Le serment de l’homme rouge

Ce livre jeunesse est paru aux éditions Evalou dans la collection Lectures Animalistes : Une littérature engagée en faveur de la cause animale. Et la collection ne trompe pas.

Pour changer le monde, un enfant à la fois
Je suis réveillé par des voix d'hommes. Le jour est levé. Kirana, au-dessus, se laisse glisser hors du nid et descend sans bruit jusqu'à moi.
 ─  Ça doit être les ouvriers du chantier, me murmure-t-elle le plus bas possible.
J'acquiesce. On ne distingue pas ce qu'ils disent. Il y a deux ou trois hommes, peut-être. D'où nous sommes, nous ne voyons rien. Tant mieux, parce que cela veut dire qu'ils ne nous voient pas non plus.
 ─ Tu crois qu'ils nous cherchent ? Ça m'étonnerait, quand même. Ils n'ont pas vu qu'on avait pris Nour.
 ─ Ils ne sont pas idiots. Elle aurait pu se sauver toute seule, mais sûrement pas ouvrir la cage... Les voix s'éloignent. Nous attendons encore un instant, puis descendons prudemment de l'arbre.
Plus personne. Plus de bruit.
Le serment de l’homme rouge de Sophie Noël, illustrations de Marc Paufichet
Un petit livre gentil et engagé avec un petit parisien de 15 ans qui retrouve ses racines dans la forêt indonésienne. Et c’est très chou.

Mais si ce livre ne brille pas franchement par son style et que le traitement est un peu simpliste, il demeure fort efficace, plein d’émotions et porteur de messages forts et essentiels

Incipit (et peut-être un petit peu plus si entente)
Je pose mon pied nu sur l'herbe humide. Il est tôt et les bruits de la forêt me parviennent, tellement différents de ce que j'ai l'habitude d'entendre.


4e de couv, résumé de l'éditeur ou trouvé ailleurs (pas de moi, donc)
En vacances chez ses grands-parents dans la jungle indonésienne, Kali, un adolescent parisien, découvre un journal intime mentionnant un certain "Homme Rouge de la forêt". Ce séjour prend un tournant inattendu et dangereux lorsqu'il se retrouve confronté à des trafiquants d'animaux et à des compagnies détruisant illégalement la forêt. La jungle, loin d'être hostile, devient, pour lui et son amie Kirana, une alliée précieuse dans sa lutte pour sauver une jeune orang-outan en détresse. Dans ce récit captivant, Sophie Noël nous entraîne au cœur de la jungle indonésienne, semant la graine de l'éco-activisme et de l'amour de la nature dans l'esprit du lecteur. Au fil des pages, elle nous invite à partager le courage et l'engagement de ses personnages pour défendre les animaux sauvages, tout en explorant des thèmes profonds tels que la quête de soi et le besoin impérieux de préserver notre monde.

Tsunami

Tsunami raconte une touchante histoire, celle d’un jeune homme à la recherche de sa sœur disparue en Indonésie, quelque temps après le grand tsunami de 2004.

Tsunami de Stéphane Piatzszek et dessins de Jean-Denis Pendanx
Une quête dans un cadre idyllique qui flirte avec le fantastique et les fantômes des disparus.C’est tendre et beau, parfois drôle, d’autres fois triste. Une quête pleine d’émotions aux aquarelles magnifiques

Incipit (et peut-être un petit peu plus si entente)
Je ne sentais pas la puanteur des motos déglinguées qui envahissaient le centre-ville.


4e de couv, résumé de l'éditeur ou trouvé ailleurs (pas de moi, donc)
Comment retrouver sa grande soeur... quand elle a disparu il y a dix ans ?
quand elle a disparu en Indonésie, juste après le tsunami ?
quand elle a disparu alors qu'elle soignait des populations meurtries et affamées ?

Comment retrouver sa grande soeur...
quand on n'a jamais mis un pied hors de l'hexagone ?
quand on tombe par mégarde amoureux d'une adorable Papoue en cavale ?
quand ladite jeune femme connaît le vaudou et les morts qui marchent ?

Comment retrouver sa grande soeur
quand on découvre qu'elle vit loin, très loin, tout au bout d'une île... tout au bout du monde et peut-être plus loin encore ?

Ne crains pas l’ombre ni les chiens errants

Camille Zabka nous raconte une fin de couple, dans la violence et la fuite. Et c’est pas mal bien foutu.

Tous entraient en Indonésie comme dans un supermarché. Il leur fallait tout voir, tout visiter. Une plage déserte, un ancien palais devenu hôtel, un bivouac avec cuisinier et guide à Kalimantan, une goélette affrétée juste pour eux dans les champs d'algues de Nusa Lembongan, une croisière le long du fleuve Mahakam. Avec de l'argent, il y a de multiples manières de s'emparer du monde. Ils étaient des consommateurs de paysages, de fausses aventures, de souvenirs.
Moi, je n'aimais pas l'avion, et Lucas estimait qu'il voyageait déjà assez pour son travail.
Ne crains pas l’ombre ni les chiens errants de Camille Zabka

Mais mieux encore, elle nous raconte l’Indonésie, les expats condescendants, vivant en groupes dans des prisons dorées, servis par « ceux qui font », les pembantus, domestiques, chauffeurs, jardiniers…

Je noue le kain autour de mon épaule, y cale bien mon enfant et demande autour de moi :
 - Ojek ? Taxi ?
Je marche vers les remparts de Jogjakarta, le centre de l'ancienne capitale de Java, cette ville qu'avec Lucas nous avions tant aimée. Les rues en arc de cercle suivent l'ancien tracé des rizières. 
Partir, partir, partir.

Elle raconte aussi les ravages des cultures de palme, la déforestation, la destruction de l’habitat des orang-outans…

Une bien moche réalité

Incipit (et peut-être un petit peu plus si entente)
C'est la bonne nuit pour fuir. La lune éclaire la route.
Je chante pour me donner le courage de rejoindre le village, au loin là-bas, de l'autre côté de la forêt.


4e de couv, résumé de l'éditeur ou trouvé ailleurs (pas de moi, donc)
C'est l'histoire d'une femme qui a cru au paradis en s'installant sur l'île de Java.

Mais quand elle se retrouve derrière les hauts murs de son Complex pour Occidentaux, elle découvre une autre réalité, un autre homme et le décor de rêve se fissure.

Elle refuse d'être écartelée entre deux mondes.

Elle vient d'avoir trente ans, un âge pour vivre ou pour mourir. Elle va choisir de vivre.