Tourner la page

Un écrivain au succès passé se prend une belle série de bonnes grosses claques et décide de partir, fuir sur son bateau.

Tourner la page de Zep
Une première partie plutôt amusante sur le milieu littéraire, cruel et impitoyable. N’existe que le succès ! La suite est un poil plus abracadabrantesque.

Un album aux aquarelles soignées, même si la palette de couleurs m’a laissé quelque peu dubitatif

Incipit (et peut-être un petit peu plus si entente)
Voilà mon histoire.


4e de couv, résumé de l'éditeur ou trouvé ailleurs (pas de moi, donc)
Seize ans après avoir remporté le prix Femina pour Le Voyage parallèle, l'écrivain Lambert Delville disparaît tragiquement dans la mer Égée. C`est un drame national, les ventes de ses livres s'envolent, les hommages pleuvent, son éditrice célèbre sa mémoire « Un grand auteur ne meurt jamais, ses mots sont éternels ». Lambert est hilare devant sa télévision. Retiré sur une île grecque oubliée, il savoure le spectacle de sa propre mort, décidé à enterrer son ego sous le soleil et à profiter de cette seconde vie, subventionnée par une valise de billets providentielle. Enfin, jusqu'au jour où son ancien assistant tente de s'approprier ses œuvres et que les propriétaires des fameux billets, posent le pied sur l`île...

Le sentiment d’imposture

Imposteurs réels ou fantasmés, de nombreuses tensions les travaillent.

Le sentiment d’imposture de Belinda Cannone

Belinda Cannone tente de démêler tout ça et d’aller au plus profond de ce sentiment. Pourtant, la facette féminine de ce concept beaucoup traité dans les questionnements féministes aujourd’hui n’est malheureusement effleurée ici et aurait sûrement mérité une plus grande place… Pour autant, n’oublions pas que cet essai date de 2005 et que cette vision de l’imposture n’était pas autant réfléchie qu’aujourd’hui.

4e de couv, résumé de l'éditeur ou trouvé ailleurs (pas de moi, donc)
Par « imposteurs », Belinda Cannone ne désigne pas les escrocs de la confiance, ceux qui en imposent ou qui usurpent une place. L'auteur décrit un sentiment très commun mais qu'on a toujours grand soin de cacher : l'intime conviction de ne pas être celle bu celui qu'il faudrait être pour occuper légitimement la place dans laquelle on se trouve, et la crainte d'être démasqué. Si ce trouble met en cause l'identité, il n'engage pourtant, pas la question : « qui suis-je ? », mais : « suisje celle ou celui que je devrais être pour me trouver à cette place ? ». Et toutes nos ambitions, quelle qu'en soit la nature (professionnelle, amoureuse, existentielle, etc.), peuvent susciter cette inquiétude. En trente-six allègres chapitres qui vont de la littérature à la psychanalyse en passant par le cinéma, la politique ou nos expériences quotidiennes, cet essai propose récits et réflexions sur l'origine et les manifestations de ce sentiment d'imposture