Faut-il être végane ? : éthique d’un mode de vie

Pour une base solide, le bon sens ne suffit pas. Savoir que les conditions de vie et d’abattage des animaux produits industriellement sont ignobles, cruelles, indignes et irrespectueuses ne suffit pas à construire une argumentation académique.

Par un phénomène de contagion sociale, nos habitudes de consommation influencent celles de nos proches, qui influencent à leur tour celles de leurs proches, et ainsi de suite. La croissance du nombre de véganes est alors exponentielle. Si l'on suppose, pour simplifier la démonstration à l'extrême, que chaque végane parvient à convertir deux personnes à son mode de vie, combien d'étapes de conversion pensez-vous qu'il faille pour atteindre le seuil des 10000 véganes nécessaires pour réduire la production de poulets ? Pas plus de treize. (Le nombre total de véganes après k étapes est nk = 2k+1-1. Après douze étapes, nk = 8191. Après treize étapes, n, = 16383.) Moyennant à peine treize étapes de conversion, votre choix de devenir végane aura causé - indirectement, certes, mais causé tout de même - l'atteinte d'un seuil permettant d'épargner environ 10000 poulets. Difficile de faire plus efficace !
Faut-il être végane ? : éthique d’un mode de vie de François Jaquet et Malou Amselek
Ici, mot est défini, chaque prémisse est analysée, chaque conclusion argumentée, que ce soit pour la production, l’achat ou la consommation de POA (Produits d’origine animale).

Un livre scolaire et académique (assommant) qui ne se contente pas de dire que tout cela est une grosse saloperie, mais qui le démontre

Incipit (et peut-être un petit peu plus si entente)
La population humaine mondiale a récemment dépassé la barre des 8 milliards. Pour sa consommation, 83 milliards d'animaux terrestres sont tués chaque année. Bien davantage si l'on tient compte des poissons, au sujet desquels les statistiques sont toutefois moins précises. Parce qu'ils sont trop nombreux pour être dénombrés, on se contente de les peser. Sur cette base, les estimations médianes évaluent leur quantité à environ 1500 milliards, soit 187 fois plus d'individus qu'il n'y a d'humains sur Terre.


4e de couv, résumé de l'éditeur ou trouvé ailleurs (pas de moi, donc)
Quoi qu'il demeure le fait d'une minorité, en à peine une décennie, le véganisme est devenu un authentique sujet de société, un thème clivant qui ne laisse personne, ou presque, indifférent. Si la question de sa moralité a fait l'objet de développements majeurs dans la littérature scientifique internationale, en France, seuls quelques livres lui sont consacrés, dont plus ou moins aucun ne relève de l'éthique. Faut-il être végane ? vise à combler cette lacune. François Jaquet et Malou Amselek s'attachent en premier lieu à fournir une définition du véganisme, qu'ils conçoivent comme le mode de vie excluant la production, l'achat et l'utilisation de biens d'origine animale. Ils soumettent ensuite à un examen critique les arguments le plus souvent mobilisés en faveur et à l'encontre de ces trois pratiques. Rédigé dans un style sans verbiage, l'ouvrage se distingue par sa clarté et la rigueur de son argumentation. Il offre une introduction incontournable au débat contemporain sur l'éthique du véganisme.

Esther

Et si les robots finissaient par acquérir une âme, une capacité à penser par eux-même, transcender l’IA pour devenir plus encore?

Et s’il s’agissait, en l’occurrence d’une lovebot, une poupée sexuelle dotée d’intelligence…

Esther de Olivier Bruneau

Elle s’appelle Esther et se fait martyriser par son propriétaire

Un livre très drôle, plein de questions et difficile à lâcher !

4e de couv, résumé de l'éditeur ou trouvé ailleurs (pas de moi, donc)
Anton et Maxine forment un couple sans histoires, doucement consumé par la routine. Une nuit, en rentrant d'un dîner, ils découvrent par hasard une lovebot - robot sexuel animé et doué d'intelligence artificielle - jetée dans des ordures. L'irruption dans leur vie de ce corps, programmé pour le plaisir mais martyrisé dans sa chair synthétique, va bien vite bousculer leur intimité.

Tandis que la créature reprend peu à peu vie et révèle des fragments de son passé, ils ne se doutent pas encore que les épreuves qu'elle a traversées la rendent exceptionnelle et en font la proie d'une traque féroce...

Antispéciste : réconcilier l’humain, l’animal, la nature de Aymeric Caron

Aymeric Caron a pris le parti de nous faire réfléchir. Vu l’état de la politique aujourd’hui, je ne sais pas si c’est la bonne voie qu’il a choisi pour faire changer les choses.

Antispéciste : réconcilier l'humain, l'animal, la nature de Aymeric Caron
Antispéciste : réconcilier l’humain, l’animal, la nature de Aymeric Caron

Oscillant entre bon sens, jusqu’au boutisme, philosophie, éthique et dénonciation ce livre parle principalement de respect.

Respect !

4e de couv, résumé de l'éditeur ou trouvé ailleurs (pas de moi, donc)
Certains en possèdent déjà : les animaux de compagnie, les espèces protégées et les animaux d'élevage. Mais les droits que nous leur avons consentis sont minimaux et incohérents. Nous traitons différemment les chiens, que nous considérons comme des membres de la famille, et les cochons, réduits au rang d'objets produits en masse et abattus dans d'indignes conditions. Pourtant cochons et chiens présentent une sensibilité et une intelligence similaires.
Comment en sommes-nous venus à les classer dans des catégories si différentes ? C'est que nous sommes spécistes. Le terme, peu connu en France, fera bientôt partie de notre vocabulaire. A l'instar du racisme et du sexisme, dont il poursuit la logique. Le spécisme consiste à traiter différemment, et sans la moindre raison valable, deux espèces qui présentent les mêmes caractéristiques. Tout comme nous avons longtemps dénié aux femmes les mêmes droits que les hommes.
L'affirmation de l'antispécisme sera celle de l'animalisme, un mouvement philosophique qui promeut la nécessité d'accorder des droits à tous les animaux, en raison de leur capacité à souffrir. Loin d'être anecdotique, l'animalisme incarne le mouvement idéologique le plus révolutionnaire ; pour la première fois depuis 2000 ans, il entend sortir nos systèmes de pensée occidentaux de leur logique anthropocentriste et reconnaître que nous, qui sommes des animaux, avons des obligations morales à l'égard de nos cousins.
Surtout, l'animalisme s'inscrit dans une logique d'écologie politique, éloignée de celle incarnée dans les élections. Non plus une écologie superficielle, qui se soucie seulement de préserver les écosystèmes, les ressources et quelques espèces en péril, mais une écologie profonde, qui repense complètement la place de l'homme dans le monde. Pour que ce dernier ne vive plus en parasite, mais en symbiose avec toutes les formes de vivant.
Cela oblige à une refonte de nos institutions et à briser la vision à court-terme du temps politique. Cela nous oblige aussi à une réforme intellectuelle qui remette en question la notion de " profit ". Le capitalisme, le socialisme, le communisme, le néo-libéralisme sont aujourd'hui discrédités, si ce n'est dépassés

Les marchands de doutes

Les marchands de doutes de Naomi Oreskes et Erik M. Conway.
Ça c’est de l’information sur la désinformation.

Les marchands de doute ou comment une poignée de scientifiques ont masqué la vérité sur des enjeux de société tels que le tabagisme et le réchauffement climatique de Naomi Oreskes & Erik M. Conway
Les marchands de doute ou comment une poignée de scientifiques ont masqué la vérité sur des enjeux de société tels que le tabagisme et le réchauffement climatique de Naomi Oreskes & Erik M. Conway
4e de couv, résumé de l'éditeur ou trouvé ailleurs (pas de moi, donc)
"Notre produit, c'est le doute". Les lobbys industriels (industrie du tabac, de l'énergie, du pétrole...) ont, à coup de milliards de dollars, élaboré une stratégie destinée à éviter toute réglementation de santé publique ou environnementale qui aurait pu nuire à leurs intérêts. Une stratégie toute simple, qui a consisté à nier en bloc les preuves scientifiques de la dangerosité du tabac, du DDT, de la réalité du trou de la couche d'ozone, des atteintes environnementales des pluies acides.
Discréditer la science et les scientifiques, semer la confusion : grâce à l'aide d'un petit groupe d'experts indépendants et de médias naïfs ou complaisants, cette stratégie a fonctionné et fonctionne toujours. Pour preuve : le réchauffement climatique ? l'enjeu le plus important pour la planète et ses habitants ? continue, en dépit des innombrables travaux menés à son sujet, en dépit de ses effets qui commencent à se faire sentir, d'être taxé de gigantesque supercherie. Enquête aussi implacable qu'incroyable, l'ouvrage témoigne de l'importance des faits scientifiques dans le débat public, et conduit à une réflexion profonde sur la vulnérabilité de la société mondiale ? la tactique, mise au point outre-Atlantique, s'exportant bien ? face aux "marchands de doute".