Camiothécaire-biblioneur aux lectures éclectiques. Romans, essais, biographies et autobiographies, récits de voyage, bandes dessinées, nouvelles, chroniques, témoignages… des critiques selon l'humeur
Un recueil de nouvelles écrites par de nombreuses mains.
Histoires à ne pas mettre entre toutes les mains de Julie Bray
Érotique et pornographique, court et efficace comme des starters de fantasmes
4e de couv, résumé de l'éditeur ou trouvé ailleurs (pas de moi, donc) Elles sont belles et désirables, faussement ingénues ou carrément perverses. Elles, ce sont les personnages de l'univers de jouissance où nous convie Julie Bray. Comment résister à l'appel grisant de ces femmes avides de caresses ? Comment ne pas plonger avec elles dans les délices de la passion charnelle ? Des frissons à l'extase, nous voici transportés dans un pays sans frontières, où tout est permis
Comme un tourbillon, une chute dans un délire sadomasochiste où le encore pire succède au pire jusqu’à…
La vénus à la fourrure de Leopold von Sacher-Masoch
Un livre à la noirceur gothique impressionnant de maîtrise et de construction.
4e de couv, résumé de l'éditeur ou trouvé ailleurs (pas de moi, donc) Il vénérait une Vénus de jardin, sage idole de pierre : Wanda von Dunajew va lui donner le goût des femmes de chair.
De la déesse de l'amour, Wanda possède la rousse splendeur, le caractère, la frivolité. Mais Séverin, gentilhomme des Carpates, a d'autres rêves encore. Plus que son amant, il désire être son esclave. Humiliations, violences, tortures de la jalousie : extase... D'un trait de plume sur un contrat, tous les abaissements lui sont promis. Jusqu'au tout dernier...
Ce chef-d’œuvre de Sacher-Masoch - dont le nom a donné naissance au terme « masochisme » - a inspiré le grand film de Roman Polanski, La Vénus à la fourrure
Des nouvelles de cul rapides, efficaces, distrayantes et parfois amusantes
Récits coquins des plaisirs défendus de Elisabeth Vanasse
124 pages pornographiques
4e de couv, résumé de l'éditeur ou trouvé ailleurs (pas de moi, donc) «Quand il a effleuré mon sein gauche, j'ai compris que, cette fois-là, il se passerait quelque chose. Je savais déjà qu'il me trouvait belle et me désirait. Ses yeux le criaient fort. Pour ma part, je me contentais de sourire ; j'essayais d'avoir l'air indifférent. Je savais qu'il s'agissait simplement de lui faire signe...»
Élisabeth Vanasse livre ici des nouvelles érotiques audacieuses sous forme de chassés-croisés entre libertinage et sentiments. Un couple ose une aventure dans un sauna mixte et découvre le plaisir troublant de l'amour à plusieurs ; une jeune femme décide de s'inscrire à un club bien particulier ; une autre invite à dîner un séduisant voisin au plaisir... bruyant ; deux filles ont des pensées bien peu licites envers leur chauffeur de taxi...
Une écriture précise, franche et alerte. Des scènes particulièrement charnelles. Un passeport pour le plaisir !
Un petit récit plus pornographique suranné qu’érotique et qui vaut surtout par l’aura de son auteur rarement catalogué dans les bouquins de cul.
4e de couv, résumé de l'éditeur ou trouvé ailleurs (pas de moi, donc) Gamiani, le seul érotique romantique, marque d'une empreinte profonde tous ses lecteurs. C'est l'ouvrage clandestin qui a été le plus souvent réédité depuis le siècle dernier.
Malheureusement, de réédition en réédition, le vrai texte disparaissait de plus en plus derrière des versions «corrigées», dues à des lecteurs inattentifs ou prétentieux, qui jugeaient bon de donner leur version «puisque le texte n'était pas de Musset.»
Aujourd'hui, grâce au professeur Simon Jeune (éditeur du Musset de la Pléiade), nous savons sans pouvoir en douter que le texte est bien de Musset, et nous disposons d'une version authentique, enrichie de quelques notes explicatives. C'est celle-ci que nous vous présentons, suivie de l'étude de Simon Jeune qui en restitue la paternité à son auteur.
Voici donc, pour la première fois depuis sa publication (à tirage très limité), le vrai texte d'Alfred de Musset
Une jeune fille se retrouve au urgences pour se faire opérer d’une fissure annale agrémentée d’un hémorroïde en chou-fleur. L’occasion de causer de cul, de sécrétions diverses, de leurs goûts et textures. L’occasion aussi de tomber amoureuse d’un infirmier et de tenter de réconcilier ses parents… tout un programme.
4e de couv, résumé de l'éditeur ou trouvé ailleurs (pas de moi, donc) Admise aux urgences pour soigner une fissure anale, Hélène Memel, qui s'ennuie dans son lit d'hôpital, décide de profiter de son immobilité forcée pour égrener les souvenirs de sa vie sexuelle : rituels corporels, pratiques expérimentales, épisodes trash... Elle déroule tout un florilège cru et extravagant, tout en réfléchissant à la meilleure façon de réunir ses parents divorcés.
Un livre polémique, subversif, féministe, qui dénonce par ailleurs l'hygiénisme comme avilissement de la femme
Le livre ne commence pas dans la franche rigolade… et pourtant, on comprend très vite que ce sera pire après.
Sérotonine de Michel Houellebecq
Avec parfois du genre, des effets et du dispensable…
… Et des très bonnes pages avec une vision de de nos humanités, de la société, de l’anéantissement par la solitude et des effets des politiques agricoles d’une grande acuité.
4e de couv, résumé de l'éditeur ou trouvé ailleurs (pas de moi, donc) "Mes croyances sont limitées, mais elles sont violentes. Je crois à la possibilité du royaume restreint. Je crois à l’amour" écrivait récemment Michel Houellebecq.
Le narrateur de Sérotonine approuverait sans réserve. Son récit traverse une France qui piétine ses traditions, banalise ses villes, détruit ses campagnes au bord de la révolte. Il raconte sa vie d’ingénieur agronome, son amitié pour un aristocrate agriculteur (un inoubliable personnage de roman – son double inversé), l’échec des idéaux de leur jeunesse, l’espoir peut-être insensé de retrouver une femme perdue.
Ce roman sur les ravages d’un monde sans bonté, sans solidarité, aux mutations devenues incontrôlables, est aussi un roman sur le remords et le regret
Ça commence comme un livre méchamment drôle, doux, tendre et empathique.
La vraie vie de Adeline Dieudonné
Et petit à petit, ça glisse. Et, du méchamment drôle, le drôle s’en va avec l’innocence de l’enfance broyée, découpée, lacérée.
Reste un espoir qui, à lui seul, réussi à maintenir ce livre magnifique en équilibre. L’amour d’une sœur
4e de couv, résumé de l'éditeur ou trouvé ailleurs (pas de moi, donc) C'est un pavillon qui ressemble à tous ceux du lotissement. Ou presque. Chez eux, il y a quatre chambres. La sienne, celle de son petit frère Gilles, celle des parents, et celle des cadavres. Le père est chasseur de gros gibier. La mère est transparente, amibe craintive, soumise aux humeurs de son mari. Le samedi se passe à jouer dans les carcasses de voitures de la décharge. Jusqu'au jour où un violent accident vient faire bégayer le présent.
Dès lors, Gilles ne rit plus. Elle, avec ses dix ans, voudrait tout annuler, revenir en arrière. Effacer cette vie qui lui apparaît comme le brouillon de l'autre. La vraie. Alors, en guerrière des temps modernes, elle retrousse ses manches et plonge tête la première dans le cru de l'existence. Elle fait diversion, passe entre les coups et conserve l'espoir fou que tout s'arrange un jour.
D'une plume drôle et fulgurante, Adeline Dieudonné campe des personnages sauvages, entiers. Un univers acide et sensuel. Elle signe un roman coup de poing
Avec des ombres, Bastien Vivès met de la lumière sur une carrière de danseuse, toute en subtilité.
Polina de Bastien Vivès
Une histoire touchante, un dessin splendide
4e de couv, résumé de l'éditeur ou trouvé ailleurs (pas de moi, donc) « Il faut être souple si vous voulez espérer un jour devenir danseuse. Si vous n'êtes pas souple à 6 ans, vous le serez encore moins à 16 ans. La souplesse et la grâce ne s'apprennent pas. C'est un don. Suivante... »
Deux livres délicats comme un grain de riz (oui, gros cliché). Une quête qui commence où elle se termine. Un chemin à la recherche de soi, comme un portrait qui se dessinerait au fil des esquisses pour ne finalement dévoiler que la blancheur de la toile sur laquelle il était sensé apparaître.
Un chemin à la recherche de soi et de l’autre dans laquelle notre enveloppe n’est la tangente entre notre intériorité et ce qui nous entoure.
Et du peintre de percer cette enveloppe
Incipit (et peut-être un petit peu plus si entente) Aujourd'hui, lorsque je me suis éveillé après une courte sieste, « l'homme sans visage » se tenait devant moi. Il était assis sur une chaise, en face du canapé sur lequel je m'étais assoupi, et, de ses yeux absents situés dans son non-visage, il me scrutait.
4e de couv, résumé de l'éditeur ou trouvé ailleurs (pas de moi, donc) Peut-être un jour serais-je capable de faire le portrait du rien. De la même façon qu'un peintre avait été capable de dessiner Le Meurtre du Commandeur. Mais il me faudrait du temps avant d'y parvenir. Je devais faire du temps mon allié.
Quand sa femme lui a annoncé qu'elle voulait divorcer, le narrateur, un jeune peintre en panne d'inspiration, a voyagé seul à travers le Japon. Et puis, il s'est installé dans la montagne dans une maison isolée, ancienne propriété d'un artiste de génie, Tomohiko Amada.
Un jour, le narrateur reçoit une proposition alléchante : faire le portrait de Wataru Menshiki, un riche homme d'affaires. Tandis que celui-ci pose comme modèle, le narrateur a du mal à se concentrer. Quelque chose chez Menshiki résiste à la représentation.
Une nuit, il découvre un tableau dans le grenier, une oeuvre d'une grande violence, le meurtre d'un vieillard, comme tirée du Don Giovanni de Mozart. C'est Le Meurtre du Commandeur. Cette peinture obsède le narrateur. Et des choses étranges se produisent, comme si un autre monde s'était entrouvert. À qui se confier ? À Menshiki ? Mais peut-il vraiment lui faire confiance ?
Un très joli titre, un tout petit livre bien édité, une plume stylée… Mais quel ennui.
Désir pour désir de Mathias Enard
Probablement me manquait-il sérénité ou érudition pour me laisser emporter. Je suis resté à terre.
Incipit (et peut-être un petit peu plus si entente) Le vernis, l'acide nitrique et l'essence du térébinthe : Amerigo sut qu'il se trouvait bien dans un atelier de gravure - il reconnut les effluves de cuivre mordu, de laque ; puis de papier mouillé, d'encre, de colle de poisson, de sève de mastic et de gnôle de raisin.
4e de couv, résumé de l'éditeur ou trouvé ailleurs (pas de moi, donc) « Antonio observait Venise : inondation, ondulation, vertige. Antonio comprit qu'il ne pouvait plus vivre sans la jeune femme de l'Ospedale della Pietà. La poitrine rebondie, les joues légèrement roses, les cheveux tirant sur le roux, frisés, les yeux clairs et ce je ne sais quoi dans le regard qui le rendait vibrant - Antonio ne pouvait se concentrer ; il prit une feuille de papier et essaya d'esquisser, de mémoire et à la mine de plomb, le visage de Camilla tout en se demandant quel stratagème il pourrait bien imaginer pour lui parler, avant ou après la messe. Il se rappelait que le type grave, un rien sinistre qui l'accompagnait s'appelait Amerigo. »