Trois jours pour la joie

Trois jours pour la joie est le second roman d’Olivier Bruneau et fait partie d’un cycle – entamé avec Insomnia (Pharmakon comme titre original), sur Les Damnés du Capitalisme dans lequel il interroge les dérives très contemporaines de nos sociétés.

Mes proches n'ont pas compris. Pire, ils n'ont jamais essayé de comprendre. Dès l'instant où j'ai décidé de tout plaquer, j'ai été officiellement labellisée folle-à-lier. J'étais en train de prendre la meilleure décision de ma vie, tandis qu'eux ne voyaient que l'impact de cette décision sur la leur. Depuis, on ne m'a jugée digne de voir mes fils qu'un week-end sur deux. Je dois bien avouer qu'ils ne me manquent pas plus que ça. Pourtant j'aime mes fils, ils sont plutôt gentils et de bonne compagnie. Mais ce ne sont clairement pas de futurs Prix Nobel, et puis ils ont hérité de leur père ce je-ne-sais-quoi d'arrogance qui en fait de parfaites têtes à claques. Bien sûr, la situation me rend triste, malgré tout. Mais je devais la provoquer, rompre le lien pour trouver mon chemin vers l'accomplissement. Il ne passait plus par eux, et ils ne l'ont pas accepté. Tant pis pour eux.
Trois jours pour la joie de Olivier Bruneau
Ici, il visite le marché du développement personnel et des gourous qui s’enrichissent avec la détresse humaine.

Un roman, certes très court, mais plutôt bien torché, où Hélène se rend à un séminaire de Jordan avec la ferme intention de reprendre sa vie en main

Incipit (et peut-être un petit peu plus si entente)
Il y a deux ans, j'ai été renversée par le bus 74 de la RATP, sur un passage piéton, place de Clichy. Je fixais mon reflet amorphe dans le pare-brise, le chauffeur a juste eu le temps de piler in extremis.


4e de couv, résumé de l'éditeur ou trouvé ailleurs (pas de moi, donc)
À quarante ans passés, Hélène semble tout avoir pour être heureuse. Pourtant, quelque chose cloche dans ce tableau idyllique. Quand elle croise la route de Jordan Stevens, star du développement personnel, elle décide de tout plaquer pour partir en quête du bonheur.
Dépressive et instable, mais poussée par une foi irraisonnée, elle participe avec des centaines d’adeptes à un séminaire de trois jours donné par Jordan. Tandis que les heures passent dans ce ­huis-clos toujours plus étouffant, le vernis de chacun se craquèle et, pour Hélène, la route vers la joie devient de plus en plus incertaine…

Un garçon qui court

Un petit livre sombre et lumineux. Une longue lettre portée par une voix sobre et sans pathos inutile.

Un garçon qui court de Mélanie Richoz

Mais aussi un livre qui parle de la relation difficile d’un fils avec une mère abusive et inadéquate… et tout au long de cette lettre, on découvre un autre personnage, un gourou, médium un peu devin, trouble et omniprésent.

Une lecture qui retourne

4e de couv, résumé de l'éditeur ou trouvé ailleurs (pas de moi, donc)
« Le raconter à qui,
et comment,
et pourquoi ?
Qui peut entendre ? »

Frédéric adresse une dernière lettre à son ami Roger S., incarcéré depuis plusieurs mois

California Girls

Nan. Un livre sans distance ni empathie. Hésitant. On écrit pas un roman sans point de vue, à la limite un rapport administratif.

California girls de Simon Liberati
California girls de Simon Liberati

Gore et maladroit.

4e de couv, résumé de l'éditeur ou trouvé ailleurs (pas de moi, donc)
"En 1969 j'avais neuf ans. La Famille Manson est entrée avec fracas dans mon imaginaire. J'ai grandi avec l'image de trois filles de vingt ans défiant les tribunaux américains, une croix sanglante gravée sur le front. Le contraste entre leur jeunesse et ce qu'on leur reprochait fut ma première confrontation au mal. Des droguées... voilà ce qu'on disait d'elles, des droguées qui avaient commis des crimes monstrueux sous l'emprise d'un gourou qu'elles prenaient pour Jésus-Christ.

Ce fait divers a marqué un tournant historique : la fin de l'utopie des années 60.

California Girls couvre trente-six heures de la vie de la Famille Manson au moment où elle passe à l'acte. Mon but a été que tout paraisse aller de soi comme dans un roman alors que le moindre geste s'est vraiment accompli il y a bientôt cinquante ans. J'ai écrit cette histoire le plus simplement possible pour exorciser mes terreurs enfantines et j'ai revécu seconde par seconde le martyre de Sharon Tate."