Le grand livre des gnomes, tome 3 : Les aéronautes

Dans ce troisième et dernier tome des aventures des gnomes, vont-ils réussir à rejoindre leur vaisseau ?

Longtemps après, quand Masklinn écrivit l'histoire de sa vie, il raconta qu'aucun vol n'était plus rapide, plus haut et plus terrifiant que celui des oies sauvages.
 - Hé là, ça ne va pas! s'étonnèrent les gens. Masklinn, tu nous as déjà dit que l'avion volait si vite qu'il dépassait le son, et si haut qu'il n'était environné de bleu.
Et il répondit :
 - Justement. Il allait si vite qu'on ne savait pas qu'il allait vite; il volait si haut qu'on ne voyait plus qu'il était haut. Ça se passait comme ça, c'est tout. Et le Concorde ressemblait à un objet conçu pour voler. Quand il était par terre, il avait un peu l'air d'être perdu.
Mais les oies, par contre, avaient l'aérodynamisme d'un oreiller de série. Elles ne roulaient pas avant de s'envoler et de se rire des nuages, comme l'avion.
Le grand livre des gnomes, tome 3 : Les aéronautes de Terry Pratchett
Et avec le même humour que dans les précédents, Terry Pratchett s’amuse avec eux pour mieux parler de nous : de nos religions (oui, curieux que cette trilogie ne soit pas bannie des écoles état-uniennes), de nos suivismes, sexismes, conflits et autres « petites humeurs »…
Science : Une façon de comprendre les choses et ensuite de les faire fonctionner. La Science explique ce qui se passe tout le temps autour de nous. La religion aussi, mais la science marche mieux, parce qu'elle trouve des excuses plus crédibles quand elle se trompe. La Science est beaucoup plus répandue qu'on ne le croit en général.
Encyclopédie scientifique pour l'édification des jeunes gnomes curieux, par Angalo de KonfectionDes gnomes semblables à des grenouilles d’Amérique du Sud vivant dans des arbres (des broméliacées, d’où le titre anglais, The Bromeliad) et n’en descendant jamais… qu’imaginent-elles du monde qui les entoure ?

Une trilogie de cosy-fantasy qui ravira les plus jeunes comme les grands avec un premier tome nettement en dessus du lot

Incipit (et peut-être un petit peu plus si entente)
Aéroports : Un endroit où les gens se dépêchent et attendent.
Encyclopédie scientifique pour l'édification des jeunes gnomes curieux, par Angalo de Konfection

Transformez l'œil de votre imagination en objectif photographique.
Voici l'univers, une boule scintillante de galaxies. Il ressemble à un ornement de Noël accroché à un inconcevable sapin.
Repérez une galaxie...
Mise au point


4e de couv, résumé de l'éditeur ou trouvé ailleurs (pas de moi, donc)
Décidément, les humains sont incorrigibles. Où que s'installent les gnomes ─ Le Grand Magasin, la carrière abandonnée... ─, on vient les embêter. Pourtant, il reste un espoir : le grand Vaisseau qui les a conduits sur Terre est toujours là, au-dessus du ciel, après quinze cents ans.
L'espace, c'est froid, ça manque d'air et c'est loin, surtout quand on est tout petit. Par chance, il y a en Floride un machin qui peut conduire les gnomes à bon port. Un satellite, ça s'appelle. Il suffit donc d'aller là-bas et de grimper discrètement dans ledit satellite.
Oui, mais c'est où, la Floride ? On y va comment ?
Bah ! Quand on a volé un camion... pourquoi ne pas emprunter ce drôle de camion doté d'un nez pointu et de deux ailes ? Le Concorde, ça s'appelle.
Bon, allez, c'est reparti mon riquiqui, attachez vos ceintures !

La planète des singes

Si j’imagine que le roman en 1963 a dû paraître impressionnant, il faut dire qu’il a un petit peu vieilli quand même. De plus, difficile de le prendre avec distance, tant les reprises cinématographiques ont modelé mon inévitable à priori.

C'était un gorille, vous dis-je ! Du col de la chemise sortait la hideuse tête terminée en pain de sucre, couverte de poils noirs, au nez aplati et aux mâchoires saillantes. Il était là, debout, un peu penché en avant, dans la posture du chasseur à l'affût, serrant un fusil dans ses longues mains. Il se tenait en face de moi, de l'autre côté d'une
large trouée pratiquée dans la forêt perpendiculairement à la direction de la battue.
Soudain, il tressaillit. Il avait perçu comme moi un léger bruit dans les buissons, un peu sur ma droite. Il tourna la tête, en même temps qu'il relevait son arme, prêt à épauler. De mon perchoir, j'aperçus le sillage laissé dans la broussaille par un des fuyards, qui courait en aveugle droit devant lui. Je faillis crier pour l'alerter, tant l'intention du singe était évidente. Mais je n'en eus ni le temps ni la force ; déjà, l'homme déboulait comme un chevreuil sur le terrain découvert. Le coup de feu retentit alors qu'il atteignait le milieu du champ de tir. Il fit un saut, s'effondra et resta immobile après quelques convulsions.
La planète des singes de Pierre Boulle

Reste qu’à sa lecture, il est facile de comprendre pourquoi il a tant fasciné les réalisateurs par son génial scénario et toutes les analogies qu’il met en évidence par ce miroir (pas si déformant que ça) qui nous renvoie une bien sale image de notre humanité.

La planète des singes, un livre qui ne se présente plus et dont l’adaptation avec le flingueur Charlton Heston est assez fidèle malgré une fin qui m’avait semblée plus bien plus aboutie et fantastique sur grand écran

Incipit (et peut-être un petit peu plus si entente)
Jinn et Phyllis passaient des vacances merveilleuses, dans l'espace, le plus loin possibles des astres habités.


4e de couv, résumé de l'éditeur ou trouvé ailleurs (pas de moi, donc)
Y a-t-il des êtres humains ailleurs que dans notre galaxie ? C’est la question que se posent les trois passagers d’un vaisseau spatial survolant une planète proche de Bételgeuse : on y aperçoit des villes, des routes curieusement semblables à celles de notre Terre. Après s’y être posés, les voyageurs découvrent que cette planète est habitée par des singes qui vont les capturer et les soumettre à diverses expériences. Il leur faudra, devant ces singes, faire la preuve de leur humanité...

K comme Almanach

Les petits livres de Marie-Jeanne Urech ne sont pas très faciles d’accès et pourtant, ils méritent qu’on rame un peu dans cette écriture désarçonnante. Ne pas abandonner, dirait Simon le lampiste, le premier à éclairer la nuit.

De sa fenêtre, Simon ne voyait ni mer ni lac, mais une colline rabotée, lyophilisée à grands frais afin d'y construire une muraille et un complexe hôtelier. La muraille pour décourager les étrangers et le complexe hôtelier pour en accueillir d'autres.
K comme Almanach de Marie-Jeanne Urech

Car de l’abandon, il y en a partout dans ce K. Tout le monde fuit pour Belgador. Ne restera bientôt que la mauvaise herbe dans une ville fantôme, le lampiste et un enfant abandonné recueilli, bon gré, mal gré ?

Une fable absurde sur une humanité qui s’est perdue, abandonnée

Incipit (et peut-être un petit peu plus si entente)
Bientôt la navette à destination de Belgador s'arracherait de terre. Une foule sans bagages se massait devant l'aérogare. Seuls les souvenirs, en lambeaux ou confettis, étaient autorisés. Il fallait voyager léger pour tout quitter. Marchait sur le trottoir opposé Simon le lampiste, premier à éclairer la nuit.


4e de couv, résumé de l'éditeur ou trouvé ailleurs (pas de moi, donc)
La ville se vide de ses habitants. Tous se pressent quotidiennement dans les navettes vers Belgador, nouvel Eden aux vertes prairies promises, planète lointaine dont on ignore tout. Face à l'exode, Simon le lampiste est déterminé à rester quoi qu'il en coûte. En plus de son métier, il s'improvise pêcheur, jardinier et travailleur social dans une ville s'effondrant sur elle- même, envahie par la jungle et le désert. Au Lacmer, il recueille le petit, un perdu-retrouvé, recraché par les flots, traumatisé et muet. Simon apprend alors à être pédagogue, et à transmettre ce qui lui est cher : le travail bien fait, l'entretien du monde, le soin aux autres et le langage. Mais peut-on véritablement habiter un monde seul à deux ?

Après Malax (2016) et la Terre tremblante (2018), Marie-Jeanne Urech continue son exploration des désenchantements contemporains sous la forme de fables explorant nos fragilités, nos forces et sensibilités

Souvenirs de l’empire de l’atome

Une bande dessinée de science-fiction atypique et fascinante.

Par le graphisme premièrement, en ligne directe des années 50 techno, tout en aplats, lignes et courbes, c’est magnifique et absolument réussi.

Souvenirs de l’empire de l’atome de Thierry Smolderen et Alexandre Clerisse

Ensuite l’histoire qui nous perd un peu, un peu trop complexe avec un schéma narratif alambiqué. C’est un peu mon gros zut ! Mais finalement, ce n’est pas si grave !

Et enfin, toutes les références SF, BD belge et comics, scientifiques et para scientifiques donnent à cet ovni sa touche « clin d’oeil averti » qui m’a beaucoup amusé.

Incipit (et peut-être un petit peu plus si entente)
Bien après la chute de l'Empire de l'Atome, Paul et sa famille passèrent quelques semaines de vacances au Mexique.


4e de couv, résumé de l'éditeur ou trouvé ailleurs (pas de moi, donc)
Au 722e siècle, Zelbub, travaillant pour le Pentagone sur les armes du futur, fomente un complot pour régner en maître sur la Terre. Il se sert de l'hypnose et d'une machine de son invention pour manipuler Paul, un scientifique de haut niveau. Édition augmentée d'un cahier retraçant les sources et la genèse de l'album