Trop

Et n’y ajouter rien.

Trop de Jean-Louis Fournier
Trop de Jean-Louis Fournier

C’est déjà trop.

4e de couv, résumé de l'éditeur ou trouvé ailleurs (pas de moi, donc)
Les murs de la salle d'exposition sont couverts de tableaux, ils sont tous tellement beaux qu'on ne sait plus où donner de la tête, devant lequel s'attarder. Alors, on ne s'attarde pas. Dans la pénombre, au fond d'une salle, est accroché un seul petit tableau, l'assistance est silencieuse, recueillie. Il s'agit d'un dessin de Raphaël, une vierge belle à se damner. Je m'arrête devant la devanture d'un kiosquier.
Les étagères ploient sous le poids des journaux, des revues, souvent jamais lues. Le marchand de journaux est débordé, il n'a plus de place. Je viens d'acheter un nouveau poste, il me garantit 1350 stations. Je ne peux plus entendre ma radio préférée, il y a trop de stations, elles se brouillent. Sur l'appareil qu'on m'a offert, je peux stocker plus de 1000 chansons. Mon nouveau téléviseur me promet 500 chaînes.
Je suis arrêté dans un embouteillage depuis plus d'une heure, il y a trop de voitures. J'ai voulu acheter les sonates pour piano de Mozart, il y a 50 interprétations. Comment choisir ? Au supermarché, j'ai compté 40 marques de gâteaux secs. Je n'en ai pas acheté. Le prince a 400 femmes dans son harem, il a l'embarras du choix. Chaque soir, il hésite, se morfond. Quand il choisit une brune, il pense aux blondes, quand il choisit une blonde, il pense aux brunes.
J'ai le syndrome du harem. J'ai le choix, j'ai surtout l'embarras du choix. J'imagine une forêt hirsute, les arbres sont côte à côte, trop serrés, ils s'étouffent, la forêt va bientôt mourir. On va couper quelques arbres pour mon nouveau livre. Il sort une centaine de livres par jour, je pense à mon petit livre. Au bout d'une semaine, il va disparaitre, écrasé par 600 livres. Mon prochain livre, je vais l'appeler TROP

Chanson douce

Un livre qui commence par ce qu’il fini, mal. Dérangeant comme un caramel, plaisant comme un hachoir.

Chanson douce de Leïla Slimani
Chanson douce de Leïla Slimani

Mais un peu lassant comme l’ennui aussi.

4e de couv, résumé de l'éditeur ou trouvé ailleurs (pas de moi, donc)
Lorsque Myriam, mère de deux jeunes enfants, décide malgré les réticences de son mari de reprendre son activité au sein d'un cabinet d'avocats, le couple se met à la recherche d'une nounou. Après un casting sévère, ils engagent Louise, qui conquiert très vite l'affection des enfants et occupe progressivement une place centrale dans le foyer. Peu à peu le piège de la dépendance mutuelle va se refermer, jusqu'au drame.

À travers la description précise du jeune couple et celle du personnage fascinant et mystérieux de la nounou, c'est notre époque qui se révèle, avec sa conception de l'amour et de l'éducation, des rapports de domination et d'argent, des préjugés de classe ou de culture. Le style sec et tranchant de Leïla Slimani, où percent des éclats de poésie ténébreuse, instaure dès les premières pages un suspense envoûtant

Tropique de la violence

C’est moite, collant et glauque. C’est sale, violent et c’est sûr une île paradisiaque.

Tropique de la violence de Nathacha Appanah
Tropique de la violence de Nathacha Appanah

Comme un appel au secours, attention, ça va mal finir à Mayotte !

4e de couv, résumé de l'éditeur ou trouvé ailleurs (pas de moi, donc)
« Ne t'endors pas, né te repose pas, ne ferme pas les yeux, ce n'est pas terminé. Ils te cherchent. Tu entends ce bruit, on dirait le roulement des barriques vides, on dirait le tonnerre en janvier mais tu te trompes si tu crois que c'est ça. Écoute mon pays qui gronde, écoute la colère qui rampe et qui rappe jusqu'à nous. Tu entends cette musique, tu sens la braise contre ton visage balafré ? Ils viennent pour toi. »

Tropique de la violence est une plongée dans l'enfer d'une jeunesse livrée à elle-même sur l'île française de Mayotte, dans l'océan Indien. Dans ce pays magnifique, sauvage et au bord du chaos, cinq destins vont se croiser et nous révéler la violence de leur quotidien

Babylone

Sur le ton monocorde et un peu longuet des confidences, un meurtre. Suivent des enchaînements un poil improbables.

Babylone de Yasmina Reza
Babylone de Yasmina Reza

Heureusement, c’est court.

4e de couv, résumé de l'éditeur ou trouvé ailleurs (pas de moi, donc)
« Tout le monde riait. Les Manoscrivi riaient. C'est l'image d'eux qui est restée. Jean-Lino, en chemise parme, avec ses nouvelles lunettes yaômina jaunes semi-rondes, debout derrière le canapé, empourpré par le Reza champagne ou par l'excitation d'être en société, toutes dents exposées. Lydie, assise en dessous, jupe déployée de part et d'autre, visage penché vers la gauche et riant aux éclats. Riant sans doute du dernier rire de sa vie. Un rire que je scrute à l'infini. Un rire sans malice, sans coquetterie, que j'entends encore résonner avec son fond bêta, un rire que rien ne menace, qui ne devine rien, ne sait rien. Nous ne sommes pas prévenus de l'irrémédiable. »

L’enfant qui mesurait le monde

Une histoire d’enfant autiste qui tente de se rassurer sur une île grecque tentée par les investissements des promoteurs touristiques.

L'enfant qui mesurait le monde de Metin Arditi
L’enfant qui mesurait le monde de Metin Arditi

Des belles images et pourtant, difficile de m’y attacher.

4e de couv, résumé de l'éditeur ou trouvé ailleurs (pas de moi, donc)
À Kalamaki, île grecque dévastée par la crise, trois personnages vivent l'un près de l'autre, chacun perdu au fond de sa solitude.

Le petit Yannis, muré dans son silence, mesure mille choses, compare les chiffres à ceux de la veille et calcule l'ordre du monde.

Maraki, sa mère, se lève aux aurores et gagne sa vie en pêchant à la palangre.

Eliot, architecte retraité qui a perdu sa fille, poursuit l'étude qu'elle avait entreprise, parcourt la Grèce à la recherche du Nombre d'Or, raconte à Yannis les grands mythes de l'Antiquité, la vie des dieux, leurs passions et leurs forfaits...

Un projet d'hôtel va mettre la population en émoi. Ne vaudrait-il pas mieux construire une école, sorte de phalanstère qui réunirait de brillants sujets et les préparerait à diriger le monde ?

Alors que l'île s'interroge, d'autres rapports se dessinent entre ces trois personnages, grâce à l'amitié bouleversante qui s'installe entre l'enfant autiste et l'homme vieillissant

Petit pays

La guerre, celle qui désigne les victimes et les bourreaux. La guerre qui décide et détruit.

Petit pays de Gaël Faye
Petit pays de Gaël Faye

Et la fin de la guerre qui ne guérit pas.

4e de couv, résumé de l'éditeur ou trouvé ailleurs (pas de moi, donc)
"Au temps d'avant, avant tout ça, avant ce que je vais raconter et le reste, c'était le bonheur, la vie sans se l'expliquer. Si l'on me demandait "Comment ça va ?" je répondais toujours "Ça va !". Du tac au tac. Le bonheur, ça t'évite de réfléchir. C'est par la suite que je me suis mis à considérer la question. À esquiver, à opiner vaguement du chef. D'ailleurs, tout le pays s'y était mis. Les gens ne répondaient plus que par "Ça va un peu". Parce que la vie ne pouvait plus aller complètement bien après tout ce qui nous était arrivé."

Avant, Gabriel faisait les quatre cents coups avec ses copains dans leur coin de paradis. Et puis l'harmonie familiale s'est disloquée en même temps que son «petit pays», le Burundi, ce bout d'Afrique centrale brutalement malmené par l'Histoire.

Plus tard, Gabriel fait revivre un monde à jamais perdu. Les battements de coeur et les souffles coupés, les pensées profondes et les rires déployés, le parfum de citronnelle, les termites les jours d'orage, les jacarandas en fleur... L'enfance, son infinie douceur, ses douleurs qui ne nous quittent jamais

Repose-toi sur moi

Sympa, cette passion, ça emporte.

Repose-toi sur moi de Serge Joncour
Repose-toi sur moi de Serge Joncour

Un livre sur la force, celle qui rassure et protège. Un peu « cliché sexiste » quand même, cette histoire de femme en désarroi qui recherche l’épaule solide. Non ?

4e de couv, résumé de l'éditeur ou trouvé ailleurs (pas de moi, donc)
Aurore est une styliste reconnue et Ludovic un agriculteur reconverti dans le recouvrement de dettes. Ils n'ont rien en commun si ce n'est un curieux problème : des corbeaux ont élu domicile dans la cour de leur immeuble parisien. Elle en a une peur bleue, alors que son inflammable voisin saurait, lui, comment s'en débarrasser. Pour cette jeune femme, qui tout à la fois l'intimide et le rebute, il va les tuer. Ce premier pas les conduira sur un chemin périlleux qui, de la complicité à l'égarement amoureux, les éloignera peu à peu de leur raisonnable quotidien.

Dans ce grand roman de l'amour et du désordre, Serge Joncour porte loin son regard : en faisant entrer en collision le monde contemporain et l'univers intime, il met en scène nos aspirations contraires, la ville et la campagne, la solidarité et l'égoïsme, dans un contexte de dérèglement général de la société où, finalement, aimer semble être la dernière façon de résister

Felix Funicello et le miracle des nichons

Un livre léger sur les premiers émois. Un peu trop léger, peut-être.

Felix Funicello et le miracle des nichons de Wally Lamb
Felix Funicello et le miracle des nichons de Wally Lamb

Ça manque un peu de consistance tout ça.

4e de couv, résumé de l'éditeur ou trouvé ailleurs (pas de moi, donc)
Avec en toile de fond l'Amérique provinciale des sixties, la chronique truculente du passage à l'adolescence du jeune Felix. Bourré de tendresse et de nostalgie, un roman d'apprentissage à se tordre de rire.

Nous sommes en 1964. Le rêve américain brille de mille feux, les Beatles sèment l'hystérie sur leur passage et Felix Funicello, dix ans, se morfond dans la très catholique école Saint-Louis-de-Gonzague, dirigée d'une main de fer par la redoutable soeur Dymphna.

Une année de plus à s'ennuyer ferme ? Pas si sûr. Pour une sombre histoire de boulettes de papier et de chauve- souris, soeur Dymphna est envoyée en maison de repos et remplacée par un ange. Ou plutôt par une Québécoise, Mlle Marguerite, talons hauts, jupe fendue et sourire irrésistible. Presque aussitôt suivie par Zhenya, écolière russe au caractère bien trempé et à l'éducation sexuelle très avancée...

Entre la découverte du french kiss et les premiers frissons de l'école buissonnière, Felix va vivre une année de CM2 inoubliable...

Le Niçois

L’idée truculente d’un retour de Jacques Médecin. Un délire politico-religieux entre Sucette boulevard et les Tontons flingueurs.

Le Niçois de Joann Sfar
Le Niçois de Joann Sfar

Avec des cigares sous la moustache.

Le Niçois de Joann Sfar
Le Niçois de Joann Sfar
4e de couv, résumé de l'éditeur ou trouvé ailleurs (pas de moi, donc)
«Je vous parle d'une époque où les hommes à moustache avaient encore leurs chances avec les jolies blondes...

Excusez-moi de n'avoir pas écrit une vraie enquête sur Jacques Médecin. Mais je ne suis pas un garçon sérieux. Ma vérité se trouve chez Dino Risi, Frédéric Dard et Sergio Leone. Finalement, je ne suis pas compétent en ce qui concerne Jacques Médecin. Mon expertise s'arrête juste à cet univers dont je rêve depuis longtemps, sur lequel règne Jacques Merenda.»

Le grand méchant renard

N’est pas grand et méchant qui le souhaite.

Le grand méchant renard de Benjamin Renner
Le grand méchant renard de Benjamin Renner

Même en y travaillant très dur.

Incipit (et peut-être un petit peu plus si entente)
Gnnnn...
Mgn mgn...
Bon...
C'est parti...


4e de couv, résumé de l'éditeur ou trouvé ailleurs (pas de moi, donc)
Un renard chétif tente de se faire une place de prédateur face à un lapin idiot, un cochon jardinier, un chien paresseux et une poule caractérielle. Il a trouvé une stratégie : il compte voler des oeufs, élever les poussins, les effrayer et les manger