Le Cheval blanc

On s’arrange, on fait comme on peut, avec ses casseroles, ses désirs, ses frustrations. Parfois, ça casse, d’autres fois ça tient encore… jusqu’à quand.

L'oncle s'éveillait, voyait au soleil qu'il n'était pas l'heure et restait sur son grabat, les yeux ouverts, à renifler son odeur de vieil homme.
Le Cheval blanc de Georges Simenon
Simenon excelle à peindre ces vies qui passent à côté de leurs rêves. Couples ratés, misères pourries, petits arrangements… Tant qu’on n’y regarde pas de trop près.Elle aurait pu parler de ça à la patronne du Cheval Blanc. Elles se seraient comprises. Mais, même si elles en avaient eu l'occasion, elles ne l'auraient probablement pas fait.
On n'en parle pas...
On s'arrange...
On fait tout ce qu'on peut...
Ainsi, soudain livré à lui-même, Arbelet redevenait rêveur.Un roman guère palpitant, limite fatiguant. Des tristes portraits lamentables

Tous les romans durs de Simenon
25. Le Cheval blanc
24. Chemin sans issue 26. L’homme qui regardait passer les trains
Incipit (et peut-être un petit peu plus si entente)
- Tu devrais le poser par terre, Maurice...
Pourquoi cette phrase-là plutôt qu'une autre ? Et pourquoi cette minute-là plutôt que n'importe laquelle des minutes de ce dimanche de Pentecôte ?


4e de couv, résumé de l'éditeur ou trouvé ailleurs (pas de moi, donc)
Au bord de la nationale, à l'auberge du Cheval Blanc, la cuisine est renommée et la vie paraît agréable, simple et ensoleillée. Mais le patron exerce ses prérogatives sur les petites bonnes de seize ans, et le veilleur de nuit est un criminel relâché depuis peu, gonflé de graisse molle, lui-même persuadé qu'un jour il tuera de nouveau. Sans doute l'un de ces représentants de commerce arrogants qui le réveillent à toute heure. Peut-être le patron, la cuisinière, un joueur de cartes, une cliente, au hasard, sur un coup de sang… Le drame couve. Le veilleur sait tout des affaires sordides des uns et des saloperies des autres. Un jour, se dit-il en frottant dans le garage aux heures blêmes les carrosseries noires des voitures, un jour… « I faudra bien que j'en tue un… »

Supermanne

C’est crétin, drôle et léger. Et si Superman avait été comptable ? Un super comptable !

Supermanne de Antoine Kirsch, dessins de Boutanox
Voilà, tout est dit avec cette parodie rigolote en trois parties : les origines, la jeunesse et l’âge de raison.

Une petite diversion, le temps d’une procrastination et d’un sourire, juste avant de remplir sa déclaration.

Ah oui ! Il y a des poules qui parlent, ça semble important ! Et des canadiens aussi… Enfin, je crois

Incipit (et peut-être un petit peu plus si entente)
Sur la planète Agio
C'est dingue, quand tu y penses...
Ça fait des millénaires que les Agioniens peuplent cette planète... Et on n'a jamais payé de loyer !


4e de couv, résumé de l'éditeur ou trouvé ailleurs (pas de moi, donc)
Et si Superman avait été comptable ?

Sur une planète lointaine, des parents empressés envoient leur seul enfant vers la Terre où il sera recueilli par les voisins des Kent. Doué d’un super-pouvoir d’achat, il s’oriente vers une sorte de carrière de superhéros lorsque de mystérieux étrangers venant du futur remettent en question tout son univers… Un livre sérieux, mais avec des poules qui parlent.

ABC pour adultes

Toby Leigh est un artiste Londonien (enfin… je crois) avec un grand sens de l’humour un peu décalé.

ABC pour adultes de Toby Leigh
Et pour bien illustrer ce décalage, quoi de mieux qu’un langage simple et immédiatement compréhensible.

Voilà donc un abécédaire absolument parfait pour glisser en tournant la première page dans un monde sans filtre aux codes sensiblement réajustés

Incipit (et peut-être un petit peu plus si entente)
Apprendre à l'âge adulte est vital
Vous souvenez-vous de ce à quoi la vie ressemblait lorsque vous étiez enfant ? Le plaisir simple d'apprendre, quand découvrir l'univers merveilleux qui vous entourait était facile et amusant. Puis vous êtes devenu un adulte et avez compris que le monde est en fait un endroit effrayant et déroutant. Heureusement, ce livre a été imaginé pour vous aider, vous et votre famille, à accepter cette phase déprimante de votre existence.


Une maison de Frank L. Wright : et autres histoires d’amour

Voilà une bande dessinée qui m’a vraiment impressionné. Faire tenir quatre histoires sur 64 pages et qu’elles soient toutes aussi abouties tient du prodige.

Une maison de Frank L. Wright : et autres histoires d’amour de Cosey
Une petite tulipe rose ; Une maison de Frank L. Wright ; Only love can break a heart ; Sur l’île.

Quatre histoires d’amour de tous âges à l’intense poésie – sans oublier une pointe d’humour et un peu de dépaysement états-unien

Incipit (et peut-être un petit peu plus si entente)
Décampez immédiatement de ma barrière, voyou !
Barrière ? Ou voyez-vous une barrière ?
Là ! Sous vos foutues planches ! Vous le savez très bien, vaurien !


4e de couv, résumé de l'éditeur ou trouvé ailleurs (pas de moi, donc)
- On m'a déjà dit que j'avais un sosie, mais je ne l'ai jamais rencontré.
- Ce n'est pas possible ! Tu ne peux pas avoir oublié ! Nos chansons autour du feu ! ...
- Ma mémoire est excellente, et je vous assure que vous êtes le premier Lambert au monde que je rencontre.
- J'ai voulu la revoir, mais ses vieux avaient déménagé pour Davenport. Ou Pittsburgh ? Je ne sais plus. Chicago, peut-être ?
- C'est très touchant, ce romantisme à votre âge, mais avez-vous pensé que - en plus du vieillissement - votre petite amie a probablement changé ? Sans doute ne ressemble-t-elle pas du tout à l'image que vous vous faites d'elle.
- Oui... Je suppose que vous avez raison. Myrtle... Que... que faites-vous dimanche ?

Les fantômes du chapelier

Dans ce roman très psychologique, Simenon s’intéresse à la folie d’un tueur en série, aux petits grains de sable qui dérèglent la routine, aux petites frustrations qui s’accumulent et à la réalité qui se brouille.

 - Pourquoi sept et pas huit?
 - Et pourquoi ma sœur, qui n'a jamais fait de mal à personne ?
 - Il n'aime peut-être pas les vieilles femmes, grasseya Chantreau.
M. Labbé le regarda curieusement, car la réflexion n'était pas si bête. Ce n'était pas tout à fait exact, mais ce n'était pas bête du tout.
 - Avez-vous remarqué, poursuivait Caillé, qu'elles sont toutes plus ou moins de notre âge ?
Alors Arnould, le gros Arnould, des sardines Arnould qui n'avait encore rien dit, d'intervenir :
 - Il y en a au moins deux avec qui j'ai couché et une que j'ai failli épouser.
Lambert prit la mouche.
 - Ma sœur?
 - Je ne parle pas de ta sœur.
Mais tout le monde savait que Mme Geoffroy-Lambert avait eu les cuisses hospitalières. Il est vrai que cela ne lui était venu que vers la quarantaine, après son veuvage, et qu'elle ne s'en prenait qu'aux très jeunes gens.
Les fantômes du chapelier de Georges Simenon
Un homme qui perd tous repères et qui sombre en emportant tout dans sa chute.

Un roman parfois confus ou répétitif et qui tourne en boucle, à l’image du meurtrier

Tous les romans durs de Simenon
65. Les fantômes du chapelier
64. Pedigree 66. Le fond de la bouteille
Incipit (et peut-être un petit peu plus si entente)
On était le 3 décembre et il pleuvait toujours. Le chiffre 3 se détachait, énorme, très noir, avec une sorte de gros ventre, sur le blanc cru du calendrier fixé à la droite de la caisse, contre la cloison en chêne sombre séparant le magasin de l'étalage. Il y avait exactement vingt jours, puisque cela avait eu lieu le 13 novembre - encore un 3 obèse sur le calendrier - que la première vieille femme avait été assassinée, près de l'église Saint-Sauveur, à quelques pas du canal.


4e de couv, résumé de l'éditeur ou trouvé ailleurs (pas de moi, donc)
Chaque soir au café des Colonnes, à La Rochelle, quelques notables, parmi lesquels le commissaire Pigeac et Monsieur Labbé, le chapelier, se retrouvent pour une partie de bridge.
En ce début d'hiver, on ne parle plus que des assassinats de femmes qui terrorisent la ville et défraient la chronique de L'Echo des Charentes... Comment les paisibles joueurs de cartes se douteraient-ils que le criminel est parmi eux ? Seul le petit tailleur Kachoudas, voisin du chapelier, a surpris la vérité. Il le paiera lui aussi de sa vie. Peinture de la vie de province, psychologie du meurtrier, monstruosités morales dissimulées sous des apparences respectables...

Le Coup de Vague

Je me suis souvent posé la question. Simenon était-il raciste, sexiste, antisémite… ? Difficile à dire. Mais en tout cas, c’est un formidable peintre de son époque qui elle l’était. Et donc, forcément, on y retrouve une société odieuse (comme ici), cupide, cynique… ou un langage et des comportements très dérangeant comme dans Le blanc à lunettes. Les peinture fidèles ne sont pas toujours les plus belles.

Et ici, tout est un peu sale, moche… Les secrets pourrissent tout et pourtant, on s’y accroche, et ça coûte cher… aux femmes d’abord.

C'est ainsi qu'ils étaient descendus tous les trois chez Nine, un café du bord de la route, où ils avaient continué à boire. Nine était une sorte de jument moustachue au langage encore plus cru que celui de Jourin, à l'érotisme débordant et vulgaire.
On l'avait saoulée. Puis, comme Jourin voulait la prendre devant les autres et qu'elle s'était débattue, on l'avait attachée sur le lit, les mains et les pieds aux quatre coins.
Jean était ivre aussi. Il avait fait comme les autres, mais c'était Jourin, encore, qui avait eu l'idée, à certain moment, de remplacer l'eau chaude par du vin rouge.
 - Tu te souviens?... Celle-ci, je crois bien qu'on n'aurait pas besoin de l'attacher...
Et Jean comprenait l'invite. L'autre n'était pas assez saoul pour se montrer plus catégorique, mais il n'y aurait eu qu'un signe à faire : ils seraient entrés tous les deux dans la chambre de derrière....
 - Faut que je m'en aille, dit-il.
Le Coup de Vague de Georges Simenon
Des vies tristes aux petits plaisirs gâchés par les compromissions.

Simenon peintre réaliste de la puanteur faisandée

Tous les romans durs de Simenon
36. Le Coup de Vague
35. Chez Krull 37. Les inconnus dans la maison
Incipit (et peut-être un petit peu plus si entente)
Il n'avait pas le moindre pressentiment. Si, au moment où il se levait et regardait par la fenêtre le ciel encore barbouillé de nuit, on lui avait annoncé qu'un événement capital marquerait pour lui cette journée, il n'aurait sans doute pas haussé les épaules, car il était volontiers crédule. Peut-être aurait-il pensé, en fixant le plancher de ses yeux gonflés de sommeil :
- Sûrement un accident de motocyclette !


4e de couv, résumé de l'éditeur ou trouvé ailleurs (pas de moi, donc)
Jean a toujours vécu heureux avec ses deux tantes, dans son village de Marsilly, non loin de La Rochelle. Il aime son travail de bouchoteur, sa moto et une partie de billard de temps à autre ; la vie lui semble unie, simple, sans mystère. Mais un incident lui fera découvrir que le village n'est pas aussi serein qu'il le paraît et que ses tantes elles-mêmes cachent des secrets. On l'oblige à partir et, lorsqu'il revient, le village a repris son visage impassible. Curieuse sérénité...

Ligne imaginaire

Des textes courts, des pensées, de Genève à Sydney, du printemps à l’hiver, du réveil à la sieste, du lever du jour à la nuit noire.

Je marche vers le pan de ciel, découvert comme une épaule dans les voiles de la pluie. Je marche vite, car il n'y a pas de temps à perdre : j'en ai trop perdu déjà, à attendre le prochain désastre.
Désormais, je marche, portée par la flamme dansante de l'amour et de la joie, qui me tiennent droite dans la bourrasque de printemps, et me font lever la tête vers les feuilles vert clair du micocoulier dégouttant de pluie, en chantant un air de Purcell.
Ligne imaginaire de Marie Gaulis
Au rythme des saisons ou du paysage par la fenêtre du train, Marie Gaulis partage ses pensées et réflexions poétiques.

C’est doux, tendre et léger

Incipit (et peut-être un petit peu plus si entente)
Sieste
Le sommeil de la sieste est dense, avec des remuements noirs tout au fond. Très rarement y passent des rêves. Sommeil immobile, sur le dos - dans un abandon, mains posées sur le livre qu'on lisait, qui ne ressemble en rien à l'installation dans le sommeil nocturne, auquel on se prépare avec tout un rituel.


4e de couv, résumé de l'éditeur ou trouvé ailleurs (pas de moi, donc)
Tout au long de cette « Ligne imaginaire » défilent des images, des instantanés, moments de vie heureux, éphémères, à peine esquissés, ou comme entrevus au sortir d'une sieste délectable faite dans la touffeur de l'été, et, toujours, une présence au monde.

My Love

Une histoire d’amour, du printemps à l’hiver, des premiers bourgeons jusqu’à la confiture, de l’absolu à l’absolu.

My Love de Niki de Saint Phalle
C’est exubérant, chatoyant, poétique, naïf, coloré… C’est Niki

Incipit (et peut-être un petit peu plus si entente)
Where shall we make love ?
On top of the sun ?
In a bed ?
In a field of flowers ?


4e de couv, résumé de l'éditeur ou trouvé ailleurs (pas de moi, donc)
Artiste franco-américaine reconnue internationalement pour ses œuvres engagées et colorées, tour à tour plasticienne, peintre et sculptrice, Niki de Saint Phalle (1930-2002) s'est également consacrée à l'écriture et a publié plusieurs ouvrages autobiographiques illustrés. En 1971, elle entreprend de raconter l'histoire d'un amour, en mots et en dessins, sous la forme d'un livre-objet qui se déploie en accordéon. My Love, ce livre d'artiste, rare et longtemps introuvable, est ici reproduit à l'identique de l'édition originale, telle que Niki de Saint Phalle l'avait imaginée.

Galette au miel

Tout d’abord, c’est très beau ! Les illustrations de Kat Menschick sont magnifiques avec leurs tons en violet et jaune. Une grosse réussite graphique dans la lignée des précédentes nouvelles de Murakami.

 — Tu étais en train d'écrire ?
 — Plus ou moins...
 — Une nouvelle ?
Jumpei acquiesça d'un signe de tête.
 — Ça marche bien ?
 — Comme d'habitude. J'écris des nouvelles, elles sont publiées dans une revue littéraire, et personne ne les lit.
 — Moi, je lis tout ce que tu écris.
 — Merci, tu es gentille, dit Junpei. Mais les nouvelles, tu vois, comme forme littéraire, c'est à peu près aussi suranné que les bouliers.
Galette au miel de Haruki Murakami, illustrations de Kat Menschik
Et l’histoire n’est pas en reste ! Une nouvelle où se mêle conte, enfance et… une histoire d’amour à trois temps.Alors certes, le format court souffre peut-être de sa superficialité et Murakami ne semble pas toujours à son aise dans les scènes plus intimes, mais voilà un petit plaisir à goûter comme son titre nous y invite

Incipit (et peut-être un petit peu plus si entente)
- Masakichi avait pris tellement de miel qu'il ne pouvait pas tout manger, aussi en a-t-il mis dans un seau pour aller le vendre à la ville au pied de la montagne. L'ours Masakichi était un célèbre cueilleur de miel.


4e de couv, résumé de l'éditeur ou trouvé ailleurs (pas de moi, donc)
- Je crois que c'est parce qu'elle a trop regardé les informations. Les images du tremblement de terre de Kobe sont sans doute trop impressionnantes pour une petite fille de quatre ans. Depuis le séisme, elle se réveille toutes les nuits. Elle dit que c'est un vilain monsieur qu'elle ne connaît pas qui vient la réveiller.

Elle l'appelle le « Bonhomme Tremblement de Terre ».

Quand la femme dont il est secrètement amoureux lui révèle que sa petite fille est en proie à un cauchemar récurrent, Junpei, auteur de nouvelles, invente l'histoire d'un ours mélomane capable d'apaiser toutes les peines...

Superbement illustrée, une histoire tout en délicatesse et mélancolie en forme d'hommage pudique du maître Murakami aux victimes du séisme de Kobe, et à ceux que leurs failles intérieures font parfois vaciller.

Produits dérivés : reverdies combinatoires

Certains livres échappent à toute note, évaluation, résumés ou peut-être même critique. Objets, livres ils sont porteurs d’une essence, une vibration, une onde poétique… ils peuvent être jugés bons ou très mauvais, il ne s’agira que d’un point de vue tellement éloigné de son objet qu’il en deviendra forcément ridicule.

Voici les options de stratégie : spéculation intangible ou spéculateurs sous-jacents. Or, dollars, dérivés et blé frais ne se distinguent pas pour qui s'enrichit. Un produit est un produit et produit de la puissance en monnaies. Aussi on ne peut négocier pour se couvrir des paris financiers, on est sachets de poids secs déjà mises. Alors les assureurs totaux s'offrent le risque sur le vif, pari à terme irréparablement ex-actif.
Produits dérivés : reverdies combinatoires de Isabelle Sbrissa
Et à l’instar de Noces de Laurence Boissier que j’avais finalement renoncé à noter ou à trop en dire… Ici non plus, rien de trop n’en faut.

Mais si vous avez la chance de tomber sur ce petit objet graphico-économico-poétique, régalez-vous, c’est déroutant et musical

Incipit (et peut-être un petit peu plus si entente)
Autrefois localisé en un lieu précis, le marché moderne devient diffus. Les échanges s'effectuent de plus en plus rarement dans un espace réel : l'ordinateur central d'un marché organisé, qui se conforme à des règles édictées par une bourse, ne correspond plus qu'à une place virtuelle, tandis que les transactions d'un marché de gré à gré, sans contrôle ni garantie externes, sont négociées sur des réseaux de télécommunication.


4e de couv, résumé de l'éditeur ou trouvé ailleurs (pas de moi, donc)
Trois reverdies combinatoires pour refaire la langue et le monde. Cette série transforme un texte issu du domaine financier par déplacement de mots, de syllabes ou de lettres, décompose le français de la spéculation financière, le mène à la musique sans tout à fait supprimer le sens, puis recompose une langue plus humaine, qui dit le partage des ressources et l'ouverture de la conscience.