Une histoire de famille avec une pièce manquante, des secrets d’une vie, de plusieurs même !

Et dans cette histoire du fils remarquablement écrite – mais à laquelle j’ai dû m’accrocher une peu – et qui commence bien avant lui, Marie-Hélène nous fait parcourir une généalogie entière ou les briques n’accrochent pas toujours.
Une galerie de portraits inachevés, mais criants de réalisme
Les pieds nus d'Armand glissent sur le parquet; il ne veut pas réveiller Paul qui dort encore et fait son petit bruit de lèvres dégoûtant, comme un chiot quand il tète.
Le fils, c'est André. La mère, c'est Gabrielle. Le père est inconnu. André est élevé par Hélène, la sœur de Gabrielle, et son mari. Il grandit au milieu de ses cousines. Chaque été, il retrouve Gabrielle qui vient passer ses vacances en famille.
Entre Figeac, dans le Lot, Chanterelle ou Aurillac, dans le Cantal, et Paris, Histoire du fils sonde le cœur d'une famille, ses bonheurs ordinaires et ses vertiges les plus profonds, ceux qui creusent des galeries dans les vies, sous les silences.





![Virginie n'a jamais voulu être belle pour moi. Jamais. Je ne dis pas qu'elle ne m'a pas aimé, je ne le pense pas du tout, je te dis simplement qu'elle n'a jamais voulu être belle pour moi. C'est tout. Peut-être parce que je n'étais pas beau, peut-être parce qu'elle me savait conquis pour l'éternité, peut-être parce que nos relations n'étaient pas physiques. Elle m'aimait pour autre chose pour une sécurité, une confiance, beaucoup de choses importantes. Moi je suis le médecin de campagne, je suis Charles Bovary, pas le bellâtre Rodolphe, enfin bon je ne sais pas si les références littéraires aident parce que Charles Bovary quand même, j'ai tout de même été préfet, je ne suis pas rien, je ne suis pas un médecin raté dans un bled, pourquoi cette comparaison ? Bizarre de se comparer [...]](https://i0.wp.com/www.noid.ch/wp-content/uploads/2023/06/origine-de-la-violence.jpg?resize=660%2C349&ssl=1)





