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Un homme a élevé son fils seul. Un soir, le fils n’est pas rentré.L’horloger d’Everton de Georges SimenonSimenon raconte un père dans la détresse, de n’avoir rien vu venir, désemparé de ne pouvoir aider, démuni face à l’irréparable.
Avec une grande empathie, Simenon tente de décrire le désarroi et l’amour inconditionnel d’un parent
Adapté au cinéma par Bertrand Tavernier en 1974 (L’horloger de Saint Paul) avec Philippe Noiret et Jean Rochefort
Incipit (et peut-être un petit peu plus si entente) Jusque minuit, voire jusqu'à une heure du matin, il suivit la routine de tous les soirs, ou plus exactement des samedis, qui étaient un peu différents des autres jours.
4e de couv, résumé de l'éditeur ou trouvé ailleurs (pas de moi, donc) La fugue, la délinquance, le meurtre : en quelques jours, pour une amourette avec une fille de son âge, Ben Galloway, à seize ans, a commis l'irréparable. C'est dans la prison d'Indianapolis que son père, Dave, modeste horloger d'un village de l'Etat de New York, le retrouve. Mais le garçon se mure dans un silence hostile que n'entameront ni le procès, ni la condamnation à la prison perpétuelle. Comment ce fils qu'il a élevé seul a-t-il pu devenir à ce point un étranger ? Qu'adviendra-t-il de l'enfant qui naîtra de la brève union de Ben et de Lilian ?
Un roman poignant aux résonances dramatiquement actuelles, dont s'est inspiré Bertrand Tavernier pour son film L’Horloger de Saint-Paul.
Comme un écho à La serpe de Jaenada, qui questionnait le jugement de Henri Girard accusé du triple meurtre à la serpe, Catherine Girard propose sa vérité. Celle que lui avait confiée son père, l’assassin.In violentia veritas de Catherine GirardPour autant, les deux livres semblent ne raconter ni la même histoire, ni les mêmes personnages et le tout d’un point de vue totalement différent. Et c’en devient vraiment fascinant.
Une histoire de violence familiale et d’amour, comme un nœud qui ne pourrait se défaire qu’au ciseau (ou à la serpe).
Mais surtout, racontée par la fille de ! Et c’est probablement de là que ce livre (à l’écriture magnifique) tire toute son intime puissance
Incipit (et peut-être un petit peu plus si entente) Allongée sur le divan, face à la fenêtre, j'attends les questions d'Olivier, assis derrière moi dans le fauteuil du roi son père. Nous sommes en quatrième dans le même lycée et il me tanne depuis des semaines pour une séance de psychanalyse dans le cabinet de papa qui ne travaille pas le mercredi, avec lui dans le rôle du psy, moi dans celui de l'analysée. Je n'ai pas bien compris pourquoi, mais il a tant insisté que j'ai fini par céder.
4e de couv, résumé de l'éditeur ou trouvé ailleurs (pas de moi, donc) Lorsqu'elle découvre à quatorze ans qu’on la surnomme « la fille de l’assassin », Catherine Girard interroge son père Henri Girard ─ plus connu sous son nom de plume, Georges Arnaud, auteur notamment du célèbre roman Le Salaire de la peur. L'horreur de ce que le vieil homme lui apprend plonge l'adolescente dans le déni. Un demi-siècle plus tard, dans un geste d'amour, elle se confronte à ce passé abyssal.
Le matin du 24 octobre 1941, au château d'Escoire, le père d’Henri Girard, sa tante et leur servante sont retrouvés morts, atrocement massacrés à la serpe. Seul survivant, Henri est inculpé, emprisonné dix-neuf mois dans l’un des cachots les plus insalubres de France et promis à la guillotine. Il est finalement acquitté.
L’énigme du triple assassinat d'Escoire, tant de fois revisitée, ne fut jamais élucidée.
Dans ce magnifique récit littéraire d’investigation familiale, Catherine Girard nous offre enfin sa vérité. D'une puissance exceptionnelle, In violentia veritas marque la naissance d’une écrivaine.
Après cette touchante lecture, je me suis dit qu’Amanda Sthers devait avoir une bien grande collection de petites histoires à raconter et qu’elle les avait regroupées ici. C’est en tous cas, une jolie réussite qui sent le réel, les voyages, le vécu et les émotions partagées.Les gestes de Amanda SthersCette histoire de famille à destination d’un enfant à venir fait la part belle au père du narrateur, un homme fantasque au mille défauts et tellement attachant.
C’est d’ailleurs assez amusant que l’autrice de l’excellent De l’infidélité propose une si belle place dans son roman à un homme si volage et inconstant
Cet amour inconditionnel le bouleverse et le dégoûte tout à la fois. Il présente Jeanne à Florentine. Alors qu’Hippolyte raccompagne sa mère à un taxi et lui demande ce qu’elle a pensé de la jeune femme, elle lui dit, avec toute la subtilité cruelle dont elle était capable : « Tu vas la faire souffrir et elle risque d’aimer ça. »
Incipit (et peut-être un petit peu plus si entente) Camillo,
J'ai lu ton court dossier au centre d'adoption.
Tu ne sais rien de moi ni de ton autre papa, pourtant je te connais par cœur et je t'attends. Quand tu auras grandi, que tu tireras sur les fils du passé pour pouvoir t'accrocher à l'avenir, tu ouvriras ce livret. Tu y trouveras ce que je sais de l'histoire de ton grand-père Hippolyte, quelques lettres qu'il n'a pas postées, pas jetées non plus, comme s'il espérait qu'elles soient lues, des photos, la retranscription d'enregistrements qui datent de mon enfance et certains plus récents que je me suis amusé à faire à son insu avec mon téléphone portable. Je serai heureux de te les faire écouter si, un jour, tu souhaites entendre sa voix.
4e de couv, résumé de l'éditeur ou trouvé ailleurs (pas de moi, donc) « Il y a évidemment des secrets derrière ses secrets, des moments de mystère, de tristesse et de joie dans l’ombre des silences que certains entendront. Il est possible que mes souvenirs aient leurs fantaisies, mais j’ai fait de mon mieux pour lui rendre justice, pour exprimer ce que mon père m’a raconté comme ce qu’il a tu, les gestes que je vais te transmettre et ceux qu’il n’a pas faits. »
Alors que Marc s’apprête à adopter un enfant, son père meurt. Pour offrir à son fils un morceau de son histoire, il plonge dans la vie hors du commun d’Hippolyte, chauffeur de taxi exubérant devenu archéologue fantasque, et remonte aux histoires d’amour de ses parents et de ses grands-parents, procédant à une archéologie de l’intime.De l’Égypte à Paris en passant par la Grèce et l’Italie, Amanda Sthers compose une fresque familiale sur la transmission et l’origine, peuplée de personnages aux incroyables destins. Impossible de lâcher cette saga à l’écriture aussi poétique que ses héros.
Dans une longue lettre adressée à son fils, un père se raconte. Le fils de Georges SimenonMais cette confession qui semble peine d’humilité tire en longueur. A force de circonvolutions et de rajouts biographiques sur sa famille, tout cela lasse et s’enlise pour donner un portrait de vieux sage aux blessures mal cicatrisées.Certes, la fin est très impressionnante et pourrait rattraper ce livre qui m’a quand même fait bâiller à plus d’une page
Incipit (et peut-être un petit peu plus si entente) Mon fils,
Est-ce que ces deux mots-là te font sourire ? Suffisent-ils à trahir ma gêne ? Je n'ai pas l'habitude de t'écrire. Au fait, je me rends soudain compte que je ne t'ai plus écrit depuis le temps où, enfant, tu partais en vacances plus tôt que moi avec ta mère et où je t'envoyais de courts billets.
4e de couv, résumé de l'éditeur ou trouvé ailleurs (pas de moi, donc) Peu après la mort de son père, Alain Lefrançois décide de se raconter par lettre à son fils, Jean-Paul, au moment où il va devenir un homme. Il lui parle de la vie de ses grands-parents, gens de la haute bourgeoisie, de son métier, qui le satisfait, et de sa vie conjugale, qui n'est qu'une demi-réussite. Au rappel de récentes disputes familiales relatives à la succession, il remonte à la période de ses études de droit à Poitiers, de sa mobilisation, de son mariage ; il évoque ses réactions lorsqu'il apprit qu'il allait être père. Enfin, Lefrançois en arrive, « malgré sa répugnance », à parler de son adolescence et de sa jeunesse. Celle-ci est lourde d'un secret.
Un roman sur la transmission d’un père à son fils, sur le devenir d’un homme. Et d’ailleurs, qu’est-ce qu’un homme en 1947 ?
Un livre qui commence avec le suicide du père, laissant femme et enfants désargentés, en pleine faillite.
Le destin des Malou de Georges Simenon
Un beau roman pourtant qui raconte la (re)naissance d’un fils
Incipit (et peut-être un petit peu plus si entente) Le garçon, Gabriel, n'avait rien à faire. Sa serviette à la main, il se tenait debout, face à la rue, dont les vitres légèrement embuées du café encadraient un tronçon. Il était trois heures de l'après-midi et il faisait sombre, dedans comme dehors. Dedans, c'était une pénombre riche, de la richesse des boiseries patinées qui recouvraient les murs et le plafond, de la richesse du velours pourpre des banquettes, avec, dans l'eau profonde des glaces biseautées, les reflets de quelques ampoules électriques déjà allumées.
4e de couv, résumé de l'éditeur ou trouvé ailleurs (pas de moi, donc) Eugène Malou est un brasseur d'affaires dynamique et malchanceux. Son suicide d'une balle dans la tête, sur le seuil de la demeure du comte Adrien d'Estier qui lui a refusé une nouvelle avance de fonds, déclenche la crise familiale qui couvait chez les Malou. C'en est fini du train de vie qu'ils affichaient.
Jean-Michel, le papa de Frédéric, a vécu une enfance sans l’amour de ses parents. Il a traîné cette blessure toute sa vie, qu’il a d’ailleurs fort bien réussie. Une success story.
À sa mort, Frédéric ouvre les tiroirs et nous dresse le portrait d’un homme du 20e qui s’est quand même bien bâfré. Bouffe autant que femmes ! Mais qui, à la fin de sa vie, se retrouve bien seul malgré tout un bottin mondain comme carnet d’adresse.Un homme seul de Frédéric BeigbederUne tendre biographie d’un père haut en couleur, qui n’a jamais vraiment su témoigner son amour à ses enfants.
Bien sûr, Frédéric en profite pour parler de lui. Normal. Et en bon cynique assumé, ouin-ouin est fort drôle lorsqu’il se rit de lui. Mais à la fin de cette lecture, un doute me chatouille pourtant. Rit-il vraiment de lui ou sourit-il avec la foule tout en se répétant sans cesse, comme le vicomte, « Ce n’est pas ma faute ». Regardez papa
Incipit (et peut-être un petit peu plus si entente) Sorèze
La France venait d'être libérée quand mon père fut enfermé. En octobre 1946, sa famille l'a banni au pensionnat de Sorèze, derrière de hauts murs dans la Montagne Noire, à l'âge de huit ans. Pour l'y emmener, la berline Rosengart Supertraction de mon grand-père traversa des forêts de conifères comme si elle pénétrait un autre monde. Le petit Jean-Michel Beigbeder renversait des cageots de fruits sur ses genoux à l'arrière de la voiture. La nourriture était encore sévèrement rationnée : les pêches et les abricots serviraient de monnaie d'échange à l'internat.
4e de couv, résumé de l'éditeur ou trouvé ailleurs (pas de moi, donc) « Ce livre raconte la vie de William Harben Carthew (1938-2023), alias Jean-Michel Beigbeder, l'homme qui choisissait les puissants en France, à la fin du XXe siècle.
Comme il est dangereux d'écrire sur son père mort ! On risque de faire la connaissance posthume d'un espion franco-américain. De découvrir son enfance sinistre dans un pensionnat militaire catholique. D'en vouloir à sa famille qui a pourtant sauvé des juifs sous l'Occupation. De révéler les coulisses du métier de chasseur de têtes, qu'il a importé en France. De croiser tout le CAC 40 et toutes les agences de mannequins. De dépeindre une génération de jouisseurs égoïstes dont le confort fut l'idéologie, le luxe l'utopie et le divorce la fatalité. De raconter la folie consumériste de l'après-guerre. De revivre les fêtes de la jet-set à Bangkok, Bali, Paris, New York et Saint-Tropez. De regarder mourir un homme seul, ruiné, qui a toujours ressemblé à un enfant abandonné. De tomber dans le piège de l'émotion quand on a construit son image sur le sarcasme.
Mais surtout, en enquêtant sur la vie d'un père mystérieux et séducteur, on court le pire des dangers : savoir enfin qui l'on est. »
Riad Sattouf continue a retourner en enfance, celle de son frère, enlevé par son père, direction Syrie.Moi, Fadi le frère volé, t.1 : (1986-1994) de Riad SattoufSi l’impression de déjà vu est assez forte, limite lassante, son talent de conteur réussit toutefois à toucher juste. Bienvenue en Syrie et oublie ta maman ! Arrête de pleurer et tiens, prends un bonbon
Incipit (et peut-être un petit peu plus si entente) Je m'appelle Fadi Saltouf, et mon premier souvenir se passe dans le jardin de ma grand-mère au cap Fréhel, en Bretagne. Je dois avoir à peu près 2 ans et j'ai l'impression d'être la lumière qui éclaire le monde !
4e de couv, résumé de l'éditeur ou trouvé ailleurs (pas de moi, donc) « Ah, c'est ainsi ?
Eh bien, je pars vivre en Syrie, avec mon papa.
Car c'est ce que font les fils, ils suivent leur père. »
Riad Sattouf revient avec une nouvelle série de bandes dessinées, qui replonge le lecteur dans l’univers de sa série à succès L’Arabe du futur.
Ce nouveau projet repose sur les histoires que Riad Sattouf a recueillies en 2011 et 2012 auprès de son frère Fadi Sattouf.
Dans ce récit, c’est Fadi le narrateur : il retrace son parcours hallucinant, de son enfance heureuse en Bretagne auprès de sa mère adorée et de ses grands frères, Riad et Yahya, jusqu’à la Syrie de son père, rude et inconnue pour lui...
Un jour des corneilles hallucinant et halluciné. Au milieu des forêts québécoises, vivent deux ermites, un père et son fils. Le jour des corneilles de Jean-François Beauchemin
Suite à des « actes inqualifiables », le fils raconte sa vie dans un invraisemblable français. La mort de sa mère le jour de sa naissance, la douleur et la folie du père, leur vie loin de tous.
Je reste subjugué. Ravi et interloqué
Incipit (et peut-être un petit peu plus si entente) Nous logions, père et moi, au plus épais de la forêt, dans une cabane de billes érigée ci-devant le grand hêtre. Père avait formé de ses mains cette résidence rustique et tous ses accompagnements. Rien n'y manquait : depuis l'eau de pluie amassée dans la barrique pour nos bouillades et mes plongements, jusqu'à l'âtre pour la rissole du cuissot et l'échauffage de nos membres aux rudes temps des frimasseries. Il y avait aussi nos paillasses, la table, une paire de taboureaux, et puis encore l'alambic de l'officine, où père s'affairait à extraire, des branchottes et fruits du genièvre avoisinant, une eau-de-vie costaude et grandement combustible.
4e de couv, résumé de l'éditeur ou trouvé ailleurs (pas de moi, donc) Sise au fin fond de la forêt, une cabane en rondins abrite deux êtres hallucinés : un colosse marqué par la folie et son fils. Orphelin de mère livré à lui-même, nourri dans ses premiers jours avec le lait d'une hérissonne trouvée morte, ce dernier se retrouve adulte devant un juge silencieux pour avouer des actes inqualifiables. Son témoignage l'amènera à révéler peu à peu, en toute ingénuité et dans une langue unique, l'incroyable histoire de sa vie comme le destin tragique de son père.
« Le Jour des corneilles est un roman d'amour halluciné, un ovni littéraire incendiaire qui brûle les yeux, tourneboule les sens et la morale. Ici, l'horreur flirte avec la grâce. »
Martine Laval, Télérama
Ils sont deux, l’homme et l’enfant. Ils marchent vers le Sud, vers la mer. Au milieu d’un monde post-apocalyptique et des hordes cannibales. Charognards opportunistes, survivants dans un monde déjà mort.
La route de Cormac McCarthy
Lu juste après la fidèle adaptation de Larcenet, le roman n’en est pas moins impressionnant.
Une père qui veille sur son fils. Ils avancent. Pourquoi ?
Incipit (et peut-être un petit peu plus si entente) Quand il se réveillait dans les bois dans l'obscurité et le froid de la nuit il tendait la main pour toucher l'enfant qui dormait à son côté.
4e de couv, résumé de l'éditeur ou trouvé ailleurs (pas de moi, donc) L'apocalypse a eu lieu. Le monde est dévasté, couvert de cendres et de cadavres. Parmi les survivants, un père et son fils errent sur une route, poussant un caddie rempli d'objets hétéroclites. Dans la pluie, la neige et le froid, ils avancent vers les côtes du Sud, la peur au ventre : des hordes de sauvages cannibales terrorisent ce qui reste de l'humanité. Survivront-ils à leur voyage ?
La route de Manu Larcenet, d’après le roman de Cormac McCarthy
Manu Larcenet retourne dans les ténèbres. Il sombre dans la route de McCarthy. Une histoire sans espoir, une marche pour la vie… mais quelle vie ? Un père et son fils au milieu des cendres, du froid et des hordes cannibales.
Un chef d’oeuvre oppressant et hypnotique !
Incipit (et peut-être un petit peu plus si entente) ...
4e de couv, résumé de l'éditeur ou trouvé ailleurs (pas de moi, donc) L'apocalypse a eu lieu. Le monde est dévasté, couvert de cendres et de cadavres. Parmi les survivants, un père et sa fille errent sur une route, poussant un caddie rempli d'objets hétéroclites, censés les aider dans leur voyage. Sous la pluie, la neige et le froid, ils avancent vers les côtes du sud, la peur au ventre : des hordes de sauvages cannibales terrorisent ce qui reste de l'humanité. Survivront-ils à leur périple ?