Camiothécaire-biblioneur aux lectures éclectiques. Romans, essais, biographies et autobiographies, récits de voyage, bandes dessinées, nouvelles, chroniques, témoignages… des critiques selon l'humeur
C’est un genre d’humour que j’affectionne tout particulièrement. En plus, ici, c’est souvent franchement très drôle !Fables bucoliques autogérées de PopolitiqueUne bande dessinée qui n’est pas sans rappeler le Petit traité d’écologie sauvage d’Alessandro Pignocchi et ses sublimes aquarelles. Certes, ici, pas de dessins au style aussi impressionnant, mais des comptines bien affirmées et un rythme rapide. Un vrai bonheur.
Un album activiste parfois inégal mais dont certaines pages méritent amplement d’être sauvées de l’autodafé par ce pauvre colibri
Incipit (et peut-être un petit peu plus si entente) Un jour, la catastrophe arriva. Un immense incendie s'était déclaré dans la vieille forêt.
4e de couv, résumé de l'éditeur ou trouvé ailleurs (pas de moi, donc) Les Fables bucoliques autogérées invitent à imaginer ce qu'il se produirait si tout ce qui constitue le vivant, les animaux, les plantes, se mettait à réfléchir, parler et se comporter comme les êtres humains.
Des planctons imaginent en quel plastique ou hydrocarbure ils seront transformés. Des loups déconstruisent le mythe du mâle alpha. Des poules se mettent à penser que c'était mieux avant, quand elles étaient de gros dinosaures. Et les fourmis sont bien entendu marxistes et rêvent du grand soir. À travers ces fables, tous ces êtres vivants deviennent enfin des acteurs politiques, au sens large.
Après un tome trois qui m’avait vraiment laissé sur ma faim (mais peut-être étais-je mal luné ce jour-là), voilà un brillant quatrième opus.
Faut pas prendre les cons pour des gens, tome 4 de Emmanuel Reuzé, Jorge Bernstein et Vincent Haudiquet
On y retrouve tout ce qui a fait le génie (si, si) des premiers albums, une vision de notre société tout aussi absurde qu’elle peut l’être.
Nous sommes fous ! Merci de nous l’avoir démontré !
Incipit (et peut-être un petit peu plus si entente) Je voudrais une baguette, s'il vous plait.
Ça fera 10 euros, Madame.
4e de couv, résumé de l'éditeur ou trouvé ailleurs (pas de moi, donc) Vu le prix de l'électricité, les pauvres ont-ils encore les moyens de s'électrocuter ? Comment s'opérer tout seul de l'appendicite grâce à Internet ? Peut-on trouver un travail fictif à mi-temps ? Où trouver le temps de faire un burn-out quand on est débordé ?
Emmanuel Reuzé revient avec un tome 4 encore plus grinçant qui maltraite la bêtise ordinaire de notre société.
Sébastien Bohler a, semble-t-il, une idée fixe : notre cerveau pourrait nous sauver de l’inexorable ! Candide ? Sûrement, tant la tâche semble insurmontable. Et pourtant, par où commencer, si ce n’est par nous même ? Tous ensemble ! Et d’abord… Avons-nous le choix ? Striatum : comment notre cerveau peut sauver la planète de Sébastien Bohler
Et comme pour ses précédents ouvrages, il part de la base, de notre cerveau et de son incorrigible appétence, son inextinguible avidité. Mais aussi, dans cet ouvrage, des outils qu’il possède aussi pour se refréner…
Alors, ne serions nous que des enfants incapables de ne pas croquer ce marshmallow ?
Et comme d’hab, c’est documenté, simplement vulgarisé mais précisément sourcé, tip-top et… plein d’espoir…
Incipit (et peut-être un petit peu plus si entente) Ça y est. Nous y sommes. Face au mur. En quelques années, tout s'est accéléré. Ce que nous prenions pour un mouvement lent de dégradation et de réchauffement est devenu un processus brutal, extrêmement rapide. Le climat se modifie en profondeur, l'air devient irrespirable dans de nombreuses régions du monde, et l'eau se fait rare. Des migrations de grande ampleur se préparent, laissant planer la menace de conflits multiples de par le monde.
4e de couv, résumé de l'éditeur ou trouvé ailleurs (pas de moi, donc) Comment sauver notre planète quand on voit les records de température battus année après année, la raréfaction de l'eau et l'inéluctable réchauffement qui s'amplifie ? Sommes- nous irrémédiablement perdus ?
La solution est dans notre cerveau. Au cœur de nos neurones, un organe appelé « striatum » nous pousse à consommer toujours plus, condamnant ainsi nos efforts de sobriété.
C'est à lui que nous devons nous attaquer.
La solution : lui opposer une autre zone plus évoluée et plus puissante de notre cerveau.
Son nom : cortex préfrontal.
Avec cet allié, nous pouvons soulever des montagnes
Immigration, capitalisme, Pôle emploi, pauvreté, tourisme sexuel, système de santé, SDF et terrorisme… Voilà de la BD politique à l’humour brillamment absurde !
Faut pas prendre les cons pour des gens, tome 2 de Emmanuel Reuzé et Nicolas Rouhaud
Et BIM !
Et un tome 2 encore meilleur que le premier !
4e de couv, résumé de l'éditeur ou trouvé ailleurs (pas de moi, donc) Tome 1
Peut-on remplacer les enseignants par des distributeurs de diplômes ? Faut-il expulser du territoire son bébé ne parlant pas français quand on est patriote et républicain ? Doit-on incarcérer de futurs criminels pour éviter qu'ils ne commettent de futurs crimes sur de futures victimes ?
Retrouvez toutes les réponses à ces questions dans Faut pas prendre les cons pour des gens, un album d'humour absurde sur la bêtise ordinaire.
Dans ce livre, Reuzé et son fidèle compagnon Rouhaud, n'épargnent rien ni personne pour notre plus grand plaisir. Le dessin de Reuzé singe la BD contemporaine qui n'hésite pas à reprendre le même dessin sur plusieurs cases. Comme vous l'aurez compris, ce bougre ne prend vraiment rien au sérieux, pas même son éditeur !
Emmanuel Reuzé tord et maltraite les clichés de la société et livre une BD hilarante et grinçante à souhait
Tome 2
Faut-il une dérogation pour insulter un patron raciste ?
Peut-on passer des vacances sur le continent de plastique ?
Peut-on se faire rembourser un enfant défectueux ?
Retrouvez toutes les réponses à ces questions dans Faut pas prendre les cons pour des gens, un album d'humour absurde sur la bêtise ordinaire