¡Vamos!

Olivia Ruiz continue à explorer les liens familiaux (les siens ?) avec ¡Vamos!

Mon cœur s'est serré parce que tout à coup j'ai imaginé Ennio plus grand, ici, sans moi, avec Fahiza, Mohammed et Aschraff, réunis telle une vraie famille. Je me suis sentie comblée. Ce soir se tissaient les prémices de liens qui traverseraient le temps et les âges. Ici Ennio aurait toujours une porte à laquelle frapper, et derrière celle-ci de belles personnes pour l'accueillir. Avec ou sans moi. Et cette pensée était encore plus apaisante que la Biafine qui recouvrait mes coups de soleil.
Tandis que nous nous dirigeons vers l'hôtel, la voix de Mohammed nous rattrape. Nous faisons volte-face.
 - À demain ! Et toujours j'ai la joie de vivre. Je me lève chaque matin...
 - Et je remercie Allah de protéger ceux qu'il me reste! enchaînons-nous en chœur Ennio et moi, faisant éclater de rire l'assemblée.
¡Vamos! de Olivia Ruiz
Comment transmettre la joie de vivre à son enfant et l’aider à grandir ?

Et c’est chou. Peut-être un poil naïf et mélo avec un peu trop de guimauve, mais touchant et plein d’amour

Incipit (et peut-être un petit peu plus si entente)
Je suis une mauvaise mère. Une mère désespérée. Une mère me direz-vous. J'exerce ce travail auquel aucune école ne prépare, alors qu'il mériterait des études supérieures pour éviter trop de dommages collatéraux.


4e de couv, résumé de l'éditeur ou trouvé ailleurs (pas de moi, donc)
D'Orlando à Madrid, du café de Marseillette aux rives du Nil, des poésies déclamées sur le port d'Essaouira aux fêtes endiablées de La Havane, Lola s'est donné un an pour transmettre à son petit garçon Ennio ce que l'école ne pourra jamais lui apprendre mais que peut une mère : l'amour de la vie et de l'autre.

Et si en chemin elle pouvait se retrouver elle-même, leur échappée prendrait tout son sens...

Porté par la plume racée d'Olivia Ruiz, à la fois poétique et puissante, ¡ Vamos ! nous entraîne dans un tourbillon d'émotions et de sensations, de couleurs et de saveurs. Un voyage à l'énergie contagieuse, une ode à la filiation, un roman à fleur de peau.

Maman

Dans ce livre qui part dans tous les sens Régis parle de sa maman, de leur relation, d’un amour absolu et… d’une petite (bien petite !) trahison qu’il ne découvrira qu’après sa mort.

On trempe sa cuillère dans l'existence qu'on vous donne en débarquant sur cette planète frais émoulu du néant et on s'attable sans protester même si la viande nous semble coriace et les patates amères d'avoir trop cuit.
Tu finis ton assiette.
Maman de Régis Jauffret
Mais s’il y a eu trahison une fois ?

Et Régis part en vrille et imagine, refait l’histoire, cherche des pistes, des indices, des preuves… tout en hurlant son amour.

Un livre remarquable qui pourrait paraître foutraque au premier abord, un désordre magnifique, virevoltant et passionné

Incipit (et peut-être un petit peu plus si entente)
Le 3 janvier 2020, je me réveille au bruit d’un chantier qui bat son plein à l’étage supérieur. Sur mon portable, un message de la maison de retraite. Une voix d’homme m’informe que ma mère est décédée paisiblement à sept heures. J’ai entendu dire que dans les quelques minutes précédant notre mort le cerveau produisait assez d’endorphines pour nous accorder un peu d’euphorie avant la culbute. Une sorte de cadeau d’adieu à celui dont il a été si longtemps partenaire.
C’est très rassurant de le croire.


4e de couv, résumé de l'éditeur ou trouvé ailleurs (pas de moi, donc)
Plusieurs mois après le décès de sa mère, l’auteur découvre qu’elle l’a trahi dès le commencement de sa vie.
Dans ce récit intense, où l’intime se mêle à la fiction, Régis Jauffret essaie de comprendre qui était ce personnage étrange et complexe. Il explore l’amour, la culpabilité, et la folie tapie au cœur du lien maternel.
Maman est une confrontation tour à tour violente, tendre, bouleversante, drôle et iconoclaste. Cette mère coupable, son fils finira par lui pardonner car il lui doit non seulement la vie, mais une enfance heureuse dont il a gardé un lumineux souvenir.

Quand arrivent les chevaux

Marc Lavoine m’avait bien fait rire et beaucoup touché avec son homme qui ment, un livre sur son gros mytho de père, communiste aux multiples maîtresses. Je l’avais trouvé sincère et touchant.

Je lui ai dit: « Don, je vais la faire courte. Je sais pas si tout cela a un lien, mais c'est comme ça, ma mère que tu connais peut-être ou dont tu as entendu parler... bon, toujours est-il qu'elle t'aurait adoré. » 
Le cheval n'a rien répondu et c'était très bien comme ça. Je suis monté sur son dos, c'était déjà le matin, les autres étaient en selle et nous allions prendre le chemin du retour. Nous avons entamé le galop sur la glace du lac gelé. Don galopait seul. Je n'avais aucune prise, il suivait ses congénères sans même me calculer. Cette ignorance de sa part à mon égard me fit froid dans le dos, j'avais mal partout. 
J'ai tiré sur les rênes et l'ai sommé de s'arrêter. 
Stop !
Quand arrivent les chevaux de Marc Lavoine
Mais ici, peut-être parce que les émotions sont trop fortes, c’est avec une fiction qu’il a choisi de parler de sa mère, de son deuil. Et c’est drôle, touchant, chevaleresque, et plein d’un amour fantastique et surnaturel, fictionnellement très sincère.

Une magnifique lecture, avec une gestion des dialogues peut-être un peu… théâtrale

Incipit (et peut-être un petit peu plus si entente)
Petit a
Avant de vous plonger dans la lecture du roman qui rend hommage à la femme merveilleuse que fut ma mère, que je remercie de l'héritage considérable qu'elle m'a laissé et que je ne cesse de découvrir tous les jours de ma vie, je voulais vous dire pourquoi j'ai écrit ce livre.

Je me sens responsable de sa mort.

Par manque de courage, je n'ai pas voulu la changer de clinique pour la remettre aux mains du docteur Francis Djian, qui lui avait déjà fait rebattre le cœur par deux fois. Et un peu plus pour être exact...

Vous voyez...

Je n'ai pas eu le cran. Je n'ai pas voulu faire le chieur, le malin. Je le regrette.


4e de couv, résumé de l'éditeur ou trouvé ailleurs (pas de moi, donc)
« Mon p’tit rat, J’espère que toutes mes histoires ne te perturbent pas trop et que tu commences à sentir le passage de mon âme vers la tienne. Je m’y suis préparée. Je sais que, pour toi, c’est un choc, mais il faut calmer le jeu, c’est pas la fin du monde, bien au contraire. C’est un grand rendez-vous que nous avons, toi et moi, mon rat. Je dois tout mettre en ordre de mon côté, j’y suis presque. Mais toi, tu as des choses à faire, si tu veux bien me faire confiance. »

Dans un monde dont les repères s’effacent, où les identités se confondent, où le temps ne semble pas toujours s’écouler dans le même sens, un fils se tient au chevet de sa mère en train de vivre ses derniers jours. Est-ce parce qu’il ne se résigne pas à la disparition annoncée de cette femme merveilleuse et irremplaçable qu’il est dans cet état ? Elle aussi, de son côté, semble perdre la tête. Mais ce qui pourrait passer pour de la démence n’est-il pas plus simplement une manière de façonner le monde à sa guise ?

Périandre

Premièrement, c’est le style qui m’a séduit, c’est fluide et très bien écrit, c’est beau sans être pédant, une vraie réussite.

Elle le guiderait. Elle l'aiderait à faire les bons choix, envers et contre tous, contre lui si nécessaire ; car qui d'autre qu'une mère pourrait savoir ce qui est bon pour son fils ? Elle seule savait, puisqu'elle était sa mère. Et tant qu'il l'écouterait, tant qu'il se conformerait à ses désirs, à sa volonté et à ses décisions le concernant, prises uniquement dans son intérêt, pour son bien, tant qu'il l'aimerait de cet amour inconditionnel, exclusif, total, alors toutes les beautés, toutes les joies et toutes les richesses de cette terre ici-bas lui appartiendraient. Il en serait ainsi, puisqu'elle était sa mère.
Périandre de Harold Cobert

L’histoire ? Une mère un peu abusive (oui, un peu est en italique !) que l’on suit de la naissance de son fils jusqu’à … (il va falloir le lire, mais ça vaut la peine).

De retour à l'appartement de son fils, la jovialité affichée de la mère disparut. Elle  inspecta les lieux avec minutie, retraçant comment cette petite envahisseuse avait progressivement grignoté l'espace et le cœur de la chair de sa chair. Un jour on oublie un T-shirt, un autre un chemisier, un autre encore une culotte, jusqu'à investir un tiroir de la commode, une rangée de l'armoire et un pan du dressing pour ne pas avoir à se déplacer sans cesse avec un sac d'affaires de rechange, et finir par l'anschluss fatal de la brosse à dents dans le verre de la salle de bains, point de non-retour marquant le début de la vie de couple et sonnant le glas de la liberté. « On ne se méfie jamais assez des brosses à dents », pensa-t-elle en se glissant dans les draps de son fils qu'elle voulait marquer une dernière fois de son odeur de mère.

Une histoire mise en résonance avec le mythe de Périandre. Et ça aussi, c’est très bien monté.

Peut-être un petit bémol pour la fin qui aurait peut-être pu être plus proche du mythe. Zut, Harold Cobert n’a sûrement pas osé, préférant sacrifier la marraine.

Incipit (et peut-être un petit peu plus si entente)
Kratéa se caresse amoureusement le ventre. Seule sur la terrasse de son palais surplombant Corinthe, elle contemple la ville sur laquelle régnera un jour son fils.


4e de couv, résumé de l'éditeur ou trouvé ailleurs (pas de moi, donc)
Une femme donne naissance à un fils et noue une relation fusionnelle et malsaine avec son enfant, qu'elle considère comme son chef-d'oeuvre. Omniprésente, intrusive voire perverse, elle accepte difficilement l'arrivée de sa belle-fille qu'elle tente de manipuler et de briser. Lorsque cette dernière accouche à son tour d'un garçon, la grand-mère imagine son nouveau rôle

Son fils

Cette biographie romancée de la mère de Antonin Artaud parle d’amour, l’absolu, aveugle, inconditionnel ! Celui d’une mère adoratrice. Et c’en devient lassant… au début.

Son fils de Justine Lévy

Puis le livre prend une autre dimension quand arrivent l’enfermement en asile, l’abrutissement, les fous, les mauvais traitements, et l’état qui empire et pire encore. Comme une photo du traitement des maladies mentales au début du siècle passé. Inhumain, violent et barbare. Les asiles qui rendent fous !

Une mère ! Une mère seule face aux médecins, à l’administration, la police et la bêtise.

4e de couv, résumé de l'éditeur ou trouvé ailleurs (pas de moi, donc)
« Je suis arrivée dans la cellule où il se reposait et où un infirmier gentil m'a conduite. J'ai inspiré bien fort pour me donner du courage, mais j'étais sûre de moi, de mon bon droit, et de la puissance supérieure de la vérité. Je me suis campée devant lui et j'ai récité : Antonin, tu es né Antonin Marie Joseph Paul Artaud, le 4 septembre 1896 à 8 heures du matin au 15, rue du Jardin-des-Plantes, quatrième étage, en pleine santé, et je suis ta mère - que tu le veuilles ou pas, tu es mon fils et je suis ta mère. Ça ne lui a pas plu du tout. Il m'a considérée gravement, assez longtemps, avant de braquer un poing accusateur sur moi et de m'arracher le cœur : "Vous vous prétendez ma mère, madame, mais la mère de Nanaqui est morte et son âme a quitté ce monde et vous êtes une envoûteuse et le démon qui m'a empoisonné." »

Combats et métamorphoses d’une femme

Après avoir parlé de lui puis de son père, Édouard Louis parle enfin de sa mère. Un livre tendre et apaisé qui décrit une relation qui n’a pas toujours été facile

Combats et métamorphoses d’une femme de Édouard Louis

Une vie de misère et de violence et enfin… sur le tard un peu de lumière

Un livre avec beaucoup de tendresse

4e de couv, résumé de l'éditeur ou trouvé ailleurs (pas de moi, donc)
Pendant une grande partie de sa vie ma mère a vécu dans la pauvreté et la nécessité, à l'écart de tout, écrasée et parfois même humiliée par la violence masculine. Son existence semblait délimitée pour toujours par cette double domination, la domination de classe et celle liée à sa condition de femme. Pourtant, un jour, à quarante-cinq ans, elle s'est révoltée contre cette vie, elle a fui et petit à petit elle a constitué sa liberté. Ce livre est l'histoire de cette métamorphose

Le dernier enfant

Je me suis fait cueillir comme un bleu par ce livre. Chronologie d’une journée clé ! Le départ de la maison du dernier enfant.

Le dernier enfant de Philippe Besson

Une mère désemparée à la tristesse infinie qui tente de faire bonne figure.

C’est tout petit et c’est immense !

4e de couv, résumé de l'éditeur ou trouvé ailleurs (pas de moi, donc)
« Elle le détaille tandis qu'il va prendre sa place : les cheveux en broussaille, le visage encore ensommeillé, il porte juste un caleçon et un tee-shirt informe, marche pieds nus sur le carrelage. Pas à son avantage et pourtant d'une beauté qui continue de l'époustoufler, de la gonfler d'orgueil. Et aussitôt, elle songe, alors qu'elle s'était juré de se l'interdire, qu'elle s'était répété non il ne faut pas y songer, surtout pas, oui voici qu'elle songe, au risque de la souffrance, au risque de ne pas pouvoir réprimer un sanglot : c'est la dernière fois que mon fils apparaît ainsi, c'est le dernier matin. »

Un roman tout en nuances, sobre et déchirant, sur le vacillement d'une mère le jour où son dernier enfant quitte la maison. Au fil des heures, chaque petite chose du quotidien se transforme en vertige face à l'horizon inconnu qui s'ouvre devant elle

Love me Tender

C’est bien rude et bien trash, pas du tout « love me tender, my sweety ». C’est la vie vache et merdique. Des choix assumés dans la douleur.

Love me Tender de Constance Debré

Une séparation qui se passe mal et une mère séparée de son fils sous prétextes d’instabilité, d’homosexualité, de raisons incompréhensibles, la lenteur de la justice, les blocages du père… Et la dèche, la loose et une sexualité comme une fuite en avant

… L’amour est une sauvagerie

4e de couv, résumé de l'éditeur ou trouvé ailleurs (pas de moi, donc)
« Je ne vois pas pourquoi l'amour entre une mère et un fils ne serait pas exactement comme les autres amours. Pourquoi on ne pourrait pas cesser de s'aimer. Pourquoi on ne pourrait pas rompre. Je ne vois pas pourquoi on ne pourrait pas s'en foutre, une fois pour toutes, de l'amour. »

Constance Debré poursuit sa quête entamée avec Play Boy, celle du sens, de la vie juste, de la vie bonne. Après la question de l'identité se pose la question de l'autre et de l'amour sous toutes ses formes, de l'amour maternel aux variations amoureuses. Faut-il, pour être libre, accueillir tout ce qui nous arrive ? Faut-il tout embrasser, jusqu'à nos propres défaites ? Peut-on renverser le chagrin ?

Un garçon qui court

Un petit livre sombre et lumineux. Une longue lettre portée par une voix sobre et sans pathos inutile.

Un garçon qui court de Mélanie Richoz

Mais aussi un livre qui parle de la relation difficile d’un fils avec une mère abusive et inadéquate… et tout au long de cette lettre, on découvre un autre personnage, un gourou, médium un peu devin, trouble et omniprésent.

Une lecture qui retourne

4e de couv, résumé de l'éditeur ou trouvé ailleurs (pas de moi, donc)
« Le raconter à qui,
et comment,
et pourquoi ?
Qui peut entendre ? »

Frédéric adresse une dernière lettre à son ami Roger S., incarcéré depuis plusieurs mois

Tenir jusqu’à l’aube

C’est rude, mais pas misérabiliste, le ton est juste. Mais c’est dur, vraiment !

Tenir jusqu'à l'aube de Carole Fives
Tenir jusqu’à l’aube de Carole Fives

Tous les jours, se battre, seule, pour son fils et pour soi. Impossible d’être malade, de payer un avocat, de trouver du temps pour soi…

Et la recherche d’un peu d’air. Pas même un bol, un brise, un souffle.

A lire même juste pour les commentaires sur Internet. Tellement inappropriés, sales, condescendants, humiliants… Criants de vérité !

4e de couv, résumé de l'éditeur ou trouvé ailleurs (pas de moi, donc)
« Et l'enfant ?
Il dort, il dort.
Que peut-il faire d'autre ? »

Une jeune mère célibataire s'occupe de son fils de deux ans. Du matin au soir, sans crèche, sans famille à proximité, sans budget pour mie baby-sitter, ils vivent une relation fusionnelle. Pour échapper à l'étouffement, la mère s'autorise à fuguer certaines nuits. À quelques mètres de l'appartement d'abord, puis toujours un peu plus loin, toujours un peu plus tard, à la poursuite d'un semblant de légèreté.

Comme la chèvre de Monsieur Seguin, elle tire sur la corde, mais pour combien de temps encore ?