n'en finit pas de faire des promesses qu'elle prend plaisir, ensuite, à ne pas tenir - et telle est bien l'histoire d'Alexandre, le héros de ce roman.

On lui avait ainsi promis, dès sa naissance, le bonheur, l'amour, le soleil, l'Italie et toutes les nuances du plaisir, et il en eut sa part. Mais il s'avisa, à mesure, que chaque promesse accomplie portait également en elle une part de regret, une zone de mélancolie où le destin murmurait : « Le bonheur, ce n'était donc que cela ? »

Dans ce roman qui se déploie entre Paris et l'Argentario, cette presqu'île bénie de Toscane, on croisera beaucoup de désirs, de folles sensualités, des jours glorieux, des amantes, des amis fidèles - et, en même temps, leurs contrepoints douloureux et sombres.

Cette histoire, on l'aura deviné, concerne la plupart des hommes qui entrent dans l'existence en grands vivants. Qui en jouissent. Et qui, par négligence, y font d'irrémédiables dégâts.

Surtout dans le coeur des femmes qui ont pris le risque de les aimer