Premier sang

Amélie Nothomb quitte à nouveau la fiction pour la biographie. Après elle, voici son père. Son enfance, orphelin de père à la naissance, élevé par ses grand-parents et ne voyant que trop peu sa mère, splendeur fuyante.

Puis vinrent les débuts diplomatiques mouvementés (euphémisme) en tant que consul belge au cœur de la rébellion Simba à Stanleyville.

Premier sang de Amélie Nothomb

Et là encore… si l’autrice possède un grand talent de conteuse… Arrivé bien vite au bout des quelques pages, je me suis demandé… et alors ? La page Wikipédia de l’Opération Dragon rouge aurait-elle suffit ?

4e de couv, résumé de l'éditeur ou trouvé ailleurs (pas de moi, donc)
Rendant hommage à son père décédé pendant le premier confinement imposé durant la pandémie de Covid-19, l'écrivaine prend pour point de départ un événement traumatisant de la vie du défunt pour se plonger dans ses souvenirs d'enfance. Alors qu'il est militaire et négocie la libération des otages de Stanleyville au Congo, Patrick Nothomb se retrouve confronté de près à la mort

Je préfère les génies aux abrutis : confidences inédites

Au travers d’entretiens avec Laurent Brémond, Anne se confie sur sa vie, sa jeunesse, ses convictions écologiques et sa fuite du star-system

Je préfère les génies aux abrutis : confidences inédites de Laurent Brémond et Anémone

Un témoignage touchant, un dernier au revoir avant de se faire enlever par un cancer

4e de couv, résumé de l'éditeur ou trouvé ailleurs (pas de moi, donc)
Le succès est-il gage de bonheur ? En retraçant, à travers ses propres souvenirs, les cinquante ans de carrière d'Anémone, ce livre dévoile les secrets d'une actrice déçue par la célébrité, qui avait choisi de déserter le jeu des apparences pour se retrouver face à elle-même. Son parcours enseigne une double leçon de courage : elle a tourné le dos à un milieu privilégié pour se risquer sur les chemins du 7e art, puis s'est délibérément éloignée des sirènes du succès.

Anémone parle donc. Sans tabou. La période hippie et l'éveil à une conscience politique et écolo, les premiers tournages, la fac et Mai 68, les débuts dans les cafés-théâtres - c'est l'époque de La Veuve Pichard et du Splendid -, les premiers grands rôles, Le père Noël bien sûr, les rencontres... Puis viennent les années de vedettariat, qu'elle déteste, ses relations avec les acteurs, les metteurs en scène, Le Grand Chemin, le César... Enfin, le retrait de la vie publique, les prises de position politiques, les coups de gueule...

Riche et franc, ce récit restitué par Laurent Brémond raconte aussi la maladie et les derniers jours de la comédienne.

Je préfère les génies aux abrutis, ou le portrait d'une femme décidément actrice puisqu'elle fit le choix de tirer sa révérence en jouant son propre rôle

The White Darkness

Le livre des obsessions d’un homme, l’Antarctique et la personnalité d’Ernest Shackleton, qui mèneront à plusieurs reprises Henry Worsley à monter des expéditions au Pôle Sud sur les traces de son idole.

The White Darkness de David Grann

Le récit d’efforts surhumains au milieu d’un enfer blanc, nu et hostile

Avec des tons parfois grandiloquents… Toutefois bien en deçà des exploits décrits. Ceux des grands explorateurs !

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« L'homme se sentait comme un grain de poussière dans le néant gelé. Tout autour de lui, il voyait la glace s'étendre jusqu'aux confins de la Terre : de la glace blanche et de la glace bleue, des langues et des saillies de glace. Il n'y avait pas de créatures vivantes en vue. Pas un phoque ni même un oiseau. Rien, à part lui. Il avait du mal à respirer et à chaque expiration la buée gelait sur son visage : un lustre de cristaux pendait à sa barbe ; ses sourcils étaient durcis par le givre, tels deux spécimens préservés dans la glace ; chaque fois qu'il battait des paupières, ses cils craquelaient. Si tu prends l'eau, t'es mort, se répétait-il fréquemment. Il faisait près de moins quatre degrés, mais la sensation de froid était renforcée par le vent, lequel soulevait parfois un nuage aveuglant de particules de glace qui le fouettait et le désorientait tant qu'il basculait, ses os s'entrechoquant à l'impact contre le sol. »

Combats et métamorphoses d’une femme

Après avoir parlé de lui puis de son père, Édouard Louis parle enfin de sa mère. Un livre tendre et apaisé qui décrit une relation qui n’a pas toujours été facile

Combats et métamorphoses d’une femme de Édouard Louis

Une vie de misère et de violence et enfin… sur le tard un peu de lumière

Un livre avec beaucoup de tendresse

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Pendant une grande partie de sa vie ma mère a vécu dans la pauvreté et la nécessité, à l'écart de tout, écrasée et parfois même humiliée par la violence masculine. Son existence semblait délimitée pour toujours par cette double domination, la domination de classe et celle liée à sa condition de femme. Pourtant, un jour, à quarante-cinq ans, elle s'est révoltée contre cette vie, elle a fui et petit à petit elle a constitué sa liberté. Ce livre est l'histoire de cette métamorphose

Over the Rainbow

Le père de Constance, Jacques, est homosexuel et mort du SIDA au début des années 90, avant les trithérapies.

Over the Rainbow de Constance Joly

A travers ce livre elle livre un portrait très touchant de son père, de ses amours, de ses choix de vie, de l’acceptation de son homosexualité et de sa relation avec sa fille.

C’est très beau et plein d’amour

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Celle qui raconte cette histoire, c'est sa fille, Constance. Le père, c'est Jacques, jeune professeur d'Italien passionné, qui aime l'opéra, la littérature et les antiquaires. Ce qu'il trouve en fuyant Nice en 1968 pour se mêler à l'effervescence parisienne, c'est la force d'être enfin lui-même, de se laisser aller à son désir pour les hommes. Il est parmi les premiers à mourir du sida au début des années 1990, elle est l'une des premières enfants à vivre en partie avec un couple d'hommes.

Over the Rainbow est le roman d'un amour lointain mais toujours fiévreux, l'amour d'une fille grandie qui saisit de quel bois elle est faite : du bois de la liberté, celui d'être soi contre vents et marées

Pardon

Comme elle le dit dans la bouche de son père, la colère est un poison que tu prépares pour un autre mais que tu bois-toi même. Et ce livre ressemble à ça. Une tentative d’accorder un pardon à son père afin de cesser de s’empoisonner par sa colère.

Et c’est révoltant, parce qu’à la lecture de ce livre, il semble évident que ce salopard ne mérite aucun pardon. Il est mort et que sa dépouille pourrisse rongée par les vers.

Pardon de Eve Ensler

Mais notre fonctionnement semble ainsi fait que les rancunes nuisent plus aux victimes qu’aux coupables… C’est nul !

Et cela fait de ce livre insoutenable, un témoignage bouleversant.

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Comme des millions de femmes, Eve Ensler a attendu sa vie entière des excuses qui ne sont jamais venues. Son bourreau, qui fut aussi son père, est mort sans exprimer aucun regret. C'est ainsi qu'Eve a décidé d'écrire elle-même cette demande de pardon tant espérée.

Derrière les mots fantasmés de son père, c'est peu à peu la vie d'Eve, ses luttes et ses passions qui transparaissent. Se dessine le portrait d'une femme incroyablement courageuse qui est parvenue à trouver une voie alternative à la honte et à la colère.

Pardon est un texte salvateur qui a suscité à sa parution aux États-Unis la même onde de choc que Les Monologues du vagin

Honoré et moi : parce qu’il a réussi sa vie en passant son temps à la rater, Balzac est mon frère

La bio idéale pour découvrir Balzac et avoir envie de se faire toute la Comédie Humaine.

Honoré et moi de Titiou Lecoq

Titiou dévoile Honoré et sa vie et ses déboires avec une plume amusée et un brin moqueuse mais pleine d’une grande tendresse pour cet homme, génie et bourreau de travail qui a crée le roman moderne.

Et découvrir un mytho-mégalo-impulsif absolument attendrissant

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« Parce qu'il était fauché, parce qu'il a couru après l'amour et l'argent, parce qu'il finissait toujours par craquer et s'acheter le beau manteau de ses rêves, parce qu'il refusait d'accepter que certains aient une vie facile et pas lui, parce que, avec La Comédie humaine, il a parlé de nous, j'aime passionnément Balzac. »

Tout le monde connaît Balzac, mais bien souvent son nom reste associé aux bancs de l'école. Avec la drôlerie qu'on lui connaît, Titiou Lecoq décape le personnage. Elle en fait un homme d'aujourd'hui, obsédé par l'argent, le succès, l'amour, dans un monde où le paraître l'emporte sur le reste. Sous sa plume, ce géant de la littérature devient plus vivant que jamais

Tu t’appelais Maria Schneider

Une famille dysfonctionnelle, une mère qui ne sait aimer sa fille, un père lointain, une starification trop rapide, trop belle, l’agression sexuelle du « dernier Tango à Paris »… il y avait bien des raisons pour que cela tourne mal…

Tu t'appelais Maria Schneider de Vanessa Schneider
Tu t’appelais Maria Schneider de Vanessa Schneider

Et tout ne se passe effectivement pas très bien… drogue, descente aux enfers… et pourtant, cette vie fut belle, avait elle confié à sa cousine quelques jours avant sa mort.

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« Tu étais libre et sauvage. D'une beauté à couper le souffle. Tu n'étais plus une enfant, pas encore une adulte quand tu enflammas la pellicule du Dernier Tango à Paris, un huis clos de sexe et de violence avec Marlon Brando.
Tu étais ma cousine. J'étais une petite fille et tu étais célèbre. Tu avais eu plusieurs vies déjà et de premières fêlures. Tu avais quitté ta mère à quinze ans pour venir vivre chez mes parents. Ce Tango marquait le début d'une grande carrière, voulais-tu croire. Il fut le linceul de tes rêves. Tu n'étais préparée à rien, ni à la gloire, ni au scandale. Tu as continué à tourner, mais la douleur s'est installée.
Cette histoire, nous nous étions dit que nous l'écririons ensemble. Tu es partie et je m'y suis attelée seule, avec mes souvenirs, mes songes et les traces que tu as laissées derrière toi. Ce livre parle beaucoup de toi et un peu de moi. De cinéma, de politique, des années soixante-dix, de notre famille de fous, de drogue et de suicide, de fêtes et de rires éclatants aussi. Il nous embarque à Londres, à Paris, en Californie, à New York et au Brésil. On y croise les nôtres et ceux qui ont compté, Alain Delon, Brigitte Bardot, Patti Smith, Marlon Brando, Nan Goldin...
Ce livre est pour toi, Maria. Je ne sais pas si c'est le récit que tu aurais souhaité, mais c'est le roman que j'ai voulu écrire. »

La serpe

Une enquête minutieuse sur un triple meurtre, mise en valeur par une construction brillante. Des personnages complexes révélés par une approche visant à en découvrir les multiples facettes. Un souci de coller au plus près d’une histoire judiciaire qui peut sembler bâclée et menée à charge. Et enfin, et surtout, cette fausse désinvolture pour alléger et reprendre de la distance et de l’air face à tout ce sang, cette boucherie.

La serpe de Philippe Jaenada
La serpe de Philippe Jaenada

Alors oui, c’est misère bien foutu, c’est drôle et sérieux. Mais crotte, trop de notes, dirait l’empereur à Mozart. C’est long, c’est long.

4e de couv, résumé de l'éditeur ou trouvé ailleurs (pas de moi, donc)
Un matin d'octobre 1941, dans un château sinistre au fin fond du Périgord, Henri Girard appelle au secours : dans la nuit, son père, sa tante et la bonne ont été massacrés à coups de serpe. Il est le seul survivant. Toutes les portes étaient fermées, aucune effraction n'est constatée. Dépensier, arrogant, violent, le jeune homme est l'unique héritier des victimes. Deux jours plus tôt, il a emprunté l'arme du crime aux voisins. Pourtant, au terme d'un procès retentissant (et trouble par certains aspects), il est acquitté et l'enquête abandonnée. Alors que l'opinion publique reste convaincue de sa culpabilité, Henri s'exile au Venezuela. Il rentre en France en 1950 avec le manuscrit du Salaire de la peur, écrit sous le pseudonyme de Georges Arnaud.

Jamais le mystère du triple assassinat du château d'Escoire ne sera élucidé, laissant planer autour d'Henri Girard, jusqu'à la fin de sa vie (qui fut complexe, bouillonnante, exemplaire à bien des égards), un halo noir et sulfureux. Jamais, jusqu'à ce qu'un écrivain têtu et minutieux s'en mêle...

Un fait divers aussi diabolique, un personnage aussi ambigu qu'Henri Girard ne pouvaient laisser Philippe Jaenada indifférent. Enfilant le costume de l'inspecteur amateur (complètement loufoque, mais plus sagace qu'il n'y paraît), il s'est plongé dans les archives, a reconstitué l'enquête et déniché les indices les plus ténus pour nous livrer ce récit haletant dont l'issue pourrait bien résoudre une énigme vieille de soixante-quinze ans

Mets le feu et tire-toi : à la recherche de James Brown et de l’âme de l’Amérique

C’est avec un angle de départ bien particulier que James McBride aborde la biographie de James Brown pour tenter de comprendre sa personnalité. Le racisme du sud des États-Unis, sans lequel il serait impossible de saisir le personnage, ses excentricités, ses peurs, sa fierté, son rapport à l’argent et aux femmes et… son caractère difficile.

 Mets le feu et tire-toi de James McBride
Mets le feu et tire-toi de James McBride

S’en suivent la célébrité, l’argent, le fisc, la descente et la prison pour un retour en grâce et à la fortune et une fin dans un corps usé par la drogue et les douleurs.

Et l’héritage ? Ha, les 100 Mo $ qui devaient aller pour l’éducation des enfants ? Ils patientent…

4e de couv, résumé de l'éditeur ou trouvé ailleurs (pas de moi, donc)
L'histoire de James Brown, qui a révolutionné la musique américaine, accompagnée d'une réflexion sur le paysage culturel américain contemporain et l'héritage de l'artiste, décédé en 2006