De la vérité dans les sciences

Si la phrase suivante ne vous effraie pas :
Le solipisme désuet d’une vérité corespondantiste visant la plurivocité du « vrai » dans une dimension aléthique où la science est le vérace et le solide d’un point de vue ontique des multitudes mouvantes des métonymies d’un outil précieux au niveau praxique qui permet l’extraction dans l’immanence de l’inchoactif d’une inspiration de la précession du périhélie de Mercure alors que la science joue avec ses propres linéaments d’un savoir théorétique qui aboutirait à un nihilisme axiologique…

OK, j’ai triché… mais voilà, le langage est plutôt soutenu et les références quelque peu obscures pour un béotien.

De la vérité dans les sciences de Aurélien Barrau

Et malgré tous ces mots que je n’avais jamais encore rencontrés, voilà un essai sympa qui à qui croirait encore à l’unicité d’une vérité première, absolue et intemporelle.

Mais bon.. c’est quand même des mots spéciaux, non ?

4e de couv, résumé de l'éditeur ou trouvé ailleurs (pas de moi, donc)
Qu'est-ce que la science ? Peut-elle découvrir "la" Vérité ou seulement des vérités provisoires et partielles ? En se fondant sur les théories physiques récentes et en empruntant à la philosophie du XXe siècle, Aurélien Barrau propose un cheminement rigoureux mais accessible pour tenter de définir la science et comprendre son rapport à la Vérité.
"Ce petit texte donne peu de réponses. Il pose également peu de question.
Il entend seulement plonger le lecteur dans un certain inconfort, propice à la réflexion"

Pourquoi j’aime cette photo : la science de la perception

Un bon rafraîchissement de la théorie qui s’oriente sur les moyens utiles à la réalisation d’une photo percutante.

Pourquoi j’aime cette photo : la science de la perception de Brian Dilg

Quel sens, quel message, pourquoi ces lignes, ces couleurs, profondeurs de champs, plages dynamiques, expressions, points de vues… que voit-on et plus encore… que ne voit-on pas ?

4e de couv, résumé de l'éditeur ou trouvé ailleurs (pas de moi, donc)
La perception est une notion difficile et fascinante à appréhender car elle relève à la fois de la science, des neurosciences, de la culture et de la sensibilité. La photographie en semble le support idéal puisqu'elle repose elle-même sur la combinaison savante et magique de la technique de l'optique, des grands principes de l'art et d'un certain regard. Quand vous aimez une photo, un certain nombre d'éléments entrent en jeu.
Est-ce que vous vous laisser entraîner par le mouvement capté par le photographe ? Est-ce que le jeu de contrastes ou la combinaison des couleurs vous séduit ? Est-ce que la composition vient bouleverser vos attentes initiales - mais d'où viennent-elles ces attentes ?
Illustré par de grands noms de la photographie (Martin Parr, Dorothea Lange, Steve Mc Curry, Elliott Erwitt, etc.), cet ouvrage tente de répondre à ces questions en décortiquant les bases techniques de la photo, comme l'exposition ou la profondeur de champ, et en y confrontant les dernières découvertes en sciences cognitives et les points de vue sur les tendances de professionnels de l'art

L’atelier de la chair

Plus encore sensuel qu’érotique, ce court roman dévoile la passion des corps. Celle d’une femme de la quarantaine pour un homme de trente ans de plus.

L’atelier de la chair de Emmanuelle Pol

Une aventure adultère loin des regards, à l’abri dans l’atelier de l’artiste. Et cette passion qui monte et monte encore…

Un roman d’une très belle construction au final délicieux

4e de couv, résumé de l'éditeur ou trouvé ailleurs (pas de moi, donc)
Mi-horrifiée, mi-troublée, une séduisante jeune femme hésite à s'avouer son attirance pour les hommes âgés. Leurs rides, leurs chairs fatiguées la bouleversent et, surtout, la tentent. Elle décide alors de jeter son dévolu sur un célèbre sculpteur septuagénaire rencontré aux Beaux-Arts. C'est une passion immédiate, intellectuelle, physique, qui fait vaciller ses certitudes de jeune femme émancipée. Elle se découvre objet sous les doigts du vieil homme autoritaire, consentante, étonnamment soumise. Emmanuelle Pol, pour son premier roman, explore audacieusement les étapes d'une initiation amoureuse hors norme et le commerce secret qui unit le fantasme à la réalité

L’art de la fausse générosité : la fondation Bill et Melinda Gates

Un essai pour comprendre un peu mieux, au travers de l’exemple de la Fondation Bill et Melinda Gate, comment, sous des atours désintéressés, les fondations diverses crées par les multimilliardaires de la planète servent principalement les intérêts de leurs fondateurs et administrateurs. Comment ces « mécènes » les utilisent à leur propre profit, comment sont utilisés les fonds dans un circuit fermé auto alimenté et quels effets ils ont sur les politiques de santé, agricoles et sociales de pays et de continents entiers.

L’art de la fausse générosité : la fondation Bill et Melinda Gates de Lionel Astruc

Un livre court, argumenté et référencé. Et surtout ne pas manquer la post-face de Vandana Shiva.

Des bienfaiteurs? Un livre qui nuance un peu cette angélique apparence.

4e de couv, résumé de l'éditeur ou trouvé ailleurs (pas de moi, donc)
Au début des années 2000, l'image de Bill Gates subit une métamorphose : cet emblème de l'accumulation de richesses devient, aux yeux des médias, le plus grand donateur planétaire, une icône de la générosité. Cette communication millimétrée cache une histoire effrayante et un mouvement qui se répand parmi les super-riches : le « philanthro-capitalisme ». Cette stratégie associe l'évitement fiscal et la fausse charité et transforme la fortune de quelques milliardaires en pouvoir. Ils empiètent sur le rôle des Etats et menacent la démocratie.

La Fondation Gates incarne ce charity business. Elle est au centre d'un montage au service de multinationales nocives pour l'environnement, la santé et la justice sociale. Ce récit d'investigation en apporte la démonstration en suivant, depuis leur source, les flux financiers qui alimentent des actions dites « caritatives ». Le long de ce fleuve obscur, chacun des affluents apporte son lot de paradis fiscaux, de conflits d'intérêts, de pratiques illicites et finalement d'emprise sur des enjeux vitaux. Le trust de la Fondation Gates finance les OGM, l'armement, les énergies fossiles, la grande distribution et les laboratoires pharmaceutiques. L'ensemble sert la vision de Bill Gates. Il voue un culte à la technologie comme solution à la crise écologique, nourrit une obsession pour les vaccins et méprise l'agroécologie et les médecines naturelles. Sachons distinguer, derrière ce savant Mécano financier, sa simplicité : il nous dépossède de ressources et de pouvoirs qui nous appartiennent. Que l'État cesse de se plier aux pratiques d'une poignée de multimilliardaires et protège enfin les citoyens et la planète

Le bug humain : pourquoi notre cerveau nous pousse à détruire la planète et comment l’en empêcher

Un essai brillant, facile d’accès, documenté et monstre intéressant sur notre cerveau et la fuite en avant de notre civilisation.

Et si notre cerveau qui avait porté l’humanité à la tête de la planète portait en son coeur l’arme de sa propre destruction.

Le bug humain : pourquoi notre cerveau nous pousse à détruire la planète et comment l’en empêcher de Sébastien Bohler

Ou, comment nos désirs et l’envie de les satisfaire est en train de détruire notre environnement ? C’est absolument brillant de limpidité et cela pourrait sembler désespérant d’inéluctabilité. Et pourtant, Sébastien Bohler évoque des pistes ! Mais là, il y a du travail.

Alors commençons par le début, lire ce livre ! Vraiment ! Car comme lui, je suis convaincu de l’importance de la connaissance !

4e de couv, résumé de l'éditeur ou trouvé ailleurs (pas de moi, donc)
Il y a 200 000 ans, depuis l'Afrique, l'humanité partait à la conquête du monde. Elle détenait une arme secrète : son cerveau. Une machine à penser, à tirer parti de son environnement, à se reproduire et à dominer.

Longtemps notre meilleur allié, notre cerveau risque aujourd'hui de causer notre perte. Car il existe un défaut de conception, un véritable bug, au coeur de cet organe extraordinaire : les neurones en charge d'assurer notre survie ne sont jamais rassasiés et réclament toujours plus de nourriture, de sexe et de pouvoir.

Ainsi, nous sommes 8 milliards d'êtres humains sur Terre à rechercher encore et toujours la croissance dans tous les domaines. Pour ce faire, notre espèce hyper-consommatrice surexploite la planète, modifie son écosystème... et se met gravement en péril.

Comment se fait-il que, ayant conscience de ce danger, nous ne parvenions pas à réagir ? Peut-on résoudre ce bug et redevenir maîtres de notre destin ? Oui, à condition d'analyser en chacun de nous et non plus seulement à l'échelon économique et politique ce mécanisme infernal qui pousse notre cerveau à en demander toujours plus

Mes bien chères soeurs : désolée, ça sent le fauve, il est temps d’aérer

Il y a la rage, et à raison ! Un livre résolument féministe 4G (quatrième génération), qui appelle à l’union des femmes au travers de la sororité.

Mes bien chères soeurs de Chloé Delaume

Un livre auquel je n’adhère pas inconditionnellement et auquel il ne m’est justement pas demandé d’adhérer car celui-ci ne s’adresse pas aux hommes. Doux rêveur, j’aurais préféré un projet incluant.

Reste un très bon livre militant, affirmé dans ses constats et revendications. Parfois drôle, souvent révolté avec un projet pour lequel Chloé Delaume appelle à continuer à se battre !

4e de couv, résumé de l'éditeur ou trouvé ailleurs (pas de moi, donc)
« Ceci est une adresse. Aux femmes en général, autant qu'à leurs alliés. Je vous écris d'où je peux. Le privé est politique, l'intime littérature. »

En France, la quatrième vague féministe a fait son entrée : non plus des militantes, mais des femmes ordinaires. Qui remettent en cause les us et les coutumes du pays de la gaudriole, où une femme sur dix est violée au cours de sa vie, et où tous les trois jours une femme est assassinée par son conjoint.

Dans ce court texte incisif qui prône la sororité comme outil de puissance virale, Chloé Delaume aborde la question du renouvellement du féminisme, de l'extinction en cours du patriarcat, de ce qu'il se passe, et peut se passer, depuis le mouvement #metoo

Parce que les tatouages sont notre histoire

Un magnifique livre sur les tatouages ! Oui, oui… le titre est explicite.

Parce que les tatouages sont notre histoire de Héloïse Guay De Bellissen

En partageant son histoire, sa vie, ses tatouages, des anecdotes, des rencontres et le métier de tatoueur de son mari, Heloïse Guay de Bellissen pose une caresse tendre et délicieuse sur les peaux ornées de textes et de motifs.

Attention, livre à (dé)conseiller à toute personne qui hésite à passer la porte d’un salon de tatouage… Après cette lecture, il ne sera plus possible de rester sur le pallier.

Merci, fallait pas : le sexisme expliqué à ma belle-mère

Avec une vingtaine de leçons, voilà comment dégommer le sexisme. Et plus encore, le sexisme féminin. Oui, pas nécessaire d’être un homme pour être sexiste !

Merci, fallait pas : le sexisme expliqué à ma belle-mère de Laura Domenge

Un bon rappel, « un peu » drôle 🙂

4e de couv, résumé de l'éditeur ou trouvé ailleurs (pas de moi, donc)
Si toi aussi tu en as marre :
Des pics de ta belle-mère lorsque tu oses reprendre deux radis, quand son fils s'enfile tranquillou tous les apéricubes sans se manger une réflexion
De passer la nuit à pisser ton tilleul parce que belle-mam' ne réserve son calva qu'aux hommes
D'être obligée de renoncer au mode canapé-chips-match à côté de tonton lourdo pour jouer à la commis de cuisine afin qu'elle ne ponde pas un cake
Ce livre est fait pour toi.
Parce qu'il existe aussi un sexisme féminin qu'il faut dézinguer de toute urgence !

La bataille d’Occident

Je ne me lasse pas d’Éric Vuillard ! Et cette fois-ci, c’est à la grande guerre qu’il s’attaque. Avec le brio, la révolte et l’humour qui l’habite.

La bataille d'Occident de Éric Vuillard
La bataille d’Occident de Éric Vuillard

Et c’est effroyable! (et peut-être un peu succinct)

4e de couv, résumé de l'éditeur ou trouvé ailleurs (pas de moi, donc)
De l'ambition d'un stratège allemand à l'assassinat d'un archiduc, du Chemin des Dames à la bataille de la Somme, du gaz moutarde aux camps de prisonniers, La Bataille d'Occident alterne portraits intimes et scènes épiques ou émouvantes pour offrir un récit très personnel de la Grande Guerre irrigué d'une érudition et d'une ironie constantes.

Revisitant de manière polémique le premier conflit mondial, cet « Art de la guerre » met en parallèle les stratégies militaires et leurs conséquences désastreuses à travers quelques journées décisives. Le gâchis est sans précédent, la chair à canon n'aura servi que les intérêts financiers et politiques de décideurs sans scrupules : l'Occident est bel et bien entré dans la modernité

Lorsque je me suis relevée j’ai pris mon fusil : imaginer la violence des femmes

Jacqueline Sauvage à tué son mari qui la battait en mettant fin à un calvaire qui durait depuis 47 ans. Trois coups de fusil dans le dos de celui qui la battait, violait ses filles et faisait régner la terreur.

Lorsque je me suis relevée j'ai pris mon fusil : imaginer la violence des femmes de Valentine Faure
Lorsque je me suis relevée j’ai pris mon fusil : imaginer la violence des femmes de Valentine Faure

Le point de départ pour analyser la violence des femmes.

Un livre brillant qui pose plus de questions qu’il n’arrive à apporter de réponses… En existerait-il de toutes faites qui tiendraient un minimum la route ? Et en s’interrogeant, Valentine Faure évite les pièges d’un discours condescendant, agressif ou intégriste.

4e de couv, résumé de l'éditeur ou trouvé ailleurs (pas de moi, donc)
« Oui c'est vrai je lui ai tiré clans le dos, eh oui. j'ai fait ça. Je m'étais un peu reposée et lorsque je me suis relevée j'ai pris mon fusil, j'ai mis les cartouches, j'ai tiré. »

Fin 2015, Jacqueline Sauvage était condamnée à dix ans de prison pour le meurtre de son mari qui la battait. Elle rejoignait la longue et mystérieuse cohorte des femmes qui choisissent la violence pour répondre à la violence. Ce geste disait-il la puissance ou l'impuissance ? Était-il légitime ou condamnable, courageux ou avilissant ? L'auteure part de cette énigme morale pour explorer la question taboue de la violence féminine.

Que peuvent les femmes face à la brutalité des hommes ? Avec quelle force se défendre ? Faut-il demander l'indulgence ? Dans un essai personnel et documenté, Valentine Faure éclaire ce qui au fil des siècles a pu être traité comme une pathologie, un mystère, une monstruosité ou le résultat d'une influence, rarement comme un outil d'émancipation ou l'expression d'une révolte légitime. À l'heure où la colère des femmes se réveille, elle invite à actualiser notre regard sur la violence des femmes