Trois jours pour la joie est le second roman d’Olivier Bruneau et fait partie d’un cycle – entamé avec Insomnia (Pharmakon comme titre original), sur Les Damnés du Capitalisme dans lequel il interroge les dérives très contemporaines de nos sociétés.
Un roman, certes très court, mais plutôt bien torché, où Hélène se rend à un séminaire de Jordan avec la ferme intention de reprendre sa vie en main
Il y a deux ans, j'ai été renversée par le bus 74 de la RATP, sur un passage piéton, place de Clichy. Je fixais mon reflet amorphe dans le pare-brise, le chauffeur a juste eu le temps de piler in extremis.
À quarante ans passés, Hélène semble tout avoir pour être heureuse. Pourtant, quelque chose cloche dans ce tableau idyllique. Quand elle croise la route de Jordan Stevens, star du développement personnel, elle décide de tout plaquer pour partir en quête du bonheur.
Dépressive et instable, mais poussée par une foi irraisonnée, elle participe avec des centaines d’adeptes à un séminaire de trois jours donné par Jordan. Tandis que les heures passent dans ce huis-clos toujours plus étouffant, le vernis de chacun se craquèle et, pour Hélène, la route vers la joie devient de plus en plus incertaine…
