Un garçon qui court

Un petit livre sombre et lumineux. Une longue lettre portée par une voix sobre et sans pathos inutile.

Un garçon qui court de Mélanie Richoz

Mais aussi un livre qui parle de la relation difficile d’un fils avec une mère abusive et inadéquate… et tout au long de cette lettre, on découvre un autre personnage, un gourou, médium un peu devin, trouble et omniprésent.

Une lecture qui retourne

4e de couv, résumé de l'éditeur ou trouvé ailleurs (pas de moi, donc)
« Le raconter à qui,
et comment,
et pourquoi ?
Qui peut entendre ? »

Frédéric adresse une dernière lettre à son ami Roger S., incarcéré depuis plusieurs mois

Une femme jeune et belle

A quarante-deux ans, tomber amoureux d’une femme de 14 ans de moins… voilà qui qui nous amène aux limites de la règle du divisé par deux plus sept et des difficultés qui arrivent forcément avec.

Une femme jeune et belle de Tommy Wieringa

Et dès le départ, on voit bien que cela ne sera pas simple… que faire avec ses amis si jeunes, comment réagir avec ses parents de la même génération que soi ?

Et si un enfant venait souder ce couple qui commence à se perdre ?

Que faire avec une femme jeune et belle ? Et elle, que ferait-elle avec un homme de quatorze ans de plus ?

4e de couv, résumé de l'éditeur ou trouvé ailleurs (pas de moi, donc)
Edward, quarante-deux ans, chercheur renommé en virologie animale, croise le chemin d'une très jeune femme, Ruth, encore étudiante. Coup de foudre partagé, ils s'installent ensemble mais Edward souffre en secret de leur différence d'âge. Un enfant pourrait-il consolider leur relation ? Ils en font un : fatale erreur !

À ces ingrédients d'une « passion simple » s'en ajoute un autre, plus inattendu : une incompatibilité éthique. Car Edward, éminent spécialiste de la lutte contre les maladies transmissibles à l'homme, pratique des expériences sur les animaux. Familier de l'élimination massive en cas de pandémie, il n'a aucune empathie pour les espèces qu'il utilise. Or Ruth est une militante de la cause animale. Comment supporterait-elle cette violence de la part de l'homme qu'elle aime, mais dont le destin ne s'harmonise décidément plus au sien ?

Le statut de la souffrance animale par rapport à la douleur humaine - l'un des horizons éthiques de notre siècle - porte ce court roman à un niveau philosophique. Mais le magicien Wieringa ne disserte jamais, il incarne ce débat au coeur de personnages dont il nous fait partager les dilemmes et les intimes fêlures. Et nous laisse désemparés comme eux

L’insigne rouge du courage

A l’attaque ! Un livre sur le courage qui fleure bon les tuniques bleues, l’humour en moins et la boucherie en plus.

L’insigne rouge du courage de Stephen Crane

L’histoire d’un petit bleu chez les bleus qui se retrouve face à la boucherie grise qui avance… Fuir ou tenir, fier ou couard ?

Les tuniques bleues de Lambil et Cauvin
4e de couv, résumé de l'éditeur ou trouvé ailleurs (pas de moi, donc)
Henry, par désir de gloire, s'engage à 17 ans dans l'armée nordiste pendant les campagnes de la guerre de Sécession. Il se trouve rapidement blessé. Confronté à son manque d'expérience de la guerre, il doit admettre qu'il ne connaît pas son degré de courage

Un vampire

Deux petites nouvelles du tout début du 20e, la première avec une histoire de mari revenant hanter son épouse après sa mort pour lui ravir leur enfant…

Un vampire de Luigi Capuana

La seconde avec une histoire de meurtres et de somnambulisme…
Et comment l’esprit scientifique explique-t-il cela ?

Bof, bof…

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Considéré comme l'un des plus grands représentants du vérisme, Luigi Capuana (1839-1915) est l'auteur d'une oeuvre débordante, facétieuse, jubilatoire et iconoclaste constituée, entre autres, de contes et de nouvelles, dont il n'a de cesse de détourner les codes. Chez ce Lewis Carroll italien, reconnu et célébré par des auteurs comme Luigi Pirandello ou Italo Calvino, c'est la veine mi-fantastique mi-humoristique qui ressort. Si au prime abord, ces textes font songer à l'univers gothique et inquiétant d'un Edgar Allan Poe, l'élément comique n'est jamais loin. Capuana y moque avec une truculente ironie les certitudes scientifiques et les croyances paranormales, sans jamais révéler où se situe la vérité. Capable de maintenir le lecteur en haleine pendant tout le récit, il le surprend toujours par la pirouette déconcertante du dénouement

Carmilla

Un roman gothique dans toute sa splendeur, avec de l’horreur, de la sensualité, du religieux, et du fantastique médiéval.

Carmilla de Joseph-Sheridan Le Fanu

La vampire est une femme magnifique et sa victime l’est tout autant. Un livre paru en 1871 qui inspira certainement Bram Stocker pour écrire son Dracula vingt-six ans plus tard et qui en fera un chef d’oeuvre.

4e de couv, résumé de l'éditeur ou trouvé ailleurs (pas de moi, donc)
« Deux grands yeux s'approchèrent de mon visage et soudain, je ressentis une douleur fulgurante, comme si deux grandes aiguilles espacées de quelques pouces seulement s'enfonçaient profondément dans ma poitrine. Je me réveillai en hurlant. La chambre était éclairée par la chandelle qui était restée allumée toute la nuit, et je vis une silhouette féminine au pied de mon lit, un peu sur la droite. »
L'action se passe dans un château de Styrie.
L'héroïne, la jeune Laura, tombe sous le charme de la belle et mystérieuse Carmilla, dont l'arrivée énigmatique dans ce lieu isolé marque l'initiale d'une amitié tendre et exaltée. De l'ouverture presque bucolique à la destruction du vampire que se révèle finalement être Carmilla, tout est là, des ingrédients d'un roman gothique, classique du genre. Mais ici, le vampire est une femme, et à la transgression vampirique s'ajoute celle de l'homosexualité féminine, dans un récit tout de séduction et de sensualité

Simone Veil, mon héroïne

C’est tout court, très court, trop court, mais c’est émouvant

Simone Veil, mon héroïne de Leïla Slimani

Comme un hommage à une personne admirée

4e de couv, résumé de l'éditeur ou trouvé ailleurs (pas de moi, donc)
Leïla Slimani rend hommage au parcours de Simone Veil, à ses combats et à son engagement

Le dernier amour de Baba Dounia

Un petit peu feel-good, un peu mélo, tendre et délicat, drôle et humain, à un joli petit livre qui fait un peu sourire et un peu pleurer.

Le dernier amour de Baba Dounia de Alina Bronsky

Court et délicieux comme un petit chocolat un peu trop sucré

L’histoire d’une petite vieille, Baba Dounia, icône d’une sagesse rurale aujourd’hui disparue, vivant à Tchernovo, dans la zone d’exclusion post-catastrophe du réacteur

4e de couv, résumé de l'éditeur ou trouvé ailleurs (pas de moi, donc)
Après la catastrophe nucléaire de Tchernobyl, les alentours de la centrale désaffectée se repeuplent clandestinement : Baba Dounia, veuve solitaire et décapante, entend bien y vieillir en paix. En dépit des radiations, son temps s'écoule en compagnie d'une chaleureuse hypocondriaque, d'un moribond fantasque et d'un centenaire rêvant d'amour.

Mais qui est l'auteur de la lettre à Baba Dounia, écrite dans une langue qu'elle ne comprend pas ?

D'une plume à la fois malicieuse et implacable, Alina Bronsky invente la comédie humaine post-cataclysmique

Mélatonine

Marcel Klouellebeck panique parce qu’il se sent heureux et a peur de ne plus savoir écrire sans déprimes ni insomnies.

Mélatonine de Pascal Fioretto

Ça ne casse ni un pied de chaise, ni une cruche qui va à l’eau, mais c’est un petit moment plutôt sympa à s’accorder.

Et de toute manière, un livre qui cite les chauffeurs de bibliobus ne peut pas être mauvais ! C’est une règle sans exception (aucune) et pis c’est tout.

4e de couv, résumé de l'éditeur ou trouvé ailleurs (pas de moi, donc)
" La serveuse, qui portait un tee-shirt "Paris est une fête', nous demanda si nous avions fait notre choix et je m'abstins de lui dire que le mien eût été de m'enfuir pour tenter d'oublier que je ne savais plus quoi écrire mais je me contentai de réclamer la carte des vins, car je pressentais que j'allais en avoir sacrément besoin. "
Dans ce nouveau roman événement, Marcel Klouellebecq nous offre une poignante méditation sur les ravages du bien-être et du succès

Profession romancier

Écrire un livre, c’est à la portée du plus grand nombre [sic]. Écrire des livres, continuer et tenir la distance… c’est un travail ! Et rares sont ceux qui réussissent à se renouveler et à en garder un peu sous la pédale.

Profession romancier de Haruki Murakami

Murakami nous parle ici de son métier, du monde de l’édition au Japon (et internationale), des prix littéraires, de l’originalité, de lui, de ses rituels sportifs, de sa « normalité » mais aussi de la nécessité de sortir du cadre et de sa vision de l’écriture.

Intéressant pour qui souhaite aussi écrire et pour toute personne rêvant d’embrasser une profession avec des grandes exigences créatives

4e de couv, résumé de l'éditeur ou trouvé ailleurs (pas de moi, donc)
Écrire un roman n'est pas très difficile. Écrire un roman magnifique n'est pas non plus si difficile, je ne prétends pas que c'est simple, mais ce n'est pas non plus impossible. Ce qui est particulièrement ardu, en revanche, c'est d'écrire des romans encore et encore. Tout le monde n'en est pas capable. Comme je l'ai déjà dit, il faut disposer d'une capacité particulière, qui est certainement un peu différente du simple « talent ».

Bon, mais comment savoir si l'on possède cette aptitude ? Voici la réponse : plongez dans l'eau et voyez si vous nagez ou si vous coulez.

Bienvenue sur le ring !

Dans un essai à la fois drôle, intelligent, passionnant, Haruki Murakami se raconte et porte un regard aussi rafraîchissant que sincère sur le métier de romancier.

Tout en explorant ses plus chères obsessions et en distillant des réflexions sur la littérature, la lecture et plus largement la société japonaise, l'auteur dévoile les coulisses de son quotidien, où s'imposent persévérance, patience et endurance.

Une oeuvre généreuse et sensible qui s'adresse à tous ceux qui sont en quête de l'homme derrière le maître, mais aussi aux curieux ou aux écrivains en herbe en mal d'inspiration !

Je ne suis pas seul à être seul

Des fois drôle, parfois triste et généralement désabusé avec une bonne dose d’autodérision, Jean-Louis Fournier se lamente de sa solitude.

Je ne suis pas seul à être seul de Jean-Louis Fournier

Dur de finir seul, comme un vieux con lucide

Incipit (et peut-être un petit peu plus si entente)
Un petit garçon coiffé en brosse, portant un pull-over rouge, qui dit s'appeler « bilili » réclame sa maman à l'accueil du magasin...


4e de couv, résumé de l'éditeur ou trouvé ailleurs (pas de moi, donc)
« Mon répondeur est vide, pas de message, personne à qui répondre.
Ceux qui m'appellent me demandent toujours s'ils me dérangent. Qu'ils sachent une fois pour toute : on me dérange quand on ne m'appelle pas.
Hier, j'ai reçu trois coups de fil.
À 12 h 32, on voulait me vendre une cuisine.
À 15 h 11, c'était la mairie qui m'appelait, à cause de la canicule, pour savoir si tout allait bien.
À 16 h 03, c'était une erreur. »

Avec son humour et sa douce mélancolie, Jean-Louis Fournier signe un récit délicat, tendre et espiègle sur la solitude, un livre qui ressemble à un dessin de Sempé et à une musique avec plus d'accordéon que de violoncelle