Être Cary Grant

Qui était-il ? Le savait-il lui-même ?

Être Cary Grant de Martine Reid

Né à Bristol, Archibald Alexander Leach a incarné l’essence même de l’acteur hollywoodien. Fut-il ce Monsieur Patate qui ne sut jamais mettre ensemble les différentes parties de son identité ? L’argument, s’il tient, aurait pourtant mérité d’être mieux défendu.

4e de couv, résumé de l'éditeur ou trouvé ailleurs (pas de moi, donc)
« Tout le monde veut être Cary Grant. Même moi, je veux être Cary Grant. »

Des comédies romantiques de l'âge d'or du cinéma américain aux chefs-d’œuvre d'Alfred Hitchcock, Cary Grant (1904-1986) demeure l'une des stars d'Hollywood les plus célèbres au monde.

Gentleman flegmatique, séducteur caustique, il a réussi grâce à un physique exceptionnel à incarner « l'homme idéal », fantasme de millions de spectatrices et spectateurs. Derrière cette belle image de cinéma se cache pourtant un être tourmenté, dont toute l'existence est fondée sur le leurre. Originaire de Bristol, abandonné jeune par son père qui lui a fait croire que sa mère était morte, Archibald Leach décide de s'inventer un destin en Amérique, grâce au cinéma, plaçant sa vie sous le signe du double et de la duplicité : il change de nom, se lie sentimentalement avec des hommes et des femmes, se marie cinq fois de suite, connaît des moments de profonde dépression et fait l'expérience du LSD à des fins thérapeutiques.

Martine Reid retrace l'histoire d'un individu dont l'identité s'est patiemment forgée grâce au cinéma, en parallèle du rêve américain. Derrière le divertissement, la consommation de masse et les images d'une virilité conquérante, elle dévoile les fragilités d'un homme inquiet

Découvrir & comprendre l’art contemporain

Un guide sous forme de questions-réponses que j’ai ouvert un peu par hasard et qui m’a croché quelques minutes qui sont ajoutées les unes aux autres pour finalement me scotcher complètement.

Découvrir & comprendre l’art contemporain de Alain Bourdie

Bref, un guide vraiment très bien foutu pour qui se questionne sur l’art contemporain, qui n’y voit que des taches ou que du bleu, ne comprend pas ou se trouve l’art, trouve moche, ou qui se dit que son fils aurait fait tout aussi bien.

Parfait pour une première approche et pour prendre goût.

Mais alors… Jeff Koons… Artiste, plasticien, businessman, fumiste mégalo ou génialissime créateur ?

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À toutes les questions que vous vous êtes toujours posées sur l'art contemporain, ce guide apporte une réponse pédagogique, ludique et interactive. En partant des réactions les plus courantes du public (Où est le sujet ? Il n'y a plus que le concept ! L'art, c'est quoi ?...), il décrit les grandes orientations de l'univers contemporain en présentant ses principaux artistes et les œuvres majeures.
- Je me sens désemparé devant les œuvres contemporaines !
- Mais où est le sujet ?
- Ce ne sont que des taches !
- Je n'y vois que du bleu !
- Pourquoi une telle rupture dans l'art au début du XXe siècle ?
- C'est n'importe quoi cet urinoir !
- Il n'y a plus que le concept !
- Mais pourquoi emballer un pont ?
- Ce n'est même pas beau !
- Mais c'est un dessin d'école primaire !
- L'art actuel est-il décadent ?
- Peut-on faire de l'art avec tout ?
- Comment ça s'appelle ?

La nouvelle éducation sentimentale

Il semblerait que Guillaume ait eu le souhait de parler vrai avec ce livre. Dire qui oui ! Sur Tinder on choisit l’autre avec des critères physiques, on écarte les moches et qu’il y a forcément du déchet.

Avec les apps de rencontres, les codes ont changés, il faudra bien s’y faire et peste de l’hypocrisie !

La nouvelle éducation sentimentale de Guillaume Devaux

Un livre un peu inégal avec des pages vraiment bonnes (j’ai beaucoup aimé l’allégorie de la boxe anglaise !) mais une fin manquant un peu de tonus

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« De trop aimer les femmes, la peur de devenir un pervers s'était logée en moi. »

Tous les hommes désirent naturellement savoir

Nina Bouraoui parle de son enfance en Algérie, de son arrivée en France, de sa mère et de sa famille, de son homosexualité, du milieu lesbien parisien…

Tous les hommes désirent naturellement savoir de Nina Bouraoui

Un livre entre souvenir et devenir dont je ne me rappellerais pas forcément

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« J'écris les travées et les silences, ce que l'on ne voit pas, ce que l'on n'entend pas. J'écris les chemins que l'on évite et ceux que l'on a oubliés. J'étreins les Autres, ceux dont l'histoire se propage dans la mienne, comme le courant d'eau douce qui se déverse dans la mer. Je fais parler les fantômes pour qu'ils cessent de me hanter. J'écris parce que ma mère tenait ses livres contre sa poitrine comme s'ils avaient été des enfants. »

Avec Tous les hommes désirent naturellement savoir, Nina Bouraoui signe un roman envoûtant sur les origines du désir et de la violence

Rentrée des classes

Le mari d’Élise a disparu en mer. Elle reste seule avec ses enfants, Henri et Mathilde.

Rentrée des classes de Laurence Boissier

Comment la vie peut-elle continuer ?

Un livre très touchant oscillant entre l’émotion et l’humour. Une vie de famille démembrée qui continue dans son appartement, avec ses voisins et… le mythique musée de l’argenterie et de la porcelaine de Genève et son curieux directeur

4e de couv, résumé de l'éditeur ou trouvé ailleurs (pas de moi, donc)
Andrew exerçait son métier de maître voilier dans un atelier au bord de la rade de Genève, à deux pas du jet d'eau. Il rentrait chez lui en traversant le pont du Mont-Blanc. Il était marié à Élise, une historienne de l'art avec laquelle il avait deux enfants, Mathilde et Henry. Tout allait bien pour lui, jusqu'à la fin de cet été 1973. À la rentrée des classes, quand la maîtresse demande à Mathilde quelle est la profession de son père, la petite fille répond simplement « disparu »

Le goût du moche

Alice Pfeiffer est une journaliste de mode (Vogue, mais pas que) passionnée par le moche, le kitsch, le laid, le ringard ou le dégueulasse… Mais pas que !

Le goût du moche de Alice Pfeiffer

Dans ce bouquin à l’image de son contenu (couleurs infâmes, alignements invraisemblables et illustrations curieuses) elle détaille nos visions du goût à travers la mode, la peinture, les objets, le web…

Un état des lieux du moche qui répond partiellement à une question qui me taraude depuis longtemps : peut-on objectiver le beau ou le laid ?

(Une suggestion pour la prochaine édition… Pourquoi ne pas tenter la police comic-sans ?)

4e de couv, résumé de l'éditeur ou trouvé ailleurs (pas de moi, donc)
« Le moche est une arme qui en dit davantage sur celui qui le regarde que sur l'objet en question. »

« Le moche d'aujourd'hui est le joli de demain et l'étrange d'hier. Parfois le contraire. »

Petit traité sur l’immensité du monde

Dans les longueurs, sur les largeurs et vers la hauteur, Sylvain Tesson parcours le monde, les jours et les nuits. Il rencontre et se rencontre.

Petit traité sur l'immensité du monde de Tesson
Petit traité sur l’immensité du monde de Tesson

Un livre de vagabonderies.

L’amour de la route « by fair means » comme un wanderer ou un waldganger. Le désir de solitude, la détestation de la domination mâle, certains bivouac mémorables, l’attrait pour le lac Baïkal (qu’il racontera dans les forêts de Sibérie) l’escalade des cathédrales de pierre…

4e de couv, résumé de l'éditeur ou trouvé ailleurs (pas de moi, donc)
Pour ralentir la fuite du temps, Sylvain Tesson parcourt le monde à pied, à cheval, à vélo ou en canot. Dans les steppes d'Asie centrale, au Tibet, dans les forêts françaises ou à Paris, il marche, chevauche, escalade aussi les monuments à mains nues. Pour mieux embrasser la terre, il passe une nuit au sommet de Notre-Dame de Paris, bivouaque dans un arbre ou sous un pont, construit des cabanes.

Cet amoureux des reliefs poursuit le merveilleux et l'enchantement. Dans nos sociétés de communication, il en appelle à un nouveau nomadisme, à un vagabondage joyeux. Ce Petit traité sur l'immensité du monde est un précis de désobéissance naturaliste, une philosophie de poche buissonnière, un récit romantique contre l'ordre établi

Saint Jacques

Une histoire d’amour, de transmission familiale, de relations mère-fille mal vécues, de vies loupées, de rencontres et de résiliation.

Saint Jacques de Bénédicte Belpois

Des histoires de vies…

C’est simple et très fort, des émotions justes sans trop de mélo

Si, quand même… pas mal de mélo, mais c’est bon et bien fait

4e de couv, résumé de l'éditeur ou trouvé ailleurs (pas de moi, donc)
À la mort de sa mère, Paloma hérite d'une maison abandonnée, chargée de secrets au pied des montagnes cévenoles. Tout d'abord décidée à s'en débarrasser, elle choisit sur un coup de tête de s'installer dans la vieille demeure et de la restaurer. La rencontre de Jacques, un entrepreneur de la région, son attachement naissant pour lui, réveillent chez cette femme qui n'attendait pourtant plus rien de l'existence bien des fragilités et des espoirs.

Ode à la nature et à l'amour, Saint Jacques s'inscrit dans la lignée de Suiza, le premier roman de Bénédicte Belpois, paru en 2019 aux Éditions Gallimard. Avec une simplicité et une sincérité à nulles autres pareilles, l'auteure nous offre une galerie de personnages abîmés par la vie mais terriblement touchants

Ainsi parlait ma mère

Rachid Benzine est un vieux garçon au chevet de sa mère. Il la raconte avec légèreté et humour, immigrée ne parlant que mal le français, illettrée, passionnée, aimante et aidante.

Ainsi parlait ma mère de Rachid Benzine

Un tout petit livre qui n’est pas sans rappeler Mon père en doute encore de Saphia Azzeddine avec ces mêmes problématique d’immigration et surtout, ce même amour absolu.

Un délicieux trop petit livre sur une petite maman qui ne se lasse pas d’écouter son fils lui lire Peau de chagrin de Balzac

Incipit (et peut-être un petit peu plus si entente)
Vous vous demandez sans doute ce que je fais dans la chambre de ma mère. Moi, le professeur de lettres de l'Université catholique de Louvain. Qui n'a jamais trouvé à se marier. Attendant, un livre à la main, le réveil possible de sa génitrice. Une maman fatiguée, lassée, ravinée par la vie et ses aléas. La Peau de chagrin, de Balzac, c'est le titre de cet ouvrage.


4e de couv, résumé de l'éditeur ou trouvé ailleurs (pas de moi, donc)
« Vous vous demandez sans doute ce que je fais dans la chambre de ma mère. Moi, le professeur de lettres de l'Université catholique de Louvain. Qui n'a jamais trouvé à se marier. Attendant, un livre à la main, le réveil possible de sa génitrice. Une maman fatiguée, lassée, ravinée par la vie et ses aléas. La Peau de chagrin, de Balzac, c'est le titre de cet ouvrage. Une édition ancienne, usée jusqu'à en effacer l'encre par endroits. Ma mère ne sait pas lire. Elle aurait pu porter son intérêt sur des centaines de milliers d'autres ouvrages. Alors pourquoi celui-là ? Je ne sais pas. Je n'ai jamais su. Elle ne le sait pas elle-même. Mais c'est bien celui-ci dont elle me demande la lecture à chaque moment de la journée où elle se sent disponible, où elle a besoin d'être apaisée, où elle a envie tout simplement de profiter un peu de la vie. Et de son fils. »

Le roi n’avait pas ri

Triboulet fut le fou du roi Louis XII puis de François 1er.

Le roi n’avait pas ri de Guillaume Meurice

Guillaume Meurisse, amuseur public et politique en conte son histoire de façon… un peu désabusée

L’humour n’aurait donc aucune autre utilité que celle de faire rire ?

4e de couv, résumé de l'éditeur ou trouvé ailleurs (pas de moi, donc)
Triboulet fut le difforme et volubile bouffon de Louis XII et François Ier. À travers sa vie de frasques et de facéties, il testa à chaque instant les limites de sa liberté. Jusqu'à... la blague de trop.

Le pouvoir tolère-t-il vraiment le rire ? Lorsqu'elle est permise par un roi, l'irrévérence fait-elle révérence ?
L'ascension et la chute de Triboulet, racontée par un bouffon du XXIe siècle