Holy, etc. : essais, fictions, poèmes 1 lettre d’aveux

Des nouvelles disparates qui ne parlent de rien ou qui parlent tout…

Holy, etc. : essais, fictions, poèmes 1 lettre d’aveux de Fabienne Radi

C’est très drôle et le plus grand plaisir est de se laisser guider dans des démonstrations dont on ne sait plus à la fin d’où elle provenaient.

4e de couv, résumé de l'éditeur ou trouvé ailleurs (pas de moi, donc)
Dans ce livre on trouve des motifs récurrents comme les culottes, les enterrements, les dentistes et les briques. Il y a des liens de cause à effet entre les pandas et l'eczéma, la décoration et les soins palliatifs. On croise Flannery O'Connor, Allen Ginsberg, Simone de Beauvoir, Dean Martin, le Hippie mort de Paul Thek, la femme de Raymond Carver et le mari de Ma Sorcière bien-aimée. Certains apprendront des choses sur le fonctionnement des radiateurs et le bien-être des cochons d'Inde

Oh là mon Dieu

Fabienne Radi aime nous perdre dans ses pensées

Oh là mon Dieu de Fabienne Radi

Mais parfois, elle s’y perd un peu aussi…

C’en est très drôle

4e de couv, résumé de l'éditeur ou trouvé ailleurs (pas de moi, donc)
Dans ce livre on croise des breaks Volvo, des chefs indiens, des kangourous, l'inventeur du velcro, une saucisse au chou, mais également Burt Lancaster en slip de bain, Paul Newman en professeur de géologie ou Konrad Lorenz parlant à ses oies. Tout ça avec de l'art qui entre par une porte et ressort par une autre en arrière-plan

L’art compte

L’intention est jolie, avec des dessins, c’est sympa. Le sous-titre « Parce que votre imagination peut changer le monde » est tonique… En plus c’est court (très court, peut-être trop court d’ailleurs) et il y avait pas mal pour réussir…

Mais parfois, ça ne croche pas vraiment.

L’art compte de Neil Gaiman et Chris Riddell

Et franchement, même si le chapitre sur les bibliothèques m’a ravi… Pourquoi diable Chris Riddell doit-il les dessiner avec des chignons ? Hein ? Depuis quand n’est-il pas entré dans une bibliothèque ? Où est-ce encore ainsi en Angleterre ?

Bref, bof !

4e de couv, résumé de l'éditeur ou trouvé ailleurs (pas de moi, donc)
Osez rebellez-vous créez l'art compte

Baiser après #metoo : lettres à nos amants foireux

Sous forme de lettres, selon les catégories nécessaires, Ovidie remet les pendules à midi en s’adressant aux questions des hommes qui seraient un peu « décontenancés » par les avancées féministes contemporaines

Baiser après #metoo : lettres à nos amants foireux de Ovidie et Diglee (ill.)

C’est très très drôle et sans prise de tête, et pourtant, les choses sont dites, sans approfondir inutilement par un argumentaire psy, socio ou philo

Les illustrations de Diglee sont en plus des vrais plaisirs d’humour fort bienvenus dans ce petit livre, hélas trop vite refermé

4e de couv, résumé de l'éditeur ou trouvé ailleurs (pas de moi, donc)
Sous la forme épistolaire, un constat sur l'évolution de la sexualité hétérosexuelle en matière de consentement, de respect et de fantasme depuis le mouvement #Metoo. L'auteure appelle à inventer une nouvelle sexualité, libérée du poids de la performance et des diktats, qu'ils soient masculins ou féminins

La petite dernière

Petite dernière, Fatima grandit dans une famille musulmane de banlieue à Paris. Une fille qui se sent différente et qui se cherche.

La petite dernière de Fatima Daas

Avec une écriture dure et tendre, elle se raconte et se dévoile

C’est très beau

4e de couv, résumé de l'éditeur ou trouvé ailleurs (pas de moi, donc)
Je m'appelle Fatima Daas. Je suis la mazoziya, la petite dernière. Celle à laquelle on ne s'est pas préparé. Française d'origine algérienne. Musulmane pratiquante. Clichoise qui passe plus de trois heures par jour dans les transports. Une touriste. Une banlieusarde qui observe les comportements parisiens. Je suis une menteuse, une pécheresse. Adolescente, je suis une élève instable. Adulte, je suis hyper-inadaptée. J'écris des histoires pour éviter de vivre la mienne. J'ai fait quatre ans de thérapie. C'est ma plus longue relation. L'amour, c'était tabou à la maison, les marques de tendresse, la sexualité aussi. Je me croyais polyamoureuse. Lorsque Nina a débarqué dans ma vie, je ne savais plus du tout ce dont j'avais besoin et ce qu'il me manquait. Je m'appelle Fatima Daas. Je ne sais pas si je porte bien mon prénom

Inventaire des lieux

Laurence Boissier est une magicienne à l’humour délicat et irrésistible.

Inventaire des lieux de Laurence Boissier

En parcourant tous ces lieux anodins qui vont du Nord au balcon et de l’étang au trou noir elle nous invite à redécouvrir la poésie des instants, des lieux, des rêves et des souvenirs.

Un chef d’oeuvre délicat que l’on conseille jalousement, certain d’y tenir une pépite trop fragile

4e de couv, résumé de l'éditeur ou trouvé ailleurs (pas de moi, donc)
Mais il faut savoir qu'outre l'impermanence de cet instant exquis que vous passez avec vous-même, c'est tout de même dans un effondrement que vous êtes en train de vous ébattre joyeusement, un gouffre, un trou en fait, et qu'aussi bien toutes sortes de choses peuvent en surgir que d'autres y disparaître à tout jamais

Les femmes de

Le soir de réveillon, toutes ses femmes sont là, mais Vittorio ne vient pas.

Les femmes de de Caterina Bonvicini

Le livre, donnant la voix à chacune, dresse des portraits teintés de jalousies et de rancœurs, de regrets et d’incompréhensions.

Une construction sympa et bien menée qui, hélas tend à s’épuiser rapidement…

… pour un rebondissement final bienvenu mais qui m’a semblé un peu bricolé

4e de couv, résumé de l'éditeur ou trouvé ailleurs (pas de moi, donc)
Milan. Le soir de Noël. La mère, la soeur, la femme, l'ex-femme, l'amante et les deux filles de Vittorio attendent en vain cet écrivain à la carrière déclinante. Une enquête pour disparition est ouverte. Au fil des mois, un nouvel équilibre vient régir les rapports entre ces femmes. Chacune des protagonistes narre son histoire avec l'absent

Au sud de la frontière, à l’ouest du soleil

Une histoire de vie, celle de Hajime, ses rencontres, son mariage et la survenue d’un amour d’enfance alors qu’il est établi, marié avec deux enfants

Au sud de la frontière, à l’ouest du soleil de Haruki Murakami

Le cadre pour poser des questions sur la culpabilité et l’inexorable cours de la vie, sur les regrets, les fantasmes et l’impossibilité de « dé-casser » ce qui a été brisé.

Un magnifique livre, à la lente poésie nostalgique un peu pâteuse dans laquelle le protagoniste semble avoir bien de la peine à surnager…

Toutes les casseroles de la vie ne se recollent pas au fil d’or à la manière du Kintsugi

4e de couv, résumé de l'éditeur ou trouvé ailleurs (pas de moi, donc)
Hajime, après avoir été correcteur chez un éditeur, a épousé Yukiko, dont le père, homme d'affaire véreux, lui offre d'ouvrir un club de jazz. Tout dans sa vie lui réussit. Un soir il retrouve Shimamoto-san, une femme qui a été sa voisine et son amie dans son enfance. Ils deviennent amants, mais elle disparaît. Yukiko donne à son mari le temps de réfléchir. Hajime décide de rester avec sa famille

L’amande : récit intime

Récit d’une femme, celui de son initiation à la jouissance en terre d’Islam

L’amande de Nedjma

Mais les caresses sont porteuses de sens et mènent à l’amour (et inversement et réciproquement)… et la passion des corps est dangereusement proche de celle des cœurs

Un livre dans lequel les fluides se mêlent aux sentiments dans une bouillonnante confusion

4e de couv, résumé de l'éditeur ou trouvé ailleurs (pas de moi, donc)
Voici un témoignage exceptionnel : une jeune femme arabe ose transgresser le tabou du sexe et du silence pour raconter son histoire - sa rencontre avec un homme passionné, raffiné, qui lui révèle un amour total, enflammé, profondément sensuel.

Ce récit - beau, troublant, parfois cru - est un événement : pour la première fois une femme musulmane s'exprime librement sur sa vie intime. C'est pourquoi ce livre de volupté, incandescent, brillant, jubilatoire, est aussi un acte politique, une reconquête de la parole et du corps des femmes arabes.

Un chef-d'oeuvre érotique, une déclaration d'amour et de colère. Un choc

La commode aux tiroirs de couleurs

Malgré un départ un peu confus, oscillant entre les personnages et la narratrice, je me suis rapidement retrouvé sous le charme absolu de ce récit de famille qui débute en pleine guerre d’Espagne, suivie de l’exil pour aboutir dans un bar-tabac-café-restaurant-hôtel-épicerie de Marseillette. Une histoire soigneusement consignée dans une commode que l’auteure reçoit en héritage au décès de sa grand-mère, l’Abuela.

La commode aux tiroirs de couleurs de Olivia Ruiz

Un presque premier roman fortement inspiré de son histoire familiale, époustouflant d’émotions et de sentiments. Des vies de femmes, porteuses de mémoire

4e de couv, résumé de l'éditeur ou trouvé ailleurs (pas de moi, donc)
À la mort de sa grand-mère, une jeune femme hérite de l'intrigante commode qui a nourri tous ses fantasmes de petite fille. Le temps d'une nuit, elle va ouvrir ses dix tiroirs et dérouler le fil de la vie de Rita, son Abuela, dévoilant les secrets qui ont scellé le destin de quatre générations de femmes indomptables, entre Espagne et France, de la dictature franquiste à nos jours.

La commode aux tiroirs de couleurs signe l'entrée en littérature d'Olivia Ruiz, conteuse hors pair, qui entremêle tragédies familiales et tourments de l'Histoire pour nous offrir une fresque romanesque flamboyante sur l'exil