Tout ça sonne tellement vrai que c’en est fantastiquement tristement drôle !
Ce petit livre est hilarant ! Et tout-e politicien-ne helvète doté-e d’un minimum d’autodérision se doit d’en posséder un exemplaire dans sa bibliothèque
Alors que la température monte et que le monde s'embrase, près de 200 nations font du mieux qu'elles peuvent pour éviter que demain ne soit pire qu'hier. Dans le lot, il y a les petites qui souffrent de l'être trop, les grandes qui ont le même problème (inverse, donc), celles qui ont un trésor sous la terre, d'autres qui creusent encore - et puis quelques vraies dictatures qui n'ont rien à envier à quelques fausses démocraties.
Aux manettes de la Suisse : de drôles d’amateurs sortis de partout, de nulle part, voire d’un chapeau.
Entre deux conseils, où ils s’annulent dans un compromis qui tient surtout du désaveu, les voilà qui tapinent aux médias et s’y répandent en arguments déglingués, chiffres douteux et fautes de syntaxe folkloriques. À d’autres occasions, on pourra même en voir poser pour la photo, regard perdu, aux côtés des puissants de ce monde.
Pourtant, la Suisse fonctionne – et plutôt bien ! Comment concilier l’approximation manifeste de nos élus et le succès insolent du pays ?
Et si une démocratie atteignait son apogée lorsque ses représentants étaient rendus impuissants ? Un système où le meilleur se nourrit du pire, en somme, et où ne peuvent y gesticuler que des politiciens complètement nuls.
Tel est le postulat de cet imprécis de politique suisse. Au travers d’une compilation d’observations aussi excessives que sentencieuses, il n’a qu’un but : en faire un éloge consterné.
