Innocent

Après l’autobiographie, voici Depardieu au présent. Qui est-il dans le monde qui l’entoure : innocent !
Passé le name dropping un peu pompeux du début, Gérard se livre avec une grande simplicité et sans tabou.

Innocent de Gérard Depardieu
Innocent de Gérard Depardieu

Et merde à ceux qui ne l’aiment pas, il est comme ça Gérard.

4e de couv, résumé de l'éditeur ou trouvé ailleurs (pas de moi, donc)
L'icône du cinéma français donne son avis sur le monde d'aujourd'hui, répond aux critiques qui lui sont faites quant à ses choix de vie et prises de positions face à l'actualité, évoque avec émotion les amitiés liées au cours de son existence notamment dans le milieu du 7e art

Nous serons des héros

Un livre sensible sur une enfance déchirée par l’émigration et la perte du père. Dans un nouveau pays, avec un beau-père pas forcément mal intentionné mais âpre et maladroit.

L’histoire d’une reconstruction auprès d’une mère partagée entre son nouveau mari et son fils, d’un ami également immigré et d’un chat obligé de coucher dehors à cause des allergies du demi-frère.

Nous serons des héros de Brigitte Giraud
Nous serons des héros de Brigitte Giraud

Difficile de trouver sa place dans cette vie qui commence.

4e de couv, résumé de l'éditeur ou trouvé ailleurs (pas de moi, donc)
«Les nuits où je ne dormais pas, j'ouvrais le velux et je m'installais sur le toit, j'étais le seul dans la cité à jouir de ce privilège, passer la nuit à la belle étoile, dans le plus grand secret. Le ciel était-il le même ici qu'au Portugal, les constellations étaient-elles visibles depuis la lucarne de la prison de Peniche où mon père avait été enfermé ?»

En ce début des années soixante-dix, Olivio et sa mère viennent de fuir la dictature portugaise. Ils s'installent dans une banlieue lyonnaise et emménagent bientôt chez Max, un rapatrié d'Algérie, avec qui ils espèrent un nouveau départ. Alors que Max accepte mal l'adolescent, Olivio se lie à Ahmed, un immigré algérien de son âge, auprès de qui il trouve tendresse et réconfort

La septième fonction du langage

Avec une connaissance un peu plus pointue des philosophes français, j’aurais certainement mieux apprécié ce livre. Une collection de noms illustres qui s’apparente quand même un peu à du namedropping.

En dehors de cet étalage et de pas mal de longueurs, il reste un polar plutôt amusant.

La septième fonction du langage de Laurent Binet
La septième fonction du langage de Laurent Binet

Et merci pour la punition de Sollers. Pour ma part, BHL l’aurait tout autant méritée 🙂

4e de couv, résumé de l'éditeur ou trouvé ailleurs (pas de moi, donc)
« À Bologne, il couche avec Bianca dans un amphithéâtre du XVIIe et il échappe à un attentat à la bombe. Ici, il manque de se faire poignarder dans une bibliothèque de nuit par un philosophe du langage et il assiste à une scène de levrette plus ou moins mythologique sur une photocopieuse. Il a rencontré Giscard à l'Élysée, a croisé Foucault dans un sauna gay, a participé à une poursuite en voiture à l'issue de laquelle il été victime d'une tentative d'assassinat, a vu un homme en tuer un autre avec un parapluie empoisonné, a découvert une société secrète où on coupe les doigts des perdants, a traversé l'Atlantique pour récupérer un mystérieux document. Il a vécu en quelques mois plus d'événements extraordinaires qu'il aurait pensé en vivre durant toute son existence. Simon sait reconnaître du romanesque quand il en rencontre. Il repense aux surnuméraires d'Umberto Eco. Il tire sur le joint. »

Le point de départ de ce roman est la mort de Roland Barthes, renversé par une camionnette le 25 février 1980. L'hypothèse est qu'il s'agit d'un assassinat. Dans les milieux intellectuels et politiques de l'époque, tout le monde est suspect.

Standard

Est-ce que l’on peut s’autoriser une passion lorsqu’on a voué sa vie à se faire oublier. Une longue, longue descente aux enfers.

Standard de Nina Bouraoui
Standard de Nina Bouraoui

Un peu longue, peut-être.

4e de couv, résumé de l'éditeur ou trouvé ailleurs (pas de moi, donc)
Bruno Kerjen avait la certitude que « le monde réel était fait d'hommes et de femmes à son image, qui pouvaient être remplacés sans que personne remarque la différence de l'un, l'absence de l'autre ». Employé d'une entreprise de composants électroniques, cet homme de 35 ans n'attendait rien de la vie. À l'occasion d'un week-end passé chez sa mère près de Saint-Malo, il recroise Marlène. La toxique Marlène de ses années de lycée. Bruno Kerjen, qui s'était comme protégé jusque-là d'éprouver tout sentiment, a désormais un rêve : Marlène.

Portrait d'un antihéros de notre temps, d'un homme sans qualités replié sur lui-même, mû uniquement par la peur, Standard est aussi un roman tragique : un homme va chuter, inéluctablement et sous nos yeux, parce qu'il s'est décidé à aimer.

Profession du père

Tellement touchant.
Un père violent et mytho, sa femme, son fils. Un tourbillon d’enfer.

Profession du père de Sorj Chalandon
Profession du père de Sorj Chalandon

Très loin d’une autofiction, un roman sincère qui donne le goût, la sècheresse et les émotions d’une vie.

4e de couv, résumé de l'éditeur ou trouvé ailleurs (pas de moi, donc)
« Mon père disait qu'il avait été chanteur, foot-balleur, professeur de judo, parachutiste, espion, pasteur d'une Église pentecôtiste américaine et conseiller personnel du général de Gaulle jusqu'en 1958. Un jour, il m'a dit que le Général l'avait trahi. Son meilleur ami était devenu son pire ennemi. Alors mon père m'a annoncé qu'il allait tuer de Gaulle. Et il m'a demandé de l'aider.
Je n'avais pas le choix.
C'était un ordre.
J'étais fier.
Mais j'avais peur aussi...
À 13 ans, c'est drôlement lourd un pistolet. »
S. Ch.

Lol est aussi un palindrome : journal d’une prof au bord de la crise (de rire)

Une prof, des brèves. Rigolo 🙂

En plus, ça sent le vrai vécu authentique.

Lol est aussi un palindrome de Mathilde Levesque
Lol est aussi un palindrome de Mathilde Levesque
4e de couv, résumé de l'éditeur ou trouvé ailleurs (pas de moi, donc)
Conçu comme un journal de bord, ce petit livre nous fait partager les échanges quotidiens authentiques d'une prof de français avec ses élèves dans un lycée réputé sensible du 93.

À travers ces courts échanges entre les élèves et leur prof se dessine une complicité unique où l'ironie - parfois amère - se mêle à l'envie d'apprendre et de s'en sortir.

Un condensé décapant d'humour et de créativité

La brûlure de l’été

Une famille, la précarité, un tigre. Et un drame, en France, à côté d’une ligne du TGV.

Un texte poignant mais gêné par une structure ou un je ne sais quoi de mal maîtrisé. Zut.

La brûlure de l'été de Jacques Weber
La brûlure de l’été de Jacques Weber
4e de couv, résumé de l'éditeur ou trouvé ailleurs (pas de moi, donc)
Un couple vivant de peu s'installe dans une gare désaffectée avec ses deux enfants. C'est la promesse d'une vie moins précaire. Mais les dettes s'accumulent et, en pleine canicule, on menace de leur couper l'eau.

Un terrible fait-divers, qui a autrefois défrayé la chronique, a inspiré à Jacques Weber un récit bouleversant, à la fois âpre et tendu, jusqu'au drame final. Un récit où il est question d'une France en marge, de surendettement, de cirque, de tigre échappé, de bistrots, de rêves, d'amour, de désespoir et d'idéaux.

Jacques Weber déploie ses talents de conteur dans une langue inventive et puissante, précise et évocatrice. Il nous livre un premier roman humaniste

La soupe aux choux

Ode au bon vieux temps, aux traditions, au pinard et aux sabots de bois.

La soupe aux choux de René Fallet
La soupe aux choux de René Fallet

Et bien sûr, avec Carmet et De Funès en mémoire.

La soupe aux choux - le film
La soupe aux choux – le film
4e de couv, résumé de l'éditeur ou trouvé ailleurs (pas de moi, donc)
Deux vieux paysans, deux amis, le Cicisse Chérasse et le Glaude Ratinier, achèvent modestement leur existence aux confins d'un village bourbonnais en voie de disparition.
Une nuit, une soucoupe volante se pose dans le champ du Glaude. Un extra-terrestre en sort, que le Glaude appellera " la Denrée ". La Denrée vit dans un austère astéroïde où les notions de superflu sont inconnues.
L'absorption d'une assiettée de soupe aux choux va plonger le voyageur interstellaire dans un tout autre monde, celui du plaisir de vivre, celui aussi de l'amitié. Et ce sera la révolution sur sa planète. Quant au Cicisse et au Glaude, ils vont connaître une fin de vie plutôt inattendue !

Darling

Après le pire du pire, c’est encore pire. Et pourtant, c’est du tout meilleur Teulé. Inspiré et sordide jusqu’à la nausée. Un témoignage évidement tellement vrai qu’on ne pourrait l’imaginer.

Darling de Jean Teulé
Darling de Jean Teulé
4e de couv, résumé de l'éditeur ou trouvé ailleurs (pas de moi, donc)
Elle voulait qu'on l'appelle « Darling ».

Elle y tenait !

Pour oublier les coups reçus depuis l'enfance, les rebuffades et les insultes, pour effacer les cicatrices et atténuer la morsure des cauchemars qui la hantent. Elle voulait que les autres entendent, au moins une fois dans leur existence, la voix de toutes les « Darling » du monde.

Elle a rencontré Jean Teulé.

Il l'a écoutée et lui a écrit ce roman.

Un livre unique

Alyah

Ce ne sont pas les bonnes intentions qui font des bons romans.
Reste, au delà des arguments qui ne me semblent parfois partiaux, un cri du coeur contre cette peur inacceptable et ce climat infect qui s’installe.

Alyah de Eliette Abecassis
Alyah de Eliette Abecassis

Et juste après, voilà que je tombe sur cet extrait, quand même mieux tourné de Philippe Val dans son Malaise dans l’inculture.

Malaise dans l'inculture de Philippe Val
Malaise dans l’inculture de Philippe Val
4e de couv, résumé de l'éditeur ou trouvé ailleurs (pas de moi, donc)
Il y a quelques années, je sortais dans la rue avec une étoile de David autour du cou. J'étais fière de m'appeler Esther Vidal et je ne baissais pas la voix pour dire mon nom. Nous n'étions pas en danger dans la ville. Ni agressés à la sortie de l'école, de la synagogue, ou chez nous. Traiter quelqu'un de « sale Juif » était un tabou. Je ne pensais pas qu'il pût y avoir dans Paris des émeutes contre les Juifs. À vrai dire, je n'aurais même pas imaginé que l'on puisse entendre, lors d'une manifestation : « À mort les Juifs. »

Une jeune femme, deux enfants, deux amours. La peur, le désir, l'espoir, la tentation de quitter la France et de faire son « alyah »