La proie et la meute

Entre polar et roman noir, cette sombre histoire se déroule au dessus d’enfouissement de déchets toxiques en Sologne.

Sans ce verre de prune qui l'a remis droit, Casela serait presque nerveux.
Dix minutes que le gérant de l'entreprise de démolition l'a appelé, le coup est pour ce soir. Ce con prétentieux s'est adressé à lui comme à un larbin, sans un mot d'excuse. Deux jours d'avance, c'est énorme. Casela aime l'ordre, la ponctualité. Ce type et sa mère ne tiennent pas les délais, la parole de ces rats des villes vaut à peu près autant que de la merde de cochon. Casela n'est pas mystique, en revanche il se fie entièrement à ses sens affûtés, ses sens de prédateur.
Ce soir, ses sens lui hurlent qu'il va se faire baiser.
La proie et la meute de Simon François
Son style un poil à l’ancienne en fait un page turner rythmé et fort plaisant à parcourir au milieu d’une campagne repliée sur elle-même et où les écolos (et tous les autres qui ne rentrent pas dans le rang) font des cibles parfaites pour les fachos et les chasseurs avinés

Incipit (et peut-être un petit peu plus si entente)
Le vieux sanglier écume. Derrière lui, les aboiements lointains des chiens fredonnent la mélodie d'une mort certaine.


4e de couv, résumé de l'éditeur ou trouvé ailleurs (pas de moi, donc)
Un petit village du centre de la France, cerné de champs, barricadé par des murs de forêts et quelques fermes isolées, qui abrite une usine : un abattoir de poulets où travaille la quasi-totalité des habitants.
Presque tous, sauf Romain, le marginal, l’homme à tout faire, affligé d’un bec de lièvre qui lui vaut le surnom « Lapin ». Romain, aussi habile dans les arbres où il aime bâtir des cabanes que les pieds dans la rivière où il pêche, loin du monde, loin du village qui l’a toujours tenu à l’écart et exerce contre lui une sourde violence.
Depuis sa plus tendre enfance, le géant blond, est épris de Solène, l’actuelle maire de la bourgade. Alors quand cette dernière disparaît, mêlée malgré elle à une sombre histoire d’enfouissement illégal de déchets, c’est le soleil de Romain qui s’éteint brutalement.
Reste la vengeance…