Em

Après une première partie plus historique remarquable, Em m’a un peu perdu dans les méandres générationnels et sur les chemins de l’exil avec un propos moins percutant. Mais pour mieux me rattraper en toute fin.

Em de Kim Thúy
Un roman sur les atrocités coloniales et celles de la guerre du Vietnam, la séparation d’un peuple et finalement l’exil pour certains avec la possibilité d’une reconstruction

Incipit (et peut-être un petit peu plus si entente)
La guerre, encore. Dans toute zone de conflit, le bien se faufile et trouve une place jusque dans les fissures du mal. La trahison complète l'héroïsme, l'amour flirte avec l'abandon. Les ennemis avancent les uns vers les autres dans un seul et même but, celui de vaincre. Dans cet exercice qui leur est commun, l'humain se révélera à la fois fort, fou, lâche, loyal, grand, grossier, innocent, ignorant, croyant, cruel, courageux... Voilà pourquoi la guerre. Encore.


4e de couv, résumé de l'éditeur ou trouvé ailleurs (pas de moi, donc)
La vérité de cette histoire est morcelée, incomplète, inachevée dans le temps et dans l’espace. Elle passe par les colons implantés en Indochine pour y exploiter les terres et les forêts. Par les hévéas transplantés et incisés afin de produire l’indispensable caoutchouc. Par le sang et les larmes versés par les coolies qui saignaient les troncs. Par la guerre appelée « du Vietnam » par les uns et «américaine» par les autres. Par les enfants métis arrachés à Saïgon par un aigle volant avant d’être adoptés sur un autre continent. C’est une histoire d’amour qui débute entre deux êtres que tout sépare et se termine entre deux êtres que tout réunit; une histoire de solidarité aussi, qui voit des enfants abandonnés dormir dans des cartons et des salons de manucure fleurir dans le monde entier, tenus par d’anciens boat people.